Economie et finance, durabilité, croissance, PIB, fiscalités écologiquesCrise: les dépressions mondiales se suivent, se ressemblent

Economie actuelle et développement durable sont-ils compatibles? PIB, croissance (à tout prix), développement économique, inflation...Comment concillier l'économie actuelle avec l'environnement et le développement durable.
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Christophe
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Crise: les dépressions mondiales se suivent, se ressemblent

Message non lupar Christophe » 09/05/12, 23:42

9 mai 1873. En Europe, aux USA, les Bourses plongent, la crise, le chômage... Déjà.

Le Point.fr - Publié le 09/05/2012 à 00:00
Les dépressions mondiales se suivent et se ressemblent. En 1873, le krach démarre à Vienne, passe à Berlin, à Paris, puis en Amérique !

La crise ! La crise ! On n'entend parler que d'elle depuis quelques années. Horreur, ô désespoir, les Bourses chutent, l'économie s'effondre, l'emploi disparaît... C'est la fin du monde ! Mais non ! C'est simplement le capitalisme qui connaît un petit passage à vide... comme il en vit régulièrement. Une bonne petite purge pour pouvoir repartir de plus belle. Depuis deux siècles, c'est qu'il y en eut un sacré paquet de crises, de krachs, de dépressions et autres gâteries du même style. Et pas que des petites crises, mais des énormes, de celles qui font croire à l'apocalypse. Mais qui s'en rappelle ? Celle de 1929 reste encore dans les mémoires, mais elle a été précédée par de nombreuses autres : en 1873, en 1865, en 1836. À chaque fois, des coups de poing dans la gueule. Le monde civilisé croit ne jamais pouvoir s'en relever et il reprend toujours du poil de la bête, les banques souvent à l'origine de la tourmente renaissent de leurs cendres pour entamer un nouveau cycle.

Le 9 mai 1873, affolement à la Bourse de Vienne. Une semaine après l'ouverture de l'Exposition universelle destinée à magnifier le règne de l'empire austro-hongrois, c'est le krach. La bulle spéculative immobilière de l'Autriche éclate. En quelques heures, des centaines de banques font faillite, entraînant la ruine de centaines de milliers de petits épargnants. Les établissements financiers sont incapables de récupérer l'argent prêté sans discernement aux sociétés immobilières et aux particuliers pour construire à Vienne. Un seul exemple édifiant : la banque Placht et Fels se révèle incapable de réunir 9 000 florins d'avoirs alors qu'elle affiche un passif de 2,76 millions de florins. C'est inimaginable.
Fièvre immobilière

Une fois de plus les banquiers paient leur totale irresponsabilité. Comme tous les Autrichiens, ils eurent la folie des grandeurs quand la France a commencé à verser d'énormes indemnités de guerre après la défaite de 1870. Vienne et de nombreuses autres villes lancèrent des programmes immobiliers énormes. Les particuliers suivirent le mouvement en construisant des immeubles et des maisons. Il fallut emprunter. Les établissements financiers ne demandaient que cela. Ils commencèrent à émettre des prêts hypothécaires comme vache qui pisse. La spéculation s'envola. Quand, pour un ensemble de raisons, la confiance s'effrita, ce fut donc la déroute boursière et bancaire.

La crise s'étend rapidement à l'Allemagne dont les banques ont connu la même fièvre immobilière. Par exemple, entre 1871 et 1873, la Bourse de Berlin avait enregistré 95 nouvelles banques dont la Deutsche Bank. Avant l'effondrement, les établissements immobiliers cotés en Bourse versaient des dividendes exceptionnels compris entre 10 et 15 %. Le krach balaie ces sociétés comme fétus de paille. Les uns après les autres, les groupes financiers sautent comme bouchons de champagne lors d'un mariage princier. La faillite la plus spectaculaire est celle du financier Stephan Keglevich qui avait été le plus jeune parlementaire du Parlement hongrois en 1861. Dans la foulée, des milliers de petits investisseurs qui se croyaient riches et malins se retrouvent sur la paille, Gros-Jean comme devant. En Autriche, pour sauver les meubles, les banques disposent d'un fonds de 20 millions de florins, mais il est plus vite asséché qu'un puits d'oasis après le débarquement d'une caravane de chameaux. Selon les journaux de l'époque, un millier de petits épargnants se suicident. Pas de krach pour les entreprises de pompes funèbres.
Cascade de faillites

Après avoir nettoyé les banques outre-Rhin, le krach décide de visiter Paris, où il y aurait une autre bulle immobilière sympathique à faire exploser. Effectivement, dans la foulée des travaux du baron Georges Eugène Haussmann, les banques françaises avaient elles aussi joué la construction à fond. Aussitôt le vent de la terreur souffle sur la Bourse parisienne. Émile Zola décrit parfaitement les méfaits de la crise immobilière dans son roman La Curée. Après avoir croqué Paris, le krach se sent d'attaque pour prendre à la gorge l'Amérique. À l'automne, la Bourse new-yorkaise, qui est euphorique depuis la fin de la guerre de Sécession et surtout grâce au boom du rail, commence à vaciller. Davantage encore que leurs confrères européens, les banquiers américains avaient pris de gros risques en prêtant à tire-larigot. Quand la crise européenne débarque, elle est la goutte d'eau qui fait déborder le vase déjà bien rempli de compagnies ferroviaires en difficulté et de scandales politico-financiers. La confiance dans le monde bancaire américain s'effondre aussi rapidement que Hiroshima sous la bombe A.

Les faillites se déclenchent en cascade. La crise devient panique le 20 septembre 1873, quand Wall Street doit fermer dix jours après la faillite de la plus grande banque américaine de l'époque, la Jay Cooke. Un témoin de cette époque confie que "l'organisation économique s'écroula avec des accents de cataclysme primitif". Le taux de chômage à New York s'élève alors à 25 %. Dans les grandes villes, les sans-emploi manifestent pour réclamer l'ouverture de chantiers publics. La police répond aussitôt à coups de gourdin. De nombreuses grèves paralysent le pays, se concluant par des échanges de coups de feu avec les milices privées engagées par les patrons. En Europe centrale, la dépression fait également rage, plongeant de nombreuses populations dans la misère. Lesquelles passent leur propre rage sur les Juifs lors de pogroms. Les boucs émissaires habituels. Mais, rassurons-nous, le capitalisme est cyclothymique. Les crises financières finissent par s'essouffler. Phénix des temps modernes, les établissements financiers se remplument pour mieux aborder la crise suivante. Nous y sommes...


Source: http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujo ... 71_494.php
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plasmanu
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Message non lupar plasmanu » 10/05/12, 06:26

C'est cyclique.
Ça s'appelle un rebond technique.
Aujourd'hui c'est à la semaine ou à la journée.

Il suffit de prendre le cours à la bourse de Paris de Crédit Agricole ou de la Société Générale.
+4 -4 +10 -10 +4 -4...
C'est régulier en dent de scie :shock:

Edit: c'est comme la nature
Après la pluie: le beau temps... Jusqu'à la prochaine averse
Dur à dire si il pleut plus...C'est variable
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dedeleco
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Message non lupar dedeleco » 10/05/12, 12:11

Du temps des pharaons, il y a plus de 3000ans c'était 7 ans de vaches grasses suivies de vaches maigres !!!!

http://jfbradu.free.fr/egypte/LE%20NIL/ ... 0CRUE.php3
D'après les écrits retrouvés (et la Bible) des cycles de sept ans alternent entre mauvaises et bonne années, les 7 années de vaches maigres et les 7 années de vaches grasses.

http://www.universalis.fr/encyclopedie/ ... onomiques/
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Message non lupar dedeleco » 11/05/12, 14:37

L'histoire est pleine de non remboursements, et créanciers envoyés promener, comme les emprunts Russes !!!

Mais coups de bâtons en retour par perte de confiance des investisseurs riches qui se vengent, derrière les banques !!

Ecroulement économique, crises énormes, souffrances des pauvres, etc...


Actuellement, depuis 2008, craquements sans cesse, annonciateurs de pire, pour demain ???????????????


Actuellement on le frôle sans cesse, depuis 2008, et même Goldman Sachs annonce aujourd'hui 2 à 3 milliards de pertes dans des spéculations hasardeuses, ratées !!!
Une très grosse banque Espagnole Bankia est en faillite, reprise par l'Etat Espagnol, qui fonce sans savoir les risques ?
4,465 milliards d'euros injectés par le fonds public d'aide au secteur financier (Frob)


http://www.lepoint.fr/economie/national ... 183_28.php
http://www.france24.com/fr/20120509-ban ... -partielle



http://www.rfi.fr/ameriques/20120511-et ... rgan-chase

http://www.france24.com/fr/20120511-fin ... mie-dimon-


A force d'arnaquer, elle perd son pouvoir .

http://ladettedelafrance.blogspot.fr/20 ... ldman.html

*http://www.courrierinternational.com/article/2012/03/14/pourquoi-je-quitte-goldman-sachs


AFP - La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé jeudi qu'elle avait enregistré sur les six dernières semaines une perte de 2 milliards de dollars dans le courtage, qui pourrait grossir à cause de positions risquées de dérivés de crédit, produits à l'origine de la crise de 2008.

Lors d'une conférence téléphonique surprise, le PDG Jamie Dimon a évoqué des pertes liées à des "contentieux d'environ 200 millions de dollars" et des "pertes de courtage avant impôt de plus de 2 milliards de dollars", compensées par "un milliard de dollars de gains sur les ventes de produits de couverture face à la dette".

Il a ajouté que le portefeuille d'actifs incriminé présentait encore "beaucoup de volatilité". "Nous allons le gérer au maximum" mais "il pourrait nous coûter jusqu'à un milliard de dollars ou plus" et "le risque va perdurer pendant plusieurs trimestres".

Le groupe a lancé une étude sur la façon dont ces pertes sont survenues, mais il y a eu "beaucoup d'erreurs, de manque de rigueur et de mauvais jugement", a commenté Jamie Dimon.

Cette perte est survenue parce que le groupe a voulu couvrir son exposition aux crédits, qui représente "le plus gros" risque pour le groupe financier, dont l'activité de coeur est d'émettre des prêts.

Pour cela il a acheté massivement des dérivés de crédit, des "credit default swap" (CDS), qui sont des sortes de contrats d'assurance destinés à se protéger d'un éventuel défaut de paiement d'une institution.

"En couvrant à nouveau ce portefeuille d'actifs, il y a eu une mauvaise stratégie, mal exécutée, elle est devenue plus complexe et a été mal suivie", a encore déploré M. Dimon.

Ainsi cette contre-performance serait liée au genre de produits dérivés complexes qui avaient été à l'origine de la crise financière de 2008, et visés par la "règle de Volcker", l'une des mesures phares de la réforme financière de 2010, et qui prévoyait de limiter les investissements dans les dérivés des banques.

M. Dimon s'est plusieurs fois opposé à la réforme financière et à tout durcissement de la réglementation bancaire.

"C'est malheureux, il va y avoir beaucoup de commentateurs" qui vont critiquer JPMorgan à ce sujet, "mais nous allons devoir vivre avec", s'est contenté de dire M. Dimon, interrogé à ce sujet.

Il a précisé que les opérations de courtage incriminées n'avaient pas "enfreint la règle de Volcker mais le principe de Dimon".

Le sénateur américain Carl Levin, co-auteur de la règle de Volcker dans la législation, a d'ailleurs aussitôt condamné "les pertes énormes de JP Morgan" qui sont pour lui "la dernière preuve en date que ce que les banques appellent +une couverture de risque+, c'est souvent des paris risqués que les banques d'ampleur systémiques n'ont pas à prendre".

M. Dimon a admis que ce problème avait été découvert à la suite d'un article du Wall Street Journal début avril décrivant l'étonnement de la place financière de Londres face aux positions très risquées et massives d'un courtier français de JPMorgan, Bruno Michel Iksil, dans les CDS.

Jamie Dimon avait peu après qualifié ces informations de "tempête dans un verre d'eau".

JPMorgan "espère que ce problème n'en sera plus un d'ici la fin de l'année" mais a insisté que cela dépendrait "des marchés et de nos positions".

M. Dimon a conclu en affirmant que la banque n'était "pas une activité dans laquelle on ne fait pas d'erreurs".

JPMorgan Chase avait publié le mois dernier des résultats nettement supérieurs aux attentes pour le premier trimestre, même si le bénéfice net de 5,38 milliards de dollars avait affiché un recul de 3%. Le chiffre d'affaires avait progressé quant à lui de 6% à 26,71 milliards de dollars.

L'action plongeait de 6,73% à 38 dollars dans les échanges électroniques après la clôture de la Bourse à New York.
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