depuis plus de 50 ans nous élisons des gens qui n'ont pas été foutu de présenter un seul budget à l’équilibre ! le dernier sans déficit date de 1974 , cela ne nous rajeunit pas .
Il parait que le plus grand dérangement de l'esprit est " de faire toujours pareil et d'attendre un résultat différent " (**)
Donc il ne me semble pas du tout évident de continuer à voter afin de changer les choses ; supprimons les élections et remplaçons la désignation des dirigeants par un autre système comme tirage au sort , vote censitaire , aristocratie .....etc
A vous lire
(**) : citation du grand Albert EInstein , une pointure du 20eme quand même.
Faut il supprimer les élections pour sauver la France ?
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PVresistif
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Ahmed
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Re: Faut il supprimer les élections pour sauver la France ?
Le système économique fut, un temps, en essor permanent: c'est sur ses résultats beaucoup plus que sur la compétence des divers personnels politiques qui se sont succédés que s'est construite une forme d'abondance et l'expansion d'une classe moyenne très contente d'elle-même. Parallèlement, un État-providence, directement issu de cette prospérité (+ luttes sociales!) s'efforçait de compenser les inégalités toujours présentes, et parfois ponctuellement exacerbées. La stratégie était claire: calmer le "populo" en s'attaquant aux conséquences tout en laissant prospérer les causes qui profitaient aux classes supérieures. Cet équilibre est désormais rompu avec la fin du boom économique, le prix des énergies qui flambe (sic!) et le chaos géopolitique généralisé ambiant; ceci se traduit, outre la perte de confiance des classes moyennes laminées par ces nouvelles conditions (et autrefois supports sans faille des partis centres-démocrates), par une angoisse face à un avenir qui s'assombrit (voir la révolte des lycéens et des jeunes des banlieues). La désindustrialisation a, dans un premier temps, délocalisé en Chine ce qu'il n'était plus possible de produire de façon concurrentielle ici, avec des conséquences sociales fâcheuses (licenciements), mais des bénéfices pour les entreprises qui espéraient garder la main sur la partie la plus rentable et des prix bas pour tous les consommateurs.
Ce nouvel équilibre montra rapidement qu'il était précaire et que la stratégie était sans lendemains: ce n'est que grâce à l'industrie financière que les choses se sont maintenues vaille que vaille, mais tous les pays usent des mêmes astuces et le système s'essouffle visiblement, même en Chine où l'adossement aux nouvelles technologies constitue la dernière possibilité d'action, de même que chez sa rivale américaine.
Dès lors, le système social est condamné à se dégrader progressivement, tout comme la dette (qui, en grande partie) est le reflet d'une "générosité" antérieure, mais qui n'est plus abondée par les ressources nécessaires.
Le personnel politique qui va affronter ces conditions (bon courage!) devra opérer, au sens chirurgical, dans un tissu social dont le seul désir est de revenir à des conditions antérieures devenues caduques, et ceci sans anesthésie, et en veillant à occasionner le moins de dégâts possibles ...
Devant la difficulté de l'exercice, gageons que ceux qui sauront personnaliser les causes de cette mutation sur un "ennemi" identifiable rafleront la mise, au moins jusqu'à ce que l'absurdité du procédé n'apparaisse...
Ce nouvel équilibre montra rapidement qu'il était précaire et que la stratégie était sans lendemains: ce n'est que grâce à l'industrie financière que les choses se sont maintenues vaille que vaille, mais tous les pays usent des mêmes astuces et le système s'essouffle visiblement, même en Chine où l'adossement aux nouvelles technologies constitue la dernière possibilité d'action, de même que chez sa rivale américaine.
Dès lors, le système social est condamné à se dégrader progressivement, tout comme la dette (qui, en grande partie) est le reflet d'une "générosité" antérieure, mais qui n'est plus abondée par les ressources nécessaires.
Le personnel politique qui va affronter ces conditions (bon courage!) devra opérer, au sens chirurgical, dans un tissu social dont le seul désir est de revenir à des conditions antérieures devenues caduques, et ceci sans anesthésie, et en veillant à occasionner le moins de dégâts possibles ...
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"Ne croyez surtout pas ce que je vous dis."
Re: Faut il supprimer les élections pour sauver la France ?
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La Raison c'est la folie du plus fort. La raison du moins fort c'est de la folie.
[Eugène Ionesco]
https://www.editions-harmattan.fr/catal ... ssee/69729
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Ahmed
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Re: Faut il supprimer les élections pour sauver la France ?
Je poursuis un peu mon raisonnement.
Lorsque les conditions de fonctionnement habituel de l'économie (et de tout ce qu'elle suppose), non seulement commence à faire défaut, mais inverse la trajectoire antérieure, se pose le rôle de l'État en tant qu'élément conciliateur des contradictions qui habitent la société, lesquelles contradictions ont pu, au gré de la croissance, être contrôlées autant par l'espoir d'un avenir meilleur que par les mesures compensatoires vues dans le message précédent.
Désormais amputée d'une grande partie de ces ingrédients, les gouvernements sont démunis pour faire face à ce qui trouve sa traduction aujourd'hui dans la rue. Le rouleau compresseur de l'économie fait dorénavant plus de victimes que de gagnants et cependant, circonstance aggravante, accroît comme jamais la polarisation sociale entre une masse croissante d'exclus ou de déclassées et les quelques happy few qui surfent sur les quelques niches encore rentables.
Sauf à prendre en compte la mutation en cours et arriver à l'exprimer sous une forme acceptable par une grande majorité du corps social, la seule voie (et de loin la plus facile) pour faire tenir ensemble ce tissu de contradictions et ces antagonismes de classes s'impose ainsi que je l'avais énoncé depuis longtemps: un État autoritaire qui sanctuarise ces oppositions pour les désactiver par la coercition. C'est exactement le terme auquel on aboutirait par une lecture thermodynamique: il s'agit d'une réduction de l'entropie interne par le contrainte.
Face à des événements chaotiques* (sociétaux, climatiques, énergétiques, géopolitiques) c'est la stratégie classique d'un pouvoir central, sans pour autant constituer une réponse. Au contraire puisque ce tropisme résulte précisément de l'incapacité en en produire une.
C'est là qu'intervient l'I.A., à la fois comme symptôme de l'accélération des flux économiques reconvertis dans le capitalisme informationnel et ses nouveaux magnats et comme moyen additionnel décisif aux méthodes de contrôle, donnant des possibilités totalement inédites et terrifiantes d'imposer et de réguler à sa guise la pénurie énergétique (la cause) et sociale (la conséquence, avec des modalités arbitraires).
La thermodynamique vient, hélas, confirmer cette dernière analyse, car l'énergie se dissipe toujours sous la forme la plus simple et la plus rapide, à l'image de l'eau qui suit préférentiellement les voies qui accélèrent son débit...
* qui sont souvent perçus de l'extérieur, de façon superficielle et complétement erronée comme une "décadence civilisationnelle"
Lorsque les conditions de fonctionnement habituel de l'économie (et de tout ce qu'elle suppose), non seulement commence à faire défaut, mais inverse la trajectoire antérieure, se pose le rôle de l'État en tant qu'élément conciliateur des contradictions qui habitent la société, lesquelles contradictions ont pu, au gré de la croissance, être contrôlées autant par l'espoir d'un avenir meilleur que par les mesures compensatoires vues dans le message précédent.
Désormais amputée d'une grande partie de ces ingrédients, les gouvernements sont démunis pour faire face à ce qui trouve sa traduction aujourd'hui dans la rue. Le rouleau compresseur de l'économie fait dorénavant plus de victimes que de gagnants et cependant, circonstance aggravante, accroît comme jamais la polarisation sociale entre une masse croissante d'exclus ou de déclassées et les quelques happy few qui surfent sur les quelques niches encore rentables.
Sauf à prendre en compte la mutation en cours et arriver à l'exprimer sous une forme acceptable par une grande majorité du corps social, la seule voie (et de loin la plus facile) pour faire tenir ensemble ce tissu de contradictions et ces antagonismes de classes s'impose ainsi que je l'avais énoncé depuis longtemps: un État autoritaire qui sanctuarise ces oppositions pour les désactiver par la coercition. C'est exactement le terme auquel on aboutirait par une lecture thermodynamique: il s'agit d'une réduction de l'entropie interne par le contrainte.
Face à des événements chaotiques* (sociétaux, climatiques, énergétiques, géopolitiques) c'est la stratégie classique d'un pouvoir central, sans pour autant constituer une réponse. Au contraire puisque ce tropisme résulte précisément de l'incapacité en en produire une.
C'est là qu'intervient l'I.A., à la fois comme symptôme de l'accélération des flux économiques reconvertis dans le capitalisme informationnel et ses nouveaux magnats et comme moyen additionnel décisif aux méthodes de contrôle, donnant des possibilités totalement inédites et terrifiantes d'imposer et de réguler à sa guise la pénurie énergétique (la cause) et sociale (la conséquence, avec des modalités arbitraires).
La thermodynamique vient, hélas, confirmer cette dernière analyse, car l'énergie se dissipe toujours sous la forme la plus simple et la plus rapide, à l'image de l'eau qui suit préférentiellement les voies qui accélèrent son débit...
* qui sont souvent perçus de l'extérieur, de façon superficielle et complétement erronée comme une "décadence civilisationnelle"
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"Ne croyez surtout pas ce que je vous dis."
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