Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

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Biobombe
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Biobombe » 07/07/21, 19:28

Did67 a écrit :
Je n'ai jamais taillé un melon de ma vie.


Il existe des variétés de melon que l'on ne taille pas . C'est marqué sur le sachet de leurs graines.
Moi, j'en ai taillé certains et pas d'autres. jamais vu de différence !
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Moindreffor
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 07/07/21, 22:06

Doris a écrit :
yool a écrit :Et pourtant , c'est presque une injonction dans les bouquins et sur le net. Si tu veux du melon , tu dois tailler! Surtout dans le nord d'après les "experts".
C'est la 1ere année que je m'essaye "sérieusement" à faire cette culture. 10 pieds de charentais et 10 de vielles France, sous tunnel nantais et bâche plastique noir (avec paillage en décomposition en dessous). Donc je ne sais pas trop à quoi m'attendre.

Ils sont magnifiques, ces melons. Bon, je ne sais pas trop, ce que ça vaut, je ne suis pas une professionnelle. En occurence j'ai de la famille près de Bordeaux, dont un, qui fait des fruits et légumes, dont du melon. Sans appellation, sans label, mais du bon boulot. C'est chez lui, que je mange tout les ans les meilleurs melons de ma vie. Et je suis objective, nous sommes suffisamment alaises et honnête dans notre famille pour se dire la vérité. Alors: il taille ces melons, et il me l'a conseillé aussi, mais pas comme dans les bouquins, enfin, pas forcément. Il laisse pousser la première branche, comme il le sent, et au bout d'un moment il coupe, pour que ça fasse des ramifications. Mais ils ne compte pas, comme à la rustica, tant de feuilles, après on coupe. c'est pour donner un maximum de charpente avec beaucoup de ramifications. Dans les années chaudes et propices pour le melon, ils ne se casse pas trop la tête et taille très peu. Dans les années mitigées, il taille un peu plus court, pour avoir beaucoup de ramifications. Après c'est un petit producteur, mais j'ai toujours mangé du très bon melon chez lui, même dans les années difficiles.

j'ai lu quelque part que les fruits se formaient au bout d'un certain nombre de feuilles, et qu'en coupant on a donc plus de ramifications et donc des fruits plus proches du pied, en taillant tu peux repiquer des pieds plus gros, et donc semer plus tôt aussi, donc dans le Nord, en taillant tu gagnes en précocité, ça me paraît logique et ça rejoint les observations que tu nous livres, les bonnes années, où ça se développe bien et vite pas la peine de tailler
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 08/07/21, 08:57

yool a écrit :
Et pourtant , c'est presque une injonction dans les bouquins et sur le net. Si tu veux du melon , tu dois tailler! Surtout dans le nord d'après les "experts".

C'est la 1ere année que je m'essaye "sérieusement" à faire cette culture. 10 pieds de charentais et 10 de vielles France, sous tunnel nantais et bâche plastique noir (avec paillage en décomposition en dessous). Donc je ne sais pas trop à quoi m'attendre.



1) Je rappelle que "bien préparer la terre", "bêcher à l'automne" ou encore "planter puis bien arroser" sont d'autres injonctions. Je ne fais rien de ça et ... je produis !

C'est juste que ces "injonctions" sont des croyances. Et va demander à un peuple bigot de se rebeller contre leurs curés ! Ils bêlent "amen" !

Et que la littérature est totalement consanguine : chaque livre répète ce qui est écrit dans le précédent. Chaque nouveau jardinier répète ce qu'on lui a dit... Comme il a fait comme on lui a dit, et jamais essayé autre chose, jamais sérieusement observé ("les yeux ouverts"), que veux-tu qu'il dise d'autre ?

2) Dans le nord, où la fenêtre de tir est très courte, peut-être sacrifier de la biomasse verte pour "pousser" au remplissage des premiers fruits peut - je dis bien peut, je n'en suis pas totalement convaincu - accélérer la formation / maturation de ceux-ci. Sachant qu'il n'y en aura pas 36, peut-être cela se défend ???

As-tu déjà des tout petits fruits sur les tiens ???
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 08/07/21, 09:00

Biobombe a écrit :
Il existe des variétés de melon que l'on ne taille pas . C'est marqué sur le sachet de leurs graines.
Moi, j'en ai taillé certains et pas d'autres. jamais vu de différence !



Pour le melon, je n'ai que du "banal" : Cantaloup, Gris de Rennes (et cette année, un "super-précoce" dont le nom ml'échappe)...

Et je ne taille pas.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 08/07/21, 09:08

Moindreffor a écrit :
j'ai lu quelque part que les fruits se formaient au bout d'un certain nombre de feuilles, et qu'en coupant on a donc plus de ramifications et donc des fruits plus proches du pied, en taillant tu peux repiquer des pieds plus gros, et donc semer plus tôt aussi, donc dans le Nord, en taillant tu gagnes en précocité, ça me paraît logique et ça rejoint les observations que tu nous livres, les bonnes années, où ça se développe bien et vite pas la peine de tailler



Oui, ça c'est vrai : les fleurs apparaissent après tant et tant de feuilles.

Mais je ne vois pas pourquoi les rameaux latéraux qui se forment suite à une taille "avanceraient" plus vite que les tiges principales. Il me semble que c'est plutôt l'inverse : quand tu tailles, les ramifications mettent un "certain temps" à se former. Le bourgeon axillaire (celui qui est à l’aisselle d'une feuille) est "dominé" par le bourgeon terminal (via des hormones)... Quand ce-dernier s'éloigne, certains bourgeons axillaires échappent à cette dominance et des ramifications apparaissent; Si on coupe le bourgeon terminal, on hâte certes cette libération, mais on n'a plus les nouvelles fleurs de la tige principale. Je ne sais vraiment pas si on est gagnant. Car le "démarrage" du bourgeon axillaire prend un peu de temps, puis il fait des feuilles, puis, au rythme "prévu" des fleurs...

Pour moi, l'effet est davantage sur "piloter" les sucres formés. Si on freine la croissance "verte", les petits fruits déjà formés vont se remplir plus vite. Enfin, peuvent se remplir plus vite. Donc là, qu'on gagne quelques jours, je veux bien le croire.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Doris » 08/07/21, 09:15

Adrien (ex-nico239) a écrit :Un premier comparatif

Dans le mème coffre entre 3 types de semis
- automne 2020
- hiver 2021
- spontané

J'ai fait quelques tomates en précoce, semis datant de début janvier ( au départ la précocité n'était pas le but recherché, c'était pour un test de greffage, qui, faute de temps au bon moment, a avorté). Aujourd'hui la différence paraît un peu moins marquée, mais il y a encore trois semaines, tu la voyais nettement. En occurence, je ne les ai pas eu en tube, mais dans des bouteilles en plastique, avec une taille en mars je crois. Et je les ai eu à la maison, jusqu'à ce que j'ai pu leur garantir des températures au dessus de 5°. Moi, dans mes conditions ici, je ne vais pas persévérer dans cette voie, sauf nouvel échec de greffage :mrgreen: , mais pour chez toi, je pense, qu'il faudra chercher la solution à l'intérieur, dans des contenants plus grands, et est-ce que faire des semis à l'automne apportent vraiment un plus par rapport le cœur de l'hiver? Personnellement je pense que pour des tomates précoces à la bonne température, le mois de janvier suffisant. Je ne sais pas, si j'ai une photo, si oui, je poste.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 08/07/21, 09:32

Je n'ai pas non plus la réponse.

Il faudra ajouter une observation : plus j'avance et plus je me rends compte que le développement de certaines maladies du type "mildiou" (et c'est encore plus net chez moi pour l'oïdium, qui n'affecte pas vraiment les tomates) attaquent les pieds âgés.

A tel point que je viens de refaire un semis de courgette pour une deuxième vague. Les premières produisent. Mais je m'attends à ce que dès août (mi-août ?), elles soient blanches d'oïdium (chez moi, cuvette humide ; fort contraste de température donc condensations). Normalement, la deuxième vague entrera alors en production et resteront... nickel ! Plutôt que de "traiter", avec peu de succès (les produits pas trop violents "retardent", "limitent", "diminuent" - jamais ils n'éradiquent), je pense que cette astuce demande peu d'efforts et sera plus efficace (j'ai fait 4 godets !]

J'ai observé cela par hasard l'an dernier sur :

- de la bourrache : des vieux pieds "blancs" et à côté, des jeunes, levés récemment, nickel (c'est tout des levées spontanées, échelonnées)

- des courgettes : un pied planté (le "vieux") et une levée spontanée juste à côté (levée très tard, genre mi-juillet)... Le vieux blanc de chez blanc (comme moi !) et le jeune qui produit juste à côté, tout contre !

[Bon, j'ai aussi observé ça sur le Covid et l'homme. Mais tous les hommes ne sont ni des légumes, ni des courges. Il y a peut-être quelques bonnes poires ?]

Donc je t'invite à observer ça de prêt. J'ai quelques craintes avec ces "vieux pieds" mis en place à l'automne et ayant donc vieillit sans vraiment croître... [J'aime les jardiniers-chercheurs, plutôt que les moutons bêlants. Mais ne mise quand même pas trop !]
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Adrien (ex-nico239)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 08/07/21, 09:51

Doris a écrit :
Adrien (ex-nico239) a écrit :Un premier comparatif

Dans le mème coffre entre 3 types de semis
- automne 2020
- hiver 2021
- spontané

J'ai fait quelques tomates en précoce, semis datant de début janvier ( au départ la précocité n'était pas le but recherché, c'était pour un test de greffage, qui, faute de temps au bon moment, a avorté). Aujourd'hui la différence paraît un peu moins marquée, mais il y a encore trois semaines, tu la voyais nettement. En occurence, je ne les ai pas eu en tube, mais dans des bouteilles en plastique, avec une taille en mars je crois. Et je les ai eu à la maison, jusqu'à ce que j'ai pu leur garantir des températures au dessus de 5°. Moi, dans mes conditions ici, je ne vais pas persévérer dans cette voie, sauf nouvel échec de greffage :mrgreen: , mais pour chez toi, je pense, qu'il faudra chercher la solution à l'intérieur, dans des contenants plus grands, et est-ce que faire des semis à l'automne apportent vraiment un plus par rapport le cœur de l'hiver? Personnellement je pense que pour des tomates précoces à la bonne température, le mois de janvier suffisant. Je ne sais pas, si j'ai une photo, si oui, je poste.


Il y a pas mal de paramètres différents à envisager pour les semis de tomates et cela donne plein d’idées différentes pour l’an prochain voire pour de suite puisque des semis sont en train de lever.

On adore une variété de tomates qu’on achète dans le commerce et on a des graines à profusion donc aussitôt mangée aussitôt semée

La seule différence globale c’est que je ne repiquerai plus s’il n’est pas possible d’assurer aux plants des minimas de 10° environ au minimum, donc la nuit en général.

Et comme dit plus haut réussir ENFIN à spécialiser (un peu) les coffres, ce que j’ai déjà commencé à faire hier en virant des choux de Bruxelles, en pousse, de certains coffres contenant des tomates pour les repiquer dans d’autres où il n’y aura pas que du Bruxelles et en tous les cas pas de tomates.
Le soucis, qui se pose également avec les fèves par exemple, c’est que ça occupe l’espace assez ou très longtemps en pénalisant parfois les cultures courtes.
En fait c’est juste trouver les meilleurs mariage pour une utilisation maximale des coffres 12 mois sur 12 sans pénaliser les cultures entre elles
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Adrien (ex-nico239)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 08/07/21, 09:57

Did67 a écrit :A tel point que je viens de refaire un semis de courgette pour une deuxième vague. Les premières produisent. Mais je m'attends à ce que dès août (mi-août ?), elles soient blanches d'oïdium (chez moi, cuvette humide ; fort contraste de température donc condensations). Normalement, la deuxième vague entrera alors en production et resteront... nickel ! Plutôt que de "traiter", avec peu de succès (les produits pas trop violents "retardent", "limitent", "diminuent" - jamais ils n'éradiquent), je pense que cette astuce demande peu d'efforts et sera plus efficace (j'ai fait 4 godets !]

J'ai observé cela par hasard l'an dernier sur :

- de la bourrache : des vieux pieds "blancs" et à côté, des jeunes, levés récemment, nickel (c'est tout des levées spontanées, échelonnées)

- des courgettes : un pied planté (le "vieux") et une levée spontanée juste à côté (levée très tard, genre mi-juillet)... Le vieux blanc de chez blanc (comme moi !) et le jeune qui produit juste à côté, tout contre !

[Bon, j'ai aussi observé ça sur le Covid et l'homme. Mais tous les hommes ne sont ni des légumes, ni des courges. Il y a peut-être quelques bonnes poires ?]

Donc je t'invite à observer ça de prêt. J'ai quelques craintes avec ces "vieux pieds" mis en place à l'automne et ayant donc vieillit sans vraiment croître... [J'aime les jardiniers-chercheurs, plutôt que les moutons bêlants. Mais ne mise quand même pas trop !]


Tout à fait d’accord

Comme décrict au-dessus on ressème des tomates, ce qui ne signifie pas qu’on en aura, mais en tout état de cause l’échelonnement est une bonne option, j’y crois aussi.

Pour les vieux pieds j’ai l’impression que le soucis vient plus de la façon dont ils ont été élevés qu’autre chose.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 08/07/21, 11:07

Did67 a écrit :
Moindreffor a écrit :
j'ai lu quelque part que les fruits se formaient au bout d'un certain nombre de feuilles, et qu'en coupant on a donc plus de ramifications et donc des fruits plus proches du pied, en taillant tu peux repiquer des pieds plus gros, et donc semer plus tôt aussi, donc dans le Nord, en taillant tu gagnes en précocité, ça me paraît logique et ça rejoint les observations que tu nous livres, les bonnes années, où ça se développe bien et vite pas la peine de tailler



Oui, ça c'est vrai : les fleurs apparaissent après tant et tant de feuilles.

Mais je ne vois pas pourquoi les rameaux latéraux qui se forment suite à une taille "avanceraient" plus vite que les tiges principales. Il me semble que c'est plutôt l'inverse : quand tu tailles, les ramifications mettent un "certain temps" à se former. Le bourgeon axillaire (celui qui est à l’aisselle d'une feuille) est "dominé" par le bourgeon terminal (via des hormones)... Quand ce-dernier s'éloigne, certains bourgeons axillaires échappent à cette dominance et des ramifications apparaissent; Si on coupe le bourgeon terminal, on hâte certes cette libération, mais on n'a plus les nouvelles fleurs de la tige principale. Je ne sais vraiment pas si on est gagnant. Car le "démarrage" du bourgeon axillaire prend un peu de temps, puis il fait des feuilles, puis, au rythme "prévu" des fleurs...

Pour moi, l'effet est davantage sur "piloter" les sucres formés. Si on freine la croissance "verte", les petits fruits déjà formés vont se remplir plus vite. Enfin, peuvent se remplir plus vite. Donc là, qu'on gagne quelques jours, je veux bien le croire.

je pense que cette taille qui ralentit le développement peut justement dans le Nord, permettre de mettre en place des plants de melon, avec plusieurs départs de tiges en semant plus tôt, ce qui fait que tu peux avoir plusieurs fruits, plus tôt et en éliminant les suivants, forcer le développement de ces quelques fruits, donc oui du pilotage, pour être au top dès l'ouverture de la fenêtre de production

car après tout le feuillage va nourrir ces quelques fruits, un peu comme pour avoir des potirons géants,

à la différence de chez toi, ici, en été on n'a pas de très grandes chaleurs, ce qui pour le melon est tout de même une condition à ne pas négliger
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