Déchets, recyclage et réutilisation de vieux objetsLes déchets sont la matière première du XXIe siècle

Impact sur l'environnement des produits en fin de vie: plastiques, produits chimiques, véhicules, marketing de l'agroalimentaire. Recyclage et recyclage direct (upcycling ou surcyclage) et réutilisations d'objets bon pour la poubelle!
moinsdewatt
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 3938
Inscription : 28/09/09, 17:35
Localisation : Isére
x 361

Re: Les déchets sont la matière première du XXIe siècle

Message non lupar moinsdewatt » 21/04/19, 11:24

Environnement : Apple met le paquet sur le recyclage et l'économie circulaire

Mickaël Bazoge | 18/04/2019

Apple étend les capacités de recyclage de son robot Daisy : les utilisateurs américains et néerlandais d’iPhone qui voudraient recycler leurs smartphones pourront se rendre dans un Best Buy (États-Unis) ou dans une boutique de l’opérateur KPN (Pays-Bas) afin d’y déposer l’appareil à désassembler1. Le robot recycleur prend désormais en charge 15 modèles d’iPhone, dont il trie les pièces et les composants au rythme de 200 unités par heure.

Daisy, présenté il y a un an quasiment jour pour jour, est le successeur de Liam, le précédent robot d’Apple préposé au recyclage de l’iPhone. À l’époque, Daisy savait désassembler neuf versions différentes du smartphone.
......



https://www.macg.co/aapl/2019/04/enviro ... ire-105940
0 x

Avatar de l’utilisateur
grelinette
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 1589
Inscription : 27/08/08, 15:42
Localisation : Provence
x 90

Re: Les déchets sont la matière première du XXIe siècle

Message non lupar grelinette » 02/05/19, 21:43

Ce matin, sur France-Inter, on apprend que 2500 tonnes de skis (qui alimentent les loisirs les stocks des magasins de sport d'hiver) sont détruits ("révoqués" selon le terme utilisés) pour maintenir le marché de ce matériel dont les nouveaux modèles inondent le marché chaque année.

Une grande partie de ces skis "révoqués" sont faits avec des produits composites non recyclables et sont donc broyés puis brûlés...

source : https://www.franceinter.fr/emissions/ca ... 2-mai-2019
0 x
Projet de l'hippomobile-hybride - Le projet sur éconologie
"La recherche du progrès n’exclut pas l’amour de la tradition"
moinsdewatt
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 3938
Inscription : 28/09/09, 17:35
Localisation : Isére
x 361

Re: Les déchets sont la matière première du XXIe siècle

Message non lupar moinsdewatt » 04/05/19, 15:10

Chartres investit 60 millions d'euros dans une centrale biomasse

STÉPHANE FRACHET Usine Nouvelle 03/05/2019

L'agglomération de Chartres (Eure-et-Loir) a créé une Société publique locale pour financer et exploiter une centrale de cogénération chauffage et électricité. Elle est alimentée en partie par des rebuts de mobilier. La nouvelle infrastructure a nécessité un investissement de 60 millions d'euros.

Image
La nouvelle centrale biomasse de Chartes

Les tests de la nouvelle centrale de cogénération biomasse de l'agglomération de Chartres sont terminés à Gellainville (Eure-et-Loir). Elle entre en service. Exploitée par une Société publique locale, baptisée Chartres métropole énergies, cette centrale a coûté près de 60 millions d'euros, que les actionnaires, à savoir deux collectivités locales et le Syndicat électrique intercommunal du pays chartrain, ont financé par l'emprunt. L'essentiel du budget, autour de 40 millions d'euros, est consacré à la centrale, le reste au remplacement et à la création des réseaux.

Terminée depuis fin 2018, elle a été conçue par l'antenne régionale du cabinet Merlin et construire par une filiale d'Eiffage. C'est la "première usine de cogénération classe B de France", affirme Jean-Pierre Gorges, président de la SPL et maire de Chartres. Autrement dit, du bois de rebuts de mobilier provenant des déchèteries d'Eure-et-Loir et du département voisin de l'Essonne alimentera les 60 000 tonnes requises chaque année. Du bois de classe A issu de coupes forestières complétera l’apport. "Nous avions pensé à du miscanthus, puis à de la paille, deux combustibles abondants autour de Chartres, mais la solution des déchets de mobilier est la plus pertinente", dit Jean-Pierre Gorges.

PRIX DU CHAUFFAGE EN BAISSE

La nouvelle installation, qui emploie une douzaine de personnes, alimentera à terme 4 500 foyers en eau chaude et 17 000 logements en électricité, hors chauffage. Les hôpitaux de Chartres seront raccordés en septembre, et l'agglomération compte ensuite relier un complexe aquatique et un centre technique. "Pour les habitants des logements sociaux alimentés, la facture de chauffage baissera de 10 %", annonce Jean-Pierre Gorges, qui compte sur un nombre d'appartements raccordés plus important afin de tenir cet engagement.
La centrale de cogénération biomasse produira 27 MW en cogénération, dont une turbine de surchauffage au gaz de 2 MW. La turbine à vapeur est de 8 MW. L'échangeur de vapeur avec le chauffage urbain atteint 15 MW. Elle est équipée de filtres pour les fumées et les cendres ultimes.

L’ancienne chaudière à gaz est conservée lorsque cette centrale sera en maintenance. La SPL Chartres métropole énergies a déjà acquis un terrain voisin pour environ 300 000 euros afin d'anticiper ses besoins de stockage de combustible.


https://www.usinenouvelle.com/article/c ... se.N838460
0 x
moinsdewatt
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 3938
Inscription : 28/09/09, 17:35
Localisation : Isére
x 361

Re: Les déchets sont la matière première du XXIe siècle

Message non lupar moinsdewatt » 04/05/19, 15:46

A Montbrison, on recycle les films plastique à tour de bras et à toute vitesse

Publié le : 03/05/2019

Image
Des employés de la société ExcelRise trient des films plastique, le 1er avril 2019 à Montbrison

Montbrison (France) (AFP) – Alors que la pollution des océans et son impact sur la biodiversité fait les gros titres avec un sommet international organisé à Paris, cette petite société basée à Montbrison dans la Loire développe une production intégrée, allant du tri du déchet au film recyclé.

« Le marché du recyclage plastique est en train d’exploser », confie à l’AFP Sébastien Wolff, co-fondateur et patron d’ExcelRise, qui escompte multiplier par dix sa production de films plastiques recyclés d’ici 2025, pour atteindre 40 000 tonnes annuelles.

La croissance du plastique recyclé a plusieurs causes, dont en premier lieu la décision de la Chine en 2017 d’arrêter les importations de plastiques usagés qui a laissé sur le marché européen d’importantes quantités de déchets.

Puis la demande de films plastiques fabriqués à partir de matière recyclée a été dopée par la décision de l’éco-organisme français de collecte Citeo d’accorder un bonus sur l’éco-contribution, la taxe que les entreprises doivent payer s’ils fabriquent des équipements potentiellement polluants.

Elle est réduite d’un maximum de 50% si l’entreprise emploie des plastiques contenant au moins 50% de recyclé, explique à l’AFP Emmanuel Guichard, directeur général d’Elipso, la fédération professionnelle du plastique souple. « Un appel d’air énorme », note-t-il.

Refabriquer du film plastique

À Montbrison, la longue chaîne du recyclage débute par le tri. La matière première est livrée par les collecteurs de déchets sous forme d’énormes balles de 200 à 500 kg de film plastique compressé.

Une demi-douzaine d’opérateurs les ouvrent puis séparent manuellement les films, selon leur qualité. En général, il y a de 2% à 5% d’autres matières que du plastique.

Un opérateur peut trier jusqu’à 300 kg par heure, surtout s’il s’agit de balles homogènes, constituées de films assez propres de palettes industrielles.

Les films passent ensuite dans un broyeur qui en traite une tonne par heure. A la sortie, les flocons de plastique sont lavés, puis conditionnés en paquets.

Exemple typique d’économie circulaire : ils sont expédiés vers un autre site du groupe pour être fondus et transformés en granulés servant à refabriquer du film plastique.

Bientôt presque tout sera effectué à Montbrison, même la regranulation, moyennant l’achat d’une machine pour près d’un million d’euros.

Avant de racheter le site de Montbrison, le groupe comptait déjà deux filiales de fabrication de films plastiques (Ceisa Packaging et Semo Packaging).

« Dans dix ans, tous les films plastiques incorporeront de 30% à 50% de matière recyclée », estime M. Wolff. « C’est le sens de l’histoire ».

Mais la qualité est aussi un enjeu, d’où le choix d’ExcelRise d’une production totalement intégrée pour tout « contrôler de la source jusqu’à l’utilisation finale ».

« Le secteur du plastique recyclé va avoir à investir massivement en capacités » de production, souligne le directeur général d’ExcelRise. « Le marché français et européen est sous-équipé pour laver et broyer les films plastiques ».

L’enjeu du film ménager

Au final, le prix d’un film contenant du plastique recyclé est supérieur d’environ 5% à celui produit à partir de polyéthylène vierge, indique M. Wolff. Mais ce léger surcoût n’est pas un obstacle majeur, selon lui.

Le film plastique a essentiellement des applications dans l’emballage industriel et commercial (films de palettisation, pour les packs de boisson ou l’hygiène) et dans le secteur alimentaire ménager.

Si l’essentiel des films plastiques usagés vient aujourd’hui du secteur industriel et commercial, la collecte auprès des particuliers devrait se développer avec l’extension des consignes de tri, note Emmanuel Guichard. La moitié des Français seront concernés à la fin 2018, et 100% en 2022.

Le volume de déchets de films issus d’emballages ménagers allant au recyclage qui était d’environ 10 000 tonnes en 2018 devrait doubler d’ici la fin 2019, estime M. Guichard.

Mais le recyclage des films plastiques issus de la collecte ménagère s’avère « plus difficile » que le traitement des films d’origine industrielle ou commerciale, car ils sont souvent plus souillés, souligne Mathieu Le Bigot, directeur général et co-fondateur de l’entreprise Machaon, qui s’est spécialisée sur ce créneau.

« Le bonus Citeo ne fait aucunement mention du plastique ménager », regrette M. Le Bigot, qui souhaiterait une incitation à utiliser les granulés issus du recyclage ménager pour refabriquer des films.


https://www.goodplanet.info/actualite/2 ... e-vitesse/
0 x
moinsdewatt
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 3938
Inscription : 28/09/09, 17:35
Localisation : Isére
x 361

Re: Les déchets sont la matière première du XXIe siècle

Message non lupar moinsdewatt » 01/06/19, 15:00

Une affaire qui marche pas mal en France :

Les chantiers de démolition, une mine pour les producteurs de matériaux de construction

AFP 29 mai 2019

La filière des carrières et matériaux de construction veut renforcer le recyclage de ses produits utilisés dans le bâtiment et les travaux publics, et vise un taux de 90% de recyclage des déchets de chantiers de démolition, en privilégiant les circuits courts.

Ce résultat permettrait de couvrir 30% des besoins français pour la construction, avec des granulats (graviers, sables) recyclés, a expliqué le président de la fédération Unicem, Nicolas Vuillier, mardi lors d’une rencontre avec la presse sur une plateforme de recyclage à Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

“Il faut valoriser les produits de la déconstruction”, résume-t-il.

Pour illustrer la stratégie de “boucle courte”, l’Unicem a présenté un parcours en banlieue parisienne menant d’un important chantier de démolition, à Colombes, à la plateforme de recyclage de Gennevilliers, d’où repartent des granulats de béton recyclé, concassés, nettoyés, calibrés pour une nouvelle utilisation.

A Colombes, sur un vaste site de 44.000 m2 auparavant occupé par le groupe Thales, des pelleteuses et broyeuses s’activent pour réduire à l’état de gravats les anciens bâtiments de bureaux, afin de faire place nette pour un nouveau quartier.

Des grandes plaques de béton sont d’abord démantelées par une pince géante, puis ces blocs sont désagrégés par un broyeur qui extrait les ferrailles que renferme le béton armé. Au milieu du va-et-vient des pelleteuses, un opérateur arrose en permanence le chantier pour réduire la quantité de poussière.

Image

In fine, le chantier produira d’ici la fin 2019 quelque 63.000 tonnes de béton, auxquelles s’ajoutent 300 tonnes de ferraille et 3.000 tonnes de déchets industriels qui seront traités en filière spécialisée.

“Le taux de recyclage sera supérieur à 95%”, selon Eric Corbière, responsable du chantier pour la société Cardem, filiale d’Eurovia (groupe Vinci) spécialisée dans la déconstruction de bâtiments.

D’ici quelques mois, le site recevra une unité de concassage, pour terminer le travail de recyclage. Le béton concassé pourra être directement réutilisé dans des applications routières.

“Sur chaque chantier, le choix doit être fait entre concasser sur place ou sur une plateforme” extérieure, explique M. Corbière. “En-dessous de 10 à 15.000 tonnes de béton, on n’amène pas de concasseur.”

A quelques kilomètres, la plateforme de recyclage de l’entreprise SPL à Gennevilliers reçoit des gravats de démolition de bâtiments, de la terre de déblai de terrassement ou des déchets d’enrobés routiers.

Cette matière première est broyée, triée, concassée, tamisée, lavée, pour être réutilisée sous forme de sables, de gravillons ou de terre fine. Les déchets d’enrobés routiers sont réincorporés à hauteur de 10% à 30% dans la fabrication d’enrobé neuf.

Quant aux déchets non exploitables, comme des terres très argileuses, ils sont utilisés pour réaménager et réhabiliter les carrières.

Les sites d’extraction sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à s’accompagner d’une plateforme de recyclage, pour proposer des granulats recyclés.

'' Cela complète leur activité en économisant la ressource” naturelle, indique Christophe Jauzon, président de la commission Economie circulaire de l’Unicem. “On n’est pas en opposition entre carrières et activités de recyclage, mais en complémentarité.”

L’Unicem avait conclu avec l’Etat en 2016 un “engagement pour la croissance verte” qui visait une augmentation de 50% de la production de granulats recyclés. L’engagement a été atteint, selon l’Unicem.

De son coté, l’Union européenne a fixé un objectif de 70% de collecte, recyclage et valorisation des déchets du BTP à l’horizon 2020. “Aujourd’hui, on a atteint ces 70%”, assure M. Jauzon.

Les déchets du BTP en France sont estimés à 227 millions de tonnes, dont 93% de “déchets inertes” (non dangereux). Selon l’Unicem, 148 millions de tonnes sont recyclées, conformément à l’objectif européen. Pour les déchets recyclables, le taux atteint même 80%.

“On peut progresser, mais on est déjà à un niveau assez élevé”, observe Christophe Jauzon.

L’Unicem s’apprête à signer à la rentrée un nouvel “engagement pour la croissance verte” pour la période 2019-2022. “Le premier engagement a bien fonctionné”, s’est félicité le président de l’Unicem Nicolas Vuillier.

Parmi les nouveaux objectifs, un taux de recyclage des déchets inertes porté à 90% à horizon 2025 et une couverture de plus de 30% des besoins de granulats pour la construction en France.


https://www.laminute.info/2019/05/29/le ... struction/
0 x

moinsdewatt
Econologue expert
Econologue expert
Messages : 3938
Inscription : 28/09/09, 17:35
Localisation : Isére
x 361

Re: Les déchets sont la matière première du XXIe siècle

Message non lupar moinsdewatt » 06/06/19, 23:28

Le Syctom a inauguré un nouveau centre de tri de collecte sélective dans Paris

PATRICK DÉSAVIE Usine Nouvelle 06/06/2019

REPORTAGE Le Syctom (Syndicat mixte central de traitement des ordures ménagères) a inauguré le 6 juin son deuxième centre de tri de collecte sélective implantée dans Paris intra-muros. L'infrastructure a nécessité un investissement de 67 millions d'euros.

Le Syctom a inauguré un nouveau centre de tri de collecte sélective dans Paris Le nouveau centre de tri de collecte sélective implanté dans l’éco-quartier de Clichy-Batignolles à Paris pourra traiter 45 000 tonnes de papier et d’emballages par an.

Image

Cette installation a nécessité un investissement de 67 millions d’euros et emploie 80 salariés, en fonctionnement six jours sur sept. Elle préparera le recyclage des déchets issus de la collective sélective (papiers, cartons, emballages, bouteilles, etc.) de sept arrondissements (1er, 7ème, 8ème, 9ème, 16ème, 17ème, 18ème) et de quatre communes voisines de la capitales (Saint-Ouen, Clichy-la-Garenne, Levallois-Perret et Neuilly-sur-Seine).


https://www.usinenouvelle.com/article/l ... is.N851700
0 x


 


  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message

Revenir vers « Déchets, recyclage et réutilisation de vieux objets »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité