Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
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Doris
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Doris » 07/07/21, 14:30

Did67 a écrit :
Doris a écrit :Tous étaient plantés contre la lune.


Quelle mécréante ! Et en plus tu blasphèmes sur la place publique ! C'est l'enfer des jardiniers biodynamiques garanti !


Aïe, j'espère qu'il y a moyen de se faire pardonner ? Enfin, non, je me régale trop bien en faisant comme ça, je continue et j'assumerai le moment venu, sans regret.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Biobombe » 07/07/21, 14:39

Did67 a écrit :Avec les coffres, le moment sensible, sous des climats plus durs tel le mien, est le moment de "l'endurcissement" : on a alors souvent des températures nocturnes qui ne craignent plus le gel, on se dit "tout va bien". Sauf que des espèces/variétés sensibles vernalisent sans qu'on n'y voie quelque chose ! Le résultat sera, 3 ou 4 mois plus tard, une drôle de montée en graines, inattendue. De quoi vraiment croire à la lune, tant on ne se souvient plus qu'on avait laissé les coffres ouverts fin mars.

Assez fréquent sur oignons.

Arrive sur céleri-raves ou betteraves ou côte de bette...


C'est une explication pertinente qu'il faut que je retienne dorénavant absolument. Tout devient à présent nettement plus évident.
Enfin une réponse qui ne m'a jamais été donnée par des pros de la culture/production potagères et florales qui sont pourtant passés par l'enseignement professionnel. Didier, on apprend pas cela dans les écoles qui enseignent l'agriculture ?.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar yool » 07/07/21, 15:14

Hello, ici dans le Pas de Calais il pleut à peu prés tous les jours.

Résultat le mildiou c'est installé sur quelques pieds de tomates extérieurs et sur un pied dans la serre (feuilles touchés au niveau de la fenêtre laissé ouverte pour la ventilation).
C'est vraiment le début car il n'y a que quelques feuilles et un gourmand qui ont été touchés mais il va falloir être vigilant...

Sinon les choux n'ont jamais été aussi beau que cette année avec toutes cette flotte. Pas mal de courgette, de salades.
10 Kg de pomme de terre jeannette récoltés sur une seul ligne (13 plants à l'origine), donc plutôt pas mal. Sous foin bien entendu.
Les pieds de melon sont magnifique mais je ne les aient pas taillés par manque de temps, énormément de fleurs mais est ce que ça va donner des fruits matures?! Les autres courges poussent bien. Betterave, radis, céleris tous va bien.

On a ccommencéaussi une récolte de haricôts (200 g pour le moment).
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Did67
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 07/07/21, 15:55

Biobombe a écrit :
C'est une explication pertinente qu'il faut que je retienne dorénavant absolument. Tout devient à présent nettement plus évident.
Enfin une réponse qui ne m'a jamais été donnée par des pros de la culture/production potagères et florales qui sont pourtant passés par l'enseignement professionnel. Didier, on apprend pas cela dans les écoles qui enseignent l'agriculture ?.



La bonne réponse est : "ça dépend !"

Il est évident qu'il y a une "gradation constante" entre la "recette" ("pour que ça marche, tu fais comme ça !") et les "connaissances scientifiques", en passant, en gros du niveau CAP ("ouvrier d'exécution" = ne réfléchit, exécute proprement une tâche qu'on lui assigne et rend compte) au niveau "ingénieur" ("invente, recherche, met au point...") en passant en gros, par les Bac Pro (qui dirigent une équipe, organisent, adaptent...).

Là où cela se complique :

a) Quand tu écoutes les gens, presque tout diplômé va se dire" ingénieur agricole" ou "ingénieur en agriculture"... Parfois, c'est vrai. Parfois, c'est un "Brevet d'Etudes Professionnel Agricole" (un CAP amélioré). J'ai irrité et paru arrogant quand parfois, après avoir dit que j'étais "ingénieur agronome", je précisais (parce que je dois avouer que cette usurpation larvée de titres m'irrite ! J'en ai vraiment chier pour obtenir le mien !) "sorti d'une des grandes écoles agronomiques françaises" (là, on est moins nombreux !)

b) Avec l'expérience, beaucoup acquièrent beaucoup de connaissances pratiques. Cela ne suffit pas toujours pour changer de "logiciel" ! En général même, cela est insuffisant (même s'il y a des autodidactes qui pris de passion, lisent énormément et finissent largement au niveau "ingénieur" !). Hélas, en général ,on se perfectionne sans mieux comprendre pour autant !

b-bis) Et si les élèves retenaient ce qu'on leur enseigne, les profs seraient des gens rayonnants de bonheur. Généralement, ils se contentent du minimum syndical pour obtenir leur diplôme ! Un enseignant, au niveau CAP ou Bac Pro, va probablement "citer", ou "évoquer" le mécanismes de la vernalisation. Sitôt dit, sitôt oublié...

c) Tout cela donne ce "fatras de recettes" qui encombrent les guides (littérature consanguine où on répète les mêmes choses, copiées les uns sur les autres), saturent le net... En gros, c'est assez simple : tu t'interroges comment faire un bon pain. Les uns vont te donner des recettes avec des quantités, des caractéristiques de farines (il te jureront que celle du petit moulin à côté de chez eux va mieux), des durées, des températures... Ce sont des "CAP". Dont certains peuvent être "meilleur ouvrier de France" ! Et il y a ceux qui vont au fond des choses : levures, actions enzymatiques, chimie du gluten, qu'est-ce qui se passe à quelle température, action du sel, pourquoi une pincée de sucre éventuellement, quelle différence avec un levain... Ils parleront microbiologie, mécanismes de la fermentation, enzymes, élasticité du gluten, variétés de blé... Et tu pourras faire ta recette...

d) A noter : des recettes, c'est ce que réclame le quidam !!! Surtout ne pas réfléchir. Rester dans la médiocrité mais ne pas prendre de risque en faisant comme tout le monde. Tu n'as qu'à regarder les commentaires 1 ou 2 étoiles que reçoivent mes livres sur Amazon !!! C'est bien sûr, leur droit. Pour moi, qui espère "tirer vers le haut", c'est toujours assez décevant.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 07/07/21, 16:00

yool a écrit :
Les pieds de melon sont magnifique mais je ne les aient pas taillés par manque de temps, énormément de fleurs mais est ce que ça va donner des fruits matures?!



Je n'ai jamais taillé un melon de ma vie.

Cela permet sans doute, à un certain stade, d'équilibrer entre fruits/masse végétale. Mais je pars du principe que les feuilles sont les capteurs solaires des plantes - donc si ne pas en construire peut représenter une "économie" dans la phase de construction, cela peut aussi se payer ensuite.

Et aux fanx des fatras en tous genre, je rappelle ceci : peuvent-ils imaginer un agriculteur ayant 5 ha de melon les tailler ??? C'est pourtant eux qui produisent les montagnes de melon dans les supermarchés. Pas le papy du coin, plié sur ses deux pieds et qui à force de s'ennuyer, ne sait plus quel supplice lui faire subir !
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar GuyGadeboisLeRetour » 07/07/21, 16:02

Did67 a écrit :La bonne réponse est : "ça dépend !"

bistrot/musiques-a-decouvrir-partager-t11137-400.html#p454264
:wink:
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Présente tes excuses !!!!

“Le “mâle” porte en lui-même sa propre damnation”

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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 07/07/21, 16:07

Biobombe a écrit :C'est une explication pertinente qu'il faut que je retienne dorénavant absolument. Tout devient à présent nettement plus évident.
Enfin une réponse qui ne m'a jamais été donnée par des pros de la culture/production potagères et florales qui sont pourtant passés par l'enseignement professionnel. Didier, on apprend pas cela dans les écoles qui enseignent l'agriculture ?.


Un jour, je pense que c'est plus haut, j'ai écrit que j'étais un "mauvais jardinier au sens technicien".

Tu comprends, je pense, ce que j'ai voulu dire...

Le PP est plus le potager d'un agronome qui jardine et s'amuse (à observer) qu'un jardin de gala d'un jardinier qui rêve d'être le meilleur...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 07/07/21, 16:12

Did67 a écrit :
yool a écrit :
Les pieds de melon sont magnifique mais je ne les aient pas taillés par manque de temps, énormément de fleurs mais est ce que ça va donner des fruits matures?!



Je n'ai jamais taillé un melon de ma vie.

Cela permet sans doute, à un certain stade, d'équilibrer entre fruits/masse végétale. Mais je pars du principe que les feuilles sont les capteurs solaires des plantes - donc si ne pas en construire peut représenter une "économie" dans la phase de construction, cela peut aussi se payer ensuite.

Et aux fanx des fatras en tous genre, je rappelle ceci : peuvent-ils imaginer un agriculteur ayant 5 ha de melon les tailler ??? C'est pourtant eux qui produisent les montagnes de melon dans les supermarchés. Pas le papy du coin, plié sur ses deux pieds et qui à force de s'ennuyer, ne sait plus quel supplice lui faire subir !


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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar yool » 07/07/21, 17:07

Did67 a écrit :
yool a écrit :
Les pieds de melon sont magnifique mais je ne les aient pas taillés par manque de temps, énormément de fleurs mais est ce que ça va donner des fruits matures?!



Je n'ai jamais taillé un melon de ma vie.

Cela permet sans doute, à un certain stade, d'équilibrer entre fruits/masse végétale. Mais je pars du principe que les feuilles sont les capteurs solaires des plantes - donc si ne pas en construire peut représenter une "économie" dans la phase de construction, cela peut aussi se payer ensuite.

Et aux fanx des fatras en tous genre, je rappelle ceci : peuvent-ils imaginer un agriculteur ayant 5 ha de melon les tailler ??? C'est pourtant eux qui produisent les montagnes de melon dans les supermarchés. Pas le papy du coin, plié sur ses deux pieds et qui à force de s'ennuyer, ne sait plus quel supplice lui faire subir !


Et pourtant , c'est presque une injonction dans les bouquins et sur le net. Si tu veux du melon , tu dois tailler! Surtout dans le nord d'après les "experts".
C'est la 1ere année que je m'essaye "sérieusement" à faire cette culture. 10 pieds de charentais et 10 de vielles France, sous tunnel nantais et bâche plastique noir (avec paillage en décomposition en dessous). Donc je ne sais pas trop à quoi m'attendre.

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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Doris » 07/07/21, 18:52

yool a écrit :Et pourtant , c'est presque une injonction dans les bouquins et sur le net. Si tu veux du melon , tu dois tailler! Surtout dans le nord d'après les "experts".
C'est la 1ere année que je m'essaye "sérieusement" à faire cette culture. 10 pieds de charentais et 10 de vielles France, sous tunnel nantais et bâche plastique noir (avec paillage en décomposition en dessous). Donc je ne sais pas trop à quoi m'attendre.

Ils sont magnifiques, ces melons. Bon, je ne sais pas trop, ce que ça vaut, je ne suis pas une professionnelle. En occurence j'ai de la famille près de Bordeaux, dont un, qui fait des fruits et légumes, dont du melon. Sans appellation, sans label, mais du bon boulot. C'est chez lui, que je mange tout les ans les meilleurs melons de ma vie. Et je suis objective, nous sommes suffisamment alaises et honnête dans notre famille pour se dire la vérité. Alors: il taille ces melons, et il me l'a conseillé aussi, mais pas comme dans les bouquins, enfin, pas forcément. Il laisse pousser la première branche, comme il le sent, et au bout d'un moment il coupe, pour que ça fasse des ramifications. Mais ils ne compte pas, comme à la rustica, tant de feuilles, après on coupe. c'est pour donner un maximum de charpente avec beaucoup de ramifications. Dans les années chaudes et propices pour le melon, ils ne se casse pas trop la tête et taille très peu. Dans les années mitigées, il taille un peu plus court, pour avoir beaucoup de ramifications. Après c'est un petit producteur, mais j'ai toujours mangé du très bon melon chez lui, même dans les années difficiles.
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