Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutionsNotre Jardin participatif en Moselle

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
emilio57
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar emilio57 » 21/07/19, 23:45

Did67 a écrit :Ah dur dur !!!!

Deux pestes !!!!

Si vous le pouvez encore, laisser le coin pour le traiter et cultiver ailleurs. Vous ne maitriserez pas le liseron avec de la couverture du sol quelle qu'elle soit, hormis bien sûr de la bâche noire pendant plusieurs années...

La renouée, en revanche, s'est révélée gérable chez moi (mais j'en avais très peu ; elle n'a pas proliféré).


Liseron c'est compliqué mais pas impossible. Il faut que je retrouve des reportages d'un monsieur ( DOminique Soltner si je me rappelle) qui avait fait des expériences intéressante , ( plante concurrente je crois ?? ) à ce sujet
apres tout nous avons bien maitrisé l'autre renoué, la fatal du japon qui proliférait depuis 2 ans, mais par des taches énormes qui vont à l'encontre de la philosphie du jardin du paresseux ;-)
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Did67 » 21/07/19, 23:46

emilio57 a écrit :
oh oui l'eau est rare. en effet, nous avons fait le choix d'arroser la soixantaine de tomates, vu le sol sec , nous arrossons avec la technique de la bouteille, nous remplissons fréquement.. est-ce trop?



Non non, !!!! C'est quoi fréquemment ???

J'ai écrit ailleurs que pour refaire le "plein d'eau dans le sol", histoire de tenir 5 jours, dans un sol suffisamment profond, et éviter que presque tout ne s'évapore, il faut essayer d'arroser rarement, mais d'apporter de grosses quantité d'eau.

Plus vous mettez de l'eau souvent, et plus vous en perdez par évaporation. L'idéal, c'est de mouiller une fois le sol sur tout le volume exploré par les racines (cela peut être 1 m, parfois 2 !). Et de ne plus arroser pendant 5 à 8 jours... La surface se dessèche alors. Si le sol est couvert, les pertes cessent !

Ordre de grandeur : 50 mm tous les 7 ou 8 jours.

Soit 50 l par m² (ou grosso modo pour un pied de tomate). Ne pas penser que cela se passe juste sous lui ; imaginez un volume plus grand que la partie aérienne ; plus large aussi...

Ces histoires de bouteilles, c'est un peu pour amuser les pépés. Cela a certes un avantage : concentrer les apports en un point. Mais pour apporter 50 l, il va falloir être patient et remplir souvent !!! Prévoir un casse-croute ! Regardez du coté des agriculteurs et de leur canons à eau : 50 m3 par heure. Et regardez à quelle vitesse ils avancent. Combien d'heures ils tournent !
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Did67 » 21/07/19, 23:52

emilio57 a écrit :
Liseron c'est compliqué mais pas impossible. Il faut que je retrouve des reportages d'un monsieur ( DOminique Soltner si je me rappelle) qui avait fait des expériences intéressante , ( plante concurrente je crois ?? ) à ce sujet
apres tout nous avons bien maitrisé l'autre renoué, la fatal du japon qui proliférait depuis 2 ans, mais par des taches énormes qui vont à l'encontre de la philosphie du jardin du paresseux ;-)


Rien n'est jamais impossible.

Pour le liseron, en effet, installer du trèfle ou de la luzerne, et tondre, tondre, tondre... est un solution. Mais on ne peut alors pas cultiver des légumes. Ces légumineuses poussent plus vite que lui. Surtout dès qu'il fait sec ! Et avec les tontes rapprochées, il n'a pas le temps d'avoir le dessus, de recharger ses rhizomes...

J'arrive à maîtriser en arrachant, chaque fois que je passe à coté. Cela fait l'effet d'une tonte. Mais il faut se baisser. Et passer presque tous les jours, avoir l’œil... Je le fais car je dois chasser les rats-taupiers, alors en passant, c'est le liseron qui prend !!! Et je l'ai déjà bien bonzaïsé !!!
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar être chafoin » 22/07/19, 00:12

Did67 a écrit :
être chafoin a écrit :
... vos haricots (légumes qui demandent pourtant une certaine mycorhization, d'après Didier) s'en sortent.



Je n'ai pas souvenir d'avoir écrit ça. Car ce n'est pas dans ma tête. Mais on ne peut exclure que parfois je délire... Ou dérape.

a) J'ai parlé quelque part de la nécessité de parfois les inoculer dans une terre où il n'y en avait jamais eu ; il s'agit alors d'installer les souches adéquates de Rhizobium, pour la fixation symbiotique de l'azote atmosphérique. Ça, je me souviens l'avoir écrit.

b) Quelque part ailleurs, j'ai dû écrire que le plantain ou encore les alliacées sont des plantes particulièrement mycorhizées.


Les haricots, plutôt frileux, marchent plutôt bien en conditions chaudes. Sous réserve d'avoir de l'eau. Les deux rangs dans la serre ont produit jusqu'à la canicule et encore un peu après. Là, j'ai fait un nouveau semis, qui a très bine levé. Arrosé, bien sûr.
Euh peut-être j'ai un souvenir confus. le a) ok... le reste il est possible que ce soit moi qui ait dérapé... j'en profite pour une question en aparté : une fois le semis de haricots levé (premières feuilles), est-ce que tu continues à arroser ? Beaucoup, jusquà quand ?

Toujours est-il que les haricots sur la photo grimpent. Le Rhizobium est semble-t-il présent...ce qui n'était pas forcément évident avec l'historique du terrain (les moutardes vues sur la photo, en tant que brassicacées, elles, ne mycorhizent pas, je crois).

Puisque vous avez déjà jardiné des tomates, courgettes, haricots... avez-vous eu une production ? A mon avis ce serait le signe d'un développement normal de plusieurs cultures et de cycles du vivant en place ou potentiels...Surtout si vous n'avez pas apporté trop d'engrais, amendements externes (fumiers, compost) qui peuvent faire pousser un peu n'importe où.
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar être chafoin » 22/07/19, 00:14

A mon avis, il est bon de bien avoir les ordres de grandeur indiqués par Didier en tête. L'arrosage qu'on imagine à priori est à des années lumières.
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emilio57
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar emilio57 » 22/07/19, 00:26

être chafoin a écrit :
une fois le semis de haricots levé (premières feuilles), est-ce que tu continues à arroser ? Beaucoup, jusquà quand ?

Toujours est-il que les haricots sur la photo grimpent. Le Rhizobium est semble-t-il présent...ce qui n'était pas forcément évident avec l'historique du terrain (les moutardes vues sur la photo, en tant que brassicacées, elles, ne mycorhizent pas, je crois).

Puisque vous avez déjà jardiné des tomates, courgettes, haricots... avez-vous eu une production ? A mon avis ce serait le signe d'un développement normal de plusieurs cultures et de cycles du vivant en place ou potentiels...Surtout si vous n'avez pas apporté trop d'engrais, amendements externes (fumiers, compost) qui peuvent faire pousser un peu n'importe où.
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Bonsoir,

oui ils poussent mais pour l'instant pas de haricots. Nous en avions fait l'an passé, donc avant terrassement, ils ce sont tres bien développé et belle récolte.
Donc l'an passé :
- belle recolte de haricots, oignons, et tomate ( qui ont mis enormement de temps à rougir, mais il avait fait tres tres chaud en aout 2018 ).
- courgette pas grand chose, mais nous avons eu de belles aubergines, et des piments. Poivrons zero récolte.
- debut de l'hiver : apport d'une tonne de fumier de cheval décanté et 2 roundballer de paille.
Puis mars terrassement qui a tout melangé
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Did67 » 22/07/19, 07:25

être chafoin a écrit :
... j'en profite pour une question en aparté : une fois le semis de haricots levé (premières feuilles), est-ce que tu continues à arroser ? Beaucoup, jusqu'à quand ?

Toujours est-il que les haricots sur la photo grimpent. Le Rhizobium est semble-t-il présent...



a) Chez moi, je suis actuellement en mode "sécheresse" (j'ai eu un petit orage avant-hier : 3,6 mm ; juste ce qui s'évapore et se transpire en 24 h !) et donc je risque de soutenir la croissance des haricots (et des laitues ou chicorées) par des apports d'eau. Normalement, je devrais basculer du mode "aspersion" actuel (car il y a le filet anti-oiseaux), en mode goutte-à-goutte dès que je peux enlever le filet (plants assez développés pour ne plus se faire "enterrer" par les oiseaux qui grattent !).

Et ce seront alors des doses soutenues (j'ai un programmateur qui a un maximum de 2 h 30 ; les goutteurs placés tous les 30 cm, débitent 2 l à l'heure, soit 6 l par mètre linéaire par heure par goutteur et donc environ 20 l / m de ligne ; en sachant que les lignes sont écartées de 25 à 30 cm, cela fait donc les environ 50 à 60 l par m²).

b) Là où on cultive habituellement des haricots, le Rhizobium sera et restera dans le sol. Et même, il s'installe ! Je n'ai, chez moi, jamais inoculé alors que cela n'a jamais été un potager. Mais il se peut que l'inoculation accélère le processus quand on installe certaines légumineuses pour la première fois dans des terres ingrates (remblais, etc...).

Les haricots poussent comme des non-légumineuses, même quand il n'y a pas de Rhizobium. Simplement, ils n'ont plus l'avantage de la fixation symbiotique. Si le sol est riche (composts, fumiers, engrais), il n'y aura pas de différence : dans un sol suffisamment riche, de toute façon, la fixation symbiotique diminue ou s'arrête ("rétroaction" ou "feed-back" négatif : plus il y a d'azote dans le sol, et moins la fixation symbiotique fonctionne, pour s'annuler lorsqu'il y a environ l'équivalent de 250 kg d'azote / ha dans le sol, soit l'équivalent d'une bonne fumure azotée !).
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Ahmed » 22/07/19, 12:03

Did, tu écris:
Regardez du coté des agriculteurs et de leur canons à eau : 50 m3 par heure. Et regardez à quelle vitesse ils avancent. Combien d'heures ils tournent !

Comme je l'ai déjà dit, je suis d'accord sur les quantités d'eau en cause dans la culture des végétaux, mais l'exemple cité n'est que celui d'une agriculture industrielle qui gaspille volontiers l'eau sur des productions peu adaptées aux climats locaux (typiquement, le maïs).
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar Did67 » 22/07/19, 12:50

Oui...

Mais même si tu divises par deux, pour corriger le gaspillage, cela fait encore des quantités impressionnantes.

Et nos légumes ne sont pas, globalement, beaucoup plus économes ! Bien au contraire. Il ne faut se voiler la face.

Et même en creusant la question : le maïs ne "gaspille" pas tant d'eau que ça. Au kg de grain produit, le blé en consomme plutôt un peu plus, le seigle encore plus... Mais le maîs en a besoin au mauvais moment !!! Les autres céréales sont déjà dans le silo, généralement sans avoir eu besoin d'arrosage (elles font leur cycle quand il pleut / neige, puis sur les réserves du sol ; avec, quelquefois, de l'échaudage - petits grains, mal remplis, quand la chaleur et la sécheresse s'installent trop vite).

Il faudrait donc, pour être précis, distinguer le besoin en eau d'une culture pour produire x kg de biomasse ou y kg de grains. Et la façon / le moment dont elle se procure cette eau.

Mon raisonnement est un raisonnement axé sur le besoin. Il se trouve que beaucoup de nos légumes ont le défaut du maïs ! Ils poussent en plein été. Beaucoup de jardiniers pensent "économiser" l'eau avec des systèmes de bouteille, d'oyats et que sais-je. On peut éviter une partie des évaporations. On ne peut réduire le besoin des cultures. Du moins de façon simple. Il y a bien sûr, les ombrages, les associations, les toiles d'ombrage, les brises-vents...

Ceci étant dit, ma réflexion va dans le sens de voir quels légumes peuvent être cultivés en "décalé", donc en automne. Ou au printemps tôt. C'est plus dur en phénoculture, car le sol est froid.
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Re: Notre Jardin participatif en Moselle

Message non lupar être chafoin » 22/07/19, 12:59

Je suis revenu au début de ce fil et j'ai une petite question tracassante : pourquoi avoir décidé cet énorme terrassement ? Quel en était l'objectif ?
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