Christophe a écrit :
Ne mélange pas tout stp, j'ai pas critiqué le fait qu'ils prennent une marge !!! Je constate le fait qu'ils en font une sur tout leurs produits, comptes obligataires compris et donc qu'ils margent sur la dette des états ! Et ce sont les seuls, sauf autres intermédiaires, qui margent sur la dette ! Point barre! Les banques n'ont aucun intérêt à résoudre le problèmes des dettes publiques !! C'est un de leur fond de commerce, probablement un des plus juteux car très durable !!
Oui.
Par
définition, une banque c'est un intermédiaire financier qui "encaisse" l'argent de ceux qui font des économies et qui le prête à ceux qui font des dettes.
Normalement, pour ce service rendu, ils prélèvent un taux d'intérêt sur le capital prêté, intérêt qui leur sert à 3 ou 4 choses : verser éventuellement une rémunération à ceux qui leur mettent l'argent à disposition (comptes rémunérés - livrets, emprunts auprès de sbanques centrales, dividendes pour de sobligations émises, etc...), payer à la place de ceux qui ne remboursent pas (impayés), couvrir leurs frais réels (l'agence, l'électricité, le téléphone, la pub) et... faire un profit.
Donc un banquier a absolument besoin de gens qui s'endettent sinon ils ne serviraient pas à grand chose.
A condition d'avoir des garanties (capital, hypothèques), il n'y a de meilleur client pour une banque que celui qui est toujours à découvert !!!
Donc oui, la logique du système est que les banques ont intérêt à ce que les états s'endettent ! C'est une évidence.
La marge est normale (si on admet le système capitaliste, la propriété privée et quelques principes du genre).
Que les banques arrivent, en tirant certaines ficelles, par le lobbying, par la collusion avec les pouvoirs en place, à obtenir de smarges abusives est une autre histoire. Dont on peut discuter.
Nénamoins, je rappelle que les taux d'intérêts payés par la France sont de l'ordre de 2,7 à 3 %, ce qui, "commercialement", n'est pas a priori un taux usuraire...
A mon avis, le grand tournant a été dans les années 80, lorsque la dette des différents pays a été de plus en plus entre les mains des banques privées (avec derrière, des fonds de pension, etc...). Avant, c'était beaucoup des "institutions" (Banque Centrale = planche à billet, avec l'or en contrepartie !).
Là, effectivement, il y a eu des dérives, et en même temps, le système s'est enfermé : si les états ne remboursent plus, on les étouffe (c'est pour éviter cela que les autres états empruntent à taux bas pour mettre cet argent à la disposition de la Grêce à qui on demande des intérêts très élevés qu'elle ne peut pas payer). Et si on ne rembourse, les banques se retrouvent en faillite et les citoyens trinquent quand même !