Les bénéfices de l’automatisation et de la robotisation pour l’environnement

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Les robots, autrefois issus de notre imaginaire, sont aujourd’hui une technologie en pleine expansion. Ils n’ont pas nécessairement l’apparence d’R2-D2 de Star Wars, mais le but de la robotisation est bien d’aider l’être humain en l’assistant ou en le remplaçant pour des tâches difficiles, dangereuses ou répétitives. Nous ne les voyons pas tous les jours, mais ils sont déjà des piliers de certaines industries, notamment en usines. Mais ce n’est pas tout, les robots et l’automatisation sont des outils qui ont le pouvoir de faire une différence au niveau écologique lorsqu’ils sont créés à cet effet. Faisons un petit tour d’horizon pour mieux comprendre la robotisation dans le monde moderne, ainsi que son potentiel pour le futur.

Robotisation grandissante en usine

L’automatisation s’est installée dans la vie moderne petit à petit et nous la connaissons tous. C’est les caisses automatiques au supermarché, c’est le robot tondeuse dans le jardin du voisin ou les lumières qui s’allument lorsque vous entrez dans une pièce. En entreprise, la robotisation rime avec productivité et économie. En France, c’est l’industrie de l’automobile qui est la plus automatisée : 148 robots pour 1000 employés en moyenne. Cette technologie de pointe est une excellente nouvelle en usine car les robots font le travail plus dangereux, augmentant donc le niveau de sécurité des travailleurs. Le marché de l’emploi est aussi modifié, mais pas nécessairement de manière négative. Étant donné que les robots s’occupent de certaines tâches intermédiaires, il y a une plus grande demande pour des employés spécialisés qui ont l’opportunité de travailler dans leur domaine de prédilection.

Comment ça marche ?

Chaque robot ou automate fonctionne à l’aide d’un système de commande automatique variant selon la tâche qu’il a à accomplir. En bref, c’est une machine équipée de capteurs, d’un système de contrôle et d’actionneurs. Prenons l’exemple d’un aspirateur robot pour comprendre ce fonctionnement à petite échelle. Le processus qui a lieu est tout d’abord une reconnaissance de l’environnement et des obstacles que celui-ci engendre, ensuite ces information sont transmises au système de contrôle qui à son tour relaie les infos aux actionneurs pour réagir correctement aux obstacles détectés. Plus l’automate est sophistiqué, plus ces systèmes le seront aussi. En ce qui concerne les drones ou les gros automates industriels par exemple, certains sont également munis d’un moyen de communiquer avec l’être humain pour rapporter des informations et lui permettre d’intervenir. C’est ce qu’on appelle un interface homme-machine qui se présente souvent sous la forme d’un écran tactile (souvent) comme celui-ci de RS Components, utilisé dans les usines notamment.

La robotisation au service de l’écologie

Bien que la robotisation en entreprise a souvent un impact moins important en termes de consommation, notamment dû à une productivité accrue, le but premier de l’industrie automobile (par exemple) n’est pas l’écologie mais l’efficacité de production. Néanmoins, lorsque la robotique se met au service de la planète, on peut faire d’une pierre deux coups ! Jetons un œil aux projets inspirants qui ont pour but de réduire l’impact environnemental de l’être humain. Le recyclage des déchets étant une solution clé pour un avenir plus vert, ainsi qu’un domaine dans lequel la robotisation peut être mise à profit, plusieurs entreprises ont décidé de se focaliser sur cela.

Tout d’abord ZenRobotics, une entreprise finlandaise qui crée des robots « recycleurs » fonctionnant à l’aide d’une intelligence artificielle. Ces immenses machines trient les déchets plus rapidement qu’un être humain en détectant les différents types de matériaux entrants et en les régurgitant séparément. Une vidéo de démonstration de ces « robots recycleurs »:



La Suisse a emboîté le pas à la Finlande et le premier centre de tri entièrement robotisé du pays, nommé SORTERA, a vu le jour cette année à Genève. En France, le domaine de l’agriculture en particulier évolue vers une approche plus environnementale. Déjà en 2012, l’entreprise Vitirover avait élaboré un robot désherbant écologique pour les viticulteurs qui a rencontré un énorme succès. Sur la même lancée, l’entreprise Naïo Technologies a sorti en avril 2019 un robot agricole électrique permettant de désherber les vignes sans produits chimiques. Cette technologie est pour l’instant testée en Dordogne dans deux zones viticoles différentes. Ce genre d’innovations fleurit dans le monde entier, au service de diverses causes environnementales et montre une vision positive de la robotisation. Un autre exemple, le Vitibot Bakus:

L’automatisation et la robotisation ont souvent fait, et c’est encore le cas parfois, de nombreux sceptiques. Entre les rumeurs de suppression d’emplois et l’idée que les robots c’est seulement dans les films, la réputation de ce secteur a beaucoup souffert. Malgré tout, il semble aujourd’hui que la tendance est définitivement à la hausse et les avancées de la robotique sont très prometteuses. L’évolution de la technologie robotique se fait petit à petit une place dans le domaine de l’écologie en prouvant son efficacité à travers divers projets à succès et en montrant une facette positive de l’automatisation. De nombreux pays ont adopté les robots à des fins écologiques comme la Finlande ou la Suisse, et la France n’est pas en reste avec de nombreuses innovations agricoles à son actif !

Bien que tout ne soit pas gagné, des projets prometteurs issus du domaine de la robotique voient le jour chaque année pour améliorer le sort de notre planète.

La robotisation industrielle, facteur aggravant du chômage?

Mais il y a un revers de la médaille à tout ceci! Plus de robotisation signifie moins d’utilité, donc d’emplois, pour les humains. Le chômage d’une population humaine qui ne fait que progresser ne peut qu’augmenter dans une société de plus en plus robotisée. Les taux élevés de chômage actuels un peu partout dans le monde occidental sont structurels et non conjecturels. Ceci contrairement à l’immense majorité des discours politiques qui tendent a, lâchement, culpabiliser les chômeurs! Il serait peut être temps de réfléchir à une taxe robots…mais, à l’image de la taxe Tobin!

Le monde étant ce qu’il est, elle n’a peut d’espoir de voir un jour le jour. Les robots industriels permettent actuellement au capital de faire plus de profits, ainsi ils contribuent, aussi, à augmenter les inégalités sociales et accélèrent donc la production industrielle et in fine l’exploitation des ressources planétaires…C’est le paradoxe des robots, d’un coté ils servent l’homme et le libèrent des tâches difficiles mais de l’autre ils le déservent économiquement et socialement. Ceci est vrai car les économies actuelles sont, pour la plupart, toujours basées sur les modèles de croissance économique du passé…Modèles qu’il serait urgent de réformer face à l’urgence écologique!

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