Message non lupar Ahmed » 03/09/26, 17:12
Une grande partie des divergences d'opinion résulte d'appréciations selon des temporalités et des focales différentes.
Sur le premier aspect, le gaz existe dans une quantité limitée (je parle évidemment de la seule part techniquement extractible) et ne représente une possibilité que dans un temps relativement court, d'autre part nous avons vu depuis cette émission que la disponibilité physique peut être entravée par la géopolitique.
Le second point est le plus important et la seule considération technique, quelque soit son résultat, ne doit pas éloigner de s'interroger sur les finalités recherchées; ceci n'est généralement pas fait puisque celles-ci sont supposées implicites et évidentes, pourtant ce ne devrait pas être le cas.
l'idée qui prévaut actuellement, c'est de trouver une source d'énergie, qu'elle qu'elle soit, qui permettent de remplir deux objectifs: - éviter ou limiter fortement l'émission de gaz à effet de serre - et permettre la continuation et même l'accroissement de la société industrielle.
Le premier concerne aussi le second, puisque le co2 compromet sa poursuite. Cette polarisation sur le seul réchauffement aussi tardive soit-elle, cache les autres conséquences de cette vision du monde, lesquelles sont pourtant portées à la connaissance de tous, puisque c'est la prédation universelle sur les ressources et le monde du vivant qui représente une menace pourtant bien plus grande que le seul réchauffement.
Une solution d'ampleur, comme celle représentée par le nucléaire, mais ce pourrait tout aussi bien être autre chose, permet de limiter partiellement* une conséquence, mais ce faisant donne la possibilité, en toute bonne conscience, de négliger les autres et ainsi de les maximiser.
Il serait temps (bon, c'est une formule rhétorique, malheureusement!) de prendre conscience de l'absurdité des objectifs de la société industrielle telle qu'elle se présente et de comprendre qu'elle est fondamentalement atteinte d'autophagie. Dis autrement, la fonction dissipatrice d'énergie que la thermodynamique produit via l'humanité dépasse actuellement ce que qu'exige le bon maintien du système et mène vers une surchauffe généralisée, laquelle doit s'entendre aussi bien au sens littéral qu'au sens figuré. Ça demanderait de longs développements, puisque l'ingénierie sociale s'emploie avec succès à faire diversion, mais je te suggère simplement d'y réfléchir...
* Je dis partiellement, car il faut considérer les conséquences extractives d'une électrification des usages, lesquels ne manqueront pas de s'accroître dans de prodigieuses proportions (tant que le niveau de vie se maintiendra) du fait de l'essor d'appareils autonomes (plus besoin d'un utilisateur humain pour entraîner une consommation): c'est l'effet Jevons.
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"Ne croyez surtout pas ce que je vous dis."