Personnellement je n'avais jamais pu mesurer des grosses différences en adhérence, mais Grok3 nous informe et il y a même une petite surprise : le surgonflage diminue la distance de freinage sur route mouillée (peut-être en évacuant mieux l'eau par le maintien de la géométrie des structures...)
Grok3 le 7 juillet 2025 a écrit :Facteurs clés
La distance de freinage dépend de plusieurs paramètres :
Pression des pneus : Une pression incorrecte (trop basse ou trop haute) réduit l’adhérence et allonge la distance de freinage.
Conditions de la chaussée : Les routes mouillées amplifient les effets d’une mauvaise pression.
Vitesse : La distance de freinage augmente de manière quadratique avec la vitesse (doubler la vitesse multiplie la distance par 4).
État des pneus : L’usure de la bande de roulement et le type de pneu (été, hiver) jouent un rôle.
Données sur la pression des pneus et la distance de freinage
Pression correcte (recommandée par le constructeur) :
Généralement entre 2,2 et 3,0 bars pour une voiture comme la Golf 7 GTE (vérifiable sur l’étiquette de la portière ou dans le manuel).
À 100 km/h sur route sèche, la distance de freinage avec des pneus correctement gonflés est d’environ 40 m (selon Pirelli).
Sur route mouillée, cette distance peut augmenter à environ 48-64 m, selon l’adhérence des pneus et la profondeur de la bande de roulement.
Sous-gonflage :
Une pression inférieure de 0,5 bar par rapport à la recommandation augmente la distance de freinage d’environ 4 m à 80 km/h sur route sèche (selon Autoccaz).
Une différence de 1 bar peut augmenter la distance de freinage sur route mouillée de 11 m (Michelin).Exemple (Pirelli) : À 100 km/h sur route sèche, un pneu sous-gonflé (par exemple, 1,5 bar au lieu de 2,5 bar) allonge la distance de freinage de 40 m à 42,4 m (+6 %).
Raison : Le sous-gonflage augmente la déformation du pneu, réduisant la surface de contact efficace avec la route et diminuant l’adhérence, surtout sur chaussée mouillée (risque d’aquaplaning).
Sur-gonflage :
Un pneu sur-gonflé (par exemple, +0,5 bar au-delà de la recommandation) réduit la surface de contact avec la route, ce qui diminue l’adhérence et allonge la distance de freinage.
Selon DEKRA, une pression plus élevée donne de meilleures performances de freinage sur chaussée mouillée, mais au détriment de la précision de conduite (slalom, évitement). À l’inverse, sur route sèche, une pression légèrement plus basse peut réduire légèrement la distance de freinage, mais compromet la stabilité.
Exemple : Un sur-gonflage de 0,5 bar peut augmenter la distance de freinage de 2-3 m sur route sèche à 80 km/h, en raison de la perte d’adhérence.
Conditions spécifiques :
Route mouillée : L’impact du sous-gonflage est plus prononcé. Par exemple, à 80 km/h, la distance de freinage peut doubler (de 32 m à 64 m ou plus) avec des pneus sous-gonflés, surtout si la bande de roulement est usée (< 3 mm).
Pneus hiver vs été : À des températures inférieures à 7 °C, les pneus été durcissent et allongent la distance de freinage, tandis que les pneus hiver réduisent cette distance sur chaussée mouillée ou glacée (Pirelli).Régénération (Golf GTE) : En mode électrique ou hybride, la régénération peut légèrement réduire la dépendance au freinage mécanique, mais l’adhérence des pneus reste cruciale. Une mauvaise pression affecte toujours la performance globale.
Limites des données
Les études précises sur la pression des pneus et la distance de freinage sont rares et souvent basées sur des tests spécifiques (ex. : DEKRA). Les résultats varient selon le véhicule, le type de pneu, et les conditions.
Les sources ne fournissent pas de courbes continues de distance de freinage pour chaque incrément de pression, mais les tendances (sous-gonflage = +4-11 m, sur-gonflage = +2-3 m) sont cohérentes.
Et un tableau qui vaut son pesant d'or...
en se hasardant à une extrapolation linéaire (soyons prudent, rien ne remplace l'expérience réelle...), 3,5 Bar augmentent, par rapport à 2,5 Bar, la pression de 2 x 0,5 Bar, donc la distance de freinage serait rallongée de 2x3 = 6m environ à 80 km/h sur le sec.
Mais sur le mouillé, réduite de 6m, voire peut-être plus...
On voit que c'est surtout le sous-gonflage qui pose souci.
C'est un sujet très technique que les manufacturiers de pneus ont déjà dû étudier... mais peu de données semblent émerger.


