Crise des dettes: l'austérité, une chance pour l'éconologie?

Economie actuelle et développement durable sont-ils compatibles? PIB, croissance (à tout prix), développement économique, inflation...Comment concillier l'économie actuelle avec l'environnement et le développement durable.
sen-no-sen
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Message non lupar sen-no-sen » 15/11/11, 17:42

Christophe a écrit :
sen-no-sen a écrit :Que je sache, les représentants de notre pays ont été élus "démocratiquement", donc plutôt que de vouloir faire des pseudo révolutions, il faudrait déjà faire les bons choix,au bon moment :arrow: Mai 2012, puis les législatives etc...

L'élection (pseudo) démocratique n'est pas un argument de démocratie et d'intérêt du peuple...


Voter c'est abdiquer diront certains, il en reste qu'avoir le choix (certes limité et illusoire, mais bon...) reste quant même une chance.

Ce que je veux dire c'est qu'il faut faire les choses dans l'ordre, avant de vouloir faire la révolution, il faudrait déjà aller voter, hors beaucoup de gens ne s’exprime pas(majoritairement des contestataires en plus).
Les révolutions sont de plus relativement violentes, car comme je l'ai dis plus haut elles sont émotives, méfiance donc.


a) Hitler l'a aussi été (même si ils ont magouillé un peu pour y arriver...) et tu connais la suite...

b) Kadhafi ne l'était pas et la Lybie avait une des dettes les plus faibles du monde (maintenant qu'il n'est plus là, cela va surement changer)

c) Etre élu démocratiquement n'est pas une preuve de compétence. Etre élu démocratiquement n'est qu'une preuve de "bonne présentation", de "séduction", de "bien parlé / mentir", de "fric" (ca coute une élection)...



Nos représentants ont été élus démocratiquement...certes, mais nous ne somme pas en démocratie.
Nous vivons dans ce que l'on appelle une "démocratie libérale", ou (terme que je préfère) le système totalitaire marchand.
Il n'en reste que c'est à chacun de nous de s'éveiller et de prendre conscience de cela.
C'est la mystification qui à permis la mise en place d'un tel dispositif, mais il n'en reste pas moins que bien peu de gens font les efforts nécessaires aux changements adéquats(qui ne demande aucune violence, ni révolution, sinon celle de la réflexion).

Dans cette optique on peut dire que oui le système est démocratique,car oui le peuple se laisse berner.
Le criminel n'est pas toujours celui qui fait,il est aussi celui qui laisse faire...

Dis moi si je me trompe: c'était des jeunes chômistes pour la plupart?

1/3 de "bobos" 2/3 de "chomistes" comme tu dis.


Mais tu veux dire quoi au juste? Que ceux qui critiquent le pillage de la planète sont forcément "pauvres" ?


Non, plutôt des "modestes",être "riche" et critiquer le pillage de la planète c'est du paradoxe ou de l'hypocrisie.
Dans les manifs, les gens ne demandent pas un changement de paradigme, mais plutôt de garder leurs acquis,si il n'y avait pas de tentative de vouloir leurs supprimer ceux là, peut de voix s’élèveraient pour changer la société.
Dernière édition par sen-no-sen le 16/11/11, 12:52, édité 1 fois.
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Message non lupar Christophe » 15/11/11, 18:32

Je suis d'accord avec toi Sen, il y a quelques jour j'ai introduit le terme "devoir de dépense" qu'on peut aussi traduire en "devoir d'achat" ou "devoir de consommation"...ici là: https://www.econologie.com/forums/crises-eco ... 36-10.html

Ah juste ce passage que j'ai pas bien compris:

Les révolutions sont de plus relativement violentes, car comme je l'ai dis plus haut elles sont émotives, méfiance donc.


:?: :?:

ps: non celui qui laisse faire n'est pas criminel, ce n'est pas lui l'auteur du crime mais on peut le qualifier de "complice par omission"...
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Message non lupar sen-no-sen » 15/11/11, 20:33

Christophe a écrit :
Ah juste ce passage que j'ai pas bien compris:

Les révolutions sont de plus relativement violentes, car comme je l'ai dis plus haut elles sont émotives, méfiance donc.


:?: :?:


Une révolution, dans le sens de rébellion contre l'ordre établi,est au groupe ce qu'une catharsis(au sens psy) est à la personne.
c'est à dire le déchargement d'une tension émotionnelle.

Quant les citoyens sont "acculés" (j'aurais pu dire autre chose :lol: ) il se produit un point de rupture émotionnel, un ras le bol qui s'exprime par une irrépressible envie de détruire la cause du mécontentement.
Cette rupture n'est guère prévisible et dépend bien évidemment de beaucoup de facteurs,néanmoins sont principale danger réside dans ce déchargement émotionnel qui généralement est synonyme de violence.
De plus et comme le faisait remarquer le Professeur Henry Laborit,la révolte réalisé en groupe retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, ce qui à pour conséquence de largement rabaissé le débat (guerre intestine) et permet accessoirement à des "groupes"de tirer profit d'un tel chambardement( cela a été le cas en Mai 1968).
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Message non lupar Ahmed » 15/11/11, 20:49

Sen-no-sen a écrit:
Le gros problème actuel, c'est que beaucoup de gens parlent de révolution, de changements etc... mais au finale, leur mécontentement est issu en grande partie de la baisse du pouvoir d'achat, rien de plus. (...)
A la rigueur, si tout le monde avait un train de vie élevé, il n'y aurait pas beaucoup de voies dissidentes au pillage de la planète.

C'est malheureusement un triste constat: l'essentiel (la totalité?) de l'indignation porte sur la part de gâteau...
D'un point de vue logique, cela explique l'insuccès de la gauche (même si très peu à gauche): dans le culte de la marchandise, l'avidité cynique de la droite apparait plus adaptée que le concept de "justice sociale".

...il faudrait déjà aller voter, or beaucoup de gens ne s’expriment pas (majoritairement des contestataires, en plus).

Probablement ont-ils compris l'inanité d'un "choix" illusoire? Ou bien est-ce le refus, pour certains, d'accomplir un acte de renoncement à sa souveraineté citoyenne?

Dans les manifs, les gens ne demandent pas un changement de paradigme, mais plutôt de garder leurs acquis, si il n'y avait pas de tentative de vouloir leur supprimer ceux là, peu de voix s’élèveraient pour changer la société.

La période faste de la démocratie correspond au début de la production de masse, qui devait ensuite déboucher sur la société de consommation.
Il y a alors une relative coïncidence entre les intérêts des possédants et, dans une moins grande mesure, celle des classes moins aisées, les premiers ayant besoin de la clientèle des seconds pour faire tourner leurs usines.
Il s'agit d'un pacte Faustien: en échange de leur soumission à la classe dirigeante, de leur renoncement à vivre de façon autonome, les ouvriers et employés obtiennent (difficilement, d'ailleurs) en compensation un peu de ce dont leurs maîtres jouissent.
Aujourd'hui, d'une part, la voix des humbles et des classes moyennes se fait plus difficilement entendre et, d'autre part, la valorisation ne passe plus par leur pouvoir d'achat ou leur force de travail: ils sont devenus de moins en moins utiles.
Pour en tirer parti, ne reste plus que les méthodes qui ont fait leurs preuves sur les peuples du Sud: indolores et lointaine (donc invisibles) pour nous tous, européens qui en avons bénéficiés, mais qui seront très douloureuses appliquées sur place à nos dépends! Notamment celle de la dette illégitime et des "politiques d'ajustements structurels"*.
Le temps n'est plus à l'indignation, comme le propose Stéphane Hessel, qui n'est qu'un regret du confort servile, il serait temps d'afficher d'autres ambitions que de vouloir "aller à la soupe", ce qui n'est qu'une façon d'avouer que nos maîtres ont raison!

*C'est le moment de vous renseigner sur tout ce qui s'exprime au travers de cette expression!
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Message non lupar Christophe » 16/11/11, 10:43

Voilà le genre de conséquences sociales de la crise qui ne seraient jamais passé (du moins aussi facilement) auparavant (no comment sur la différence de traitement privé / public c'est pas le débat...quoique...) et, je pense, que ce n'est que le début...

Mardi 15 novembre

Protection sociale : instauration d'un jour de carence maladie pour les fonctionnaires, un quatrième jour pour les salariés du privé.


Tout ceci va nous mener tout doucement au projet initial de Sarko : la privatisation progressive de "tout" vers un système à l'anglo saxonne...

Ah la crise a bon dos...Évidement une fois sortis de la crise (si on en sort), peu de chance de retourner en arrière !

Bon sinon il y a actuellement 3 ou 4 sujets "redondants" sur la crise...difficile à suivre...et surtout retrouver les idées...

Pour parler uniquement des conséquences et mesures prises, un nouveau sujet serait peut être le bienvenu non?
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Message non lupar sen-no-sen » 16/11/11, 11:34

Ahmed a écrit :Sen-no-sen a écrit:

Le temps n'est plus à l'indignation, comme le propose Stéphane Hessel, qui n'est qu'un regret du confort servile, il serait temps d'afficher d'autres ambitions que de vouloir "aller à la soupe", ce qui n'est qu'une façon d'avouer que nos maîtres ont raison!



Absolument Ahmed!


Christophe à écrit:

Tout ceci va nous mener tout doucement au projet initial de Sarko : la privatisation progressive de "tout" vers un système à l'anglo saxonne...


Ça confirme une de fois de plus mon ressentiment générale,cette crise systémique n'est qu'un moyen déguisé/fabriqué (a vous de choisir) pour privatiser un maximum de secteurs.

Cette crise n'est que la unième facette de la stratégie du choc.
N'ayant plus moyen d'augmenter la croissance qui se heurte au limite environnementale,la mise en place de catastrophe fantôme (mais au répercussion bien réelle) permette à l’hyper-classe de trouver de nouveau marché porteurs.
...La prochaine étape devrait être en toute logique une catastrophe bien réelle, guerre ou cataclysme naturel provoqué...
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Message non lupar Christophe » 16/11/11, 12:02

Je vous plusoye malheureusement tous les 2... :cry: il y a tromperie manifeste des politiques qui pourraient, si ils le voulaient résoudre le problème de la dette en 15 minutes en se réappropriant le droit de créer de la monnaie !!

Pas encore vu le fameux documentaire "La stratégie du choc" mais vu celui ci avant hier et les méthodes de tromperie du consommateur https://www.econologie.com/forums/maladies-a ... 11248.html sont bien les mêmes...

Regardez juste les 15 premières minutes (voir 30 premières secondes) et vous aurez compris "la méthode"...
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econololo
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Message non lupar econololo » 16/11/11, 19:11

Christophe a écrit :Je vous plusoye malheureusement tous les 2... :cry: il y a tromperie manifeste des politiques qui pourraient, si ils le voulaient résoudre le problème de la dette en 15 minutes en se réappropriant le droit de créer de la monnaie !!
Bonjour,
Comment ça marche en période électorale dans une démocratie si créancier et emprunteur sont la même "personne"?
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Christophe
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Message non lupar Christophe » 16/11/11, 20:02

Keskidi econololo? Tu veux te prêter de l'argent à toi même? Et tu prendrais combien d'intérêt?

:mrgreen:
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Message non lupar dedeleco » 16/11/11, 20:16

...La prochaine étape devrait être en toute logique une catastrophe bien réelle, guerre ou cataclysme naturel provoqué..

Cela est en train de se réaliser et !
En utilisant des informations truquées, on va justifier la guerre contre l'Iran, et déclencher la 3 ième guerre mondiale, de plus en plus envisagée :
Using Fake Intelligence to Justify War on Iran
http://www.globalresearch.ca/index.php? ... &aid=27547

Contre l'Irak, cela a été une certitude bien réelle prouvée de truquage avec les armes de destructions massives totalement imaginaires et aucune sanction aux USA contre les responsables de ce truquage massif.



In reviewing the news stories of these past few weeks, it becomes clear that the Western world's addiction to war truly knows no bounds.... But for Western military powers, this is not enough. Iran, Syria, Yemen... The hit list is growing exponentially, and so are the stakes.

There is no end to greed until we stand up and say "enough is enough". In fact, it's too much. The drums of war are beating and it's up to us to choose whether we march along, or we rewrite the score.

Washington is in the process of concocting a new string of lies pertaining to Iran's nuclear program with a view to justifying the implementation of punitive bombings.

Threats directed against Iran have been ongoing for the last eight years. Fake intelligence has been used to justify these threats.

There are indications, however, that this time the Western military alliance is not "crying wolf".

In the wake of the war on Libya, the implementation of an air campaign against Iran is currently on the drawingboard of the Pentagon.

The operation, were it to be carried out, would involve the active participation of Britain and Israel.

The criminal process of fabricating lies to justify a military agenda must be understood.

Without the lie, the US-NATO Israel military alliance has no leg to stand on. Iran does not constitute a threat to Global Security or to the security of Israel.

The antiwar movement must forcefully address the role of these lies and fabrications.

Without the Lie, the military agenda has no legitimacy in the eyes of public opinion.

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