sicetaitsimple a écrit :
dans l'attente de la réponse de Didier ( qui fait à mon avis peu de doutes, il s'est déjà largement exprimé sur le sujet de matière organique ajoutée dans le trou de plantation), un avis personnel:
- il y a compost et compost, et je partage complètement l'avis de Didier sur le fait que le "compost" réalisé par la plupart d'entre nous en entassant au fil des apports des matières dans un bac ou en tas et sans vraiment nous en occuper produit au bout du compte un produit relativement médiocre. Mais c'est une façon "élégante" et peu coûteuse de ne pas encombrer nos poubelles et les déchetteries, c'est déjà ça.
- Malgré tout, même un "mauvais compost", s'il est incorporé superficiellement ce qui est le cas si tu le mélanges à la terre de comblement de la plantation de tes pieds de tomates, peut avoir un effet bénéfique sur les caractéristiques physiques très locales de ton sol, notamment sa capacité de rétention d'eau. Sur les apports en azote, bof si c'est un "mauvais compost".
Je rappelle les "fondamentaux", vu qu'apparemment ce n'est toujours pas clair :
- la matière organique, c'est de l'énergie solaire et des éléments chimiques
- dans le compostage, une bonne partie de l'énergie est "dissipée" ; la masse du tas est divisée (car C, H et O représentent 90 à 95 de la matière sèche de la matière organique mise à composter ; ils s'échappent - vapeur d'eau, CO² et chaleur)
- les autres éléments (qu'on peut appeler "telluriques" - ceux dont le cycles passe non pas par l'air mais par le sol), se concentrent donc ; puisqu'on le sait depuis Lavoisier : rien ne se perd, rien se crée
- ils sont rendus plus rapidement assimilable du fait de la "désorganisation" de la matière organique qui accompagne sa décomposition : une partie est "minéralisée" (on passe de la mat org initiale à du CO² qui s'échappe, du H²O qui s'échappe, et les éléments minéraux qui restent - bien qu'une partie puisse être lessivée sous le tas, où cela ne sert à rien, même si ce n'est pas perdu au sens de Lavoisier)
- dans le tas, en fin de cycle, une fois refroidi, avec l'énergie, des bactéries libres peuvent fixer un peu d'azote atmosphérique...
- en fin de cycle, les champignons commencent à former des substances humiques (pour une partie seulement de la mat org ; environ 50 % si le tas était équilibré)
Sauf qu'on court-circuite les organismes du sol et qu'on apporte une sorte d'engrais organique, le compots n'apporte donc rien.
La fixation d'azote sera plus efficace si on gave les organismes du sol en énergie.
Les mêmes minéraux seront libérés, plus progressivement certes.
Le C, H et O finit dans l'air, comme dans le compostage : la grande différence, c'est qu'ayant au préalable nourrit le "joyeux bordel" que sont les organismes du sol, tout le travail d'aggradation sera à son top. Si on ne veut pas travailler soi-même, c'est ce qu'il faut optimiser. Pas ce se focaliser sur le ^petit peu d'épices qu'est N,P et K !!!
Mais je pense que vous souhaitez vraiment encore travailler un peu ? Sinon, vous avez mauvaise conscience ou quoi ?