Biocarburants, agrocarburants, biocombustibles, BtL, carburants alternatifs non fossiles...Pellets torréfiés, la nouvelle menace?

Huile végétale brute, diester, bio-éthanol ou autres biocarburants ou combustibles d'origine végétale...
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Did67
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Re: Pellets torréfiés, la nouvelle menace?

Message non lupar Did67 » 31/07/18, 17:20

sen-no-sen a écrit :La critique principale que l'on peut faire du pellet c'est que l'on a transformé un source gratuite en un produit payant dont la finalité écologique est particulièrement douteuse.


Certes.

Mais sous l'analyse "logique", théorique et sans doute implacable (peut-être vraie, mais qu'il me soit permis de douter qu'un esprit, fusse-t-il aussi pointu que le tien, cerne la globalité du "vivant"), on fait quoi ???

- gratuité : pour qui peut (techniquement, santé, compétences) faire ses buches ! Sinon, au kWh dégagé, la buche achetée, même au "black" (dans des circuits parallèles, bucherons ou agriculteurs qui font cela en plus de leur activité), revient plus chère que le pellets ("clairs").

- la part d'énergie grise, dans des circuits "raisonnables" (acheter à un producteur situé même à 100 km de chez soi), dans les pellets est faible : quelques % (cela dépend essentiellement de la technique de séchage - avec biomasse, ou avec du gaz)...

- la consommation d'électricité également : je consomme, avec un gros congélateur (potager oblige), un four électrique, un CESI avec circulateur électrique, encore 2 400 kWh / an, chaudière comprise (je suis parti de 3 700 il y a une dizaine d'années). Et bien sûr, je chate beaucoup sur internet (la preuve) et mets des vidéos sur Youtube (je ne sais si la source est fiable, mais cela représenterait 9 % de la consommation électrique domestique ? Sans doute plus que ma chaudière.)

Il y aurait donc, de mon point de vue, quelques nuances à apporter à tes propos. Au risque que la "pensée" en perde de sa "beauté esthétique et radicale".

Mais surtout, à 65 ans, cardiaque, tu fais quoi ??? Tu te chauffes comment ??? Concrètement s'il te plait - pas de la sodomisation de drosophiles. Cela m'intéresse, parce que j'ai beaucoup réfléchi avant d'agir. Et tes propos, dans leur radicalité, me percutent ! J'ai exclu tout technique à base d'électricité à dominante nucléaire (un choix qu'on peut qualifier de "politique", que j'assume ; on peut y voir aussi un souci de cohérence : je n'ai aucune envie d'avoir une centrale nucléaire derrière mon potager, dès lors je ne l’impose pas aux autres !). J'ai ensuite priorisé la "décarbonation". Sans être naïf sur les "limites" de mon choix (une chaudière à pellets à condensation - avec un taux d'émission de particules voisin des chaudières à mazout - elle n'atteint pas le gaz, mais est "neutre", à 90 %, en carbone fossile), silo pour du pellets en vrac, 2 années de capacité de stockage pour pouvoir ajuster selon la courbe des prix). Bien sûr, sans électricité, cela ne marche pas. Mais comme n'importe quelle chaudière, n'importe quel circuit de chauffage moderne avec circulateurs ! J'envisage un "back up" par un groupe.

Enfin, si tu pouvais étayer la finalité écologique PARTICULIEREMENT douteuse. Je parle bien sûr d'un monde réellement existant et des choix qui s'offre à une personne. Pas de la solution "into the wild" (morbide au passage).
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Re: Pellets torréfiés, la nouvelle menace?

Message non lupar sen-no-sen » 31/07/18, 18:36

Did67 a écrit :Certes.

Mais sous l'analyse "logique", théorique et sans doute implacable (peut-être vraie, mais qu'il me soit permis de douter qu'un esprit, fusse-t-il aussi pointu que le tien, cerne la globalité du "vivant"), on fait quoi ???


Je crois que tu fait beaucoup d'inférences(1),je n'ai pas mentionné l'idée que les pellets seraient une mauvaise source d'énergie,j'ai parler de "principale critique",pour rebondir sur les propos d'Ahmed.
Je connais beaucoup de personnes équipé en chaudière pellets et qui sont ravis de leurs dispositifs,dans la mesure ou cela permet de remplacer une source comme le fioul c'est une très bonne chose.
Toutefois dans un cadre générale vers une transition énergétique du fossile vers les ENR(mais le 21ème siècle sera encore largement tributaire des énergie fossiles)on peut s'autoriser une critique dans le sens ou tout ses dispositifs comme pour le bio d'ailleurs ne soient entravé par les tares de l'industrialisation...
Sinon le pellet à cet avantage de réduire considérablement les émissions polluantes par rapports à du bois/buche (jusqu’à 300 fois moins d'après mes souvenirs).



Il y aurait donc, de mon point de vue, quelques nuances à apporter à tes propos. Au risque que la "pensée" en perde de sa "beauté esthétique et radicale".


Ta remarque est intéressante et elle confirme un peu la problématique des pays industriels: je tiendrais des propos "radicaux"! :lol:
Il faudrait bien m'indiquer ou s'inscrit ma radicalité(!),d'autant que le terme dispose d'une teneur particulière depuis quelque temps... :roll:
Si nous voulons éviter un effondrement écologique majeur dans le courant de ce siècle il va falloir allez beaucoup plus loin que ma pauvre "radicalité"...sans quoi nous irons tous à la guerre,de gré ou de force!

Mais surtout, à 65 ans, cardiaque, tu fais quoi ??? Tu te chauffes comment ??? Concrètement s'il te plait - pas de la sodomisation de drosophiles. Cela m'intéresse, parce que j'ai beaucoup réfléchi avant d'agir. Et tes propos, dans leur radicalité, me percutent ! J'ai exclu tout technique à base d'électricité à dominante nucléaire (un choix qu'on peut qualifier de "politique"


Exclure toute énergie à base de nucléaire relève peu être d'une autre forme de radicalité dans le sens ou la peur du nucléaire est essentiellement une construction idéologique(2). Je tiens à préciser que je suis nucléoseptique,c'est à dire que je considère cette source d'énergie(la fission) comme simple variable d'ajustement au sein de pays industriels et que sont rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique restera anecdotique.
Toutefois les habitants des grandes ville ne peuvent pas tous se chauffer aux pellets pour des raisons de qualité de l'air,par contre le nucléaire peut très bien rendre se service...la pollution par combustion de bois fait des milliers de fois plus de morts que le nucléaire,mais c'est moins hollywoodien.

Enfin, si tu pouvais étayer la finalité écologique PARTICULIEREMENT douteuse. Je parle bien sûr d'un monde réellement existant et des choix qui s'offre à une personne. Pas de la solution "into the wild" (morbide au passage).

Into the wild c'est de la caricature,et puis de mémoire c'est une histoire qui est plus en rapport avec une fuite de soi même que d'un modèle pour l'écologie mondiale.
Un monde vivable c'est un monde à l'équilibre,donc cela induit une décroissance forte des pays industrialisé,c'est à dire une baisse du PIB d'environ 50 voir 60%,si les chaudière à pellets permettent un tels état de faits c'est très bien!


(1)C'est le fait de conclure d'un fait a partir d'élément le plus souvent subjectif.
(2)Au regard des autres sources d'énergie comme le bois ,le gaz,le charbon et le pétrole,le nucléaire ne pèse pas grands chose dans la balance,on ne peut en dire autant de sont incidence médiatique et de sont immense pouvoir anxiogène.
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Re: Pellets torréfiés, la nouvelle menace?

Message non lupar Did67 » 31/07/18, 22:08

Oui, tu as raison. Ta phrase initiale ["La critique principale que l'on peut faire du pellet c'est que l'on a transformé un source gratuite en un produit payant dont la finalité écologique est particulièrement douteuse.
Un sac de pellets fait en générale une centaine de km en camion avant de finir bruler dans une chaudière qui consomme elle même bien souvent une quantité non négligeable d’électricité,voir qui ne fonctionne pas en cas de panne de courant,un comble!"
] m'a un peu troublé, par rapport à un choix que j'ai fait. Et qui m'a beaucoup fait réfléchir, car il n'était pas simple. Et qui n'est que le "moins mauvais choix que j'ai trouvé", en 2008. D'où sans dote cette "susceptibilité" face à quelque chose perçu comme un jugement à l'emporte-pièce.

"Critique principale" m'a mis sur de mauvais rails. Une critique "principale" (au sens, la plus grosse qu'on puisse lui trouver) n'est pas nécessairement une "grosse" critique. Et elle est encore moins rédhibitoire. Ce que traduisait d'ailleurs le bémol que tu mettais tout de suite après ["Cela ne signifie pas que l'utilisation de pellets soit à proscrire..."]

Par radicalité je n'entendais rien d'autre que le manque de nuance que j'ai perçu. J'ai longtemps rechercher des infos sur les émissions, sur la conso électrique de la chaudière, sur l'énergie grise des pellets... Ce n'est évidemment pas "tout blanc".

Sur le nucléaire, par "choix politique", je sous-entendais clairement que c'était, chez moi, une décision non rationnelle. Je pense qu'il n'y a, face au nucléaire, que deux choix possibles :

a) une confiance absolue dans le génie de l'homme et par conséquent, la "certitude" que rien de grave n'arrivera, que tout est prévu, que cela a été étudié, etc...

b) le doute, et par conséquent le "sentiment" qu'un réacteur peut sauter ; c'est mon cas ; dès lors je ne voudrais pas un tel machin de l'autre coté de ma haie ; et dès lors, essayant d'être cohérent à défaut d'être rationnel, j'aimerais ne pas utiliser de courant nucléaire pour pas que quelqu'un d'autre ne trouve un tel engin de l'autre coté de sa clôture puisque j'ai participé à la création d'une "demande". Au-delà de cet aspect plutôt éthique, il y aurait tout le débat sur la ressource disponible, sur le stockage des déchets, sur la pertinence de la filière, sur une nécessaire "bunkérisation", sur une dépendance de quelques rares grands groupes capitalistes (bien plus que les pellets torréfiés, qui sont de la gnognote à coté)... Mais pas ici. On a déjà donné !
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Re: Pellets torréfiés, la nouvelle menace?

Message non lupar Ahmed » 31/07/18, 22:56

Bien que la question ne me soit pas adressée, je m'autorise 8) à te répondre, Did, sur certains points.
La radicalité de la pensée doit s'entendre de deux façons:
1- Au sens stricte et étymologique, il s'agit de réfléchir, et si possible d'agir, sur les causes profondes, c'est à dire à la racine et non de jouer sur les ajustements des conséquences: méthodologiquement c'est une position inattaquable.
2- Au vu des nécessaires concessions de la vie quotidienne, il est important de situer clairement où l'on se situe par rapport aux exigences du modèle théorique; cet aspect trivial ne devant pas constituer un obstacle à la nécessaire construction théorique, mais, de grâce, distinguons les deux aspects qui recouvrent d'ailleurs la dualité du général et du particulier!

Sur la question des craintes suscitées par le nucléaire, par opposition aux risques d'autres énergies*, je pense que l'appréciation subjective du risque réside en bonne part dans le même phénomène que l'on observe dans l'opposition entre pays "développés" et pays "retardataires": aux premiers les normes environnementales strictes, aux seconds de nous y aider en nous débarrassant de nos déchets; c'est toute l'opposition entre ce qui est proche et ce qui est lointain. Si l'on transpose cela sur un plan social, les dangers** des énergies classiques concernent les ouvriers ou employés de ces industries, alors qu'une fuite radioactive massive s'affranchirait de la barrière sociale*** et frapperait également ceux qui sont habituellement épargnés par ce genre d'ennuis...

*J'en profite pour noter que les métiers de la forêt (dans le secteur de exploitation) sont classés comme très dangereux par la MSA...
** Je parle plutôt des dangers immédiat ou visibles.
*** Au sens où l'on parle de barrière des espèces.
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Re: Pellets torréfiés, la nouvelle menace?

Message non lupar sen-no-sen » 31/07/18, 23:06

Lorsque j'ai mentionné le coté douteux du pellets je ne visait pas la substance en elle même qui présente un excellent rapport efficacité/émission mais plutôt l'introduction de celles ci à l'intérieur du monde économique et des travers du libéralisme.
Ce qui à été constaté dans le bio doit se constater dans le domaine du pellets:on part d'un produit vertueux qui finit par devenir un ersatz en peu de temps en raison de la pression des marchés et de la chute tendancielle du taux de profit.
C'est le cas du bio espagnole qui n'a de bio que le nom et c'est la même chose avec les pellets:on trouve désormais du pellets roumain venant de Transylvanie(ce qui ne devrait pas être du gout de Dracula!)transporter par camions.Dans un tel cas je ne suis pas persuadé du bilan énergétique de l'affaire!
A quand du pellet indonésien commerce équitable?
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Re: Pellets torréfiés, la nouvelle menace?

Message non lupar Ahmed » 01/08/18, 09:07

À quand du pellet indonésien commerce équitable?

Grâce aux caractéristiques si intéressantes du pellet torréfié, probablement bientôt! Il serait même possible de présenter ça comme un moyen efficace et vertueux de lutter contre les incendies de forêt qui constituent une plaie dans cette partie du monde...
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Re: Pellets torréfiés, la nouvelle menace?

Message non lupar Did67 » 01/08/18, 09:45

Ahmed a écrit :
La radicalité de la pensée doit s'entendre de deux façons:
1- Au sens stricte et étymologique, il s'agit de réfléchir, et si possible d'agir, sur les causes profondes, c'est à dire à la racine et non de jouer sur les ajustements des conséquences: méthodologiquement c'est une position inattaquable.
2- Au vu des nécessaires concessions de la vie quotidienne, il est important de situer clairement où l'on se situe par rapport aux exigences du modèle théorique; cet aspect trivial ne devant pas constituer un obstacle à la nécessaire construction théorique, mais, de grâce, distinguons les deux aspects qui recouvrent d'ailleurs la dualité du général et du particulier!



En effet !

C'est ce que j'essaye aussi de pratiquer en ce qui concerne le Potager du Paresseux :

a) une certaine radicalité dans la façon d’aborder la jardinage, conceptuellement ("changer de paradigme")

b) une nécessaire relativité dans l’approche concrète, la mise en oeuvre ("à chacun son potager du paresseux"), qui, même chez moi, n'est pas stable.

C'est dire si je suis d'accord.

Je me suis expliqué quant à ma réaction à sen-non-sen. J'étais dans le b). Une décision, il y a dix ans, longuement réfléchie. Et couteuse : 10 000 euros d'investissements (que je n'ai pas encore tout à fait "récupérés" par les économies, le prix du mazout ayant, très vite, été en-dessous de mes hypothèses de calcul). Et là, un paragraphe où on me fait remarquer que toute façon c'est devenu un business (donc c'est mauvais - par opposition au gratuit) et qu'il y a une finalité écologique particulièrement - sic - douteuse. Me voilà percuté de plein front, complice d'une action "particulièrement" douteuse du point de vue écologique. Je n'ai perçu qu'on était dans le a)
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Re: Pellets torréfiés, la nouvelle menace?

Message non lupar Did67 » 01/08/18, 09:53

sen-no-sen a écrit :Lorsque j'ai mentionné le coté douteux du pellets je ne visait pas la substance en elle même qui présente un excellent rapport efficacité/émission mais plutôt l'introduction de celles ci à l'intérieur du monde économique et des travers du libéralisme.
Ce qui à été constaté dans le bio doit se constater dans le domaine du pellets:on part d'un produit vertueux qui finit par devenir un ersatz en peu de temps en raison de la pression des marchés et de la chute tendancielle du taux de profit.
C'est le cas du bio espagnole qui n'a de bio que le nom et c'est la même chose avec les pellets:on trouve désormais du pellets roumain venant de Transylvanie(ce qui ne devrait pas être du gout de Dracula!)transporter par camions.Dans un tel cas je ne suis pas persuadé du bilan énergétique de l'affaire!
A quand du pellet indonésien commerce équitable?


Ces questions sont excellentes.

Néanmoins, aujourd'hui, je fais quoi ????

Je prends le risque de manger "bio" quand je ne peux pas produire "plus que bio" dans mon potager [ce qui en soi est la preuve que je vois les limites du "bio" que j'appelle d'ailleurs conventionnel ou intensif) car c'est malgré tout ce que dans le commerce ou sur les marchés je trouve de moins pire. A l'exclusion de la "bobologie" pure : j'entends par là telle chose mineure dont l'affichage "bio" (correspondant parfois au respect de normes, réel) n'a d'intérêt que de multiplier les prix par 5... Là, je fais de l'opposition.

Je prends le risque de l'acquisition d'une chaudière à pellets, même si demain (j'espère après-demain) la filière sera aux mains de TotalFinaElf ou d'Engie.

Pour aller dans le sens d'une moindre dépendance de l’électricité nucléaire, j'installe un CESI. Même si là, je frise la bobologie évoquée plus haut. Je branche le LL et le LV dessus.

Là, on est dans le b). Car en attendant la mort, il faut bien vivre, et respirer. Rejeter du CO². Manger de la biomasse, etc... Et faire en sorte que cela ne soit pas que triste !

[edit : j'ajoute que pour limiter ma dépendance au nucléaire, bien qu'étant cardiaque assez sévère, je n'ai pas de pièce climatisée - je jongle avec la fermeture des vitres et le rafraichissement nocturne, dans une maison qui par chance a une belle inertie - dalles en béton, murs de refend en béton banché, murs extérieurs en blocs bisotherm ( blocs de pouzzolane)...]
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Re: Pellets torréfiés, la nouvelle menace?

Message non lupar Ahmed » 01/08/18, 12:55

Au-delà d'une modération des consommations, les réponses sont effectivement modestes au niveau individuel et, comme je le disais précédemment, cela ne peut influer que très marginalement puisque les cadres collectifs sont déterminants. Il y a cependant une satisfaction morale non négligeable à retirer d'actes en conformité avec ses convictions et d'autre part à les exprimer, comme tu le fais, pour amener d'autres personnes vers une autre vision des choses. L'efficacité n'est, de toute façon, pas un critère éthique.
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Re: Pellets torréfiés, la nouvelle menace?

Message non lupar Did67 » 01/08/18, 15:13

Ahmed a écrit :... Il y a cependant une satisfaction morale non négligeable à retirer d'actes en conformité avec ses convictions et d'autre part à les exprimer, comme tu le fais, pour amener d'autres personnes vers une autre vision des choses. L'efficacité n'est, de toute façon, pas un critère éthique.


Et bien plus :

- je pense qu'une certaine forme de bien-être "profond" est lié au fait d'être cohérent [cela ne change rien pour le monde, mais tout pour soi]

- je pense qu'il est plus facile de la "ramener" quand on a cherché cette cohérence [sinon, on ne fait que blablater - cela ne manque pas sur internet]

- et partant, on a plus de chance d'entraîner les autres [et du coup, une personne qui modifie modestement ses pratiques, cela ne change rien ; mais si on est nombreux à changer modestement, par effet d'entraînement, dans des limites accessibles à un grand nombre, l'effet global est bien plus considérable que celui obtenu par quelques extrémistes qui prennent des mesures individuelles drastiques - vous avez noté : j'ai évité "radical" ! - mais resteront marginaux]
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