Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8694

Message non lupar Did67 » 01/11/15, 21:52

Du coup, j'ai oublié de répondre sur le fond :

a) Je cherche à mettre au point un système aussi proche que possible de l'état naturel [j'y reviendrai prochainement] ; je pense que c'est celui qui sera naturellement le plus stable (sans pesticides, sans traitements, sans artifices).

Je ne suis pas favorable à l'introduction à tout va d'espèces "exotiques", et en particulier lorsqu'elles n'ont pas un intérêt ou agronomique ou diététique...

[même si la majorité des espèces cultivées actuellement sont des introductions historiques - ne serait-ce que la pomme de terre ou la tomate, etc...].

Et en particulier, hormis l'ornemental ("plantes d'intérieur"), l'introduction de plantes tropicales est a priori problématique, même si on progresse avec le réchauffement climatique.

Je suis par exemple surpris de l'attitude de beaucoup de "permaculteurs", qui sont des fans des introductions et cultivent plein de légumes "exotiques"...

2) Du point de vue agronomique, nos "fabacées" habituelles sont bien plus indiquées : haricots, petits pois et... trèfle d'Alexandrie (aussi une introduction, mais moins extrême)...

Il y a plus de chances qu'elles trouvent dans le sol les bactéries symbiotiques avec qui elles vont "fixer" l'azote de l'air.

Pas sûr que les fabacées exotiques les trouvent. Je n'ai pas de preuve, mais je doute même qu'elles trouvent (vue les différences de température ou de cycle de température des sols).

3) Du point "diététique", les huiles de noisettes et de noix (par exemple) sont de bien meilleure qualité, bien plus riches en oméga 3.

L'huile d'arachide est diététiquement médiocre, pour ne pas dire mauvaise (un peu moins pire que l'huile de palme peut-être).

J'ai donc des haies de noisetiers en limitrophe avec mes voisins (dont la taille occasionnelle me donne par ailleurs du BRF) et un noyer.

Je glane aussi pas mal [il y a des noisetiers le long du chemin, en bordure de forêt, et plusieurs gros noyers que des ancêtres ont planté dans les prairies alentours, et que leurs descendants négligent ! Alors j'en profite]

Bref, l'arachide, c'est rigolo. Mais sans intérêt dans ma façon de penser les choses. Qui ne se veut pas seulement être une "provocation" au sens remise en cause d'idées reçues : je cherche avant tout à me nourrir sans grand travail, mais avec une très bonne qualité.
0 x

Avatar de l’utilisateur
highfly-addict
Grand Econologue
Grand Econologue
Messages : 757
Inscription : 05/03/08, 12:07
Localisation : Pyrénées, 43 ans
x 7

Message non lupar highfly-addict » 02/11/15, 02:36

Did67 a écrit :.. Cela m'intéresserait beaucoup d'en savoir un peu plus sur ton "BREF" : quelle nature (végétaux) ? Dimension des buttes et "contenu" ???


Les buttes font de 6 à 10 m de longueur, en voici la recette :

Elles sont le résultat d'un empilage successif de branches et branchettes, à peine retaillées au coupe-branche, de frêne, saules et aulne, mêlées de broussailles (ronces, clématite, bourdaine), quand une hauteur de 15 cm environ est atteinte, les vides sont comblés partiellement par de la vase séchée (mare au canards saisonnière) et des herbacées diverses fauchées à coté.
Le processus est renouvelé deux fois en essayant de réduire la section des branches à chaque étape, avec un peu de cendres de bois et du fumier de poules en mélange dans la dernière couche, puis le tout est nappé d'une bonne grosse couche de paillage (foin ou feuilles mortes).

La première année, la hauteur est donc conséquente, environ 70 cm avec le paillage épais, les bordures sont délimitées par des dosses de pin de 20-25 cm; la butte se tasse progressivement les années suivantes.

Une telle butte donne pendant 5-6 avant d'avoir besoin d'un remaniement (recharge en bois et fumier).

J'ai adopté cette méthode parce que j'ai les matériaux disponibles facilement, un sol très hydromorphe (enfin en principe parce que cette année ...), et assez peu de place !

La production est incroyable, rapportée aux traditionnelles méthodes de culture à plat que j'ai pu expérimenter ou voir !

Cela fait dix ans que j'ai commencé dans cette voie, mes plus vieilles buttes ont cet âge, elles ont subi un seul remaniement.
Et c'est la première année que les potimarrons sont gros comme des citrouilles (sans parler de tout le reste qui est à l'avenant) ! Cela, je ne peux que l'attribuer à la présence des os dans le sol.

Hélas, la configuration, la taille et la diversité de mon jardin m'empêchent de faire de "vraies" expériences sérieuses et tout et tout mais quand même !

Cette année particulièrement sèche et envahie de campagnols m'a montré tout le potentiel d'un sol chargé en mycélium, qui se charge du transport des éléments minéraux mais aussi ... de l'eau !
Ainsi, je n'ai fait cette année que quatre tous petits arrosages les soirs de canicule, c'est tout !

Vive les champignons !
0 x
"Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes" BOSSUET
"On voit ce que l'on croit" Dennis MEADOWS

izentrop
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 15500
Inscription : 17/03/14, 23:42
Localisation : picardie
x 2059
Contact :

Message non lupar izentrop » 02/11/15, 10:45

Bonjour,
highfly-addict a écrit :
Did67 a écrit :.. Cela m'intéresserait beaucoup d'en savoir un peu plus sur ton "BREF" : quelle nature (végétaux) ? Dimension des buttes et "contenu" ???


Les buttes font de 6 à 10 m de longueur, en voici la recette :

Elles sont le résultat d'un empilage successif de branches et branchettes, à peine retaillées au coupe-branche, de frêne, saules et aulne, mêlées de broussailles (ronces, clématite, bourdaine), quand une hauteur de 15 cm environ est atteinte, les vides sont comblés partiellement par de la vase séchée (mare au canards saisonnière) et des herbacées diverses fauchées à coté.
Le processus est renouvelé deux fois en essayant de réduire la section des branches à chaque étape, avec un peu de cendres de bois et du fumier de poules en mélange dans la dernière couche, puis le tout est nappé d'une bonne grosse couche de paillage (foin ou feuilles mortes).

La première année, la hauteur est donc conséquente, environ 70 cm avec le paillage épais, les bordures sont délimitées par des dosses de pin de 20-25 cm; la butte se tasse progressivement les années suivantes.

Une telle butte donne pendant 5-6 avant d'avoir besoin d'un remaniement (recharge en bois et fumier).
Cela revient à amender tout les 5 ans avec culture sur compost la première année.
Pourquoi ne pas faire la même chose au bord ou au milieu du jardin, c'est à dire entasser les branchages intercalés avec des déchets azotés en butte entourée de planches, de manière à ce que tout ça reste aéré et humide pour une dégradation rapide des branchages. Les déchets de cuisine pré-compostés dans un container à l'abri des prédateurs.
Puis s'en servir en couverture une fois que les plants soient suffisamment grands. Je suis au nord de la France et il est intéressant de découvrir au printemps. Surtout cette année ou il a fait froid trop longtemps et la végétation a tardé à démarrer.

Des os à moelle pour l'apport en phosphore c'est bien mais toute matière vivante en contient. J’enfouis les déchets de viande et de poisson dans le compost malgré que ce soit souvent déconseillé. En petites quantités il n'y a pas de problème, je pense.
Le fait de garder le compost près du jardin doit permettre au micellium de le coloniser et donc d'aller chercher le phosphore nécessaire. Je pense ça en rapport à la vidéo de l’excellent Hervé Covès https://www.youtube.com/watch?v=0zO2uEpmtkc
0 x

moinsdewatt
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 5109
Inscription : 28/09/09, 17:35
Localisation : Isére
x 552

Message non lupar moinsdewatt » 02/11/15, 11:25

Did67 a écrit :Oh, j'ai travaillé sur l'arachide pendant quelques années... en Afrique !

Et aussi sur d'autres légumineuses, pas ou peu connues chez nous : pois d'Angole, niébé...

Malgré le réchauffement climatique, je n'ai pas pensé en planter chez nous !

[Pour la petite histoire, et se marrer un peu :

- j'ai vécu dans le centre du Tchad, à coté d'une petite garnison française chargée d'intégrer d'anciens rebelles, devenus militaires, dans la vie civile comme agriculteurs...

- le responsable, gradé d'un RPIMA, n'y connaissait strictement rien en agriculture tropicale, alors tous les dimanches, on buvait un verre (ils avaient du ravitaillement par Transall que je n'avais pas !) et je lui donnais les conseils : comment préparer la terre, semer, entretenir...

- et voilà que quelques jours avant son retour en France, il vient me voir, dépité : "j'ai tout fait comme tu m'avais dit, couillon ; il y avait de belles fleurs, mais là, je suis déçu, je ne vois pas de récolte"...

Ayant compris qu'il n'avait pas compris que la fructification se faisait sous terre, je lui monte un bateau :

- Tu y retournes avant de partir ?
- Oui..
- Ben, ça me tracasse ; tu pourrais pas m'arracher quelques pieds pour que je vois ce qui se passe au niveau des racines ?

Deux jours plus tard, je le vois débouler :

- Putaing, congue [il était du sud-ouest], tu m'as bien eu !]


Intéressant cette expérience.
Vous faisiez quoi exactement au Tchad ? Vous êtes dans le métier agricole ?
0 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8694

Message non lupar Did67 » 02/11/15, 12:09

Un jardin est un "système complexe" ayant pour but de produire de la biomasse utile à l'homme à partir de l'énergie solaire, en ayant besoin de l'eau et d'un certain nombre d'éléments minéraux.

C'est une "équation complexe", à laquelle chacun trouve, plus ou moins intuitivement ou en suivant des "recettes", sa solution.

Ma conviction, maintes fois exprimée ici, c'est qu'il n'y a pas de solutions idéales. Il y a des compromis. Et il y a même une multitude de compromis.

Chacun arbitre les solutions de l'équation en fonction de ses contraintes ou des éléments qui l'entourent (dont les croyances !).

Pour moi, je suis parti par nécessité (physiquement très diminué, même si j'ai un peu récupéré depuis) sur une base de "sans travail", sous-entendu sans travail physique astreignant répétitif, que je devrais plutôt résumer en : "sans travail physique lourd dès qu'il fait un peu chaud" [mon insuffisance cardiaque fait que je dégouline tout de suite, le coeur s'accélère dès qu'il doit faire deux ou trois choses en même temps : digérer et travailler, penser et travailler, thermoréguler et travailler et penser...].

Et puis, par jeu, mais aussi parce que je mes suis rendu compte que nombreux sont les gens ayant une vie pressée, donc "pas le temps". Ils commencent, tout feu tout flamme, par un beau week-end de début mai, par "retourner" leur jardin, acheter des plantes et des graines pour une belle somme, et puis la vie les happe. Tout cela finit en quasi-friche. Et on dépense beaucoup, pour acheter finalement des légumes médiocres dans un supermarché... Ou du "bio", malgré ses limites (quand on ne les ignore pas !), à prix plus élevé.

Je me suis donc dit que mon approche pouvait aussi intéresser ces personnes...

Donc, pour moi, construire ces buttes, même si ça marche, c'est "hallucinant". Exit...

Faire un vrai compost, trop astreignant. Même si ça marche. Exit. Même si je veille à ce que toute matière organique revienne au jardin : en partie, directement en surface (par ex, quand je récolte un choux ; les feuilles sont coupées sur place et dispatchées) ou après un stockage dans des "cages en bois aérées", pour les disséminer sous le foin au printemps (déchets de cuisine, fruits gâtés, pied de tomate que je viens d'arracher). Ce deuxième point est une sorte de pré-compostage simplifié. Les 4 cages migrent chaque année. [NB : ce sont aussi des abris à campagnols, qui logent en-dessous, à l'abri de tout et nourris par le dessus ; donc problème à gérer !]

Il est évident que les buttes, vu la concentration de matière (épaisseur du sol "construit"), vu les apports massifs de matière organique à décomposition assez rapide (assimilables à des déchets verts), vu les apports ligneux (bois) favorisant les champignons, mycélium et mycorhizes, cela ne peut que marcher !

Je peux imaginer qu'il y a une petite intensification par rapport à la surface cultivée [mais il y a, comme chez moi, des "surfaces annexes" produisant ces éléments], là où mon approche est plutôt une extensification [si je prends justement en compte les surfaces extérieures au jardin nécessaire à la production de foin - je voudrais quantifier cela, l'année prochaine, pour pouvoir être plus clair dans un bilan global].

Cependant, mais à ce jour cela n'est qu'un pari, je pense que pour la grande majorité des légumes, j'arriverai, sous 3 ou 4 ans, à avoir un des rendements surfaciques équivalents à ceux des buttes. A plat. Je peux vous faire des photos de certains légumes dans ma prairie convertie il y a 2 ans seulement.

Car entre en jeu un autre facteur limitant : la surface de captage de l'énergie solaire. Une fois que toute l'énergie solaire est captée, une fois que le sol fournit eau et éléments nutritifs en quantité suffisante pour convertir cette énergie en biomasse le plus efficacement possible, sans "frein", la concentration de fertilité dans la butte ne sert plus à rien. C'est un peu comme si dans une usine, on stocke tous les matériaux nécessaires mais que le branchement électrique limite le nombre de machines... La production n'augmente plus.

C'est même le premier facteur de production, au point qu'on l'oublie !

Enfin, je l'ai évoqué plus haut dans une discussion qui a un peu mal tourné : je pense qu'enfermer de la biomasse fermentescible sous des couches imperméabilisantes, c'est prendre le risque de déclencher une méthanisation (partielle, bien sûr). C'est controversé, mais c'est mon avis.

Je n'ai pas trouvé d'étude sur la fermentation dans ces buttes, et les flux gazeux qui en résulte. Je pense que personne ne veut y voir clair, tant la culture en buttes est devenu une mode...

J'ai trouvé une thèse qui mentionne clairement cette méthanisation au coeur d'andains de compostage (compostage industriel), brassés comme il faut. Mais, il est vrai, plus épais. Je peux donc juste affirmer que dans des tas épais, même bien brassés, des phénomènes de méthanisation peuvent avoir lieu.

Le bois (lignine) ne pose aucun problème : la lignine traverse un méthaniseur et n'est pas attaquée par les bactéries méthanogènes. Les champignons ne sont pas méthanogènes. Donc enterrer du bois ne me pose pas de problème, en revanche. Si ce n'est le travail !

En revanche, je n'enterrerais pas de matières organique fermentescible : matières dites "vertes" (tontes) mais aussi matières dites "brunes" (cellulosiques). Les bactéries méthanogènes se développent sans problème sur la cellulose : paille, foin, fumier... [le fumier est un des meilleurs "aliments" pour un méthaniseur].

J'ai donc des réserves "écologiques", sans pouvoir le prouver toutefois, sur le fait d'enterrer ces matières organiques fermentescibles. Par prudence, et pour cette raison en plus du travail, je ne le ferais jamais.

J'ai même vu des vidéos avec des gens qui construisent des buttes avec des bordures en béton, remplies de déchets organiques sur quelques branches / troncs. A mon avis, une catastrophe écologique... Je serais tenté de dire : "c'est n'importe quoi !"

Voilà. A BiObernai, des passants m'avaient interrogé là-dessus [il y avait ausis un "keyhole" en animation ; beaucoup de visiteurs étaient passés de 'un à l'autre]. Voilà en gros ce que j'ai répondu.

A prendre comme une réflexion. Chacun ses convictions. Je ne voudrais dissuader quelqu'un de pratiquer différemment de la façon dont je le fais. Comme dit en introduction : il y a 36 solutions à l'équation que pose le système "jardin". Chacun fait des arbitrages sur les priorités qu'il donne à tel ou tel élément. Au final, c'est ce qui fait les différences.

Je n'ai pas encore regardé la vidéo sur le P. Mais ce post est déjà assez long !
Dernière édition par Did67 le 02/11/15, 12:34, édité 1 fois.
0 x


Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8694

Message non lupar Did67 » 02/11/15, 12:26

moinsdewatt a écrit :
Intéressant cette expérience.
Vous faisiez quoi exactement au Tchad ? Vous êtes dans le métier agricole ?


Oui. Très intéressante. Et extrêmement dure. Climatiquement (le centre du Tchad où je vivais sans électricité et sans clim est une des régions les plus chaudes d'Afrique). Politiquement (c'était sous Hissen Habré ; je travaillais dans une zone de rébellion). Techniquement (pauvreté extrême - on sortait des sécheresses du début des années 80 ; il faut se creuser un peu si, dans une démarche participative, on veut "améliorer les systèmes de production" du "point de vue des paysans" - et non parachuter des "éléphants blancs"; en gros, sans intrants, à coût zéro pour les populations ! Cela a parachever de cultiver mon coté "rebelle aux idées toutes faites" ou "aux évidences à la con...").

Je n'ai jamais voulu "impressionner" les lecteurs ni par ce que j'ai fait (même si, lors de mon infarctus, la nuit où j'ai été entre la vie et la mort, j'étais arrivé, au petit matin, à la conclusion que j'avais eu une belle vie, une très belle vie - donc que je pouvais aussi partir !).

Ni par mes diplômes. Je suis agronome de formation, sorti des "grandes écoles" comme on dit - terme que je déteste ! - et j'ai travaillé "autour" de l'agriculture : conseiller, formation...

Mais je suis surtout fils de paysan / bûcheron / jardinier très pauvre. L'essentiel de ce que je suis tient à ces racines.

Voilà pour répondre. Sans culte de la personnalité, j'espère. Sans ta question, je n'aurais pas voulu aborder ça. Mais, après 5 mn de réflexion à savoir si j'allais répondre, je me suis dit qu'après tout, je n'ai pas non plus à en avoir honte !

[PS 1 : je suis bien conscient que le fait d'être agronome n'est pas en soi un plus ; ils ont tellement raconté de conneries ; tellement défendu des "systèmes" non durables... j'ai donc plutôt tendance à cacher ce titre, que j'ai pourtant !]

[PS 2 : ce parcours éclectique me vaut aujourd'hui d’espérer une retraite de 1 200 euros environ ; la décroissance heureuse à laquelle je me prépare depuis des années est aussi un besoin ; j'ai l'impression que j'y arrive plutôt bien ! En toit cas, mon jardin me nourrit bien et nos dépenses alimentaires ont chuté drastiquement]
Dernière édition par Did67 le 02/11/15, 12:40, édité 2 fois.
0 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8694

Message non lupar Did67 » 02/11/15, 12:37

Un point tout de même pour aller dans le sens de highflyaddict : si beaucoup de gens "n'ont pas le temps", d'autres payent cher un abonnement dans une salle de gym !

Il n'est alors pas du tout idiot de recourir à des méthodes beaucoup plus astreignantes physiquement et faire de l’exercice dans le jardin.

C'est encore un exemple de "facteur" pour lesquels l'arbitrage des uns et des autres ne sera pas du tout le même !

Je fais aussi des "exercices", mais beaucoup plus soft : hacher mon, BRF, le transporter, couper / ramener les branches, etc...
0 x

moinsdewatt
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 5109
Inscription : 28/09/09, 17:35
Localisation : Isére
x 552

Message non lupar moinsdewatt » 02/11/15, 13:12

Did67 a écrit : ......Ni par mes diplômes. Je suis agronome de formation, sorti des "grandes écoles" comme on dit - terme que je déteste ! - et j'ai travaillé "autour" de l'agriculture : conseiller, formation...

Mais je suis surtout fils de paysan / bûcheron / jardinier très pauvre. L'essentiel de ce que je suis tient à ces racines.

Voilà pour répondre......


Merci beaucoup pour la réponse.
Vous n' êtes donc pas seulement un ''jardinier potagiste'' génial.

Moi je ne suis qu' un potagiste très amateur qui a pas le temps d'en faire davantage à cause des contraintes de son boulot à 100 lieux des plantes et légumes ..... (dans l'électronique, à faire un boulot qui l'intéresse de moins en moins .... et dont la finalité est questionable ....)
0 x

Macro
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 7711
Inscription : 04/12/08, 14:34
x 2490

Message non lupar Macro » 02/11/15, 13:34

Justement Did j'en revient a ton BRF...Je vais bientot tailler mes 11 tilleuils les plus grosses rames font entre 3 et 4cm de diametre penses tu qu'un broyeur comme le tient est capable de s'en occuper? sans avoir a tout reduire en "paille" avant...car je compte investir dans un broyeur a vegetaux . Je comptais en prendre un comme le tient mais je cedes au muses de la rentabilité (je n'ai pas trop envie de passer 3 semaines a broyer mes branches) en m'orientant vers un truc thermique un peut plus puissant...Mais je ne lis pas que du bien des broyeurs thermiques dans mes budgets.. Par chez moi il s'en trouve un presque neuf (un MTD465/55) pour la moitié de son prix magasin..soit le prix de ton bosch dont la faible contenance de bac (53 litres) me fait peur..Car quand je commence a tailler les tilleuils chez moi ca a vite fait de representer plusieurs m3 de broyats...
0 x
Venge avec ta réussite. puni avec ton absence. Tue avec ton silence . Gagne avec ta joie de vivre

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8694

Message non lupar Did67 » 02/11/15, 13:46

moinsdewatt a écrit :
''jardinier potagiste'' génial.



Non ! Là, tu exagères. Et cela me gène...

Curieux. Pas très orthodoxe. A la recherche d'une cohérence. Provocateur... Etc... Oui, ça je pourrais l'entendre.

Le français est une langue qui souffre, dans le magam médiatico-commercial de nos jours. Tout est "extra", le plus minable des jambons que tu mets dans ton sandwich. Le plus insipide des beurres. Ou la plus nulle des confitures - si tu es plutôt "sucré"...

Réservons le mot "génial" à de vrais génies. Certains artistes par exemple. Ou, nécessairement, Nelson Mandela. Ou Gandhi avant lui. Ou Martin Luther King. Ou, même si je suis loin d'être gaulliste, le De Gaulle de 1940...
0 x


 


  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message

Revenir vers « Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 130 invités