Concernant ce sujet, je peux apporter un témoignage de première main, celui d'un de mes beaux frères qui a bossé comme mécano dans des écuries F1 pendant une quinzaine d'années.
Il m'a expliqué que pendant quelques temps (jusqu'à ce que ça soit interdit
Un injecteur supplémentaire envoyait de l'eau liquide, sous forme de gouttelettes, dans les chambres de combustion.
Comme ils avaient les budgets et moyens en conséquence, ils ont pu essayer différents dosage, et voir leurs incidence sur la santé du moteur.
Ils ont constaté que lorsqu'on envoi trop d'eau, le dessus des pistons est crevassé (il ne parlait même plus de picage
L'explication tient, d'après lui, essentiellement dans le choc thermique entre ces gouttes d'eau froide et les parois très chaudes, provoquant de véritables mini déflagrations extrèmement érodantes.
Ils ont par contre constaté qu'un dopage bien dosé amenait une amélioration considérable de la puissance des moteurs, sachant tout de même qu'en F1, le cahier des charges minimum, c'est que le bourrin tienne le temps d'une course...
Cette expérience rejoint celle du "boostage" à l'eau de certains avions de chasse durant la seconde guerre mondiale, utilisé ponctuellement dans les phases de combat aérien, pour avoir un regain de puissance permettant de se tirer d'un mauvais pas le moment donné.
Avec un dopage vapeur, on ne parle plus de la même chose :
Premièrement, il ne faut pas oublier qu'à l'état "naturel", un moulin recrache essentiellement (autour des 70%) de la vapeur d'eau "sèche". Cela n'affecte pas spécialement la vie du moteur.
Deuxièmement, la vapeur qu'on cherche à envoyer est en phase saturante, c'est à dire avec un certain pourcentage d'eau liquide sous forme de micro gouttelettes dépendant de la T° et de la pression.
Elle est aspirée à l'admission, après que le cylindre ait explusé les gaz d'échappements brûlants de l'explosion précédante.
A cet instant, les parois ont relativement "refroidis", et les contacts de ces microgouttelettes ne peuvent avoir les mêmes conséquences.
Certains expérimentateurs, qui ont déculassé leur moteur après avoir roulé pantone ont constaté que le métal n'avait aucune corrosion, ni picage, mais était par contre rutilant (et propre).
Certains, qui ont également démonté le bas moteur, et l'équipement mobile, ont pu voir que les gorges des segments étaient décalaminé, expliquant pour partie le regain de jeunesse pour des moteurs un peu "aventurés".
Donc la réponse à ta légitime interrogation concernant l'eau ne peut s'appuyer uniquement sur ton expérience malheureuse, car nous ne faisons tout simplement pas la même chose.
Et je peux t'affirmer, ayant vécu un joint de culasse, que les sensations de conduites et les fumées d'échappement n'ont rien, mais alors rien à voir avec un dopage vapeur.
C'est tout ce que je peux dire pour l'instant, en attendant que je change le moulin de ma 205 (qui est bien rincé) pour un en meilleur état (ah oui, il était déjà bien rincé avant pantone
Quand il sera par terre, on s'amusera à le déculasser, pour voir...
D'ici quelques mois, je pense...
Voilou... à +++
Michel







