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Société et philosophieLa face cachée du bonheur, documentaire

Débats philosophiques et de sociétés.
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Christophe
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La face cachée du bonheur, documentaire

Message non lupar Christophe » 01/01/15, 20:20

On en a peut être déjà parlé ici ou là sur les forums? (voir peut être https://www.econologie.com/forums/reflexions ... t8396.html , https://www.econologie.com/forums/le-bonheur ... 13183.html , https://www.econologie.com/forums/le-bonheur ... 11323.html ), voici la vidéo intégrale du documentaire "La face cachée du bonheur"

Envahis de clichés, nous ne sommes pas très bons lorsqu'il s'agit d'imaginer ce qui va nous rendre heureux. Les scientifiques ont découvert que la moitié de notre bonheur est déterminé par nos gênes. SPECIMEN explore la face cachée du bonheur.


A voir ici: http://www.rts.ch/play/tv/specimen/vide ... id=3855716
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Ahmed
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Message non lupar Ahmed » 01/01/15, 22:18

La question centrale: "qu'est-ce que le bonheur?" est très vite évacuée pour une série de plates considérations phénoménologiques. Je ne m'en étonne pas le moins du monde car pouvait-il en être autrement? La science n'a pas capacité, par définition, à expliquer ce qu'est le bonheur, s'il est possible ou non, et dans quelle mesure.
Le bonheur (ou son absence) d'un imbécile (au sens médical du terme) a-t-il une signification?

Les quelques éléments de réponse, non sur ce qui est le bonheur, mais sur l'idée superficielle que s'en font ces scientifiques rejoint des considérations bien banales, si ce n'est qu'ils sont ici cautionnés par des pourcentages (quantifier le qualitatif, hum...)!
Inquiétant, mais significatif d'un automatisme culturel, cette idée que le bonheur serait une "capacité personnelle", susceptible d'entraînement et donc d'amélioration, de "performance".
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Message non lupar Obamot » 01/01/15, 23:43

Ahmed a écrit :La question centrale: "qu'est-ce que le bonheur?" est très vite évacuée pour une série de plates considérations phénoménologiques. Je ne m'en étonne pas le moins du monde car pouvait-il en être autrement? La science n'a pas capacité, par définition, à expliquer ce qu'est le bonheur, s'il est possible ou non, et dans quelle mesure.

Sûrement...

Ahmed a écrit :Le bonheur (ou son absence) d'un imbécile (au sens médical du terme) a-t-il une signification?

(ou de quiconque?) si, il en a une, le bien être (qui sous-tend le bonheur?) est responsable pour au moins 50% de notre état de "bonne santé"! (Même si le fait de "se considérer heureux" ne suffit pas toujours, il y a des prérequis pour atteindre une certaine durée..)

(Il est possible de prouver que ça peut aller jusqu'à 80%, si ce n'est un peu plus...)

Maintenant qui est qualifié pour dire qui est imbécile de qui ne l'est pas: ne peut-on pas voir des quantités de "présumés imbéciles" qui seraient hardi prêts à vous prouver qu'ils ne le sont pas et des "catégorisés imbéciles" qui ne le sont pas au fond... hé héé...

Et d'ailleurs, le statut "d'imbécile" ne s'aquiert pas comme ça, il doit se mériter! :cheesy:

Ahmed a écrit :Les quelques éléments de réponse, non sur ce qui est le bonheur, mais sur l'idée superficielle que s'en font ces scientifiques rejoint des considérations bien banales, si ce n'est qu'ils sont ici cautionnés par des pourcentages (quantifier le qualitatif, hum...)!
Inquiétant, mais significatif d'un automatisme culturel, cette idée que le bonheur serait une "capacité personnelle", susceptible d'entraînement et donc d'amélioration, de "performance".

Si tu reprends ta définition par rapport à la mort:
— un état ?!
— une situation de passage de l'un vers l'autre...?!

Et chacun aura sa définition, plus ou moins bien heureuse, selon ses ambitions... 8)
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Message non lupar Capt_Maloche » 02/01/15, 11:45

Pour être heureux il faut d’abord en être conscient :D

et forcement s'affranchir des tracas matériels pour ne garder que la substantifique moelle de l’existence

je pense qu'il faut en avoir chié à un moment de sa vie pour savoir "profiter" pleinement de ce que nous avons de bon autours de nous.

être conscient qu'être vivant est déjà quelque chose d'exceptionnel et relativiser le reste.

Bien sûr, il faut déjà pour cela arriver à se sustenter soi et sa famille des besoins essentiels.

Tout le reste c'est du bonus, et arriver à se faire plaisir c'est le bonheur.




ce qui m'amène au prochain sujet du bac :
Est ce que "ne manquer de rien" suffit à rendre un homme heureux? :cheesy:
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Message non lupar Ahmed » 02/01/15, 12:45

Si l'on en reste à un formalisme terre à terre, le "bonheur" n'est que l'activation de la sphère cérébrale du plaisir, qu'elle se fasse par l'effet d'une gratification socio-culturelle d'ordre hiérarchique ou, en son absence, par une drogue chimique importe peu.

Dans le documentaire, il y a quelques exemples intéressants (quoique non explicités):
- le milliardaire qui se retire des affaires pour se consacrer (mollement!) à une entreprise de micro-crédit, voit sa satisfaction augmenter du fait qu'il se soustrait à la compétition et qu'il se gratifie par des actions qu'il croit vertueuses (et qui paraissent telles aux yeux des autres).
- le moine bouddhiste qui se réfugie dans un "en-dehors" imaginaire (ceci n'est pas péjoratif) qui le préserve des turbulences du monde et qui renonce au désir et donc à l'insatisfaction qui en découle nécessairement (ressort de la société de consommation).
- l'handicapé qui cesse de courir pour se poser (je parle en un sens figuré qui découle du sens propre) et qui restreignant son champ d'action, intensifie ses relations avec sa famille et les autres (d'ailleurs portés à plus d'empathie du fait d'une différence qui se positivise de ce fait).

Est ce que "ne manquer de rien" suffit à rendre un homme heureux?

Ne manquer de rien signifie ne pas avoir de désir, ce qui peut s'appréhender de deux façons: soit simplement comme dans le cas du moine bouddhiste qui renonce au désir, soit comme le commun des mortels qui, suffisamment pourvu, est incapable de formuler un désir lui permettant d'imaginer un bonheur futur résultant de la possession de l'objet désiré, possession qui ruinerait aussitôt le désir (puisqu'il n'existe que jusqu'à sa réalisation).

En réalité, si la possession de marchandises, dans un monde voué à leur production et consommation peut se révéler socialement gratifiante (paradoxe: la consommation privée n'a de sens que sous le regard des autres!), ce n'est que l'admiration d'autres victimes de cette aliénation qu'elle peut susciter. Admiration relative, puisque la compétition est sans fin (dans les deux sens du terme)...
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Message non lupar boutkiller » 04/01/15, 19:25

Je dirais que pour etre heureux il faut deja subvenir a nos besoins de base, qui sont bien manger, dormir et avoir un minimum de confort.
Ensuite je pense qu'on a besoin de se considerer par rapport aux autre, si l'on pense vivre mieux, avoir plus que les gens qui nous entourent, nous nous sentiront plus heureux.
Il y a aussi la perspective d'avenir, que demain sera mieux qu'aujourd'hui.
Un autre point qui est essentiel a mes yeux, c'est la liberte. Meme si aujourd'hui beaucoup preferent perdre en liberte pour gagner en securite et en confort.
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Message non lupar Ahmed » 04/01/15, 21:47

La maxime suivante:
...avoir plus que les gens qui nous entourent, nous nous sentiront plus heureux.

est riche d'enseignement: "essayons de trouver un plaisir narcissique dans les objets de gratification issu des automatismes socio-culturels qui nous ont été inculqués et sur lesquels la hiérarchie sociale a été édifiée", ...sauf que la concurrence réduit constamment cet espoir à néant (et cette frustration est le moteur de la farce)!
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Message non lupar sen-no-sen » 05/01/15, 08:59

Ahmed a écrit :La maxime suivante:
...avoir plus que les gens qui nous entourent, nous nous sentiront plus heureux.



Une interprétation thermodynamique s'impose:

Dissiper plus d'énergie que ceux qui nous entourent,et nous pourront garantir notre domination dans la lutte Darwinienne qui s'impose a nous... :P

Ça marche aussi comme ça,non?

Le bonheur est en fait dans la dissipation d’énergie!
D'un point de vu strictement consumériste:en possédant un maximum de biens et en ayant accès à un très grand nombre de services,ce qui permet dans notre société de consommation de garantir la domination.

D'un point compassionnelle :en s’évertuant à garantir la protection des plus faible,ce qui conceptuellement amène à garantir la survie du plus grand nombre et donc de maximiser la dissipation d'énergie de l'espèce.
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Message non lupar citro » 05/01/15, 13:09

Cependant les imbéciles sont par nature plus souvent heureux que les autres...
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Message non lupar plasmanu » 05/01/15, 13:32

c'est toi qui le dit...
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