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Santé et prévention. Pollutions, causes et effets des risques environnementauxLevothyrox et ses victimes

Comment rester en bonne santé et prévenir les risques et ses conséquences sur votre santé et la santé publique. Maladies professionnelles, risques industriels (amiante, pollutions de l'air, les ondes électromagnétiques...), risques de société (stress au travail, surconsommation de médicaments...) et individuels (tabac, alcool...).
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Re: Levothyrox et ses victimes

Message non lupar izentrop » 08/06/18, 23:05

phil12 a écrit :On sait que ce qui est validé à un moment est souvent infirmé par la suite, l'histoire est jalonnée de grosses conneries validées par les autorités scientifiques du moment ./
https://fr.wikipedia.org/wiki/Erreur_scientifique
On voit dans ce document que ce qui est invalidé correspond à d'anciennes croyances. Les preuves scientifiques sont souvent affinées par la suite, mais rarement remises en question.
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Re: Levothyrox et ses victimes

Message non lupar izentrop » 09/06/18, 07:28

En médecine, les gens qui pensent que c'était mieux avant, c'est qu'ils n'ont pas conscience de l'évolution des connaissances.

Il n'y a pas si longtemps on soignait encore avec des sangsues, ou des ventouses, parce qu'on croyait qu'il fallait extraire la mauvaise humeur. Ma grand-mère utilisait encore les ventouses. Du temps de Louis XIV n'en parlons pas https://www.herodote.net/Medecine-synthese-2055.php
Il suffit d'observer le tableau de famille du Roi-Soleil pour comprendre qu'il ne faisait pas bon naître et vivre au XVIIe siècle : sur les dix-sept enfants du monarque, seulement six fêtèrent leur quinzième anniversaire ! Nous allons voir que cette situation n'avait hélas rien d'exceptionnel....
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Re: Levothyrox et ses victimes

Message non lupar janic » 09/06/18, 09:30

phil12 a écrit :On sait que ce qui est validé à un moment est souvent infirmé par la suite, l'histoire est jalonnée de grosses conneries validées par les autorités scientifiques du moment ./
https://fr.wikipedia.org/wiki/Erreur_scientifique

On voit dans ce document que ce qui est invalidé correspond à d'anciennes croyances. Les preuves scientifiques sont souvent affinées par la suite, mais rarement remises en question.
*Au contraire, bien des "preuves , donc supposées, scientifiques" ont été abandonnées comme le souligne bien ce document cité et bien traité par Wikipedia !

L'erreur scientifique consiste en un raisonnement ou une procédure ne respectant pas un ensemble de règles reconnues par la communauté scientifique. À la différence de la fraude scientifique, elle est involontaire
Erreurs et fraudes scientifiques
Fraude avérée et méprise

Bien que l'on doive clairement distinguer entre erreur et fraude scientifique, il arrive qu'une fraude en science conduise les scientifiques à persévérer dans une conception erronée qu'ils avaient adoptée avant que ne se produise la fraude en question


Ce phénomène est récurrent malgré tout! Mais laissons les erreurs pour s'attacher aux fraudes

Fraude présumée et méprise
Il peut arriver aussi qu'un chercheur soit condamné par la communauté scientifique pour une présumée fraude dans sa discipline scientifique pour être réhabilité beaucoup plus tard à titre posthume.


Cet article semble avoir été écrit pour souligner le cas de l'équipe de Wakefield et du professeur John Walker-Smith, pédiatre gastro-entérologue de renommée mondiale . Heureusement pour eux il n'est pas question que cette réhabilitation soit posthume.

Difficultés de la catégorisation pour ce concept
Erreurs scientifiques et hypothèses fausses


Il faut prendre soin de distinguer entre une erreur scientifique et une hypothèse fausse car cette différence n'est pas toujours évidente même avec le recul de l'historien/ne des sciences.


Tout à fait de nombreuses hypothèses scientifiques n'ont pas été validées au fur et à mesure du développement des connaissances.

La généralisation hâtive de résultats peut aussi conduire les scientifiques à commettre des erreurs.

C'est typiquement ce qui s'est passé pour les cas de Pasteur et son vaccin donnant la rage, ainsi que pour Montagnier/ Gallo avec le pseudo VIH et l'AZT.
le cas Pasteur est d'ailleurs en cela intéressant. Chimiste moyen, mais assoiffé de gloire, il espère trouver dans cette voie la reconnaissance de sa valeur réelle ou supposée. Or s'il n'est pas une pointure en médecine (qui n'est pas sa spécialité) il est un champion en marketing et saura vendre ses "découvertes" au plus haut niveau de l'Etat, auprès de Napoléon III, ce qui perdure encore aujourd'hui au plus haut niveau de notre Etat et du business.

L'usage de la pensée catégorielle constitue un autre piège à éviter.
Erreurs d'appréciation par des pairs

Les erreurs en science peuvent être commises non seulement par ceux et celles qui mettent de l'avant des résultats mais aussi les personnes qui les jugent. À ce propos, il est clair qu'on retrouve chez certains scientifiques, par moment du moins, une attitude dogmatique. Bien souvent, cette attitude conduit certaines personnes, souvent en autorité, soit à refuser la publication de travaux dûment exécutés soit encore, lorsque ces travaux sont publiés, à refuser tout simplement de croire à la validité des résultats.


Il y a mieux que cela! Il y aussi le refus de publication car contrariant soit d'autres publications, soit des intérêts industriels importants.

Ces quelques passages soulignés ici sont intéressants en ce sens que il y a moins de vérités scientifiques que de scientifiques croyant avoir la vérité, et elle seule. Mais comme « l’ erreur est humaine » accordons ce droit à chacun.
Plus problématique est celui de la fraude où il y a bien intentionnalité de tromper, mais celle-ci tient aussi à la nature humaine où il est moins question de vérité ou de fraude, que tout simplement de dimension sociale.
Ainsi, lorsque les épidémies déciment des populations entières, les responsables scientifiques comme politiques se doivent de trouver une solution, quelconque, pour rassurer les populations angoissées et donc peu importe la dimension « scientifique » de la solution adoptée.
C’est ce qui se produit lorsque Jenner pense avoir trouvé cette solution dans une pratique asiatique qui consiste à s’infecter de la vaccine par des animaux atteint de la variole et que l’on retrouvera chez les trayeuses de vaches malades et qui seront ainsi quasi immunisées.
Cet article de Wikipedia, ci-dessous et plutôt bien fait, est tout à la gloire du grand homme, comme d‘habitude. Mais on n’y trouve pas mention de l’abandon, par l’Etat, de cette vaccination obligatoire des troupes armées qui furent décimées par cette maladie quoique « protégés » à 100%
https://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Jenner

Le même phénomène se reproduira avec Pasteur, qui deviendra aussi une gloire nationale (il faut dans toute société ses héros !) quoiqu’il n’enregistrera que des suites d’échecs largement rapportés par les statistiques de mortalité. Mais la peur est plus forte que la raison et tout individu veut croire aux miracles qu’ils soient religieux ou scientifiques (pour autant qu’il y ait une différence) comme pour le SIDA qui est parti d’une confusion et qui deviendra cause nationale et même mondiale, puisqu’il n’y avait plus de variole comme support anxiogène à résoudre.(et occultant par ailleurs les échecs de la recherche sur les cancers et la baisse de ses crédits)
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Re: Levothyrox et ses victimes

Message non lupar janic » 09/06/18, 10:12

En médecine, les gens qui pensent que c'était mieux avant, c'est qu'ils n'ont pas conscience de l'évolution des connaissances.
Il n'y a pas si longtemps on soignait encore avec des sangsues, ou des ventouses, parce qu'on croyait qu'il fallait extraire la mauvaise humeur. Ma grand-mère utilisait encore les ventouses. Du temps de Louis XIV n'en parlons pas https://www.herodote.net/Medecine-synthese-2055.php

Pour les ventouses :
https://www.prevention-sante.eu/actus/v ... e-chinoise
https://www.annuaire-therapeutes.com/ac ... ite-ciblee

Pour Hérodote .net:
Survivre, tout un art
La mortalité générale dans la France de Louis XIV s'explique en premier lieu par l'hygiène déplorable dans laquelle se déroule l'accouchement. Si le nourrisson y survit, il devra ensuite s'habituer à l'odeur d'urine, un onguent très prisé, supporter d'être emmailloté telle une momie et affronter enfin l'obstacle des maladies infantiles.
Une autre conception de l'hygiène
Ne nous étonnons pas de cette surmortalité qui a affecté les Français du XVIIe siècle. L'hygiène comme nous la connaissons aujourd'hui n'existe pas encore et les soins du corps relèvent d'une conception opposée à la nôtre
À la Faculté, on ne jure que par Hippocrate (Ve s. av. J.-C.) et Galien (IIe s. ap. J-C.), qui font figure de maîtres indépassables, le premier préconisant de laisser faire la nature et le second d'observer attentivement les symptômes
Mais il faudra attendre la fin du XVIIIe siècle pour que les scientifiques et médecins prennent enfin conscience des vertus de l'hygiène et de la propreté. Ce sera, bien avant l'arrivée des vaccins et des antibiotiques, le premier et principal facteur d'allongement de l'espérance de vie et du bien-être.


Ouarf!

Le début du XVIII siècle sera synonyme d’évolution puisque l’on commencera à voir apparaître à Paris les premières latrines collectives dans toutes les maisons. Dès 1738, on facilita le transport des eaux usées par un système de chasses d’eau qui transportaient les eaux usées dans des conduits souterrains. On interdit de jeter les excréments par les fenêtres. Les ponts et autres rues sont arrosés quotidiennement, et l’on incite les habitants de la ville à jeter leurs ordures auprès des 120 tombereaux affectés à cet effet.

Après 1750 de grands travaux d’urbanisme furent entrepris à Paris, et le phénomène de propreté s’étendra dans toutes les grandes villes de France. Les cimetières furent transférés hors des villes pour une meilleur salubrité.

http://versailles.chez.com/vie/hygiene.htm

Mais on est là plus dans une hygiène extérieure, pas spécialement de type médical.

Après deux siècles de malpropreté, les Français du siècle des lumières redécouvraient les plaisirs de l’hygiène .
smileys/prostern.gif


Des commentaires dans cet article :

Diogene (28-08-201518:03:26)
En effet...mais ne pas oublier qu'en temps d'Inquisition: à la fin du Moyen Âge, on RECONNAISSAIT (sic) un Juif (Marrane) au FAIT QU'IL SE LAVAIT les mains à toute occasion alimentaire et après "exonération" et prenait un Bain (rituel) chaque vendredi...(Loi deutéronomique)
Alors que la blague Européenne généralisée est qu'un paysan chrétien ne prenait de bain qu'une fois par an; même s'il n'en avait nullement besoin........
Diogene (27-08-201510:05:56)
Dire que l'hygiène n'existait pas même comme concept est pousser le bouchon loin mais naturellement pour un monde chrétien obscurci de puis le haut moyen âge jusques après la Renaissance (Louis14 et La Contre Réforme Inclus..!.)
Pour comparaison, (re)prenez (!) donc les écrits médiévaux des médecins juifs: Maimonides par exemple... et lisez donc pour une fois le Deutéronome (bien traduit!) où toutes les prescriptions d'hygiène concepts Saints et sanitaires...sont accumulées et répétées ... Lire la suite


Effectivement. Suite à l'opposition qui existait entre le judaïsme et le christianisme, les prescriptions bibliques sanitaires (supposées dépassées, mais ça c'est de la théologie) ont été abandonnées pour être de nouveau retrouvées expurgées de leur discours religieux.

Mais il faudra attendre la fin du XVIIIe siècle pour que les scientifiques et médecins prennent enfin conscience des vertus de l'hygiène et de la propreté..
Non pas 18° siècle, mais 19° siècle. Semmelweis fut combattu par les autorités de l'époque aussi, comme quoi l'histoire se répète constamment.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ignace_Ph ... Semmelweis
Ses observations vont contre l'opinion qui prévaut alors chez les scientifiques, lesquels (parmi d'autres opinions qui sont elles aussi abandonnées par la suite) attribuent les maladies à un déséquilibre dans le corps des « quatre humeurs fondamentales », une théorie connue sous le nom de dyscrasie. Le protocole de lavage des mains prôné dans les articles est lourd : il doit durer au moins cinq minutes et utilise une solution à base de chlore qui pouvait être irritante5. De plus, les médecins n'ont aucune envie d'avouer qu'ils étaient responsables de tant de morts6.

Ce sera, bien avant l'arrivée des vaccins et des antibiotiques, le premier et principal facteur d'allongement de l'espérance de vie et du bien-être[/u] les mythes ont la peau dure! Cet article de foi final fini par dire le contraire de ce même article qui souligne pourtant que la forte mortalité était bel et bien causée par ce manque d ’hygiène catastrophique. Certes les antibiotiques ont produits de bons effets et aussi des catastrophes, données à mauvais escient comme pour faire "grossir" le bétail.
Citations de cet article d'Hérodote:
La mortalité générale dans la France de Louis XIV s'explique en premier lieu par l'hygiène déplorable
Mais le pire se rencontre en ville : faute d'égouts et d'abattoirs, les rues se transforment vite en cloaque malodorant. La présence des cimetières autour des églises, au centre des villes et des villages, est également une invitation à toutes sortes d'épidémies. On y mettra fin à la veille de la Révolution, en découvrant enfin les règles d'hygiène qui sont encore les nôtres
On mettra fin à quoi ? aux épidémies, sans vaccins évidemment, à cette époque !

À la Faculté, on ne jure que par Hippocrate (Ve s. av. J.-C.) et Galien (IIe s. ap. J-C.), qui font figure de maîtres indépassables, le premier préconisant de laisser faire la nature et le second d'observer attentivement les symptômes
Ceux qui connaissent, même un peu, Hippocrate, celui-ci ne dit pas qu'il faut laisser faire la nature, mais qu'une intervention, quelle qu'elle soit qui aggraverait l'état du malade est à éviter "primum non nocere". Ca, ça été oublié par quelques toubibs et les labos.


Primum non nocere est une locution latine qui signifie : « en premier ne pas nuire », « d'abord, ne pas faire de mal ». C'est le principal dogme abstentionniste appris aux étudiants en médecine et en pharmacie. Parfois on rapporte l'expression primum nil nocere.

Son origine est incertaine. La plus ancienne trace de ce principe se trouve dans le traité des Épidémies (I, 5) d'Hippocrate, daté de 410 av. J.-C. environ, qui définit ainsi le but de la médecine : « Face aux maladies, avoir deux choses à l'esprit : faire du bien, ou au moins ne pas faire de mal » (« ἀσκέειν, περὶ τὰ νουσήματα, δύο, ὠφελέειν, ἢ μὴ βλάπτειν »)2.
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Re: Levothyrox et ses victimes

Message non lupar Ahmed » 09/06/18, 16:07

Sur ces questions de la perception sociale de la propreté à l'époque moderne, l'historien Alain Corbin peut être lu avec profit.
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Re: Levothyrox et ses victimes

Message non lupar janic » 09/06/18, 17:06

Sur ces questions de la perception sociale de la propreté à l'époque moderne, l'historien Alain Corbin peut être lu avec profit.
probablement intéressant, mais je parle moins de l'aspect extérieur, non négligeable, mais aussi et surtout de l' aspect intérieur qui ne consiste pas seulement à avoir une bonne hygiène de vie, culturelle, mais aussi et surtout en une hygiène intérieure appelé un esprit sain, ce qui est le moins facile de tout.
Le christ Jésus, par exemple, reprochait à certains de ses disciples de se faire plus royaliste que le roi (en l'occurrence aller au-delà des préceptes de leur loi) non seulement selon la lettre nécessaire mais aussi à l'esprit de cette lettre qui semblait leur manquer.
Et en effet, se déodoriser, se parfumer, ne sont là que pour cacher une triste réalité qui est que ce n’est pas de l’extérieur que viennent ces miasmes, mais sont bel et bien produits par le corps quant celui-ci n’est plus respecté suffisamment. Le « tu pues de la gueule, ou tu pues des pieds » en étant un excellent exemple.
Rika Zarai cite, dans son ouvrage, le cas d’un des ses collaborateurs dont l’odeur des pieds était telle que ses collègues hésitaient à s'en approcher. Sur ses conseils, essentiellement alimentaires, cette mauvaise odeur a fini par s’estomper, puis disparaitre assez rapidement, ce qu'aucun déodorant, ni savon, ni parfum, ne serait parvenu à faire

un autre livre de Corbin qui devrait être cité par tous les supposés» antivax » tant c’est vrai :
Toute société, même la plus désabusée, nourrit un culte des héros et des grands hommes, modèles proposés à l'admiration publique, préférences avouées et revendiquées. À l'heure où les classements ou sondages d'opinion donnent pour personnalités préférées des Français des sportifs, des comédiens ou des comiques, l'histoire possède-t-elle encore des figures propres à susciter l'adhésion nationale ? Que sont devenus les héros ?
C'est à cette question qu'Alain Corbin s'emploie à répondre, dans un essai bref et percutant. Après une réflexion générale sur le statut de héros ou de grand homme, il revient sur les figures légendaires, tour à tour adulées, oubliées, voire honnies, qui composent le panthéon national. De Clovis à Henri IV ou Napoléon, de Richelieu à Gambetta, ce sont surtout des monarques, des hommes d'État, des guerriers qui ont cristallisé l'attention du peuple.
Alain Corbin interroge les ressorts de l'admiration et le mode de fabrication des héros : après la gloire militaire, la foi dans le progrès puis la soif d'aventure qui firent les grands hommes, c'est désormais dans le domaine du compassionnel et de l'humanitaire que l'on cherche les héros.
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Re: Levothyrox et ses victimes

Message non lupar phil12 » 11/06/18, 20:57

izentrop a écrit :
phil12 a écrit :On sait que ce qui est validé à un moment est souvent infirmé par la suite, l'histoire est jalonnée de grosses conneries validées par les autorités scientifiques du moment ./
https://fr.wikipedia.org/wiki/Erreur_scientifique
On voit dans ce document que ce qui est invalidé correspond à d'anciennes croyances. Les preuves scientifiques sont souvent affinées par la suite, mais rarement remises en question.


Oui c'est sûr > la terre plate > l'homme qui allait exploser à plus de 100 km/h, l'impossible croisement entre néandertal et sapiens, la guérison par la cure d'eau radioactive de Curie, etc... Etc...
C'est impressionnant ce que la mauvaise foi peut nous faire dire parfois !
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Re: Levothyrox et ses victimes

Message non lupar izentrop » 11/06/18, 22:17

phil12 a écrit :
izentrop a écrit :
phil12 a écrit :On sait que ce qui est validé à un moment est souvent infirmé par la suite, l'histoire est jalonnée de grosses conneries validées par les autorités scientifiques du moment ./
https://fr.wikipedia.org/wiki/Erreur_scientifique
On voit dans ce document que ce qui est invalidé correspond à d'anciennes croyances. Les preuves scientifiques sont souvent affinées par la suite, mais rarement remises en question.
Oui c'est sûr > la terre plate > l'homme qui allait exploser à plus de 100 km/h, l'impossible croisement entre néandertal et sapiens, la guérison par la cure d'eau radioactive de Curie, etc... Etc...
C'est impressionnant ce que la mauvaise foi peut nous faire dire parfois !
On n'est pas sur la même longueur d'onde, ce n'est pas du tout à ça que je pensais.

Si on prends le domaine de la physique, les noms de personnes qui ont découvert des lois fondamentales restent inscrits dans l'histoire : Galilée, Pythagore, Archimède, Newton, Einstein ... Leurs découvertes sont toujours d'actualité. Celles de Newton sont limitées aux corps d'un système planétaire, tant que la vitesse de la lumière est grande par rapport aux distances, celles d'Einstein sont plus destinées aux distances interstellaires, quoiqu'elles influent déjà sur le GPS et l'horloge atomique.
En médecine, les remises en question sont plus fréquentes, parce ça touche le vivant en constante évolution.
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Re: Levothyrox et ses victimes

Message non lupar phil12 » 12/06/18, 09:15

Quand vous parlez de certains sujet que vous voulez démonter genre médecines alternatives vous dites que ce sont des erreurs, du charlatanisme etc... , quand c'est l'allopathie et ses gros plantages ( médiator et consort) vous dites des remises en question ,vous pourriez dire aussi des expériences nécessaires pour faire évoluer la science, je me marre :cheesy: :cheesy: :cheesy: :cheesy: :cheesy:

Vous pouvez dire ce que vous voulez beaucoup plus de scientifiques pourraient être honnête et dire au lieu de trancher et condamner <on s'est souvent planté par le passé, on a fait des erreurs car on a parfois condamné des découvertes que nos limitations techniques n'ont pu appréhender et cela continu de nos jours mais on fait ce que l'on peut et on ne condamne pas puisque nous n'avons qu'une partie de la vérité qui sera peut être infirmée demain comme cela la souvent été le cas >
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Re: Levothyrox et ses victimes

Message non lupar janic » 12/06/18, 09:45

Si on prends le domaine de la physique, les noms de personnes qui ont découvert des lois fondamentales restent inscrits dans l'histoire : Galilée, Pythagore, Archimède, Newton, Einstein ... Leurs découvertes sont toujours d'actualité.

Tu aurais pu y ajouter Cuvier et son anatomie comparée qui n’a que peu changée, tout juste affinée, elle aussi. Et pourtant, malgré sa non remise en cause, la culture a su s’imposer en contradiction avec ces principes. Donc oui, il y a d’un coté des recherches fondamentales, de l’autre des cultures qui deviennent plus importantes au niveau des sociétés que « la science ».
En médecine, les remises en question sont plus fréquentes, parce ça touche le vivant en constante évolution.
C’est n’est vrai que théoriquement !
En effet, les remises en question sont intimement dépendantes des intérêts en place et telle découverte sera mise sous le boisseau parce que dérangeant, soit des idées bien implantées, soit des intérêts puissants imposant leur omerta. Et les exemples sont, malheureusement, trop nombreux !
(je passe mon temps, ici, à les mettre en avant, mais le conservatisme couplé à la superstition et à du pseudo-pseudo scientifique ne facilite pas cette « évolution » !)

phil12
Quand vous parlez de certains sujet que vous voulez démonter genre médecines alternatives vous dites que ce sont des erreurs, du charlatanisme etc... , quand c'est l'allopathie et ses gros plantages ( médiator et consort) vous dites des remises en question ,vous pourriez dire aussi des expériences nécessaires pour faire évoluer la science, je me marre :
C'est oh combien vrai! Comme c'est pratique la sémantique!
Vous pouvez dire ce que vous voulez, beaucoup plus de scientifiques pourraient être honnête et dire au lieu de trancher et condamner <on s'est souvent planté par le passé, on a fait des erreurs car on a parfois condamné des découvertes que nos limitations techniques n'ont pu appréhender et cela continu de nos jours mais on fait ce que l'on peut et on ne condamne pas puisque nous n'avons qu'une partie de la vérité qui sera peut être infirmée demain comme cela la souvent été le cas >
J'apporterai une nuance. Ce n'est pas tant le fait de vrais scientifiques ayant conscience de leurs limites, que de la nature humaine où se mélangent le désir d'amélioration de la condition humaine (vaccins, médicaments, chirurgie) celui de l'intérêt professionnel et donc de carrière, de pression des investisseurs qui attendent un retour industriel, des lobbies donc, de l'ignorance des politiques des sujets scientifiques pointus et qui donnent raison à celui qui est le plus fort, le plus influent et pire encore dans les systèmes totalitaires et donc qui musèlent tout ce qui n'est pas conforme au système politico-scientifico-financier
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