Broyage d'une ramure d'un vieux cerisier abattu par le voisin; branches assez tortueuses nécessitant un peu de préparation, mais broyage très rapide grâce au même voisin qui me passe les branches... Bientôt, un tas de branches de pommiers et divers feuillus viendront compléter le tas de broyat qui recouvrira mon futur carré de patates...
Sur ma goulotte, j'ai sectionné la fausse casquette provisoire et l'ai remplacée par une autre en tôle mince afin de pouvoir la plier facilement à l'angle souhaité: c'est le système le plus simple pour cette catégorie d'engin. Pour l'expérimentation je l'ai soudée, mais dans une version définitive j'opterai pour une fixation par pression d'une chape visée: c'est difficile de souder les petites épaisseurs, d'autant plus que la tôle que j'ai employée est zinguée à l'extérieur et oxydée à l'intérieur...
Hier, j'ai assisté à une séance de broyage de grandes branches d'aucuba avec un broyeur de conception allemande de marque Eliet (modèle Maestro). J'ai toujours été très réticent au sujet de la conception de ce broyeur: l'arbre porte-outils est situé dans le prolongement de l'arbre moteur et les outils de coupe sont des couteaux triangulaires (comme des sections de faucheuse) disposés soit en oblique, soit dans l'alignement de la goulotte d'introduction. Cette dernière est de section réduite, munie d'un clapet métallique articulé sur des tampons caoutchouc... Cette disposition particulière des couteaux interdit la présence d'une contre-lame et ceci a plusieurs conséquences fâcheuses, de mon point de vue. D'abord, les gros bouts ont tendances à se coincer entre les couteaux et à bloquer le moteur, ensuite et à l'inverse, les extrémités plus molles ainsi que les feuilles ne sont pas entraînées et sont difficiles à faire passer dans la chambre de coupe. Comme des gros bouts sont taillés, une grille de calibrage est nécessaire et les maintient dans la chambre jusqu'à la dimension requise (ceci explique le clapet très costaud, car les retours sont nombreux et brutaux). Brefs, de nombreux arrêts ont jalonnés cette séance, pour un volume de branchages traités assez modeste. D'après l'opérateur, les autres végétaux antérieurement broyés l'ont été dans de bien meilleures conditions. Il y aurait donc une forte sensibilité à la nature du branchage traité; quoiqu'il en soit, l'étroitesse de la goulotte d'introduction implique une défourchaison méticuleuse, le système de coupe demande pas mal d'efforts d'introduction et la capacité du panier contraint à des arrêts fréquents (nonobstant les blocages ou bourrages). Ça ne broie pas bien les végétaux un tant soit peu mous, mais peut-être est-il plus à l'aise avec du branchage sec que nos broyeurs chinois? Quoi qu'il en soit, le rendement global de cet appareil assez équivalent en terme de motorisation (mais bien plus cher) est bien loin d'atteindre les performances auxquelles nous sommes habités...
Dans le cas particulier observé ici, le broyat obtenu était très fin (logique, du fait de la grille de calibrage) et bien adapté à certains usage, comme le paillage des fraisiers.


