Hydraulique, éoliennes, géothermie, énergies marines, biogaz...L'avenir passera-t'il par la biomasse?

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moinsdewatt
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Re: L'avenir passera-t'il par la biomasse?

Message non lupar moinsdewatt » 13/04/19, 00:58

Lyon se dote d’une chaufferie biomasse de 34 MW

VINCENT CHARBONNIER Usine Nouvelle le 12/04/2019

45 millions d'euros ont été investis dans la nouvelle chaufferie biomasse de Lyon (Rhône) par Dalkia, avec le soutien du fonds chaleur de l’Ademe. Sa puissance sera accrue d’un tiers en 2023.


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Le réseau de chaleur lyonnais dessert l’équivalent de 45 000 logements

La première chaufferie biomasse urbaine de France a été inaugurée à Lyon (Rhône) le 11 avril. Cet équipement réalisé en dix-huit mois représente un investissement de 45 millions d’euros financé par Dalkia et par le fonds chaleur de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) à hauteur de 17,7 millions d'euros. Cette chaufferie comprend deux chaudières de 17 mégawatts chacune. Une troisième d’une puissance équivalente sera installée en 2023.

Le bois utilisé provient de plaquettes forestières et de chutes de scierie collectées dans un rayon de 90 km autour de Lyon et stockées dans un silo de 6 000 m3 correspondant à quatre jours de production. 75 000 tonnes de bois seront nécessaires chaque année pour alimenter la chaufferie lyonnaise. Celle-ci utilise la technologie du lit de sable fluidisé bouillonnant pour transformer la biomasse en chaleur, avec un rendement de combustion de 96 % en intégrant la récupération de calories dans les fumées.

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Extension du réseau

Le site de Surville où est implantée la chaufferie héberge également un centre de pilotage de l’ensemble du réseau de chaleur métropolitain. Il surveille les différents sites de production de chaleur et de froid ainsi que les canalisations et permet d’agir sur les 600 sous-stations disséminées dans la métropole qui toutes ont été rénovées.

Le réseau de chaleur lyonnais dessert l’équivalent de 45 000 logements. Ce sera trois fois plus en 2027. D’ici là, 65 km de réseau chaud et 4,5 km de réseau froid seront créés. 300 millions d’euros auront globalement été investis dans le réseau lyonnais qui a été étendu jusqu’à la ville de Bron et au quartier de Confluence avec une canalisation sous le pont Pasteur pour traverser le Rhône. Le quartier de la Part-Dieu est aussi desservi via la chaufferie de Gerland.

La nouvelle chaufferie de Surville entre dans le cadre du contrat de délégation de service public du réseau de chaleur et de froid urbains conclu entre la métropole de Lyon et Dalkia en janvier 2017.


https://www.usinenouvelle.com/article/l ... mw.N830810
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moinsdewatt
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Re: L'avenir passera-t'il par la biomasse?

Message non lupar moinsdewatt » 16/08/19, 12:49

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Record d’énergies vertes pour le réseau de chauffage urbain de Grenoble

Fin juillet 2019 enerzine

C’est un nouveau record qui constitue une première au niveau national pour un réseau de cette envergure : pour la saison 2018-2019, la Compagnie de Chauffage, opérateur énergétique local, annonce que le cap des 70 % d’énergies renouvelables et de récupération du mix énergétique a été dépassé.

Le réseau de chauffage urbain est passé en près de 60 ans de 0 % à plus de 70 % d’énergies renouvelables et de récupération (EnR&R), tout en multipliant par 30 la chaleur distribuée à ses clients. Plus ambitieux que les objectifs nationaux, le réseau de chaleur est plus performant que la moyenne nationale avec 71 % d’énergies renouvelables et de récupération contre 56 % au plan national [1] et ambitionne les 100 % en 2033. Des résultats déterminants pour conserver un temps d’avance et contribuer à faire de Grenoble une capitale verte européenne exemplaire. Ce verdissement a permis de réduire ses émissions de CO2 de près de 60 % depuis 1990 alors que l’objectif européen fixe une réduction de 20 % à l’horizon 2020.

Cette performance est la résultante d’une conjonction de plusieurs facteurs : des outils de production optimisés sur l’ensemble des sites ; un recours limité aux énergies fossiles ; l’intégration d’une nouvelle source d’énergie grâce au raccordement à la plateforme chimique de Pont-de-Claix pour valoriser une partie de leur production énergétique ; l’augmentation de la part du bois-énergie au détriment des énergies fossiles.


Le réseau de chaleur qui brûlait du charbon et du fioul lourd à ses débuts en 1960, est désormais passé au vert.

Première énergie renouvelable du réseau, le bois énergie contribue de manière significative à la transition énergétique dans laquelle est engagé notre territoire. La Compagnie de Chauffage développe et structure sa filière d’approvisionnement bois, en partenariat avec les acteurs de la filière, conscients depuis longtemps des multiples enjeux de la forêt.

Aujourd’hui, la biomasse permet non seulement de dépasser 50% d’ENR&R dans le bilan énergétique du réseau de chauffage urbain, ce qui autorise un taux de TVA réduit pour les usagers, mais présente aussi l’avantage d’être locale. Le bois utilisé en tant que combustible pour le réseau de chaleur est approvisionné dans un rayon de 100 km autour de Grenoble. La Compagnie de Chauffage limite donc les trajets en s’approvisionnant au niveau local.

100 000 tonnes de bois ont permis cette saison de chauffer l’équivalent de près de 30 000 foyers sur le territoire de la Métropole et d’économiser environ 117 000 tonnes de C02 par rapport au charbon, combustible originel du chauffage urbain ou encore 70 000 tonnes de CO2 par rapport au Gaz Naturel. Ces émissions évitées correspondent à l’équivalent des émissions annuelles de CO2 de près de 40 000 voitures, effectuant 15 000km/an avec un taux d’émission de 120g/km.

Une nouvelle centrale biomasse, « BIOMAX », implantée sur la Presqu’île Scientifique sera prochainement mise en service (mars 2020). Au total, près de 150 000 tonnes de bois seront alors valorisées en chaleur, soit plus de 30 % de l’énergie produite par la Compagnie de Chauffage, ce qui permettra de dépasser les 75% d’ENR&R. Le tonnage de bois a plus que quintuplé en 15 ans passant de 19 100 tonnes en 2004 à ce nouveau record de 100 000 tonnes sur la saison de chauffe 2018-2019.

60 millions d’euros d’emprunts mobilisés auprès de la BEI, du Crédit Lyonnais et de la Banque Postale pour accompagner le développement de ce réseau écologiquement vertueux.

Les contrats de prêts ont été signés avec ces établissements financiers. Ces emprunts permettent de couvrir les investissements nécessaires au développement du chauffage urbain pour les cinq premières années de la délégation de service public consentie à la Compagnie de Chauffage. Les travaux prévus concernent l’extension et la modernisation du réseau de distribution ainsi que des améliorations de la capacité de production afin d’accroître l’efficacité énergétique, le développement de l’utilisation de ressources renouvelables et la réduction des émissions de CO2 sur le territoire.

Cette stratégie de développement du réseau, basée sur les énergies dites « propres », permet aujourd’hui d’atteindre plus de 70 % d’énergies renouvelables et récupérables (déchets urbains, biomasse, etc.) pour s’élever à 85 % en 2022, avec pour objectif 100 % en 2033.

(1) Source Fedene 2017



https://www.enerzine.com/record-denergi ... 019-07/amp

La centrale BioMax (j'ai fait un post la dessus il y a plusieurs mois) est en construction à 2 km de chez moi.
A vue de pif je dirais que le chantier en est au deux tiers.
Les touristes peuvent aussi la voir puisque c'est visible depuis l'A48.
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Re: L'avenir passera-t'il par la biomasse?

Message non lupar izentrop » 25/09/19, 11:57

Toute forêt n'est pas un « puits de carbone ». La capacité des arbres à séquestrer le CO2 dépend de nombreuses conditions. Climatiques, notamment. « Lorsque les pluies font durablement défaut, la fonction de puits de carbone de la forêt est gravement perturbée, explique l'INRA. Au point que certaines forêts, notamment celles du Nord de l’Europe ou les forêts tropicales, peuvent devenir temporairement des émettrices nettes de CO2 lors d’une sécheresse prolongée ».

D'autres facteurs peuvent affecter la forêt. Les assauts d'insectes peuvent réduire considérablement ses capacités d'absorption, et les incendies « peuvent envoyer dans l’atmosphère en quelques heures tout le CO2 qu’une forêt a patiemment accumulé au fil des décennies », poursuit l'INRA.
https://usbeketrica.com/article/planter ... ssions-co2



https://www.explicite.info/articles/874 ... e-on-coupe La déforestation sans espoir pour la biodiversité bas son plein. bravo la France :twisted:
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