Ma rencontre avec Paul Pantone

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La rencontre avec Mr Pantone (février 2002)

Mi janvier 2002, soit 3 mois après l’obtention de mon diplôme d’ingénieur, je décidais d’aller rencontrer Mr Pantone aux USA. Cette décision ne se fit pas du jour au lendemain. En effet j’avais déjà échangé quelques mails avec Paul qui m’invitait à aller le voir durant une « période » prolongée de 3 semaines afin de voir tous les détails possible d’une future collaboration.

Je décollais donc le 4 ou 5 février 2002 dans un Boeing 777 de Paris à Salt Lake City pour 12h puis 3 h de vol puisque le trajet comportait une escale à Houston. Je précise ceci car il s’agissait de mon baptème de l’air et 12h de vol pour un baptème avec survol de la banquise c’est assez impressionnant. Apres donc plus de 28h de voyage (tout compris) nous sommes donc arrivé à Preston, petite ville en pleines Rocheuses à 200 km au Nord de Salt Lake City. La météo était plutot glaciale : 50 cm de neige et -20°C.

Je dis «nous» car je ne suis pas parti seul : Michel Saint Georges, un docteur ingénieur belge, d’origine quebecoise, m’accompagnait : il a ecrit quelques reflexions intéressantes sur quanthomme, cliquez ici .

Voilà pour le décors, passons aux acteurs : le lendemain rendez vous avec Paul pour la semaine de «formation». Heureux hasard, nous étions 4 francophones : un nicois, Olivier, et un autre quebecois dont j’ai oublié le prénom mais la «formation» était évidement dispensée en américain (avec un fort accens campagnard vu la localisation). Les informations contenues dans cette «formation» ne sont, malheureusement, que pures spéculations sans aucun fondement ou même preuves scientifique. Et quand je demandais, au début de notre rencontre, des relevés scientifiques, Paul n’a pas été capable, malgré ses promesses, de me les fournir 2 semaines plus tard (cela concernait des relevés de l’université de Berlin)
«Stay open minded» (restez ouvert d’esprit) était la phrase type de Paul mais il y a une différence entre être ouvert d’esprit et naïf pour accepter des théories infondées

Pour ce qui est des négociations que nous avons essayé d’avoir, sachez qu’il y a un décalage très important entre le contenu du site de Paul (soit disant très altruiste) et l’homme (très capitaliste) qu’intéressé par vendre des «licences»…Ce décallage est sans doute voulu pour attirer les «proies» faciles.

Bref après 3 semaine divisée comme suit: 1 semaine de formation (la semaine à 1500$­­­­­­­­­­­­­­­) et 2 semaines de « bricolages » et négociations diverses j’étais plutôt extrêmement déçu de cette rencontre, d’autant plus que j’avais «investi» dans cette rencontre la totalité des maigres économies qu’un étudiant peut avoir.

Finalement nous n’avons rien appris au niveau technologique et mon étude était la chose la plus scientifique qui existe à propos du procédé Pantone et je rentrais en France bien dégouté si ce n’est déprimée…mais la suite allait encore enfoncer le clou ! Seule chose positive : Michel et moi n’avons pas eu à payer la semaine de formation (3000 $­­­­­­­­­­­­­­­ d’economisés c’est deja ca surtout pour « du vent »!), ce qui n’était évidement pas le cas des 2 autres stagiaires, et, pour la petite histoire, Paul Pantone nous a également payé la premiere semaine d’hotel .

Evidement je précise que Michel pensait exactement la même chose: il n’y a rien à attendre de Pantone…

La phase de recherche d’emploi (mars 2002 – décembre 2003)

Comme il n’y avait rien à attendre de Pantone ni technologiquement ni professionnelement, je décidais de rechercher activement un emploi…Si possible dans le domaine de l’énergie…mais, si l’inventeur est malhonnete, je croyais (et crois toujours) dans le potentiel du procédé que je n’abandonnais pas.

Tout en cherchant un emploi d’ingénieur je continuais donc à tenter de développer le procéder avec les moyens, très limité, dont je disposais. L’expérience la plus aboutie a été celle de la Zx (ZX-TD Pantone) d’Olivier (ûn autre que celui des USA) et je renviendrai sur cette expérience plus tard. J’aimerais brièvement revenir sur cette période de recherche d’emploi qui a été assez douloureuse. Surtout durant les entretiens d’embauche que j’arrivais à décrocher : on m’a bien fait comprendre qu’un ingénieur ne devait pas avoir de convictions environnementales : « Un ingénieur mécanicien ecolo? Ca ne devrait pas exister !» voici la réplique classique à laquelle j’étais confronté quand on ne me chariait pas sur la couleur, verte, de ma chemise…Le corollaire est qu’un ingénieur doit forcément développer des produits polluants et mépriser l’environnement ? De toute facon la plupart des DRH ou ingénieurs en face de moi ne comprenaient rien, ou faisant mine de ne rien comprendre, à la notion de reformage embarqué (base de la technologie du procédé Pantone). Dans ces conditions, je passais pour un illuminé et il était difficile d’entreprendre une relation professionnelle ensemble…

Mais il faut dire également que les DRH sentaient peut être également mon envie de développement du procédé, ceci aurait pu nuire à ma bonne intégration dans l’entreprise. Quoiqu’il en soit cette période de recherche d’emploi fut très difficile, moralement et financièrement.

Il est très difficile de se faire entrendre dans le domaine de l’énergie. Le sceptiscisme ambiant, la paresse intéllectuelle (le typique : «si ca marchait ca se saurait») et le dogmatisme scientifique sont omniprésents. Et s’il serait malhonnete d’imputer la totalité des echecs de certaines innovations aux groupes de pression, il est évident que certaines corporations defendent, quelques fois vigoureusement, leurs acquis.

Parallelement, je faisais quelques conférences publiques, surtout sur des foires ou salons ecobio, mais je voyais vite que cela prendrait des années à ce rythme la. En mars 2002, j’ai également fait une émission de radio (sur la radio libre « Ici et maintenant » Icietmaintenant.com ) à Paris avec Jean Pierre Lentin, journaliste scientifique.

Fin 2002, j’ai décidé d’y mettre un terme, au moins provisoirement car le temps et les frais engagés étaient trop importants, et de créer un site internet parlant de mes recherches. En effet; c’était le seul moyen de diffusion accessible que j’avais à ma disposition : l’idée d’econologie était née.

La naissance d’econologie.com (décembre 2002 – ? )

C’est ma rencontre en décembre 2002 avec Gabriel Ferrone de la Selva, ecologiste des années 1970 au même titre que René Dumont, qui a accéléré la création du site. En effet; président de l’association EES, Ecologie Energie Survie, Gabriel avait des tonnes de documents, sur ses étagères. Ceci était très domage car beaucoup de ces documents étaient très intéressants: je lui proposais donc la création gracieuse, d’un site internet pour diffuser ces informations.

Après quelques semaine de travail, le site Econologie.com était sur le web début mars 2003.

Malheureusement les difficultés de communication avec Gabriel (77 ans) ont abouti à la séparation presque complète entre EES et le site en juillet 2004 à l’occasion du passage à la version 2.

Seuls quelques textes et documents de EES restent sur le site mais je ne fais plus la promotion de cette association, qui, il faut le dire, est mourrante : elle a activement milité durant les années 80 mais ayant perdu la plupart de ses membres actuellement (la plupart par décès de vieillesse), elle n’a plus du tout le poids nécessaire à ses ambitions…

Néanmoins cette collaboration avec Gabriel a été enrichissante et surtout a permis la création de ce site…

Les buts du site sont explicités plus clairement sur cette page : Pourquoi le site Econologie.com?

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