La trainée est T = 1/2 ro S Cx v²
avec
ro la masse volumique
S la section de l'avion orthogonale à l'axe Ox de progression
Cx sont coefficient de pénétration dans l'air
v² sa vitesse
Ainsi, on voit que si l'on évolue à ro v² = constante, la traînée est inchangée.
D'autres considérations de statique des fluides montrent que si l'on vole à 8500 m d'altitude (ou plus), la masse volumique de l'atmosphère est divisée par environ 3, ce qui permet d'augmenter la vitesse d'un facteur V3=1,732 sans changer la traînée.
Il y a d'autres avantages à voler si haut, comme par exemple un ciel particulièrement dégagé d'autres appareils, l'absence d'oiseaux et les turbulences atmosphériques / intempéries en dessous. Il est même possible de s'insérer dans des "streams" qui parfois sont puissants (200 km/h), ajoutant leur vitesse à celle de l'avion par rapport à eux.
Enfin une dernière remarque : pour des vols nationaux, on peut se permettre des vitesses de 100 à 300 km/h, par contre c'est trop lent pour des liaisons intercontinentales.
Donc on revient à l'assertion de base "11 fois moins que l'existant", qui est tout à fait vague et équivoque

