Il y a quelques temps Arte avait diffusé un reportage sur ce genre d'études, je n'en ai vu que la fin. Ca se passait en Angleterre : ligne droite, visibilité parfaite... et pourtant de nombreux accidents ?
Solution : le service de l'équipement a légèrement rétréci la voie, et supprimé la ligne discontinue. Quelle régression !
Bilan : les automobilistes, ne sachant pas trop où rouler, ont naturellement ralenti. Plus d'accident recensé sur ce tronçon...
On en revient au premier élément de sécurité : la perception que l'automobiliste se fait du danger.
Par exemple, si la route est droite et comporte un seul obstacle isolé (borne, arbre), c'est statistiquement là qu'un véhicule quittant la route finira sa course : le conducteur fixe ce point qu'il veut éviter à tout prix !
_____
[mode ancien combattant ON]
Personnellement je suis passé au "crash test" vers 50 km/h (après coup de frein) il y 12 ans.
Voilà qu'un fourgon lourdement chargé démarre d'un stop et m'oblige à ralentir (70 km/h). Comme il se traîne, 200 m plus loin je commence à le doubler, j'accélère, et là... il tourne subitement à gauche.. histoire de vider ses gravats dans une décharge sauvage !
3 options :
- bas côté gauche : un superbe pilône edf en béton me tend les bras.
- voie de droite : ce fourgon "long" en occupe encore une bonne moitié,
- bas côté de gauche : après franchissement des barbelés, vue dégagée sur un poétique petit ruisseau, 50 m en contrebas.
A vrai dire, je ne sais pas encore comment je m'y suis pris. Mais plutôt que de tenter un évitement, je me suis aligné au mieux avec le camion, pour lui rentrer dedans le plus droit possible.
Ce n'était pas une mauvaise solution : lourdement chargé, il a amorti le choc sans trop de casse (essentiellement le pare choc à redresser !). Par contre ma voiture (Opel Kadett) a rétréci de 30 cm en s'encastrant sous le camion.
Pas de blessés, et la voiture a pu être réparée, même si les prévisions de l'expert ont été explosées, et qu'elle a coûté à l'assureur plus cher que la valeur argus.
Toujours pour la petite histoire : peu de gens savent qu'il est possible de contester un malus, moi-même je l'ignorais.
En principe seul le constat signé par les deux parties fait foi... Sauf que lorsqu'on sort en état de choc d'un amas de ferraille avec des enfants qui pleurent, on n'est pas forcément "conscient". Et en l'absence de blessés pas de constat de police. L'autre chauffeur, qui a juste été bousculé, a rédigé à son avantage.
Arrivant derrière, j'aurais de toutes façon du avoir 100% des torts, mais l'autre chauffeur rejoignant un chemin de terre, a eu droit "forfaitairement" à 25%.
Sur le conseil d'une amie j'ai contesté avec fermeté, en envoyant un dossier avec un plan de la route, les photos du lieu, des traces de freinage (important, car elles montraient que le camion circulait au milieu de la chaussée)... et 2 mois plus tard j'ai été "blanchi" par mon assureur. Pas de malus.
[mode OFF]