Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutionsLe chemin laborieux vers mon hamac : un superbe roncier dans la Sarthe

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Ahmed
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Re: Le chemin laborieux vers mon hamac : un superbe roncier dans la Sarthe

Message non lupar Ahmed » 20/07/19, 16:35

Nico239, tu écris:
Car du coup, tu laisses la place à des adventices rapides qui étaient coiffées et dominées par ce que tu as coupé.

Cette réflexion est juste dans un milieu où il serait prévu de ne pas intervenir: les ronces sont assez peu concurrentes pour ce qui est de l'eau et des minéraux et jouent un rôle favorable à l'implantation de ligneux: c'est une plante pionnière. Dans ce cas, une éradication des ronces serait la porte ouverte à une inversion de flore en faveur des graminées, espèces beaucoup plus gourmandes
Cependant, vis-à-vis de nos légumes qui sont de grands délicats, les ronces ne sont pas vraiment compatibles et la stratégie doit être différente. Les adventices rapides doivent impérativement être contrôlées et, à moins de parler des vivaces, c'est le job de la couverture de foin.
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Did67
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Re: Le chemin laborieux vers mon hamac : un superbe roncier dans la Sarthe

Message non lupar Did67 » 20/07/19, 17:42

Tout à fait d’accord sur le rôle des ronces : disséminées par les oiseaux, ce sont des ligneuses "molles" (elles retombent en arceaux), qui vont cependant mettre un "barbelé" sur une zone donnée, ce qui dégage les brouteurs (qui sont les grands alliés des graminées et trèfles). Temporairement, leurs arcs leur permettent d'être les premières à prendre la lumière au-dessus des graminées et autres herbacées, qui régressent, et même disparaissent sous un roncier. Si tu arrives à te glisser en-dessous, c'est propre !!! Et la terre est très bin structurée.

Mais du coup elles préparent le lit à des ligneux tendres (bouleaux, saules, aulnes, érables ...) qui très vite les dépassent, leur piquent la lumière... S'installe une forêt de feuillus tendres.

Chez moi, très vite, des arbres comme les robiniers, un peu plus solides et beaucoup plus performants prennent le dessus.

Cela devient propre en-dessous, mais impossible de jardiner : il manque la lumière !
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fl78960
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Re: Le chemin laborieux vers mon hamac : un superbe roncier dans la Sarthe

Message non lupar fl78960 » 07/09/19, 22:23

Evidemment, maintenant je suis un peu blasé quand j'arrive et que je retrouve ma petite jungle qui a bien prospéré malgré la canicule et le non arrosage.

2019-09-07 08.54.29.jpg


Mais aujourd'hui, la DreamTeam est rassemblée.

2019-09-07 12.56.16.jpg


et hop !

2019-09-07 17.16.30.jpg

2019-09-07 17.16.19.jpg


Le bilan est à l'envie : si peu pour autant de plants ou tant que ça pour si peu de soin :mrgreen:

2019-09-07 16.49.05.jpg


plus de détails plus tard, là je suis claqué :roll:
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Re: Le chemin laborieux vers mon hamac : un superbe roncier dans la Sarthe

Message non lupar Moindreffor » 08/09/19, 10:08

compare juste l'état dans lequel tu retrouves ta jungle à l'état de ta jungle de départ et tu relativiseras peut-être un peu mieux et comme tu dis aux soins apportés

après tu verras qu'une bonne couche de foin ou de paille ou de ? qui va te bloquer ta jungle va améliorer grandement les récoltes, tu débutes et je trouves que tu as déjà beaucoup bosser et que ce terrain commence à ressembler à quelque chose pour les vacances donc ressembler à un potager c'est la suite logique
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Did67
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Re: Le chemin laborieux vers mon hamac : un superbe roncier dans la Sarthe

Message non lupar Did67 » 08/09/19, 10:23

Il te faut distinguer :

a) certains travaux sont du défrichement : c'est un investissement que tu fais une fois pour toute ; il faut imaginer que cela va servir 50 ans - donc 1/50ème de tout ce boulot, ce n'est pas grand chose...

Même si on est fourbu, là, il faut mettre le paquet sans rechigner. Même si on peut faire par étapes : pendant 5 ou 6 ans, à la demande de ma famille, ou parce que de nouvelles idées me sont venues, j'ai agrandi, agrandi, agrandi... Maintenant, je suis au bout ! Repos !!!!!!!!!

b) d'autres travaux sont à répéter annuellement : couvrir de biomasse, planter/semer, récolter, conditionner, manger...

Sur ta première photo après le matériel, tu as une zone qui est plus un verger. La lumière va manquer pour la plupart des légumes, qui sont des plantes de milieu ouvert. Plus tu es dans une région septentrionale, et plus cet argument de "risque de manque de lumière" va jouer. Plus tu es dans une zone méridionale, et plus excès de lumière, brulures éventuelles, sécheresse peuvent t'inciter à combiner arbres et légumes...

La seconde est plus "jardinière". Ou potagère. Repérer où le soleil frappe en premire le matin pour la zone tomates...
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fl78960
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Re: Le chemin laborieux vers mon hamac : un superbe roncier dans la Sarthe

Message non lupar fl78960 » 09/09/19, 12:23

Did67 a écrit :Il te faut distinguer :

a) certains travaux sont du défrichement : c'est un investissement que tu fais une fois pour toute ; il faut imaginer que cela va servir 50 ans - donc 1/50ème de tout ce boulot, ce n'est pas grand chose...

Même si on est fourbu, là, il faut mettre le paquet sans rechigner. Même si on peut faire par étapes : pendant 5 ou 6 ans, à la demande de ma famille, ou parce que de nouvelles idées me sont venues, j'ai agrandi, agrandi, agrandi... Maintenant, je suis au bout ! Repos !!!!!!!!!

b) d'autres travaux sont à répéter annuellement : couvrir de biomasse, planter/semer, récolter, conditionner, manger...

Sur ta première photo après le matériel, tu as une zone qui est plus un verger. La lumière va manquer pour la plupart des légumes, qui sont des plantes de milieu ouvert. Plus tu es dans une région septentrionale, et plus cet argument de "risque de manque de lumière" va jouer. Plus tu es dans une zone méridionale, et plus excès de lumière, brulures éventuelles, sécheresse peuvent t'inciter à combiner arbres et légumes...

La seconde est plus "jardinière". Ou potagère. Repérer où le soleil frappe en premire le matin pour la zone tomates...


Je suis bien conscient que mon travail de défrichage est un investissement à long terme. Je commence à retrouver les m², même s'il me reste encore beaucoup à faire :
1/ du pénible avec des zones de ronciers moins "accessibles"
2/ du compliqué avec la haie de thuyas qui a été laissée à l'abandon trop trop longtemps : je ne veux pas l'abattre pour maintenir mon espace "fermé" mais je dois faire revenir la lumière.


la zone jardinière / potagère reprendra du service l'an prochain, mais je me concentrerai sur des cultures qui ne réclament pas ma présence au jours J (en première approche : Pdt, courges, artichauts ...).
la zone "verger" est effectivement ... un verger ! et je vais me concentrer sur la relance des fruitiers plus compatibles avec notre présence épisodique.
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Re: Le chemin laborieux vers mon hamac : un superbe roncier dans la Sarthe

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 09/09/19, 22:36

Ahmed a écrit :Nico239, tu écris:
Car du coup, tu laisses la place à des adventices rapides qui étaient coiffées et dominées par ce que tu as coupé.

Cette réflexion est juste dans un milieu où il serait prévu de ne pas intervenir: les ronces sont assez peu concurrentes pour ce qui est de l'eau et des minéraux et jouent un rôle favorable à l'implantation de ligneux: c'est une plante pionnière. Dans ce cas, une éradication des ronces serait la porte ouverte à une inversion de flore en faveur des graminées, espèces beaucoup plus gourmandes
Cependant, vis-à-vis de nos légumes qui sont de grands délicats, les ronces ne sont pas vraiment compatibles et la stratégie doit être différente. Les adventices rapides doivent impérativement être contrôlées et, à moins de parler des vivaces, c'est le job de la couverture de foin.


C'est la seconde année où je cultive avec les adventices.

Autant l'an dernier cela n'avait pas bien fonctionné : je m'étais laissé déborder.

Autant cette année c'est vraiment super : je le mets sur le compte des espaces délimités que constituent les coffres qui permet à moi de mieux gérer ces surfaces réduites même si elles sont nombreuses (et le seront encore plus l'an prochain) plutôt qu'un grand espace dans lequel je me laisse envahir.

Elles m'ont permis d'avoir une fraîcheur au fond des coffres (au sol en fait) que je n'aurais pas escompté.

La plupart des cultures estivales sont hautes donc vraiment aucun soucis : les adventices ne font pas trop le poids.

Si je peux je préfère vraiment avoir un couvert vivant.
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Re: Le chemin laborieux vers mon hamac : un superbe roncier dans la Sarthe

Message non lupar Adrien (ex-nico239) » 09/09/19, 23:07

fl78960 a écrit :Je suis bien conscient que mon travail de défrichage est un investissement à long terme. Je commence à retrouver les m², même s'il me reste encore beaucoup à faire :
1/ du pénible avec des zones de ronciers moins "accessibles"
2/ du compliqué avec la haie de thuyas qui a été laissée à l'abandon trop trop longtemps : je ne veux pas l'abattre pour maintenir mon espace "fermé" mais je dois faire revenir la lumière.


la zone jardinière / potagère reprendra du service l'an prochain, mais je me concentrerai sur des cultures qui ne réclament pas ma présence au jours J (en première approche : Pdt, courges, artichauts ...).
la zone "verger" est effectivement ... un verger ! et je vais me concentrer sur la relance des fruitiers plus compatibles avec notre présence épisodique.


Ma foi il y a un début à tout.

Ton principal point faible comme tu le sait c'est ton absence.

Donc tes objectifs en rapport paraissent bien convenir...

Reste toujours l'inconnue des précipitations qui peuvent tout aussi bien te permettre (ou pas) de réaliser de belles cultures, à priori, plus contraignantes.
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Re: Le chemin laborieux vers mon hamac : un superbe roncier dans la Sarthe

Message non lupar Stef72 » 12/09/19, 11:47

ne te décourage pas, comme disent les autres c'est normal que tu ai du défrichage au début.

Ton terrain ressemble un peu au mien. L'avantage d'une pousse vigoureuse de ces herbes, c'est que ton terrain est resté vert et que tu as de l'humidité. ça me parait important par ces temps de canicule.

au fil du temps tu trouveras bien comment tu veux exploiter ce terrain au mieux, moi même je change d'avis progressivement sur mes zones et aménagement. Aujourd'hui je peine tout de même moins à l'entretien, car j'ai aussi fait du défrichage plus conséquent au début !
bon courage
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fl78960
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Re: Le chemin laborieux vers mon hamac : un superbe roncier dans la Sarthe

Message non lupar fl78960 » 21/10/19, 11:44

Salut,

ça fait belle lurette que les courgette dans mon jardin (de banlieue parisienne) sont des nids à oidium ... et j'avais "abandonné" le terrain début septembre en me disant qu'il n'y aurait plus que les pommes à récolter, mais nous sommes passé ce week-end avec mon beau-frère pour continuer le travail de forçat ...

et là surprise ! les pieds de courge et de courgettes sont en parfaite santé, et quelques spécimen de courgettes nous attendaient patiemment. Le pied de courge verte à fait 4 ou 5 courges, dont la plus grosse est grosse comme un pamplemousse, donc je les ai laissées, pour voir ...

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les pieds de tomates n'ont jamais vu l'ombre d'un tuteur, mais cela ne les a pas empêchés de produire quelques petites tomates qui ont agrémenté notre pique nique.

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A part ça, le verger nécessitant avant tout de voir la lumière, Mon beau frère a attaqué une première phase d'élagage de la haie pendant que je finissais de débroussailler le bout prairie que je n'avais pas pu faire la dernière fois, une bonne centaine de mètres carrés au sol libérés des thuyas et des ronces.

2019-10-19 15.11.16.jpg

Sur cette photo on aperçoit au premier plan les courgettes et courges et derrière la zone fraîchement débroussaillée qui accueillera une partie du potager 2020. Le rouleau de foin est dans les starting blocks :-) nous l'avons "rangé" dans un coin et il sera déroulé au printemps prochain.

2019-10-19 15.23.03.jpg

Cette photo (moche et bougé) est malgré tout assez symptomatique du verger ... on distingue vaguement, tels des fantômes, les tronc des fruitiers, à droite au premier plan les branches de thuyas taillées à gauche une pluie de ronces qui tombent de la frondaison du pommier.

... à suivre ...
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