chatelot16 a écrit :la distance de transport par les champignon ne me parait pas etre la question importante : la question est plutot la quantité transporté
la question que je me pose est plutot l'influence de la forme chimique du phosphate sur la vitesse ou il est utilisé
suivant les livre certain disent que le phosphate tricalcique est insoluble donc inutilisé , que seule les forme plus soluble sont utile ... et d'autre dise que ce n'est qu'une question de temps , que tout fini par etre utilisable
la diference est peut etre dans le type de culture ... dans le premier cas culture moderne avec plus rien de vivant dans le sol : donc ou il n'y a que l'engrais moderne qui compte ... et dans le 2eme cas sol bien vivant avec champignon bacterie et vers de terre
Comme toujours, quand les choses sont complexes (et le comportement du P dans le sol est complexe), on peut dire à peu près n'importe quoi en ne regardant qu'un petit bout des processus.
- le phosphate naturel tricalcique est très insolubles (mais même pour n produit insoluble, telle ou telle roche, une dégradation se produit sur le long terme)
- l'industrie des engrais, et la majorité des agronomes "classiques" répètent donc des généralités qui arrangent les premiers : il faut traiter ces phosphates avec des acides pour les solubiliser ; le "graal" étant de mettre les plantes sous perf via les solutions du sol ; ils ignorent me^me que les mycorhizes existent, et s'ils le savent, ils ne vont pas le dire pour continuer leur business... On peut appeler ça une pensée unique, ou un discours dominant ; une bonne partie de la littérature reprend ça...
- en réalité, les plantes, à travers les sécrétions de leurs racines, arrivent à "attaquer" des substances insolubles ; le coup de la plante cultivée sur une plaque de marbre, qu'on a ensuite lavée pour voir les traces des racines date du 19ème siècle, si ce n'est pas le 18ème !
- et plus récemment, on sait que les champignons créent une ambiance acide (notamment pour enquiquiner leurs concurrentes, les bactéries) ; du coup, elles arrivent aussi à attaquer les phosphates réputés insolubles
- enfin et surtout, il y a dans le sol des "planques", notamment à l'intérieur des feuillets d'argile, où les filaments des champignons arrivent à "extraire" ce phosphate "trop retenu"
Il faut donc imaginer tout un "bazar", avec des stocks réputés insolubles mais se solubilisant lentement, des phosphates réputés non assimilables mais solubles (il s'agit de l'ion phosphate), planqués et il y a les ions phosphates dans la solution du sol... ET entre ces "compartiments", des échanges incessants.
Le pH va jouer un grand rôle : trop de calcium ou à l'inverse, trop d'acidité, vont tendre à précipiter des formes solubles, et à déplacer les équilibres vers le premier compartiment, le P insoluble. Eventuellement, en s'y prenant comme un manche (ce que fait la majorité), on peut apporter des tonnes de P solubles, qui va ensuite "rétrogradé" !
Inversement, une activité intense, avec émissions d'acides organiques, va pousser dans l'autre sens. Et les champignons vont allez chercher ce qu'il faut dans les niches ! Mais ça, c'est être taxé d'écolo. Cela ne fait pas tourner le business ! Saloperie d'écolos !
Bien sûr, je n'ai pas la vérité. Mais des légumes très très gros ou grands sans jamais avoir mis d'engrais. Sans même jusque là, avoir recyclé mes os ! Le foin est très pauvre en P ! Alors ???
Alors je pense que mes champignons bossent et "extraient", "mobilisent" !!!