Energies fossiles: pétrole, gaz, charbon, nucléaire (fission et fusion)Evolution des production et consommation mondiale de pétrole

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Re: Evolution des production et consommation mondiale de pétrole

Message non lupar moinsdewatt » 21/12/18, 01:27

Coup de Poker sur l' essence, vidéo ARTE 58 minutes

le 4 déc. 2018


[Documentaire complet disponible jusqu'au 02 Février 2019]

Comment et pourquoi le cours du baril de brut s'est effondré entre 2014 et 2016, contre (presque) toute attente. Entre économie et géopolitique, une vertigineuse enquête dans le monde très fermé des rois du pétrole pour comprendre les fluctuations des cours de l'or noir.

En septembre 2012, un jeune analyste français des marchés pétroliers, Alexandre Andlauer, publie une étude choc, annonçant la chute prochaine des cours du pétrole. Une analyse à contre-courant alors qu'après le troisième choc pétrolier, en 2008, qui a vu le cours du baril flamber à près de 150 dollars, on agite plus que jamais la menace du "peak oil": l’épuisement des ressources, redoutée depuis les années 1970. Pourtant, dès la fin 2013, le monde regorge de pétrole, confirmant le scénario du franc-tireur. En deux ans, le baril de brut va perdre 70 % de sa valeur. Différents facteurs ont contribué à ce "contre-choc" pétrolier, mais Jean Crépu révèle ici le plus décisif : un bras de fer joué en sous-main, et perdu, par l'Arabie saoudite, suivie à contrecoeur par ses partenaires de l'Opep, contre leur rival américain et ses producteurs de pétrole de schiste. La flambée des cours après 2008 a en effet permis aux États-Unis d'exploiter leurs immenses réserves en la matière, la technologie très coûteuse d'extraction étant devenue accessible…

Un monde de brut
De la nouvelle ruée vers l'or du Texas, qui voit pousser les villas des oil workers du schiste, aux bureaux feutrés des grands marchands de la planète, entre Bourse de New York et les cercles très fermés du pouvoir russe ou saoudien, Jean Crépu retrace comme un thriller cette formidable partie de poker économique et géopolitique en nous ouvrant ses coulisses. La troisième manche a vu en 2018 la production américaine égaler pour la première fois celle de Riyad, tandis que la Russie, jusque-là observatrice, s'est rapprochée de l'Opep. Mais alors que le robinet du brut semble ainsi pouvoir couler longtemps encore, le revirement amorcé par la Norvège, qui a choisi d'utiliser sa manne pétrolière pour miser sur les énergies renouvelables, préfigure peut-être l'avenir. Car n'en déplaise à Donald Trump, le monde de l’énergie, sous la menace du changement climatique, a commencé lui aussi à évoluer, et la demande en pétrole pourrait diminuer plus vite que prévu.

Coup de poker sur l'essence | Documentaire de Jean Crépu (France, 2018, 59mn)



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Pas mal d'info interessantes sur le développement du gaz de schiste aux USA. (la ville de MIDLAND en particulier, dont j' avais jamais encore entendu parler)

sur l' alliance entre l' Arabie Saoudite et Poutine
.......

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Re: Evolution des production et consommation mondiale de pétrole

Message non lupar moinsdewatt » 16/02/19, 14:46

Le pétrole dopé par la baisse de la production de l'Opep

AFP le 13 févr. 2019

Le pétrole a fini en nette hausse mercredi, alors que l'Agence internationale de l'Energie (AIE) a confirmé que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) respectait ses promesses de baisse de production, reléguant au second plan la hausse des stocks aux Etats-Unis.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril s'est apprécié de 1,19 dollar ou 1,9% pour terminer à 63,61 dollars à Londres.

A New York, le baril américain (WTI) pour le contrat de mars a gagné 80 cents ou 1,5% pour clôturer à 53,90 dollars.

"L'Opep a bien abaissé sa production en janvier, et l'Arabie saoudite a fait du zèle par rapport à ses promesses, donc ceux qui parient sur une offre peu abondante sont contents", a résumé Jasper Lawler, analyste de London Capital Group.

Au lendemain de la publication du rapport mensuel de l'Opep, l'AIE a publié mercredi ses propres données pour le mois de janvier.

Et selon l'organisme, l'offre mondiale a chuté de 1,4 million de barils par jour (mbj) en janvier à 99,7 mbj.

Cette baisse est notamment due à la mise en oeuvre de l'accord de Vienne entre les pays de l'Opep et leurs partenaires, dont la Russie, qui ont décidé début décembre de se fixer des objectifs de production plus bas qu'auparavant.

- Importations au plus bas depuis 1997 -

L'AIE souligne que si l'Arabie saoudite fait du zèle, la Russie ne respecte pas pour l'instant son objectif.

Le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, a d'ailleurs affirmé aux agences russes que son pays allait encore limiter sa production en février.

"Ajoutez les sanctions américaines contre le Venezuela et tout à coup, l'offre mondiale a moins de marge", a ajouté M. Lawler.

Les analystes de Goldman Sachs préviennent cependant que l'abondante production américaine pourrait faire rebasculer le marché au second semestre.

Certains producteurs de schiste, dont la production peine actuellement à se vendre en raison d'un manque d'infrastructures de transport, vont profiter de l'ouverture de nouveaux oléoducs, ont-ils estimé.

Les cours du brut ont toutefois un peu limité leur progression après la diffusion du rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'informations sur l'Energie (EIA) montrant une hausse des stocks de brut à leur plus haut niveau depuis novembre 2017, d'essence et de produits distillés (fioul et gaz de chauffage).

Alors que la production est restée au niveau record de 11,9 millions de barils par jour, la cadence des raffineries s'est par ailleurs fortement ralentie en raison des travaux de maintenance, en fonctionnant en moyenne à 85,9% de leurs capacités, contre 90,7% la semaine précédente.

Autre élément marquant du rapport: les importations américaines de brut ont chuté à leur plus bas niveau depuis 1997. A un brouillard persistant sur les côtes du Golfe du Mexique freinant l'activité des bateaux, se sont ajoutés divers éléments entravant les importations comme les sanctions contre le Venezuela et la volonté de l'Arabie saoudite de limiter ses exportations.


https://www.connaissancedesenergies.org ... pep-190213
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Re: Evolution des production et consommation mondiale de pétrole

Message non lupar moinsdewatt » 14/04/19, 22:46

Pétrole: l'AIE reconnaît que la demande mondiale risque d'être plus faible que prévu

AFP parue le 11 avr. 2019

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a maintenu jeudi ses prévisions de progression de la demande en pétrole, malgré le ralentissement de la croissance économique mais a reconnu qu'elle risquait d'être plus faible qu'attendu.

Ses estimations de hausse de la demande ont été confirmées à 1,3 million de barils par jour (Mb/j) et 1,4 Mb/j pour 2018 et 2019 respectivement, indique-t-elle dans son rapport mensuel sur le pétrole.

La demande mondiale devrait ainsi passer le cap symbolique des 100 Mb/j cette année, avec une prévision à 100,6 Mb/j après 99,2 Mb/j l'an dernier.

"Nous maintenons notre prévision de 1,4 Mb/j (en 2019) mais nous reconnaissons qu'il y a des signaux contradictoires sur la santé de l'économie mondiale et des vues divergences sur le niveau probable des cours du pétrole", indique l'agence parisienne, qui conseille des pays développés sur leur politique énergétique.

L'AIE admet toutefois que "les risques sont aujourd'hui à la baisse". Le contexte économique est en effet moins porteur pour la demande, avec une croissance mondiale qui ralentit et des prévisions du Fonds monétaire international (FMI) qui viennent d'être abaissées pour cette année.

"Clairement, des prix du pétrole à 70 dollars le baril pour le Brent sont moins confortables pour les consommateurs qu'ils ne l'étaient au début de l'année", souligne aussi l'agence. Des prix plus élevés ont tendance à peser sur le demande.

Cette progression récente des cours fait suite à la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses partenaires, notamment la Russie, de limiter volontairement leur production. L'OPEP a pompé 534 000 barils par jour de moins en mars, une chute spectaculaire causée par la forte discipline de l'Arabie saoudite et les déboires du Venezuela, selon un rapport publié mercredi par le cartel.

L'AIE rappelle que l'Iran est aussi soumis à des sanctions américaines et qu'une certaine incertitude règne désormais en Libye, affectée actuellement par des combats entre les forces de Khalifa Haftar et celles du gouvernement d'union nationale basé à Tripoli.

L'AIE est en général surtout prompte à souligner tous ces risques qui pèsent sur l'offre d'or noir. Mais même si "ces derniers mois, la résilience de la demande a reçu moins d'attention que les vicissitudes de la production, mais elle est aussi très importante", écrit-elle.


https://www.connaissancedesenergies.org ... evu-190411
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