Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Message non lupar Did67 » 27/10/15, 17:44

jpg43 a écrit :... au milieu du territoire des campagnols ce qui m'arrange bien d'ailleurs. Ces poils sont très gris ce pourrait être des poils de mulots souris musaraignes (dommage)l le campagnol étant plutôt roussâtre.

JP


Je reviens un peu sur le sujet.

Je poursuis ma lutte pour limiter la population de campagnols terrestres (rats-taupiers).

Dans la jardin, la situation est relativement sous contrôle. Mes céleris sont intacts. Comme les rutabagas. Ou les navets. L'autre jour, j'ai "perdu" un chou (sur je ne sais plus combien...) ou encore une chicorée "pain de sucre" (sur une rangée).

C'est donc une situation que j’appellerai "sous contrôle".

Au prix d'un coup d'oeil quotidien sur mes 3 pièges.

Je constate que j'en ai surtout un qui est efficace : c'est celui qui est planté dans une galerie dans ma ligne de persil (qui reste très très belle). Là, je fais régulièrement mouche !

J'ai deux autres pièges que j'essaye de placer entre deux monticules "actifs", l'un juste au bord du jardin, l'autre dans la prairie à coté du jardin. Et là, ces pièges sont très souvent déclenchés mais il n'y a que la terre dedans.

J'en suis arrivé à la conclusion suivante, dont j'ai dérivé ma stratégie de lutte pour l'année prochaine :

a) le campagnol est "fou" de persil (un peu âgé, le persil développe une racine charnue ; le goût doit particulièrement lui plaire) ; il l'aime plus que le céleri (intouché juste à coté) ou que le rutabaga (la littérature dit qu'il en raffole ; c'est pour ça que j'en ai semé ; chez moi, il préfère le persil).

Quand il vient manger, il utilise toujours les mêmes galeries, sans les "creuser". Et il tombe dans le piège (si celui-ci est en place et armé ; pas de lumière - bien boucher le tour).

b) en revanche, entre deux monticules "actifs", le campagnol est au travail : il creuse de nouvelles galeries, pousse la terre devant lui, ce qui déclenche le piège sans qu'il soit dedans ; il y réchappe ; et il faut être patient : nettoyer, remettre, et ainsi de suite... Un des pièges s'est déclenché au moins une demi-douzaine de fois, sans succès. Puis, aujourd’hui, enfin, cela a marché. L'autre s'est déclenché une dizaine de fois. Sans succès jusque là !

Je pense donc qu'il faut placer le piège entre deux monticules "assez anciens" (quelques jours / semaines) . Là, le campagnol circule, mais n'est pas en train de "construire" ses galeries...

Ma stratégie, pour l'année prochaine, est donc simple :

a) semer du persil tout autour du jardin ; cela fera une "bordure" ; la biomasse servira de couverture de sol...

Et ce sera mon rempart anti-campagnol : j'observe tous les jours. Au premier signe de flétrissement, je saurais qu'à cet endroit, c'est le garde-manger.

Là, le piège fera mouche une ou deux fois par jour...

b) à l’intérieur de ce rectangle, je mettrais quelques lignes ou quelques bouts de ligne, dispatchés à droite, à gauche.

J'espère ainsi faire le "vide sanitaire" dans le jardin, le premier rectangle servira de "remparts". J'espère débarrasser la zone de campagnols. Je dis bien "j'espère..." !!!

J'ai commandé 3 pièges "supercat" (le modèle en plastique). Pour voir s'il y a une différence d'efficacité...
0 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Message non lupar Did67 » 28/10/15, 19:30

Jethro Tull ?????????

Avec ça, je vais "teaser" les vieux rockers, j'espère !

Mais vous allez voir que je vais raccrocher çà à mon approche du jardinage....

Allez, on va laisser macérer ça un jour ou deux...
Dernière édition par Did67 le 29/10/15, 09:27, édité 1 fois.
0 x

Avatar de l’utilisateur
1360
Bon éconologue!
Bon éconologue!
Messages : 447
Inscription : 26/07/13, 07:30
Localisation : Suisse
x 36

Message non lupar 1360 » 28/10/15, 19:53

????
0 x
A trop vouloir rentrer dans le moule, on finit par ressembler à une tarte.

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Message non lupar Did67 » 29/10/15, 09:21

Eh oui !

Je développerai le lien entre Jethro Tull et mon approche du jardinage !

Il fait un temps de feu aujourd'hui. Je crois que je vais faire une promenade "photographique" !!!

Le principe du teasing, c'est d'attendre un peu la réponse...
0 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Message non lupar Did67 » 29/10/15, 22:33

Je pourrais changer de pseudo et m'appeler Hortège Lutte ?

Vous ne voyez pas ?
0 x


Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Message non lupar Did67 » 29/10/15, 22:44

Pour rester sérieux, cette photo de la table qui se préparait ce soir, sur la base de la cueillette de cet après-midi :

Image

La quantité de framboises, c'est parce qu'on n'avait pas récolté depuis plusieurs jours. Elles s'étaient conservées sur pied.

Les fraises, c'est bien sûr pour l'anecdote, mais sans serre, sans tunnel, en Alsace, un 29 octobre à 340 mètres, c'est tout de même étonnant !

Les gojis, c'est une des premières récoltes. Ils ont du mal à murir.

C'est peut-être un très bon anti-oxydant, mais au goût, c'est pas fameux !

Et ils sont extrêmement sensibles à l’oïdium. Pour une deuxième année, j'ai tenté le diable, sans traiter, mais les feuilles sont toutes blanches... Comme l'an dernier.

Juré, l'année prochaine je traite au soufre.

Contrairement au cuivre, le soufre est un élément utile pour les plantes et les organismes vivants. J'évite autant que possible dans le jardin, en raison de mon souhait de stimuler l'activité des champignons et des mycorhizes. Même si, en général, les sols sont carencés en soufre et si de faibles apports se traduisent positivement sur le développement de la végétation.

Mais les gojis sont de toute façon en haie, en dehors du jardin.

Donc l'année prochaine, à partir du retour de l'humidité durant la deuxième partie de l'été, traitement des gojis au soufre micronisé.
0 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Message non lupar Did67 » 31/10/15, 14:23

"Supercat"

Les pièges "Supercat" de chez Swissinno sont arrivés :

Image

Celui de gauche est armé. On voit bien la "fourchette", au milieu du trou, qui sert de déclencheur.

La manette, sur le dessus, forme alors un petit "drapeau" visible à distance. Qu'on voit bien sur celui du milieu, également armé, mais tourné d'un quart de tour.

Une fois le piège déclenché, cette manette est "descendue" (à droite).

La première impression est très favorable : fabrication sérieuse et soignée (c'est tout de même du suisse !), le mécanisme semble efficace (sensible), la petite manette qui dépasse permet de voir tout de suite si le piège s'est déclenché ou non...

Et c'est donc 3 fois moins cher que le piège "Topcat", en inox, présenté quelques dizaines de pages plus haut.

Je vais de ce pas passer aux essais "sur le terrain" pour voir l'efficacité. La durabilité (est-ce que la fourche, au milieu, va résister longtemps ?) ne pourra, elle, se juger qu'à long terme...

Pour les lecteurs qui n'ont pas lu tout ce qui précède, un résumé.

a) Pour jardiner sans rien faire question travail du sol, il faut couvrir le sol en permanence

b) Le "mieux", selon mon expérience, c'est le foin [mais d'autres "'paillages" ont le même effet "anti-adventices"... avec quelques inconvénients "agronomiques" cependant ]

c) Ce "paillage" offre un gîte des plus favorables au campagnol terrestre (ou rat-taupier), qui par ailleurs est un gros prédateurs de légumes racines (céleri, carottes, betteraves...) pouvant aussi, en hiver, ravager les racines des arbustes et arbres au point de les tuer...

Un gîte confortable, le protégeant de ses prédateurs, et de la nourriture en abondance : conditions réunies pour que pullule une espèce qui peut faire 3 générations en une saison, à raison de 7 ou 8 petits... Donc un couple au printemps peut "générer" une petite centaine de campagnols à l'entrée de l'hiver ! Sans contrôle, il faut renoncer au jardinage et les laisser crever de leur propre mort, par froid, par famine, par maladie, par prédation...

C'est un des inconvénients majeurs de cette façon de jardiner. Rien n'est décidément jamais idéal en ce bas monde...

d) Il faut donc pratiquer une lutte efficace, notamment dans les zones géographiques où ce prédateur (ou ses cousins !) est bien établi. N'en déplaise aux âmes sensibles...

Le piégeage est la seule méthode ayant donné des résultats probants chez moi.

Bien que j'ai, dans l'entourage, des bosquets ; bien que j'ai observé des rapaces ; bien que je jouisse d'un environnement des plus naturels, sans cultures intensives, sans traitements, et même lorsque j'avais chien et chats, ces campagnols pullulaient [mon chien, plein d'optimisme, me faisait des trous partout, mais je ne pense qu'en plusieurs années, il n'a été efficace qu'une seule fois !]

Depuis, j'ai choisi de leur offrir une nourriture appétissante (il adore les racines charnues que forme le persil après quelques mois !) et de le piéger sur ces points d'attaque... Avec succès. Parfois, en 3 ou 4 jours, au même endroit, j'en ai éradiqué jusqu'à 7...

Jusque là, avec les pièges Topcat.

Pour le Supercat, je vous dirai si l’efficacité est comparable !
0 x

Avatar de l’utilisateur
Did67
Modérateur
Modérateur
Messages : 20362
Inscription : 20/01/08, 16:34
Localisation : Alsace
x 8695

Message non lupar Did67 » 01/11/15, 12:25

Jethro Tull vs Hortège Lutte...

Allez, je ne vais pas laisser 1360 dans le doute plus longtemps (peut-être sur ma santé mentale ???).

Jethro Tull est un groupe de rock assez connu, qui tourne encore (en ce moment, la tournée mondiale - elle est passée par Paris - de leur 40ème anniversaire). Tout est sur leur site. Je ne suis pas un fan féroce, je préfère vous prévenir.

Ce n'est que subrepticement, par un chemin détourné, que je suis tombé sur le nom !

En passant, je me demande vraiment comment certains groupes de rock "inventent" leur nom. Les scarabées [Beatles] ont fait fureur. Les pierres roulantes [Rolling Stones] n'ont pas amassé la mousse, mais pas mal de blé ! Ten Years After a précédé de longtemps les "Dans 10 ans..." de Bruel...

Et donc Jethro Tull.

Le vrai.C'est un agronome de la fin du 17ème et de la première moitié du 18ème siècle.

Il est considéré comme ayant été un des "inventeurs" de la révolution agricole du 17ème en Angleterre, en ayant inventé un semoir mécanique à traction équine, ainsi que d'une manière générale, promu et développé des appareils à traction équine : cultivateurs, charrues...

On peut donc considérer qu'il est à l'origine d'un vaste mouvement de modernisation de l'agriculture, basé sur la mécanisation du travail du sol par la culture attelée (le cheval, plus puissant, remplaçant vaches et bœufs).

Il croyait fermement que c'est la terre qui nourrissait les plantes (et non pas les éléments nutritifs qu'elle renferme - dont il n'avait pas connaissance). Il était donc tout à fait logiquement convaincu qu'il fallait la travailler très finement, la "pulvériser" en quelque sorte pour que les plantes l'absorbent plus facilement. Il développe, complètement à tort, des théories comme quoi les plantes "mangent" la terre fine.

Il sera contre les apports de fumier, comme contre les jachères...

Il eut, d'une certaine façon, de la "chance", car ses observations corroboraient - au moins en partie, et seulement dans un premier temps - sa théorie : la terre mieux travaillée produisait effectivement plus !

Dans un premier temps.

Mais l'explication est tout autre : une terre peu ou pas travaillée pendant des années, des siècles, quand on la travaille intensément, va bénéficier d'un effet positif de l'aération du sol, de la mobilisation des matières organiques accumulées pendant de longues années. Travail et aération du sol conduisent à intensifier la minéralisation de la matière organique du sol, libérant des éléments nutritifs utiles aux plantes, sur la base d'un "vieux stock" accumulé durant des années, des siècles...

Mais cela se fait au détriment de la vie du sol, qui a constitué cette richesse, ce stock. Et cela Tull l'a totalement ignoré...

Quelques-uns de ses fervents "supporters" [Henri-Louis Duhamel du Monceau en France ; Michle Lullin de Chateauvieux en Suisse ; John Mills en Angleterre] se distancieront ensuite, observant bien que la "pulvérisation" du sol n'augmentait pas sa fertilité.

Dans une seconde phase de la modernisation, cela sera masqué par la disparition de la jachère, et l'introduction des cultures fourragères, dont les légumineuses. Cela va conduire, bien avant l'invention des engrais, à une augmentation du stock d'azote dans le sol, dont on sait que c'est l'élément majeur en matière de croissance des plantes.

L'association de la culture et de l'élevage, va aussi permettre une intensification, avec le retour du fumier sur les parcelles...

Dans une troisième "révolution", le remplacement du cheval vivant par les chevaux vapeurs un siècle et demi plus tard va exacerber ce phénomène de travail du sol (c'est l'apogée du labour profond, permis par la puissance des engins ; sa généralisation à toutes les surfaces et sa répétition seront permises par la vitesse : l'unité de surface a longtemps été le "journal", environ 20 ares, soit la surface qu'un laboureur pouvait labourer avec une paire de bœufs en une journée ; cette surface sera "explosée" avec le tracteur) et donc de minéralisation de la matière organique, malgré les apports...

On va "inventer" la nutrition minérale (engrais), ce qui permettra de compenser la part fournie par la minéralisation des matières organiques, en diminution, et par les "cycles naturels" du sol. Et donc d'augmenter les rendements, sans avoir "besoin" de la vie du sol... Le sol est de plus en plus réduit à un simple support, une sorte de "laine de verre" dans laquelle on apporte ce dont la plante a besoin...

La fragilisation des végétaux, se développant dans un contexte moins équilibré, plus "stérile (il n'y a plus d'équilibres naturels dans le sol), sera combattue par des traitements à base de pesticides (naturels d'abord - soufre, sulfates, nicotine, voire dérivés du cyanure ! - ou, de plus en plus, synthétiques).

L'agriculture sera entrée dans une "externalisation" dramatique des principales fonctions naturelles, désormais confiées aux entreprises chimiques du secteur agronomique (BASF, BAYER, CIBA-GEIGY, DuPONT de Nemours, Monsanto...).

Le bilan énergétique de l'agriculture s'effondre... Il y a un siècle et demi, 100 % de la nourriture et des moyens pour la produire (hommes, chevaux, bœufs, ânes...) provenaient, "énergétiquement" parlant, de l'énergie solaire...

Et au bout du bout, les agriculteurs, coincés entre le consommateur qui veut consommer pas cher (surtout des produits industriels, des Iphone, des voitures..., des loisirs...) et l'industrie, finissent par être confrontés à un bilan financier désastreux (pour la majorité), dont nous avons vu quelques soubresauts cet été...

Pour en revenir à Jethro Tull et la "modernisation" de l'agriculture qui a suivi, les effets négatifs resteront masqués pendant très longtemps, si ce n'est que certains agronomes, depuis une quarantaine d'années, s'alarment de la perte de matières organiques des sols, avec pour conséquence un manque de stabilité, une augmentation de la puissance mécanique nécessaire et la généralisation de phénomènes d'érosion que chacun peut voir juste en circulant les yeux ouverts, en bas des parcelles en pente au printemps... Il est erroné de penser que cela a toujours existé [sinon, en quelques centaines d'années, on aurait eu des rochers nus en haut des pentes !]...

Voilà donc, en très résumé.

Beaucoup de "puristes" ou de chipoteurs risquent de me tomber dessus, car, en effet, on ne peut décrire 250 ans d'agriculture sans ultra-caricaturer les phénomènes, bien plus complexes.

Mais voilà comment je m’explique cette "croyance" si fortement ancrée que le travail du sol est indispensable, alors qu'à l'évidence, il n'en est rien.

Je l'ai déjà écrit : cela est surement entré en "résonance" avec notre "philosophie" d'inspiration chrétienne, selon laquelle tout doit se justifier par un effort et que toute jouissance gratuite est un péché.

En somme donc, pour conclure sans être trop long : je me découvre comme un anti-Jethro Tull (à l'envers donc orthej lutt, transformé, pour rigoler, en Hortège Lutte !).

Je suis impressionné, à la réflexion, sur le "poids" de ces idées, qui marquent encore l'essentiel de nos pratiques, de nos livres "classiques" [type Guide Truffaut] aujourd'hui...

Je comprends mieux que les gens doutent, quand j'explique ma façon de faire... Tellement le travail du sol est bien ancré ! On ne jette pas facilement deux siècles et demi de culture...

Mais je n'ai rien contre le rock !
Dernière édition par Did67 le 01/11/15, 16:56, édité 4 fois.
1 x

Avatar de l’utilisateur
highfly-addict
Grand Econologue
Grand Econologue
Messages : 757
Inscription : 05/03/08, 12:07
Localisation : Pyrénées, 43 ans
x 7

Message non lupar highfly-addict » 01/11/15, 14:29

Les puristes, chipoteurs et autres pisse-froid n'auront pas grand chose à ajouter !
Bravo Did pour ce résumé ! Parfait complément théorique à ton approche pratique, encore merci pour ce fil !

En passant, je confie aux lecteurs une expérimentation personnelle de cette année :

Si l'azote est un élément déterminant pour la croissance des plantes, il n'est pas le seul .... et mon sol se révèle carencé en phosphore libre(sol argileux hydromorphe, ancien champ à céréales, agriculture "conventionnelle" débile ...).

Je pratique la culture sur BREF en buttes de 10 m de long (complétées par de la vase de ma mare aux canards et par un peu du fumier de mes poules), ça fonctionne très bien ma foi.

Mais, cette année donc, j'ai décidé d'enfouir deux os à moelle crus par butte (un à chaque extrémité) et les résultats sont .... superbes (désolé pas de photos dispos).
Le mycélium présent dans les buttes se charge du transport et de la distribution des minéraux.

Voilà, c'est rien à faire et ça rapporte gros !
0 x
"Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes" BOSSUET
"On voit ce que l'on croit" Dennis MEADOWS

janic
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 21539
Inscription : 29/10/10, 13:27
Localisation : bourgogne
x 4679

Message non lupar janic » 01/11/15, 14:59

did67 bonjour
tu peux ajouter ou rappeler que le remembrement avec élimination des haies a accéléré l'érosion et l'augmentation des traitements insecticides par disparition des niches de prédateurs de ces insectes en question. Ainsi que de la protection au vents qui dessèchent les sols!etc...
0 x
« On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres: mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison » Henri Poincaré


 


  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message

Revenir vers « Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 15 invités