ahmed
Le processus n'est pas conscient puisqu'il se résume (si l'on peut dire!) à l'application de lois physiques.
Ainsi, une baignoire se vide en produisant un tourbillon (vortex) qui est une structure auto-organisée pour maximiser la vitesse d'écoulement, bien plus faible tant que le dit tourbillon ne se manifeste pas.
Excellent exemple , c’est la forme cylindrique qui favorise ce vortex. Avec une forme angulaire y compris l’évacuation, il ne se forme aucun vortex. Les experts de ce site en mécanique savent que l’admission d’air dans un cylindre n’est pas à vortex, pour le provoquer il faut lui imposer cette forme de courant. Donc c’est un processus conscient puisqu’imposé par le motoriste.,. C’est donc bien une application des lois physiques par une intervention extérieure qui l’initie.
Mets un cylindre en haut d’une pente, s’il n’est pas retenu, il roule vers le bas : lois de la physique. Mets le même cylindre en bas de cette même pente, il ne la remontera pas pour les mêmes raisons de la physique. Mais si tu y ajoutes une intervention extérieure, tu peux lui faire remonter cette pente en opposition aux lois de la physique précédentes.
Nulle intention n'est cependant nécessaire au surgissement de ce processus. De même, l'eau d'une casserole se met à produire des courants convectifs ou cellules de Bénard dès que la quantité d'énergie reçue dépasse un certain degré, toujours sans intentionalité... Même chose pour les grands courants océaniques ou aériens qui parcourent la planète...
Mauvais raisonnement, car tu ne considères
QUE des lois physiques,matérielles, qui te donnent raison, en partie.
Mon exemple favori de l’automobile ( ou de tes cathédrales) contredit ton raisonnement. En effet en se limitant aux matériaux mis en œuvre (elle s’appliquent comme en stratigraphie, par exemple) mais même en attendant des siècles aucun de ces matériaux et matériels ne s’auto assembleront pour former une auto, un avion, une fusée, un navire, ceux ci ne le peuvent qu’à partir d’une intentionnalité externe.
La vie, elle-même, découle de ce grand principe physique de dissipation maximale de l'énergie et c'est même son emballement du fait de la civilisation thermo-industrielle qui constitue le plus grand problème actuel.
Toujours le même mélange entre l’eau et le feu. Personne ne connaît quoique ce soit sur l’apparition de ce que l’on appelle le vivant et non l’animé. La question n’est donc pas de savoir si les lois de la physique(actuellement connues) sont applicables au vivant mais bien l’instant zero (comme le big bang en astrophysique) dont tout le reste découle. Pas de réponse à ce moment initial, tout discours qui s’ensuit est biaisé.
Rien de tout cela ne s'oppose au concept d'un dieu (je mets une minuscule pour te faire plaisir!),
Je ne suis pas à l’origine des règles de grammaire, en français pour le moins. Donc petit « d » grand « D » c’est juste une question de culture. A une époque , pas si lointaine, mettre un petit « d » au lieu d’un grand aurait justifié d’être mis à mort comme étant un blasphème vis-à-vis de ce grand D.
Mais comme le nom de dieu YHWH est imprononçable, on substitue à ce terme généraliste dieu ,( sa fonction) à celui d’Être et donc avec la majuscule D, qui depuis est considéré comme une référence à ce Dieu (YHWH),. La encore, comme il y a autant de Dieu que les humains peuvent s’en fabriquer (polythéisme paien) cela en donne un gloubi boulga sans fin.
Or même utiliser ce mot dieu ramène instinctivement à un discours de type religieux que même les anti-dieu ne manquent pas de s’en servir comme s’ils y connaissaient quelque chose, tel ton protégé.
D’où l’expression plus neutre de dessein intelligent utilisable par des croyants comme des incroyants
par exemple celui de Spinoza me semble tout à fait Janicocompatible et me convient également...
Intéressant ce Spinoza, très orientalisé d’ailleurs, mais il ne me convient pas complètement. En effet il lie l’auteur et l’œuvre comme n’étant qu’une seule et même chose, ce qui se défend sur le plan philosophique, mais pas sur le plan matériel. En effet une œuvre peut durer très longtemps, alors que son auteur sera mort depuis longtemps lui aussi. Ou son inverse l’auteur toujours vivant et son œuvre détruite. Donc il y a bien une dissociation réelle entre les deux, ce que Spinoza ne reconnait pas sans pour autant pouvoir le démontrer. Mais là encore, il faut resituer le personnage dans son contexte culturel et socialo-politique.
C’est ce que fera le pagano-christianisme en déifiant le « messie » Jésus.
« On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres: mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison » Henri Poincaré