Message non lupar janic » 29/01/16, 10:26
sen no sen bonjour
Roddier
1h02’
Alors on arrive à l’homme…alors lorsque l’on fait une théorie comme ça, il faut la justifier , la justifier si elle explique des choses, énormément de choses. Par exemple une particularité de l’homosapiens c’est que si vous prenez toutes les familles ou genre, pour un même genre il ya beaucoup d’espèces on trouve beaucoup d’espèces différentes, le genre homo a eu beaucoup d’espèces : homo habilis, homo erectus et à un moment donné il n’y en a plus qu’une l’homo Neandertal qui a aussi disparu, pourquoi ? C’est lui qui a fait disparaitre tous les autres, c’est son passage au culturel qui a fait que l’homosapiens est tellement adaptable que tous les autres n’ont pas suivi, l’homme de néandertal avait un gros cerveau, plus gros que l’homosapiens, il avait beaucoup de mémoire, une mémoire d’éléphant, mais ça empêche de s’adapter, parfois il faut oublier pour s’adapter (…1h04’)
Cette partie là servant d’introduction à ce qui suit de son discours :
à un moment donné on descend tous des primates, les primates ils mangeaient les fruits dans les arbres, puis changement de climat les arbres ont disparus, c’est la savane : qu’est-ce que l’on va manger ? A l’époque ils sont tous morts, quelques uns ont survécu, ils ont du manger autre chose, ils ont du manger des racines parce qu’avec leurs mains ils pouvaient déraciner, mais leur corps n’était pas du tout fait pour manger des racines, il a fallut que leurs gènes s’adaptent lentement aux racines avec des milliers d’années d’adaptation, ils sont devenus des australopithèques qui à un moment donné n’ont plus eut de racines à manger et qu’est-ce qu’ils ont mangé ? Et bien des cadavres, puis après ils ont mangé de la viande, puis à tuer, puis ils sont devenus une espèce homo après des dizaines de milliers d’années et puis au néolithique : catastrophe, changement de climat, les grands mammifères disparaissent, plus rien, plus ces légumes auxquels il s’était habitué, ces plantes auxquelles il s’était habitué ne sont plus. Il y avait ces bovidés qui mangeaient des céréales, l’homme n’est pas fait pour digérer des céréales, pas du tout, en mille ans ils se sont adaptés, ils ont cultivé des céréales comment ils ont fait, parce qu’ils les ont fait cuire au début ils ne savaient pas faire cuire les choses et faire fermenter ; la fermentation, c’est grâce à la fermentation que les vaches arrivent à digérer le foin. L’homme au lieu de le faire dans son estomac génétiquement, il l’a fait en dehors, culturellement, on est passé d’une évolution génétique à une évolution culturelle. Alors ont peut comparer les gènes et la culture….. (1h06’31 »)
Difficile de faire du tri entre les connaissances actuelles en physiologie, en anatomie, et des notions largement dépassées qui ont fait les beaux jours du discours sur l’évolution, c’est pourquoi il faut séparer, l’imaginaire qui suppose que les choses ont pu de passer de telle ou telle façon (le SI, si largement utilisé) et la réalité biologique qui peut confirmer ou infirmer celui-ci.
Le réchauffement climatique actuel, nous informe sur ce qui se passe lors de changements lents et les arbres ne disparaissent pas, certains très spécifiques au terrain, à l’hydrologie, vont effectivement disparaitre et d’autres mieux adaptés résister, cela donne une sélection, pas une disparition totale (sauf catastrophe qui demande un schéma de déroulement différent). Donc les espèces animales se déplacent rapidement et s’adaptent aussi rapidement aux nouveaux territoires (sur quelques années et non des millénaires) et à leurs ressources alimentaires sans changement biologique pour autant.
Or Roddier (pas lui directement, il reprend un discours largement diffusé) raisonne comme si , sur toute la terre, le phénomène fut universel, ce qui n’est pas prouvé, même avec des catastrophes localisées.
Donc les savanes côtoient des forêts en général, et ne sont que rarement des contrées désertiques dépourvues de nourriture comme on peut le constater actuellement par tous ces documentaires diffusés par les médias. A végétation différente: adaptation à de nouveaux produits, mais pas de changement anatomophysiologique.
« ils ont du manger autre chose, ils ont du manger des racines parce qu’avec leurs mains ils pouvaient déraciner, mais leur corps n’était pas du tout fait pour manger des racines, il a fallut que leurs gènes s’adaptent lentement aux racines avec des milliers d’années d’adaptation »
Donc cette vision de recherche de racines en substitution de la nourriture habituelle des primates (supposés être nos ancêtres et remis en question par Yvette Deloison et les podologues) n’est qu’une vue de l’esprit, non confirmée par la physiologie et donc pas par les gènes non plus.
« et qu’est-ce qu’ils ont mangé ? Et bien des cadavres, puis après ils ont mangé de la viande, puis à tuer, puis ils sont devenus une espèce homo après des dizaines de milliers d’années » c’est l’inconvénient d’avoir une imagination débridée. Ce genre de discours s’appuie (à juste raison en partie) sur des comportements de survie adoptés sur toute cette terre selon les circonstances particulières. Mais biologiquement, physiologiquement (dans le discours de l ’évolution) cela aurait dû engendrer des modification morphologiques d’adaptation. Or il n’en est rien, toutes les caractéristiques anatomiques sont restée intactes (en référence à des primates fruitariens de la théorie évolutionniste). Or comment expliquer cette permanence totale de ces origines supposées à la réalité actuelle, sinon que cet auteur confond justement culture adaptative au milieu de vie et biologie qui ne suivent pas le même schéma.
Donc effectivement, pour diverses raisons (non culturelles) l’animal qui est en nous, NOUS d’ailleurs, dans certaines circonstances de survie peut transgresser ses mécanismes naturels, mais pas sans risques et que nous pouvons constater actuellement par ces maladies dites de civilisation .
Ainsi il n’est pas impossible que des ancêtres aient mangé des cadavres, même si c’est fort improbable étant donné la concurrence entre charognards équipés de moyens agressifs d’attaque et de défense face à des primates n’ayant que leurs ongles, (même pas de griffes) pour lutter contre ceux-ci .Tout au plus pouvaient-ils ronger les os restants, mais là aussi sans outils adaptés.
Ont-ils mangé de la viande ? Toujours improbable étant donné la dentition inadaptée à cet exercice. En effet, pour arracher des chairs, il faut des dents prévues à cet usage, ce que nous n’avons pas et hormis les steaks hachés ou les viandes largement cuites, les chairs sont très difficiles à arracher et surtout à mastiquer (tous les enfants doivent se souvenir de ces morceaux de caoutchouc longuement mastiqué et inavalables.) alors que les carnassiers déchirent et avalent sans mastiquer.
Tuer ? Il faut là aussi des outils adaptés. Or lesquels ont les primates supposés de cette époque : leur capacité à la course pour attraper des petites proies ? Douteux ! Les outils de chasse ? Même chose avant ceux-ci comment se débrouillaient-ils alors ? Pas de griffes, pas de cornes, pas de dents acérées : comment auraient-ils pû s’y prendre ? Mystère !!!! Même au bout de quelques milliers d’années aucun changement biologique d’adaptation et encore moins d’évolution.
puis au néolithique : catastrophe, changement de climat, les grands mammifères disparaissent, plus rien, plus ces légumes auxquels il s’était habitué, ces plantes auxquelles il s’était habitué ne sont plus.
Là encore, que d’imagination ! Dans la nature, telle que nous la connaissons actuellement, il y a divers niveaux de survie et le plus fragile est effectivement l’animal qui dépend du végétal, mais les grands mammifères ne se nourrissaient pas de racines, mais de feuilles, de tiges, d’écorce ou d’autres animaux tués par les prédateurs naturels. Donc toutes les racines n’ont aucune raison d’avoir disparu, bien au contraire puisque la terre est plus protectrice pour ce qui est sous que pour ce qui est sur (voir Did67). Mais Roddier est toujours dans ce schéma ridicule et idéalisé pour les besoins de la cause, même si elles sont une aberration biologique.
Il y avait ces bovidés qui mangeaient des céréales, l’homme n’est pas fait pour digérer des céréales, pas du tout, en mille ans ils se sont adaptés, ils ont cultivé des céréales comment ils ont fait, parce qu’ils les ont fait cuire au début ils ne savaient pas faire cuire les choses et faire fermenter ; la fermentation, c’est grâce à la fermentation que les vaches arrivent à digérer le foin.
Là encore, pourquoi des céréales ? La végétation n’est pas faite que de ces plantes particulières, elle abonde en végétaux diversifiés et non exclusifs. Mais là encore il reprend un schéma déjà tracé qu ’il ne remet pas en question. Pour autant, et là il a partiellement raison , nous ne sommes pas faits pour manger spécifiquement des céréales (ça c’est culturel) mais notre appareil masticatoire permet l’absorption de diverses graines de façon non exclusive, puisque plus adapté aux fruits aqueux comme oléagineux, à des feuilles en petite quantité (nous ne sommes pas des bovins, ni ovins) et quelques graines de plantes, mais pas leur tige indigeste.
Pour la fermentation, hormis quelques cas particuliers (fermentation des fruits à la chaleur ou aux bactéries par exemple) les graines brutes ne fermentent pas, tout au plus elles pourrissent et deviennent inconsommables. Donc la fermentation est effectivement plus attachée à une culture plus qu’a un processus naturel auquel l’organisme serait adapté. C’est d’ailleurs ce processus utilisé pour la conservation du raisin frais et qui a débouché, malheureusement, sur l’alcoolisme social (comme quoi la culture a aussi ses inconvénients !)
Alors ont peut comparer les gènes et la culture
sauf que si la culture change, les gènes eux ne suivent pas le même processus!
Pour en finir, je constate simplement que si Roddier utilise l’homosapiens, l'homoérectus et autres comme modèle de… : donc Soit celui-ci n’est pas adapté à la circonstance, soit c’est le modèle même qui est « faux » pour s’adapter au modèle évolutionniste habituel. Mais là c’est son affaire s’il veut bien y croire : tout est question de foi !
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« On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres: mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison » Henri Poincaré