Elec a écrit :Ma conviction est que nous n'avons pas de temps à perdre avec les demi-solutions.
Je pense que sur ce point nous sommes parfaitement d'accord.
C'est précisément pour cela que le discours que j'ai dénoncé plus haut et qui veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes me donne des boutons.
J'ai mal lu le commentaire du tableau et la réalité est encore plus troublante.
La première colonne du tableau (VE avec éolien) exprime que cette solution supprimerait toutes les émissions de CO2 d'origine automobile.
JACOBSON compte donc pour ZERO les émissions liées au cycle de vie des batteries.
Pour info, très récemment, un des responsables VE de Mitstubishi indiquait que ramené au km parcouru, ce cycle correspondait à 41 g de CO2 par km (vu personnellement à la télé et relevé dans le sujet suivant ( transports-electriques/mitsubishi-miev-electrique-emissions-de-co2-41-g-par-km-t6280.html )
Mais là n'est pas la question. Hormis le cas des gens qui rouleront avec l'électricité qu'ils ont eux même produite (avec les contraintes évoquées plus haut), les voitures rouleront de fait avec le "mix-courant" planétaire. Sa teneur en CO2 pour les 10 ans qui viennent (par exemple) est parfaitement prévisible et n'a rien à voir avec le scénario JACOBSON.
Si la voiture posant devant les éoliennes avait été une micro-voiture électrique, je n'aurais pas réagi de la sorte, peut-être aurais-je même applaudi !
Quand à la prévision de couverture de production électrique en Californie en Juillet 2016, c'est intéressant, mais j'en suis désolé, c'est tout sauf une démonstration. Des projections comme ça n'importe qui peut en faire sur n'importe quoi.
Tu me diras que d'ici 2016 les Californiens ont le temps de dresser le vent pour qu'il se lève comme un bon petit soldat dans l'après-midi et réflechir aux autres oèriodes de l'année.
Le chiffre que j'aimerais bien avoir est la puissance installée (ou consommée) actuelle afin d'apprécier le type de scénario qui est envisagé.
Il est bien évident que nous aurons à faire feux de tout bois et même plus, c'est à dire d'inverser la donne et caler notre consommation sur la production et non l'inverse qui parait être la norme actuellement.
Mais pour se donner quelques chance de basculer vers une proportion significative puis exclusive de renouvelable, il faut que notre besoin global diminue fortement.
Les projections de développement des divers moyens de productions renouvelables associées aux réduction de fossile à réaliser (facteur 4) montrent bien cela.
C'est pour cela que toute action qui ne contribue pas à réduire d'abord le besoin avant d'envisager un moyens alternatif pour le satisfaire est une fausse piste.
Il n'y a dans cette position aucune base idéologique décroissante (qui d'aiilleurs n'est plus une injure !), mais un gout immodéré et ancien pour les additions et les règles de trois qui sont, on ne le sait pas assez, les principaux outils du scientifique.


