eclectron a écrit :...
@GuyGadebois, phil53, electron,
Je croyais naïvement qu'il y avait un problème aigu, quasi insurmontable, de surconsommation, d'épuisement des ressources, de réchauffement climatique, sur la planète.Je demandais donc à l'assemblée, "comment faire pour consommer moins, pour sortir la planète de ce mauvais pas ?"
Et voilà que trois génies injustement méconnus viennent de trouver simultanément la réponse :
Yaka "Bâtir un monde sain et durable".
Yaka "travailler moins et consommer moins".
"C'est pas si compliqué, yaka, passer au crible tout ce que tu consommes".
Je suis vraiment tête en l'air, comment n'ai-je pas trouvé tout seul des réponses aussi simples et lumineuses, qui résolvent d'un coup les problèmes de la planète : fini la surconsommation, le réchauffement climatique, toussa, nos trois génies ont trouvé la solution, elle est simple et se résume en un mot : yaka.
Bref, tous les lanceurs d'alerte qui nous disent qu'il y a problème peuvent aller se rhabiller, il n'a y a plus de problème.
Bon, un copain à moi a quand même des doutes...
Comment on fait pour "Bâtir un monde sain et durable" ? Il faudrait donc bâtir tout un monde ? Mais ça prend combien de temps de bâtir un monde ? A-t-on le temps avant d'être carbonisé ? ?
Comment on fait pour "travailler moins et consommer moins" ? On va demander aux Chinois, gentiment et poliment ça va de soi, de travailler moins et de consommer moins ?
Est-ce que " passer au crible tout ce que tu consommes" veut dire consommer moins ?
Bref ce copain à moi est vraiment un empêcheur de tourner en rond, un coupeur de cheveux en quatre.
Il m'a même demandé : mais si cette solution que viennent de trouver ces trois génies, si c'est si simple, si yaka... pourquoi personne n'y avait pensé auparavant, pourquoi ça ne se fait pas déjà ?
Comment se fait-il qu'il suffise de "bâtir un monde sain et durable" pour éliminer les problèmes de surconsommation et de réchauffement... et que ça ne se fait pas déjà ?
Bref ce copain à moi soupçonne que derrière ce "yaka" il y ait un gros matelas d'idées reçues bien confortables, et un refus d'affronter la réalité et ses problèmes.


