Je confirme : je taille et j'attache.
Dans le jardin, sur des piquets.
Contre mon mur, je fais grimper en enroulant autour de ficelles...(qu'on voit sur les photos).
Mais oui, je taille les gourmands et j'essaye de monter 3 ou 4 tiges par pied. Je trouve cela suffisant. Cela permet de "freiner" un peu la végétation (le "vert" !)... Sans rien faire, c'est une pagaille sans nom.
Plus les plantes sont basses et trainent parterre, et plus tôt tu auras du mildiou dans ces parties qui restent plus humides !
Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Cuicui a écrit :
Pour mes tomates, j'ai enfoui de l'engrais vert : herbe fauchée et ortiles.
Je n'aime pas enfouir, car tu tends vers une "décomposition anaérobie" (manque d'oxygène). C'est ce qui se passe dans une station de méthanisation...
Une "bonne" décomposition est aréobie. C'est pour cela qu'on remue les tas de composts (quand on fait bien comme il faut !)...
Ce que j'ai tendance à faire, c'est du "compostage de surface"...
En plus, le seul "dogme" dans mon approche, c'est de récolter le plus possible, sans aucun élément chimique et d'en faire le moins possible. C'est donc aussi un peu par "challenge" que je fais "exprès" - c'est un peu ma "recherche"...
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Did67 a écrit :
C'est ce qui se passe dans une station de méthanisation...
Une "bonne" décomposition est aréobie. C'est pour cela qu'on remue les tas de composts (quand on fait bien comme il faut !)...
...
A savoir que cette formation de méthane est :
a) une perte d'énergie pour le système sol-vie du sol - plantes(le "C" et l' "H", c'est de l'énergie)...
b) une énorme pollution, car le CH4 est 22 fois plus puissant question "effet de serre" que le CO² [de mémoire].
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Cuicui a écrit : mais je trouve qu à force de les planter toujours au même endroit l'enfouissement d'engrais naturel n'est pas inutile les années suivantes...
Je reviens rapidement sur ce point :
- fertiliser (restituer les éléments nutritifs que les plantes ont prélevé, voire en "rajouter" un peu pour obtenir un niveau de fertilité supérieur même à celui qu'il y avait au départ) est bien entendu sage te raisonnable...
- mais mes observations semblent montrer que la "nature" se débrouille très bien toute seule : j'ai des choux de Bruxelles de 1 m de haut, à un endroit où j'ai juste mis deux ou trois fois une couche de tonte de gazon sur la prairie, en surface bien sûr (fidèle à ma méthode de "fainéant" !). Au départ, pour "nettoyer". Puis pour maintenir le sol couvert et propre... (les tontes se décomposent très vite). Cela arrive de toute évidence aux racines, sous une forme assimilable !!!
- idem pour mes oignons plantés dans le foin : ils avaient une taille jamais atteinte chez moi (au point que deux bulbes successifs se touchaient) ; donc la fertilté circule ; inutimle de se fatiguer à l'enfouir...
Enfin, c'est mon avis...
A expérimenter ???
Et cela dépend surement un peu de la nature du sol (plus ou moins perméable), de sa vie
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J'ai plusieurs fois évoqué la question de la "bouillie bordelaise" comme fongicide, que je me refuse à utiliser [alors que selon les principes de l'agriculture biologique, c'est un produit d'origine naturelle, il est toléré].
Je viens de tomber sur cet article, tiré du site de Gerbeaud.
http://www.gerbeaud.com/nature-environn ... _source=dl
Je partage très largement ce point de vue. Et la bouillie bordelaise me parait donc incompatible avec tous les efforts que je déploie pour avoir un sol vivant et des "êtres vivants" actifs (pour faire le boulot à ma place !).
Je viens de tomber sur cet article, tiré du site de Gerbeaud.
http://www.gerbeaud.com/nature-environn ... _source=dl
Bouillie bordelaise : gare à la toxicité du cuivre pour les écosystèmes
Le 8 novembre 2014 par Clémentine Desfemmes | | | |
Les jardiniers connaissent tous la bouillie bordelaise, ce fameux produit bleu qu'on voit beaucoup dans les vignes. Efficace contre bon nombre de maladies, facile à trouver, elle est même tolérée en bio. Cependant, elle est de plus en plus décriée, car le cuivre qu'elle contient est toxique pour l'environnement...
La bouillie bordelaise, un produit de traitement extrêmement répandu
La bouillie bordelaise est un produit de traitement, à base de chaux et de sulfate de cuivre, qui se présente sous la forme d'une poudre bleue que l'on dilue dans de l'eau ; on vaporise ensuite la solution sur les végétaux. Efficace, elle est très utilisée pour lutter contre les maladies cryptogamiques, c'est-à-dire causées par des champignons, ainsi que contre certaines maladies bactériennes. Arbres fruitiers, vigne, tomates, pommes de terre : au verger, au potager, en arboriculture, en viticulture, la bouillie bordelaise est partout ! Peut-être avez-vous déjà été étonné de l'étrange couleur bleu turquoise qu'arborent certains murs contre lesquels on a cultivé de la vigne ? Ce bleu, c'est celui du sulfate de cuivre.
Un traitement toléré en bio, mais qui fait débat
Ce fongicide minéral est toléré en agriculture biologique, avec une dose maximale moyenne autorisée de 6 kg de cuivre par hectare et par an. Mais pourquoi dit-on "toléré" et non tout simplement "autorisé" ? Parce que la bouillie bordelaise, et plus précisément le cuivre qu'elle contient (20% de cuivre dans la poudre), est toxique. Moins que les fongicides de synthèse, certes, mais toxique tout de même. Fongicide, bactéricide, algicide : le cuivre de la bouillie bordelaise n'est pas innocent. Tout produit de traitement, y compris celui que l'on dit "bio" ou "naturel", est un produit nocif !
Il y a quelques années, il a même été question d'interdire la bouillie bordelaise en France (dans d'autres pays d'Europe, c'est déjà le cas), mais le projet a été abandonné. Pourtant, il n'y a pas de fumée sans feu : que reproche-t-on donc à cette fameuse substance bleue ?
Accumulation du cuivre dans les sols et dans l'eau
Si le cuivre est, à très faible dose, un oligo-élément indispensable à la vie, à des doses plus élevées, il présente une action toxique importante pour l'environnement. Car le principal problème, c'est que le cuivre est un produit non biodégradable : il s'accumule et finit par atteindre des teneurs toxiques, notamment dans les sols, mais aussi, après lessivage par l'eau de pluie et transport par l'eau de ruissellement, dans les eaux des rivières et les sédiments.
On imagine sans peine que dans le cas de traitements massifs et répétés, durant des années, sur une même parcelle agricole ou viticole, les pollutions locales puissent être importantes. C'est vrai à grande échelle, en arboriculture et en viticulture, mais ça l'est aussi dans les jardins d'agrément !
Toxicité du cuivre pour les écosystèmes
Toxique pour le sol
Pour commencer, la bouillie bordelaise, ou plus précisément son cuivre, ne fait pas la différence entre un champignon nuisible et un champignon bénéfique. Le cuivre qui s'accumule dans le sol perturbe le développement des mycorhizes, ces champignons qui vivent en symbiose avec les racines et permettent aux plantes, entre autres, de mieux profiter des nutriments du sol. Sans parler des autres champignons microscopiques qui participent à la fertilité du sol, en décomposant la matière organique lors du processus d'élaboration de l'humus, par exemple.
Toxique pour la faune et la flore
Le cuivre est également toxique pour la faune : oiseaux, petits mammifères, insectes (dont les abeilles, qui viennent inévitablement se frotter au cuivre qui recouvre les plantes lorsqu'elles viennent butiner), mais aussi vers de terre et tous les organismes aquatiques (poissons, larves d'insectes, amphibiens) : nombreux sont les acteurs de la biodiversité à être concernés. Côté flore, les algues sont elles aussi touchées : en tant que maillon alimentaire de la chaîne alimentaire aquatique et pourvoyeur d'oxygène pour l'eau, elles sont indispensables à l'équilibre des écosystèmes d'eau douce.
Toxique pour l'homme
Enfin, le cuivre est nocif pour l'homme, car toxique par inhalation (poudre), par contact cutané et par ingestion (résidus sur les fruits). Bien sûr, il ne viendrait à l'idée de personne d'asperger de solution bleue des raisins ou des tomates juste avant de les récolter, mais les quantités de résidus ne sont pas négligeables, surtout si on les ajoute aux autres sources alimentaires de cuivre (pollution de l'eau du robinet, par exemple).
Je partage très largement ce point de vue. Et la bouillie bordelaise me parait donc incompatible avec tous les efforts que je déploie pour avoir un sol vivant et des "êtres vivants" actifs (pour faire le boulot à ma place !).
Dernière édition par Did67 le 18/11/14, 19:12, édité 1 fois.
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Sous sa couche de foin, mon jardin s'endort... Enfin, pas tellement, en fait !
Un petit clin d'oeil, avec ces deux photos prises ce matin !
Insolite, la "plante à caudex" ci-dessous - une acquisition dans une jardinerie à Bruxelles, un coup de coeur. Je trouve cela de toute beauté. [il s'agit d'un Mestoklema Tuberosa]
Et une autre curiosité, ci-dessous : ce caudex a décidé de fleurir là, durant son repos végétatif ; il s'est mis au repos assez tôt cette année, dès octobre... Il va passer son hiver avec sa réserve d'eau accumulée dans le bas de la tige renflée (ce qu'on appelle botaniquement un "caudex")... Il se "réveillera" au printemps, en émettant des feuilles, éventuellement d'autres fleurs... [il s'agit d'un Jatropha Podagrica]
Pour ceux qui succomberait au charme de ces plantes à caudex, sachez qu'elles sont durant leur période de repos, très sensibles à l'eau. Le plus simple : ne plus les arroser... Le "caudex" est une adaptation à la sécheresse : il se gonfle d'eau quand il pleut et puis cette réserve va servir à passer une longue période de sécheresse...
L'émission des fleurs avant les feuilles est aussi une adaptation : ne pas attendre qu'il pleuve, mais anticiper ; cette plante à fécondation croisée a sans doute besoin d'un coup de main d'un insecte, dont je soupçonne qu'il sera plus abondant après les pluies...
Voilà. Un peu de beauté dans ce monde de brutes...
Un petit clin d'oeil, avec ces deux photos prises ce matin !
Insolite, la "plante à caudex" ci-dessous - une acquisition dans une jardinerie à Bruxelles, un coup de coeur. Je trouve cela de toute beauté. [il s'agit d'un Mestoklema Tuberosa]
Et une autre curiosité, ci-dessous : ce caudex a décidé de fleurir là, durant son repos végétatif ; il s'est mis au repos assez tôt cette année, dès octobre... Il va passer son hiver avec sa réserve d'eau accumulée dans le bas de la tige renflée (ce qu'on appelle botaniquement un "caudex")... Il se "réveillera" au printemps, en émettant des feuilles, éventuellement d'autres fleurs... [il s'agit d'un Jatropha Podagrica]
Pour ceux qui succomberait au charme de ces plantes à caudex, sachez qu'elles sont durant leur période de repos, très sensibles à l'eau. Le plus simple : ne plus les arroser... Le "caudex" est une adaptation à la sécheresse : il se gonfle d'eau quand il pleut et puis cette réserve va servir à passer une longue période de sécheresse...
L'émission des fleurs avant les feuilles est aussi une adaptation : ne pas attendre qu'il pleuve, mais anticiper ; cette plante à fécondation croisée a sans doute besoin d'un coup de main d'un insecte, dont je soupçonne qu'il sera plus abondant après les pluies...
Voilà. Un peu de beauté dans ce monde de brutes...
Dernière édition par Did67 le 18/11/14, 19:13, édité 1 fois.
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Je viens de parcourir le "Guide du BRF (Bois Raméal Fragmenté)" de Bernard Mercier, aux éditions "terre vivante".
Pour ceux que ce que nous discutons ici intéresse, cela peut être une saine lecture au coin du feu...
Beaucoup de réflexions pratiques...
Des témoignages...
Je partage l'essentiel de ce livre, même si je prends des chemins de traverse...
Pour ceux qu'une lecture bien plus ardue ne rebute pas, il ya aussi "Les mycorhizes, la nouvelle révolution verte" de J.André Fortin, Christian Plenchette, Yves Piché aux éditions Multimondes... On est là dans du plus scientifique, donc plus austère.
Avec cette remarque très pertinente sur le déclin de la disponibilité du phosphate. "Connaissant leur importante intervention dns la nutrition phosphatée des plantes, les mycorhizes sont appelées à jouer un rôle clé pour contrer l'épuissement de cette ressource non renouvelable".
J'avais évoqué plus haut cette utilisation des champignons comme "extracteurs/concentrateurs" des minéraux du sol.
[les mycorhizes sont la symbiose entre racines des plantes et champignons, qui se forment dans le sol... à condition que celui-ci ne soit pas noyés de résidus de pesticides et en particulier de fongicides - et de cuivre issu des "bouillies bordelaises"]
[on commence à trouver dans le commerce des préparations à base de cultures de ces champignons symbiotiques, avec lesquelles on mouille les racines des jeunes plants au moment de la plantation]
Pour ceux que ce que nous discutons ici intéresse, cela peut être une saine lecture au coin du feu...
Beaucoup de réflexions pratiques...
Des témoignages...
Je partage l'essentiel de ce livre, même si je prends des chemins de traverse...
Pour ceux qu'une lecture bien plus ardue ne rebute pas, il ya aussi "Les mycorhizes, la nouvelle révolution verte" de J.André Fortin, Christian Plenchette, Yves Piché aux éditions Multimondes... On est là dans du plus scientifique, donc plus austère.
Avec cette remarque très pertinente sur le déclin de la disponibilité du phosphate. "Connaissant leur importante intervention dns la nutrition phosphatée des plantes, les mycorhizes sont appelées à jouer un rôle clé pour contrer l'épuissement de cette ressource non renouvelable".
J'avais évoqué plus haut cette utilisation des champignons comme "extracteurs/concentrateurs" des minéraux du sol.
[les mycorhizes sont la symbiose entre racines des plantes et champignons, qui se forment dans le sol... à condition que celui-ci ne soit pas noyés de résidus de pesticides et en particulier de fongicides - et de cuivre issu des "bouillies bordelaises"]
[on commence à trouver dans le commerce des préparations à base de cultures de ces champignons symbiotiques, avec lesquelles on mouille les racines des jeunes plants au moment de la plantation]
Dernière édition par Did67 le 29/11/14, 16:04, édité 1 fois.
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Et encore un conseil de lecture : "Collaborer avec les bactéries et autres micro-organismes" de jeff Lowenfels et Wayne Lewis Editions du Rouergue
Des images remarquables qui illustrent la vie du sol.....
La présentation des cycles dans le sol...
Remarquable !!!
Des images remarquables qui illustrent la vie du sol.....
La présentation des cycles dans le sol...
Remarquable !!!
Dernière édition par Did67 le 29/11/14, 16:04, édité 1 fois.
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Désolé pour ceux qui n'aiment pas les livres : un dernier pour la route ?
Je rappelle tout de même que j'ai l'intention d'appeler mon approche, in extenso : "Je jardine dans mon transat, un verre de bière dans la main droite et un bon bouquin dans la main gauche !". Il est donc normal que je parle aussi de livres dans cette rubrique...
Je viens de feuilleter sans encore l'avoir épluché en détail : "Le guide de la permaculture au jardin pour une abondance naturelle" de Carine Mayo aux Editions terre vivante...
J'avais de la permaculture une idée trop restrictive, avec des buttes de forme particulière, des troncs enterrés, etc... [pour ceux qui connaissent, le fameux "keyhole"]...
Je me rends compte que d'autres personnes ont une approche plus large, assez voisine de ce que je fais ! Pour ceux qui cherchent des inspirations, quelques pistes et peut-être aussi quelques "recettes", ce livre me parait tout à fait intéressant.
Je rappelle tout de même que j'ai l'intention d'appeler mon approche, in extenso : "Je jardine dans mon transat, un verre de bière dans la main droite et un bon bouquin dans la main gauche !". Il est donc normal que je parle aussi de livres dans cette rubrique...
Je viens de feuilleter sans encore l'avoir épluché en détail : "Le guide de la permaculture au jardin pour une abondance naturelle" de Carine Mayo aux Editions terre vivante...
J'avais de la permaculture une idée trop restrictive, avec des buttes de forme particulière, des troncs enterrés, etc... [pour ceux qui connaissent, le fameux "keyhole"]...
Je me rends compte que d'autres personnes ont une approche plus large, assez voisine de ce que je fais ! Pour ceux qui cherchent des inspirations, quelques pistes et peut-être aussi quelques "recettes", ce livre me parait tout à fait intéressant.
Dernière édition par Did67 le 29/11/14, 16:05, édité 2 fois.
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