Je confirme.
1) Se sortir cette idée d'acidité de la tête - cela peut l'être si vous êtes sur des substrats (roches-mères) donnant ce type de sols (granits, schistes)... Dans l'environnement, vous aurez des digitales, des fougères, des châtaigniers...
2) La prêle est une indicatrice de sols plutôt siliceux (sableux) humides. Les sols siliceux peuvent être acides ! Donc c'est à voir.
3) Le foin c'est mieux que la paille. Tu devrais t'en rendre compte. Pour que cela saute aux yeux, je te propose d'en profiter pour des "essais" "toutes choses égales par ailleurs : sème ou plante toujours 50 % dans la paille / 50 % dans le foin et tiens nous au courant !
4) Le fait que le foin soit très vieux, s'il était au sec, n'a guère d'importance (cela en a pour l'élevage, car les vitamines et d'autres molécules rares se sont oxydées ; pour les organismes du sol à qui on propose habituellement de la paille ou du carton, c'est un régal !).
Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Did67 a écrit :Je confirme.
1) Se sortir cette idée d'acidité de la tête - cela peut l'être si vous êtes sur des substrats (roches-mères) donnant ce type de sols (granits, schistes)... Dans l'environnement, vous aurez des digitales, des fougères, des châtaigniers...
Concernant l'acidité, je vais me le sortir vite de la tête, cela m'arrange bien
et mon argile est sur un sous-sol argilo-sableux effectivement !
ton idée est bonne de faire 50/50, mais comme je n'ai pas beaucoup de place, cela va être compliqué. Je fais l'essai sur le petit carré cette année, et si essai probant, je crois que la pelouse va réduire, et le potager grandir !
comme je n'ai pas encore tout lu, j'ai vu a un endroit que pour remplacer le foin (très compliqué à avoir à moindre coût), on pouvait semer du trèfle d'Alexandrie à l'automne pour avoir une bonne couverture au printemps, et semer ou planter dedans....
merci à tous pour vos conseils.
0 x
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Le trèfle d'Alexandrie est une des façons assez paresseuse de produire de la "biomasse fibreuse" sur place.
Avec quelques avantages : il est gélif et se "ratatine" donc tout seul en hiver (au moins chez nous). C'est une légumineuse, et en sols pauvres, elle va fixer de l'azote atmosphérique, dont vont bénéficier les légumes qui vont lui succéder... Un système racinaire assez puissant participe à la structuration du sol.
Le petit inconvénient est que pendant que cela occupe le sol, et bien il n'y a pas de place pour mettre autre chose.
Avec quelques avantages : il est gélif et se "ratatine" donc tout seul en hiver (au moins chez nous). C'est une légumineuse, et en sols pauvres, elle va fixer de l'azote atmosphérique, dont vont bénéficier les légumes qui vont lui succéder... Un système racinaire assez puissant participe à la structuration du sol.
Le petit inconvénient est que pendant que cela occupe le sol, et bien il n'y a pas de place pour mettre autre chose.
1 x
-
sicetaitsimple
- Econologue expert

- Messages : 11359
- Inscription : 31/10/16, 18:51
- Localisation : Basse Normandie
- x 3656
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Did67 a écrit :Le trèfle d'Alexandrie est une des façons assez paresseuse de produire de la "biomasse fibreuse" sur place........
Le petit inconvénient est que pendant que cela occupe le sol, et bien il n'y a pas de place pour mettre autre chose.
ce qui est quand même gênant quand on ne peut cultiver que 15m2 et que ça se sème normalement ( j'ai cherché un peu) fin Juillet-début Août!
Sur une petite surface, le bon engrais vert, c'est du légume.
1 x
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
franz3008 a écrit :Mon Bokashi je le fais dans des fûts(en plastique de 120 à 60l.), une couche de 5à 10cm de broyat de déchets de jardin. De mon jardin et de la déchetterie jardin donc j`en trouve à profusion. Ensuite je pulvérise dessus du EMa puis je met quelques poignées de Bokashi tout fermenté déjà dessus puis je recommence ainsi de suite couche par couche jusqu’à remplissage complet du fût . Sans oublier de tasser le tout de temps en temps puis d`arroser avec env. 20 litres d'eau. Après quoi je ferme mon fût hermétiquement et je met un gärspund (gobelet de fermentation)sur le fût. Après 4 semaines de fermentation. Je peux l'employer comme mulch dans le jardin . L'avantage du Bokashi est que les matières nutritives sont intactes,directement accessibles(pour les plantes) et conservées. Les amis du sol se mettent tout de suite au travail pour les transformer en humus. Après je les couvre soit avec du fumier de lapin faute de foin ou bien avec du compost à moitié décomposé pour éteindre les odeurs d'ensilage du Bokashi. C'est recommandé de faire cela quelques semaines avant plantation ou semis. Afin de ne pas brûler les jeunes racines. Mais je l'ai déjà utilisé pur sur le sol comme mulch auprès des choux par exemple avec de très bons résultats.
Un peu trop occupé pour être revenu là-dessus.
a) Une fermentation anaérobie est une décomposition partielle de la matière organique. Au lieu d'aller au "bout" de la décomposition, avec retour du C dans atmosphère sous forme de CO², on reste à des molécules encore assez complexes, bien que simplifiées par rapport à la matière organique initiale, tels différents acides - acides lactiques, acides propioniques, acides butyriques, etc... Parfois, sous l'action des levures, les substrats plus sucrés "tournent" à l'alcool, autres molécules de la décomposition intermédiaire des glucides...
b) C'est cette acidification qui assure la conservation des produits par fermentations anaérobies : ensilage de maïs, choucroute ou autres "légumes lacto-fermentés", qui sont des applications pratiques...
Je pense donc qu'il est erroné de dire que les matières nutritives (initiales donc, j'entends) sont intactes : elles sont partiellement et incomplètement décomposées. En somme, le C n'a pas été oxydé en CO², puisque l'oxygène manque. Avec l'oxygène présent dans les matières organiques (par ex, le glucose C6H12O6, renferme naturellement pas mal d'atomes d'oxygène), les organismes vivants - essentiellement bactéries anaérobies - recombinent les atomes, récupèrent une petite partie de l'énergie chimique contenue dans la matière organique initiale - c'est comme cela qu'ils vivent ! - et ils forment donc des molécules organiques plus simples de type alcools ou acides...
Elles seront "directement accessible" à certains organismes (ne jamais oublier que dans le sol, il y a des milliers d'espèces de bactéries - je dis bine "espèces" ou "sortes" si vous voulez, chacune spécialisé dans une transformation). Mais elles ne seront plus accessibles aux "décomposeurs" de début de chaine - par exemple les bactéries amylolytiques - celles qui décomposent les amidons. Celles-là, elles vont crier famine dans le sol, vu que 'autres se sont empiffrés dans le fut !
Je ne veux en rien te dissuader, mais derrière un "jargon", qui a sans doute des raisons de marketing [c'est une constante du marketing que plus un truc est con, et plus le jardon pour le vendre est ronflant ! ET parfaitement "pseudo-logique"], je vois pas grand chose d'intéressant, pour beaucoup de travail !
Et je ne doute en rien du fait que "ça marche" - parfois, cela peut sans doute "accélérer" la disponibilité de certaines substances ou minéraux. Et, de ce point de vue, constituer temporairement un plus.
Pour l'humus, c'est encore autre chose : aucun intérêt à se dépêcher ; l'humus, c'est un laps de temps qui va dans les siècles ; la formation d'humus à partir uniquement des fibres de cellulose et de lignine par essentiellement les champignons, qui sont TOUS aérobies, n'a sans doute pas grand chose à voire là-dedans. Peut-être peut on imaginer que les "acides" attaquent un peu les fibres. Ou que certaines bactéries anaérobies "libèrent" ces fibres...
Reste un seul point sur lequel il faudrait de vrais tests, faits "toutes choses égales" par ailleurs pour limiter les artefacts (les "fausses conclusions") : il n'est pas du tout impossible que ces fermentations anaérobies conduisent à des produits de décomposition intermédiaires ayant un effet répulsif pour certains organismes. Et donc il ne me parait pas du tout impossible qu'il puisse y avoir un effet bénéfique sur que sais-je, les pucerons ? les limaces ? les altises ? Les pucerons sont connus pour ne pas aimer les eaux savonneuses (qui sont un peu piquantes)...
Les drosophiles de Suzuki, elles, sont indiscutablement attirées par les "mauvais composts", où se forment des acides... Comme la drosophile est communément appelée "mouche du vinaigre", c'est une évidence... Et le développement explosif de la drosophile de Suzuki est clairement mise en lien par certains (notamment Hervé Coves) avec les composts mal faits. Il est donc aisé d'imaginer que le même type de fermentations peut avoir un effet répulsif pour des organismes "aimant" les flaveurs sucrées et détestant les émanations acides...
2 x
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
sicetaitsimple a écrit :
ce qui est quand même gênant quand on ne peut cultiver que 15m2 et que ça se sème normalement ( j'ai cherché un peu) fin Juillet-début Août!
Sur une petite surface, le bon engrais vert, c'est du légume.
Oui.
Ou des rampantes sous certains légumes suffisamment "hauts" : mouron sous poireaux ou sous choux de Bruxelles, etc... Par exemple.
[Et je cherche toujours à essayer mes trèfles rampants - dits "trèfles souterrains"]
1 x
- Julienmos
- Grand Econologue

- Messages : 1265
- Inscription : 02/07/16, 22:18
- Localisation : l'eau reine
- x 260
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
j'ai une petite... heu... mais vraiment une toute petite ! question
il n' y a presque plus de mouron des oiseaux à l'endroit où j'en avais mis (provenance PP) l'été dernier... par contre il y en a plein maintenant, 2 ou 3 m plus loin. Explication ?
il n' y a presque plus de mouron des oiseaux à l'endroit où j'en avais mis (provenance PP) l'été dernier... par contre il y en a plein maintenant, 2 ou 3 m plus loin. Explication ?
0 x
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Il n'est pas causant, le mouron, mais faudrait lui demander !!
Ce qui est clair, c'est que cela lui convient mieux. Plus de nitrates ??? Un souvenir d'un apport ? ou d'un précédent plus favorable ? Ou plus de lumière ? Sol nu ? ou sol nu plus tôt ???
Ce qui est clair, c'est que cela lui convient mieux. Plus de nitrates ??? Un souvenir d'un apport ? ou d'un précédent plus favorable ? Ou plus de lumière ? Sol nu ? ou sol nu plus tôt ???
1 x
-
sicetaitsimple
- Econologue expert

- Messages : 11359
- Inscription : 31/10/16, 18:51
- Localisation : Basse Normandie
- x 3656
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Did67 a écrit :sicetaitsimple a écrit :
Sur une petite surface, le bon engrais vert, c'est du légume.
Ou des rampantes sous certains légumes suffisamment "hauts" : mouron sous poireaux ou sous choux de Bruxelles, etc... Par exemple.
Bon, juste pour le fun, ça a très bien marché, le mouron sous les poireaux chez moi cette année. Pour les choux de Bruxelles, c'était la première année que j'essayais, à partir de semis en terrine comme un grand,puis godet, puis repiquage, le résultat c'est "presque" choux de Bruxelles sous mouron!
Bizarre, ils ne se sont vraiment pas développés alors que les choux frisés ou rouges que j'avais réussi à sauver après qu'ils aient filé s'en sont plutôt bien sortis. Pourtant sur deux planches contiguës. Mystère....
0 x
Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue
Did67 a écrit :Le trèfle d'Alexandrie est une des façons assez paresseuse de produire de la "biomasse fibreuse" sur place.
Avec quelques avantages : il est gélif et se "ratatine" donc tout seul en hiver (au moins chez nous). C'est une légumineuse, et en sols pauvres, elle va fixer de l'azote atmosphérique, dont vont bénéficier les légumes qui vont lui succéder... Un système racinaire assez puissant participe à la structuration du sol.
Le petit inconvénient est que pendant que cela occupe le sol, et bien il n'y a pas de place pour mettre autre chose.
je vais essayer d'avoir du foin, pour cet automne,
et si l'essai de cet année sur 15 m²est probant, je pense faire un agrandissement l'an prochain.
et si je n'ai pas de foin, je ferai du trèfle à l'automne.
0 x
-
- Sujets similaires
- Réponses
- Vues
- Dernier message
-
- 14 Réponses
- 5835 Vues
-
Dernier message par Ahmed
Consulter le dernier message
03/10/24, 22:56Un sujet posté dans le forum : Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions
-
- 0 Réponses
- 10822 Vues
-
Dernier message par Bobinsana
Consulter le dernier message
26/03/22, 18:47Un sujet posté dans le forum : Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions
-
- 10 Réponses
- 25475 Vues
-
Dernier message par Moindreffor
Consulter le dernier message
17/02/22, 20:02Un sujet posté dans le forum : Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions
-
- 2 Réponses
- 7604 Vues
-
Dernier message par Ahmed
Consulter le dernier message
08/10/21, 18:31Un sujet posté dans le forum : Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions
-
- 7 Réponses
- 9256 Vues
-
Dernier message par Yves3008
Consulter le dernier message
06/11/22, 10:05Un sujet posté dans le forum : Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions
Revenir vers « Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutions »
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Google Adsense [Bot] et 10 invités


