Il est normal que chacun puisse vivre et c'est à cet impératif que le revenu universel tente de répondre, à l'intérieur d'un système qui ne le garantit pas.
Cependant, la puissance de l'argent n'est que relative et une attribution généralisée n'aurait vraisemblablement pas les effets attendus, il y a de fortes chances que l'inflation vienne ruiner assez rapidement une bonne part de l'avantage ainsi concédé.
De toute façon, comme le dit Obamot, il y a peu de chances pour que cette réforme voit le jour, d'une part pour la raison indiquée plus haut , qui est d'être en contradiction avec le moteur de nos sociétés, d'autre part parce que c'est encore moins vraisemblable dans le climat actuel de réduction de la "dette" et du serrage de boulons tous azimuts!
Le revenu de base ou revenu universel: fonctionnement, débat
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Christophe
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Ahmed a écrit :Cependant, la puissance de l'argent n'est que relative et une attribution généralisée n'aurait vraisemblablement pas les effets attendus, il y a de fortes chances que l'inflation vienne ruiner assez rapidement une bonne part de l'avantage ainsi concédé.
Testons et voyons ce que cela donne...
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Obamot
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C'est très facile à essayer!
Mais d'abord, peut on imaginer une seule seconde que s'attaquer aux effets (dans ce cas là: "pas de salaire" = "précarité") et les remplacer par d'autres effets, réglerait la question des causes...?
Et ce, sans presque rien changer au système actuel, sauf une redistribution du PIB?!
(Ce d'autant que parfois "la cause" peut-être diverse selon le lieu et résulte parfois de l'individu lui-même...)
Sur l'aspect pratique
Donc facile à essayer, du moins dans un premier temps: il suffirait de donner une prolongation de la prestation chômage lorsqu'elle arrive à échéance (et ce, non pas au montant d'un pourcentage du salaire précédent, mais tel l'équivalent de celui prévu pour le «revenu universel»). Et ce, sans limitation dans le temps. Évidemment que dans un tel système, le chômage s'arrêterait avec l'engagement dans un nouvel emploi...
Ainsi, il serait possible dans cette première étape, de voir si ça fonctionne auprès des «actifs» (pour ensuite l'étendre au reste des citoyens en cas de succès)...
Hors la tendance actuelle serait plutôt de réduire la durée du chômage, vu les effets pervers constatés du chômage de longue durée. (Donc en l'état de l'expérience sociétale, fiasco attendu à n'en pas douter, à ce stade). Sauf à prouver pour les ayants droits, d'une recherche d'emploi ou d'une quelconque activité sociale.
Sauf argument contraire, j'hésite à continuer mon point de vue, tellement ça me paraît clair. Mais voici le fond de ma pensée pour la suite...
La seconde des mesures à prendre — mais cela ne ferait qu'amplifier ce phénomène pervers de dépendance — serait de considérer les tâches domestiques de s'occuper de sa famille, comme un VRAI travail rémunéré. Ainsi, la ménagère (ou l'homme) au foyer y aurait droit! C'est la première réforme à entreprendre pour résoudre l'épineuse question démographique, amha.
Pour le financer, il suffirait d'augmenter la cotisation chômage actuelle (et évidemment de transférer toutes les aides sociales dans le "pot" du revenu universel, ce ne serait pas cumulable...).
Sur le fond
Outre l'idéalisme d'un tel projet. Si on observe bien les êtres humains — pris individuellement — force est de constater qu'ils ont d'énormes faiblesses (et sont parfois extrêmement fragiles d'esprit, même et surtout pour les plus forts, durs comme le roc), dès lors j'ai peine à croire que d'un seul coup d'un seul, on réglerait ça avec la baguette magique du revenu universel, alors même que tout ce qui (re-)"tient" les populations, est précisément efficace lorsqu'on s'en prend à leur porte-monnaie...
J'avais pas répondu, parce que j'étais assez d'accord avec Ahmed, pour une raison bien simple, c'est qu'une telle mesure n'aurait vraisemblablement une bonne raison d'être et de survie, que si elle était appliquée à l'ensemble de l'Europe... Mais plus on y pense, moins c'est réalisable.
Quelques questions en vrac sur le revenu universel:
— est-ce en priorité une question d'ordre purement économique ou alors idéologique? Parce que là, les réponses à donner ne seraient pas les mêmes. Hors il semble bien que pour résoudre un problème économique (la lutte contre la précarité...), on ait recours à une idéologie socialo-écono-humaniste, ménageant la chèvre et le choux, et très peu claire...
— en tout les cas est-ce réalisable? (Voir tout ci-dessus, sens dessous dessus... etc ^_^)
— ce nouveau modèle peut-il s'appliquer à tous de manière identique et équitable, nonobstant toutes nos différences: culturelles, géographiques, de parcours individuel, d'inégalité sur le plan de la santé, de mentalité, de différence d'auto-discipline, de provenance géographique (montagne? zone tempérée ou froide? ville? etc), et par conséquent climatique, de capacité d'auto-suffisance notamment sur le plan alimentaire, voire même de culture et de moralité donc de façon d'agir, ... en bref de différences de besoins d'un individu à l'autre. Poser cette question, c'est un peu y répondre...
Puis vient le reste: a-t-on droit à l'erreur? Si ça échoue, comment fait-on pour en sortir? Quelle responsabilité face à l'histoire, si l'échec est dû non pas à cause de l'idée mais de son application?
Effets attendus?
Quand on y pense bien, il y aurait de nombreux effets (pervers ou non). Et nul ne serait à l'abri.
Et donc les questions centrales d'égalité des chances, de motivation pour le travail eu égard aux enjeux de carrière, La construction mentale et la capacité de résistance et d'adaptation des gens, etc.. Tout ça dépendrait du type de considération ci-dessus!
Un autre gros problème serait le "relâchement" des jeunes génération durant la période cruciale de leur développement! Les psychopédagogues nous avaient promis un avenir radieux, en nous disant qu'il n'était pas tant nécessaire que dans l'enseignement hyper-spécialisé du monde moderne on attache tant d'importance au français (et aux langues nationales en général... ou à d'autres disciplines non directement connexes aux questions cognitivo-comportementales, tant que ça ne touchait pas à la matière de base enseignée en vue de la carrière visée) et blah-blah-blah. On a sérieusement déchanté, on en paye aujourd'hui le prix d'une immense arrogance et incompétence des nouveaux arrivés dans le monde du travail, eu égard à une construction mentale déficiente, précisément à cause de lacunes dans le langage! Rien que pour ça je serais contre l'introduction du revenu universel, je craindrais trop un plus grand nivellement par le bas, de citoyens devenus quasi indigents, ou en crise d'adolescence perpétuelle... Voyez les revendications approximatives de la génération "montante" faites avec d'énormes fautes d'orthographes (j'en fais encore pas mal, donc je m'inclus dedans
), ça ne m'inspire pas de "progrès social!" Je craindrais un dérapage encore plus grand dans le pathos... (On en voit des signes dans ce forum même avec des dérives ésotériques...)
Je ne verrais pas d'un bon œil, que les gens soient à la merci d'un nouveau système, qui ne leur permettrait plus d'être complètement artisans de leur autonomie et d'en faire des générations d'immatures. Là c'est Bambou qui a raison, et ça en serait ainsi avec tout système par trop permissif.
Au final, on en revient au plan idéologique, à la question centrale de savoir quelle société on veut!? Or ce qui est visé, n'est pas tant le revenu universel, que la capacité d'adaptation pour créer un tissu social très souple, et ce afin d'amortir l'impact des grands chambardements qui se profilent à l'horizon (une sorte de non changement du paradigme actuel, qui permettrait que se perpétue les crises systémiques contemporaines, et ça n'est pas LA solution qu'on attend, pour être clair...)
Bref, je trouve qu'un tel système reste encore à inventer, faute d'avoir prouvé qu'il résoudrait les problèmes de l'humanité, vu que le but ultime de l'individu en société n'est pas la consommation.
Car il faut être honnête, si il s'agit de sortir du modèle de consommation effréné actuel, alors il faut le dire très clairement, sinon on ne prendra jamais les mesures ad hoc pour en sortir, et on se retrouvera avec un «machin».
Mais d'abord, peut on imaginer une seule seconde que s'attaquer aux effets (dans ce cas là: "pas de salaire" = "précarité") et les remplacer par d'autres effets, réglerait la question des causes...?
Et ce, sans presque rien changer au système actuel, sauf une redistribution du PIB?!
(Ce d'autant que parfois "la cause" peut-être diverse selon le lieu et résulte parfois de l'individu lui-même...)
Sur l'aspect pratique
Donc facile à essayer, du moins dans un premier temps: il suffirait de donner une prolongation de la prestation chômage lorsqu'elle arrive à échéance (et ce, non pas au montant d'un pourcentage du salaire précédent, mais tel l'équivalent de celui prévu pour le «revenu universel»). Et ce, sans limitation dans le temps. Évidemment que dans un tel système, le chômage s'arrêterait avec l'engagement dans un nouvel emploi...
Ainsi, il serait possible dans cette première étape, de voir si ça fonctionne auprès des «actifs» (pour ensuite l'étendre au reste des citoyens en cas de succès)...
Hors la tendance actuelle serait plutôt de réduire la durée du chômage, vu les effets pervers constatés du chômage de longue durée. (Donc en l'état de l'expérience sociétale, fiasco attendu à n'en pas douter, à ce stade). Sauf à prouver pour les ayants droits, d'une recherche d'emploi ou d'une quelconque activité sociale.
Sauf argument contraire, j'hésite à continuer mon point de vue, tellement ça me paraît clair. Mais voici le fond de ma pensée pour la suite...
La seconde des mesures à prendre — mais cela ne ferait qu'amplifier ce phénomène pervers de dépendance — serait de considérer les tâches domestiques de s'occuper de sa famille, comme un VRAI travail rémunéré. Ainsi, la ménagère (ou l'homme) au foyer y aurait droit! C'est la première réforme à entreprendre pour résoudre l'épineuse question démographique, amha.
Pour le financer, il suffirait d'augmenter la cotisation chômage actuelle (et évidemment de transférer toutes les aides sociales dans le "pot" du revenu universel, ce ne serait pas cumulable...).
Je ne sais plus qui a écrit :«l'artiste est un homme libre qui travaille comme un forçat»
... mais à l'autre bout de ça, le revenu universel c'est un peu «l'État providence», et alors si c'est çà...
Sur le fond
Outre l'idéalisme d'un tel projet. Si on observe bien les êtres humains — pris individuellement — force est de constater qu'ils ont d'énormes faiblesses (et sont parfois extrêmement fragiles d'esprit, même et surtout pour les plus forts, durs comme le roc), dès lors j'ai peine à croire que d'un seul coup d'un seul, on réglerait ça avec la baguette magique du revenu universel, alors même que tout ce qui (re-)"tient" les populations, est précisément efficace lorsqu'on s'en prend à leur porte-monnaie...
J'avais pas répondu, parce que j'étais assez d'accord avec Ahmed, pour une raison bien simple, c'est qu'une telle mesure n'aurait vraisemblablement une bonne raison d'être et de survie, que si elle était appliquée à l'ensemble de l'Europe... Mais plus on y pense, moins c'est réalisable.
Quelques questions en vrac sur le revenu universel:
— est-ce en priorité une question d'ordre purement économique ou alors idéologique? Parce que là, les réponses à donner ne seraient pas les mêmes. Hors il semble bien que pour résoudre un problème économique (la lutte contre la précarité...), on ait recours à une idéologie socialo-écono-humaniste, ménageant la chèvre et le choux, et très peu claire...
— en tout les cas est-ce réalisable? (Voir tout ci-dessus, sens dessous dessus... etc ^_^)
— ce nouveau modèle peut-il s'appliquer à tous de manière identique et équitable, nonobstant toutes nos différences: culturelles, géographiques, de parcours individuel, d'inégalité sur le plan de la santé, de mentalité, de différence d'auto-discipline, de provenance géographique (montagne? zone tempérée ou froide? ville? etc), et par conséquent climatique, de capacité d'auto-suffisance notamment sur le plan alimentaire, voire même de culture et de moralité donc de façon d'agir, ... en bref de différences de besoins d'un individu à l'autre. Poser cette question, c'est un peu y répondre...
Puis vient le reste: a-t-on droit à l'erreur? Si ça échoue, comment fait-on pour en sortir? Quelle responsabilité face à l'histoire, si l'échec est dû non pas à cause de l'idée mais de son application?
Effets attendus?
Quand on y pense bien, il y aurait de nombreux effets (pervers ou non). Et nul ne serait à l'abri.
Et donc les questions centrales d'égalité des chances, de motivation pour le travail eu égard aux enjeux de carrière, La construction mentale et la capacité de résistance et d'adaptation des gens, etc.. Tout ça dépendrait du type de considération ci-dessus!
Un autre gros problème serait le "relâchement" des jeunes génération durant la période cruciale de leur développement! Les psychopédagogues nous avaient promis un avenir radieux, en nous disant qu'il n'était pas tant nécessaire que dans l'enseignement hyper-spécialisé du monde moderne on attache tant d'importance au français (et aux langues nationales en général... ou à d'autres disciplines non directement connexes aux questions cognitivo-comportementales, tant que ça ne touchait pas à la matière de base enseignée en vue de la carrière visée) et blah-blah-blah. On a sérieusement déchanté, on en paye aujourd'hui le prix d'une immense arrogance et incompétence des nouveaux arrivés dans le monde du travail, eu égard à une construction mentale déficiente, précisément à cause de lacunes dans le langage! Rien que pour ça je serais contre l'introduction du revenu universel, je craindrais trop un plus grand nivellement par le bas, de citoyens devenus quasi indigents, ou en crise d'adolescence perpétuelle... Voyez les revendications approximatives de la génération "montante" faites avec d'énormes fautes d'orthographes (j'en fais encore pas mal, donc je m'inclus dedans
Je ne verrais pas d'un bon œil, que les gens soient à la merci d'un nouveau système, qui ne leur permettrait plus d'être complètement artisans de leur autonomie et d'en faire des générations d'immatures. Là c'est Bambou qui a raison, et ça en serait ainsi avec tout système par trop permissif.
Au final, on en revient au plan idéologique, à la question centrale de savoir quelle société on veut!? Or ce qui est visé, n'est pas tant le revenu universel, que la capacité d'adaptation pour créer un tissu social très souple, et ce afin d'amortir l'impact des grands chambardements qui se profilent à l'horizon (une sorte de non changement du paradigme actuel, qui permettrait que se perpétue les crises systémiques contemporaines, et ça n'est pas LA solution qu'on attend, pour être clair...)
Bref, je trouve qu'un tel système reste encore à inventer, faute d'avoir prouvé qu'il résoudrait les problèmes de l'humanité, vu que le but ultime de l'individu en société n'est pas la consommation.
Car il faut être honnête, si il s'agit de sortir du modèle de consommation effréné actuel, alors il faut le dire très clairement, sinon on ne prendra jamais les mesures ad hoc pour en sortir, et on se retrouvera avec un «machin».
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Obamot
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Cela dit je voterai quand même "pour", car la précarité qui n'est pas le fait des travailleurs est TOTALMENT inadmissible.
En effet, alors que toute l'organisation de la société va dans le sens d'un développement de la responsabilité individuelle, à l'autre bout quelles sont les gratifications? L'échafaud du chômage ou du "turn over" au choix... Et quand vous arrivez à 50 piges, plus vite que vous ne le croyez, vous entendez vous dire: «aaah non Madame, Monsieur, vous avez passés la limite d'âge pour un engagement à ce poste...»
Visez le paradoxe, d'un côté on impose aux gens qui ne sont pas "aux affaires" une responsabilité de plus en plus grande et d'un autre côté on ne les soutiens pas lorsque l'échec n'est pas de leur fait.
Cette situation est intenable! On a eu beau écarter les revendications de la Société civile, ce fut peine perdue, les problèpmes ressurgisent toujours un jour ou l'autre: après le réveil des indignés, il est temps d'avoir le courage de mettre les vrais problèmes du monde sur la table, celui de la condition des petites gens.
Donc je voterai trois fois OUI plutôt qu'une. Mais sans illusion des conséquences sur "le développement personnel", là il y aura des questions à régler sur le plan du modus opérandi du système...
En effet, alors que toute l'organisation de la société va dans le sens d'un développement de la responsabilité individuelle, à l'autre bout quelles sont les gratifications? L'échafaud du chômage ou du "turn over" au choix... Et quand vous arrivez à 50 piges, plus vite que vous ne le croyez, vous entendez vous dire: «aaah non Madame, Monsieur, vous avez passés la limite d'âge pour un engagement à ce poste...»
Visez le paradoxe, d'un côté on impose aux gens qui ne sont pas "aux affaires" une responsabilité de plus en plus grande et d'un autre côté on ne les soutiens pas lorsque l'échec n'est pas de leur fait.
Cette situation est intenable! On a eu beau écarter les revendications de la Société civile, ce fut peine perdue, les problèpmes ressurgisent toujours un jour ou l'autre: après le réveil des indignés, il est temps d'avoir le courage de mettre les vrais problèmes du monde sur la table, celui de la condition des petites gens.
Donc je voterai trois fois OUI plutôt qu'une. Mais sans illusion des conséquences sur "le développement personnel", là il y aura des questions à régler sur le plan du modus opérandi du système...
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Christophe
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FB...avec référence à ce site: http://basicincome.be/fr/centre-documen ... u-de-base/ (date de décembre 2012 avec plein de jolis tableaux et chiffres pour ceux qui doutent encore que c'est possible...)
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Ahmed
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Je persiste et signe: le rôle de l'argent est de répartir la rareté*, en augmentant les signes monétaires disponibles, on ne change que la valeur nominale des marchandises qui font l'objet de l'échange; c'est un peu le même effet que l'on observe pour les primes: elles augmentent le prix des produits du montant que la prime permet d'économiser.
C'est en tous cas ce qu'affirme les théories libérales actuelles les plus classiques, avec leurs fonctions qui s'équilibrent acrobatiquement; sur ce point, il est vraisemblable que cela refléte assez fidèlement la réalité.
Obamot, ton idée de rétribuer les tâches domestiques est très mauvaise: ce serait étendre la sphère économique encore plus, alors que c'est l'économie qui pose problème!
C'est en grande partie du fait du prestige du travail rémunéré que découle le caractère ingrat des activités domestiques, alors même que ces travaux rétribués sont souvent sans intérêt et que leur seul aspect positif relève uniquement de cette attribution d'argent.
*Vu grossièrement, car en réalité, comme bien souvent, la fin devient le moyen et c'est à une création de la rareté que l'on aboutie généralement.
C'est en tous cas ce qu'affirme les théories libérales actuelles les plus classiques, avec leurs fonctions qui s'équilibrent acrobatiquement; sur ce point, il est vraisemblable que cela refléte assez fidèlement la réalité.
Obamot, ton idée de rétribuer les tâches domestiques est très mauvaise: ce serait étendre la sphère économique encore plus, alors que c'est l'économie qui pose problème!
C'est en grande partie du fait du prestige du travail rémunéré que découle le caractère ingrat des activités domestiques, alors même que ces travaux rétribués sont souvent sans intérêt et que leur seul aspect positif relève uniquement de cette attribution d'argent.
*Vu grossièrement, car en réalité, comme bien souvent, la fin devient le moyen et c'est à une création de la rareté que l'on aboutie généralement.
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J'ai lu quelques commentaires en diagonale et j'ai noté que l'idée d'un revenu minimal de base était le leitmotiv. (Je n'ai pas encore vu la vidéo, je la regarderai ce soir).
En ce moment dans les médias on entends plus souvent parler des très hauts revenus, voire exorbitants (pdg, acteurs, chanteurs, footballeurs, ...) et de les limiter.
Par exemple, alors que le groupe Renault annonçait des réductions d'emplois et demandait à ses ouvriers de faire un effort sur leur salaire, dans le même temps son Pdg Carlos Ghosn s'octroyait une augmentation conséquente : son salaire est l'équivalent de 35000 euros par jour, week-end et jour fériés compris ! Ca fait réver, et ça donne la nausée en même temps.
Bref, l'économie d'une société, à savoir l'ensemble des masses financières qui alimentent ladite société sont à mon avis comparables à une sorte de tuyauterie, et si les quantités sont disproportionnées d'un côté, forcément de l'autre les réseaux sont siphonnés et s'assèchent !
Commençons donc par revoir, uniformiser et équilibrer la tuyauterie, après on pourra éventuellement définir des minimums et des maximums.
Il est grand temps de mettre tout simplement des cours d'initiation à la plomberie au programme de l'ENA et des autres formations en économie !
En ce moment dans les médias on entends plus souvent parler des très hauts revenus, voire exorbitants (pdg, acteurs, chanteurs, footballeurs, ...) et de les limiter.
Par exemple, alors que le groupe Renault annonçait des réductions d'emplois et demandait à ses ouvriers de faire un effort sur leur salaire, dans le même temps son Pdg Carlos Ghosn s'octroyait une augmentation conséquente : son salaire est l'équivalent de 35000 euros par jour, week-end et jour fériés compris ! Ca fait réver, et ça donne la nausée en même temps.
Bref, l'économie d'une société, à savoir l'ensemble des masses financières qui alimentent ladite société sont à mon avis comparables à une sorte de tuyauterie, et si les quantités sont disproportionnées d'un côté, forcément de l'autre les réseaux sont siphonnés et s'assèchent !
Commençons donc par revoir, uniformiser et équilibrer la tuyauterie, après on pourra éventuellement définir des minimums et des maximums.
Il est grand temps de mettre tout simplement des cours d'initiation à la plomberie au programme de l'ENA et des autres formations en économie !
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Projet de l'hippomobile-hybride - Le projet sur éconologie
"La recherche du progrès n’exclut pas l’amour de la tradition"
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Ahmed
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Il est grand temps de mettre tout simplement des cours d'initiation à la plomberie au programme de l'ENA et des autres formations en économie !
Bah! C'est déjà le cas sous des appellations différentes et cela n'entraîne nullement des révisions déchirantes!
Cela ne fait que des plombiers bien décidés à se placer du bon côté de la tuyauterie!
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"Ne croyez surtout pas ce que je vous dis."
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Obamot
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Ahmed a écrit :Obamot, ton idée de rétribuer les tâches domestiques est très mauvaise: ce serait étendre la sphère économique encore plus, alors que c'est l'économie qui pose problème!
C'est en grande partie du fait du prestige du travail rémunéré que découle le caractère ingrat des activités domestiques, alors même que ces travaux rétribués sont souvent sans intérêt et que leur seul aspect positif relève uniquement de cette attribution d'argent.
*Vu grossièrement, car en réalité, comme bien souvent, la fin devient le moyen et c'est à une création de la rareté que l'on abouti généralement.
C'est pourtant bien ce à quoi servirait le revenu universel, pour ceux qui, sans emploi rémunéré, seraient chargés de s'occuper du foyer (pendant que l'autre membre de la famille travaillerait)...
Par ailleurs, les allocations familiales sont aussi une forme de rémunération. Faudrait-il les supprimer, et ce sous quel prétexte?
Je comprends bien là où tu veux en venir, mais que proposer à la place? Car quoi qu'il en soit, la question d'argent dans un ménage est un problème récurrent...
Je préfèrerais ce compromis, qu'une mère de famille contrainte d'aller aux Resto/s du cœur ou au Secours catholique...
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