Microalgues: usine BFS de plancton carburant à Alicante

Huile végétale brute, diester, bio-éthanol ou autres biocarburants ou combustibles d'origine végétale...
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Christophe
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par Christophe » 02/06/13, 10:06

Info à poster plutôt ici: https://www.econologie.com/forums/les-biocar ... t4504.html ou là: https://www.econologie.com/forums/finis-les- ... t6106.html

Sur ce sujet, on parle des algues oléagineuses, donc pas grand chose à voir avec l'éthanol de 2ieme génération...sauf le fait que les 2 soit des biocarburant de 2 ou 3ieme génération...
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chatelot16
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par chatelot16 » 02/06/13, 13:49

les algues oleagineuse produisent un carburant meilleur que l'ethanol

l'huile peut faire marcher les diesel donc les camoins

l'huile peut etre extraite par simple pression : c'est plus economique que la fermentation des produit sucré et la distillation pour faire l'ethanol
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citro
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par citro » 21/09/13, 15:14

Je ne suis pas partisan de l'utilisation des carburants, quelle que soit leur origine, dans un moteur thermique, dont on sait que le rendement ne dépasse pas 30%...

Pour se déplacer, le moteur électrique est la meilleure solution actuelle, jusqu'à preuve du contraire...
La technologie est déjà mature et disponible à l'achat, il reste à développer et commercialiser à grande échelle pour diminuer encore les coûts...

La production d'énergie par culture des algues est une excellente idée.
J'ai assisté récement à une conférence ou la société Française Ennesys présentait ses réalisations et ses projets en cours. 8)
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Leur utilisation des effluents pour la production d'énergie grace au soleil et aux algues est très pertinente. Mais leur intelligence c'est de réutiliser tout cela en local, pour ne pas dire en autarcie.
Ainsi il cumulent nombre d'avantages comme la "purification de l'air", la diminution de leur facture d'eau, et surtout de leur facture énergétique chaleur et électrique grâce à la COGENERATION.
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Si ils devaient envisager déplacer des véhicules avec leur énergie, le plus efficace serait de charger des véhicules électriques, plutôt que de remplir les réservoirs des dinosaures roulants que sont nos véhicules thermiques et qui sont comparables aux machines à vapeur du siècle dernier...

Une solution émergera peut-être avec les piles à combustible capables d'utiliser les carburants liquide, mais elle n'est pas encore opérationnelle, contrairement à la voiture électrique sur batteries.
:?
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Christophe
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par Christophe » 30/12/13, 15:58

Des scientifiques du PNNL ont créer un procédé en continu capable de produire rapidement du pétrole brut en se servant d'algues comme matière première.

http://www.youtube.com/watch?v=Av1fl6JSdsw
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moinsdewatt
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par moinsdewatt » 31/12/13, 19:00

Du pétrole d'algues : un processus qui ne prend que quelques minutes

30 Dec 2013 enerzine

Des scientifiques ont réussi à créer un processus chimique en continu capable de produire en moins d'une heure du pétrole brut, après avoir obtenu des algues une pâte verdatre avec la consistance d'une soupe de pois.

........

http://www.enerzine.com/6/16719+du-petr ... utes+.html

bon, expérimentation du Pacific Northwest National Laboratory ''.
........capable de traiter 1,5 litre d'algues en suspension dans le réacteur de recherche par heure. ''
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Le système fonctionne à environ 350°C pour une pression de l'ordre de 3.000 PSI,
alors il faudra donne le rendement enégétique de l' opération.
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citro
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par citro » 01/01/14, 10:19

moinsdewatt a écrit :Le système fonctionne à environ 350°C pour une pression de l'ordre de 3.000 PSI,
alors il faudra donner le rendement enégétique de l' opération.
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J'aime bien commencer l'année sur ce genre de note. :D
Ton pseudo doit être content...
Je considère que le pétrole ne doit pas être utilisé pour déplacer des véhicules, tel que l'on le pratique aujourd'hui. Il a par contre une utilisé pour certaines matières plastiques et pas mal d'applications en chimie ou il est plus aisé d'usage que les produits chimiques issus de la chimie cellulosique.
350° et 3000 PSI (soit 200Bar) sont des valeurs accessibles avec de l'énergie renouvelable comme la géothermie, ou éventuellement du solaire à concentration...

Cela dépend donc de la composition du "pétrole" obtenu...
La culture d'algues "à huile" que j'évoque plus haut est autrement plus pertinente et économique en terme de rendement (les algues puisent elles-même l'énergie dans la lumière solaire et dans le CO2 qu'on leur apporte par bullage de l'air ambiant, ce qui dépollue un peu l'air de la ville".
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par chatelot16 » 01/01/14, 14:12

la temperature de la reaction n'est pas a elle seule un signe de consomation d'energie : il faut surtout savoir si la reaction est endothermique ou pas

si la reaction n'est pas endothermique , une grosse instalation industrielle peu maintenir 300° sans beaucoup de perte

c'est un peut comme la distillation du petrole : ça demande le même genre de temperature mais le raffinage du petrole ne consomme qu'une faible partie de ce petrole pour la distilation

a l'inverse la distilation de l'ethanol ne demande que 100°C mais comme il y a une grosse quantité d'eau a faire bouillir pour extraire 5% d'ethanol la consomation d'energie de la distillation est enorme

avec les alkgue il y a le même probleme : beaucoup d'eau ... mais peu importe il suffit que le bilan soit positif , que l'energie consomé par ce traitement ne gache qu'une partie des algues

peu importe si pour les premiere experience on consomme trop d'energie : il faut bien experimenter

c'est comme la distillation de l'alcool : quand on le fait avec un alambic simple on consome plus de combustible pour chauffer que l'energie de l'alcool produit : en grosse industrie le bilan devient positif , même si il est moins bon que pour la distilation du petrole
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par Christophe » 25/02/14, 10:58

Une nouvelle voie de valorisation des microalgues: la bio méthanisation directe:

Des chercheurs mettent au point une technologie susceptible de transformer la biomasse algale humide en biogaz compatible avec les infrastructures aujourd’hui dédiées au gaz naturel.

Le biogaz issu des microalgues devient une alternative de plus en plus prometteuse aux carburants fossiles. C’est ce que démontrent les chercheurs de l’Institut Paul Scherrer (PSI) et de l’EPFL.

Dans le cadre du projet SunCHem, ils ont développé un processus permettant de cultiver des microalgues et de les convertir efficacement en gaz naturel synthétique, un biocarburant totalement compatible avec notre réseau de gaz en pleine expansion. Cette technologie novatrice de conversion continue biomasse-biogaz a été présentée dans un article publié en ligne fin janvier par le journal Catalysis Today.

Alors que la nature a besoin de millions d’années pour transformer la biomasse en biogaz, ce système le fait en une petite heure. Le secret de sa rapidité réside dans un procédé appelé la gazéification hydrothermale. L’eau riche en algues est d’abord chauffée sous pression, jusqu’à ce qu’elle atteigne un état liquide supercritique avoisinant 400°C. Elle est alors en mesure de dissoudre efficacement les matières organiques contenues dans la biomasse. Les sels inorganiques deviennent quant à eux moins solubles et sont récupérés sous la forme d’un concentré de substances nutritives. La solution résiduelle est ensuite gazéifiée à l’aide d’un catalyseur. Cette opération permet de séparer l’eau du CO2 et d’un biogaz riche en méthane.

Cette approche est encore cinq à sept fois trop chère pour faire concurrence au gaz naturel. Mais grâce à leurs nombreux avantages les microalgues ne sont pas aussi contestées que les autres sources de biocarburant. Elles peuvent notamment être cultivées dans des bassins de contention placés sur des terres non cultivables sans empiéter sur la production agricole de nourriture. Si elles ont besoin d’humidité, les algues ne sont par ailleurs pas difficiles. Selon les espèces, elles peuvent vivre en eau douce ou salée, et pourraient même être utilisées dans un futur proche pour traiter les eaux usées. Une étude publiée en 2013 estime qu’entre 1.8 et 5.8 unités énergétiques pourraient être produites pour chaque unité dédiée à générer du biogaz.

Le système entier est en outre capable de fonctionner en circuit fermé, ce qui économise ainsi les ressources, réduit les coûts et augmente l’efficacité générale du processus. «Certains nutriments, comme le phosphate, sont certes limités mais récupérables en gazéifiant la biomasse, explique Mariluz Bagnoud, co-responsable de cette publication. Leur réintroduction dans l’eau qui accueille les algues a des effets spectaculaires sur leur croissance.»

Les chercheurs ont démontré qu’il était possible de faire fonctionner le système en continu. Toutefois, ils ont également découvert que réinjecter l’eau et les nutriments en boucle sur de longues périodes provoquait une dégradation des performances du procédé . «Nous avons détecté la désactivation d’un catalyseur utilisé dans le processus de gazéification, décrit Mariluz Bagnoud. Nous nous attendons à l’accumulation de traces d’aluminium, dont la toxicité sur les microalgues dépend du pH. En milieu neutre, ses effets néfastes peuvent être majoritairement éliminés. L’étape suivante consiste donc à affiner le processus afin d’accroître la longévité du catalyseur neutralisé par le soufre des microalgues».

Source:
Mariluz Bagnoud-Velásquez, Martin Brandenberger, Frédéric Vogel, Christian Ludwig; Continuous catalytic hydrothermal gasification of algal biomass and case study on toxicity of aluminum as a step toward effluents recycling; Catalysis Today, volume 223
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par moinsdewatt » 11/10/15, 13:08

*** AVIS DE DECES : BFS N'EST PLUS ***

La fin de la société BFS (Bio Fuel System)

07/10/2014

L'activité de la société BFS (Bio Fuel System) vient d'être stoppée par décision de justice suite à la demande des investisseurs, face au peu de résultats tangibles. Une procédure pour fraude est en cours. source : TOE 07/10/2014 . Dans le passé, le CEVA avait évalué le potentiel technico-économique de BFS sous mandat de quelques sociétés privés. Ses conclusions étaient en phase avec l'actualité. Cet évènement incite à relire attentivement notre article précédent .

http://www.ceva.fr/fre/S-INFORMER/Infor ... ociete-BFS
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