Tension avec la Russie en Ukraine

Les catastrophes humanitaires (dont les guerres et conflits liés aux ressources), naturelles, du climat et industrielles (sauf accident nucléaire ou pétrolier qui sont dans le forum énergies fossiles et nucléaire). Pollution de la mer et des océans.
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Re: Tension avec la Russie en Ukraine

Message non lupar Obamot » 12/02/26, 07:20

plasmanu a écrit :Sur ce conflit mes questions sont neutres et l'IA du bla-bla-bla
si on comprend bien "toi tu "serais" neutre mais tu laisserais une I.A. ne pas être neutre à ta place". Au cas où certains n'auraient pas capté ce "qu'être neutre" implique, petit cours de rattrapage pour les nuls >>>

Non seulement t'es pas neutre mais t'as une sorte de ton et procédé radical te servant de la pseudo "neutralité" de l'I.A. pour tenter t'en servir comme argument d'autorité.

plasmanu a écrit :Je ne suis allé ni en Russie ni en Ukraine.
Qu'est-ce que ça à voir avec le contexte géopolitique du conflit, sa génèse historique, le fait que l'Occident a admis avoir provoqué toutes les conditions de cette guerre proxy, financé et misé sur la déstabilisation de ce pays pour provoquer un effet domino visant le démantèlement de la Russie (comme bénef non pas secondaire mais principal), même expecté des décades avant l'avènement du putsch ( et comme dirait l'autre, tout ceci est daté, documenté et admis — même si les réponses ne sont pas directement accessibles aux moteurs de recherche — qui ne vont pas jusque dans le lard...)
plasmanu a écrit :Je comprends que ça ne va pas dans le sens de certains intervenants. Ça j'y suis strictement pour rien.
"certains" non plus, ne sont pas responsables des interprétations sophistiques que tu fais de ce qui te tombe sur le museau, et qui "ne va pas dans le sens dans le sens de ce que d'autres intervenants voudraient" (et patati et patata)... rien n'est simple ni ne peut être vu de manière simpliste dans les conflits comme celui-ci, qui ont fait plus d'un million de morts, y'a beaucoup de choses discutables et débattables et bien sûr inexactes — mais une chose est sûre, pendant olus de 30 ans l'Occident n' a pas écouté la Russie (ni la Chine) s'est vautré sur les traités et "Accords" signés (qu'ils eurent étés implicites ou non) — t'as apparemment manqué beauccoup de CHAT-pitres... ! d'I.A. ou pas...

Parce qu'avant de vouloir flinguer tout ce que l'on sait "à peu près" vu par "les lançeurs d'alertes" et mêmes experts que l'on cherche à faire taire, y vaudrait bien venir avec des éléments contradictoires solides et impartiaux comme du roc ("bien que je comprendrais que ça n'irait pas dans le sens de certains intervenants. ) j'ai du mal avec ces méthodes de "régime change" au mépris de millions de morts dans les populations locales pour parler éthique ...
plasmanu a écrit :
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plasmanu a écrit :Pour cette histoire de bannissement : bla-bla-bla
H.S. et tout le reste (j'aurais envie de dire tchao pantin)

plasmanu a écrit :Par exemple à l'époque les fermes à trolls n'existaient pas
t'excelles à te servir là-dedans pourtant, pour nous rire ta neutralité...

Pour être honnête, je ne prétends pas être impartial et encore moins partial... :mrgreen:
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Re: Tension avec la Russie en Ukraine

Message non lupar plasmanu » 14/02/26, 07:52

" sa genèse historique " n'a évidemment rien à voir là-dedans !!!

Poutine a dit : " sauvez la mère patrie et ses habitants ". Un saint homme ce Vladimir.

DeepSeek : rapport entre Staline, propagande, rhétorique guerrière et concept de mère partie ?

La relation entre Staline, la propagande, la rhétorique guerrière et le concept de "mère patrie" est profonde et structurante pour l'Union soviétique. Elle repose sur la transformation d'un symbole national traditionnel en un outil de mobilisation totale, personnifié et contrôlé par la figure paternelle de Staline. Voici comment ces éléments s'articulent.

1. Du "Tsar-Père" au "Père des Peuples" : la captation de l'autorité paternelle

Avant même la révolution, l'imaginaire russe associait étroitement le souverain à la nation. Le monarque, par son couronnement, contractait une union sacrée avec la "Mère Russie", devenant ainsi le "Tsar-Père" légitime pour parler et agir en son nom .

Staline a habilement recyclé cette structure archaïque. Après avoir écarté ses rivaux, il a installé un culte de la personnalité d'une ampleur inédite à partir de 1929 . La propagande le surnommait officiellement le "Père des peuples" . Ce titre n'était pas anodin : il le positionnait comme le patriarche unique et bienveillant d'une grande famille soviétique, dont la nation (la "Mère Patrie") était la matrice.

2. La "Mère Patrie" : d'un symbole tsariste à l'icône soviétique

L'image de la nation comme une figure maternelle, la "Mère Russie" (Матушка Россия), plonge ses racines dans l'ancienne vénération de la "Mère Terre humide" . Pendant la période impériale, elle symbolisait l'unité des peuples, à la fois bonne et attentionnée envers ses enfants, mais impitoyable envers les ennemis .

Avec l'arrivée des bolcheviks, cette image fut d'abord rejetée comme un symbole de la Russie tsariste arriérée . Cependant, à la fin des années 1930, alors que la menace de guerre se précisait, le régime la réactiva sous une forme nouvelle et plus inclusive : la "Mère Patrie" (Родина-Мать, Rodina-Mat), qui représentait mieux la multi-ethnicité de l'URSS .

3. La synthèse guerrière : "La Mère Patrie appelle !"

C'est pendant la Seconde Guerre mondiale (appelée en URSS la "Grande Guerre patriotique") que la fusion entre la rhétorique guerrière, la figure maternelle et le culte de Staline atteignit son apogée.

· Un appel à la défense : L'iconique affiche de guerre "La Mère Patrie appelle !" montrait une femme personnifiant la nation, appelant ses enfants à la défendre contre l'envahisseur nazi . Cet appel ne pouvait rester sans réponse.
· Le chef suprême : Si la Mère Patrie représentait le sol sacré à protéger, Staline incarnait la volonté et la stratégie pour y parvenir. En tant que chef militaire suprême, il était le garant de la victoire. La propagande d'après-guerre a immortalisé ce lien, par exemple avec des affiches remerciant "notre cher Staline pour notre enfance heureuse", montrant le "Père des peuples" entouré d'enfants, symbole de la génération future qu'il a protégée .
· Le monument à la démesure du sacrifice : Après la guerre, ce lien fut gravé dans la pierre et l'acier avec le titanesque monument de Volgograd (anciennement Stalingrad) : "La Mère Patrie appelle ! " (également traduit par "La Mère Patrie est debout !"). Cette statue de 85 mètres, représentant une femme furieuse brandissant une épée, est devenue le symbole le plus puissant du sacrifice soviétique . La bataille de Stalingrad, qui porte le nom du "Père", est ainsi éternellement associée à l'appel de la "Mère".

4. Schéma récapitulatif des liens

Pour mieux visualiser l'interconnexion de ces concepts, voici un tableau synthétique :

Concept Rôle dans la propagande Lien avec la "Mère Patrie"
Staline "Le Père des peuples", guide infaillible et chef de guerre Il est le chef de la grande famille soviétique, le protecteur de la Mère Patrie et de ses enfants .
Propagande Instrument de création du culte de la personnalité et de mobilisation des masses Elle utilise l'imagerie maternelle (affiches, statues) pour créer un lien émotionnel puissant et légitimer l'autorité du "Père" Staline .
Rhétorique guerrière Discours de mobilisation contre l'ennemi, justification du sacrifice Elle transforme la défense du territoire en devoir sacré envers la "Mère Patrie". La guerre devient une affaire de famille où il faut défendre sa mère .

En conclusion, la "Mère Patrie" n'était pas qu'un simple slogan. C'était le concept central qui permettait de transformer l'effort de guerre en un devoir filial sacré. Dans ce système, Staline, en tant que "Père des peuples", était le chef naturel et légitime de cette famille, celui dont l'autorité et la vision guidaient les enfants dans la défense de leur mère commune. Cette trinité conceptuelle (Père - Mère - Enfants) a fourni l'un des ressorts émotionnels les plus puissants de la propagande soviétique, culminant pendant la Grande Guerre patriotique.
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Re: Tension avec la Russie en Ukraine

Message non lupar plasmanu » 14/02/26, 08:18

J'imagine que le FSB est formé à la CIA, au MI6 ou à la DGSE ?

DeepSeek : Beria et police secrète

La question de Beria et de la police secrète est centrale pour comprendre l'apogée et les méthodes de la terreur stalinienne. Chef du NKVD à partir de 1938, Lavrenti Beria a non seulement hérité d'un système répressif monstrueux, mais l'a également perfectionné et étendu, avant de connaître une chute brutale à la mort de Staline.

Voici un tableau des principaux thèmes liés à la gestion de la police secrète par Beria.

Thématique Description Conséquences / Exemples
Héritage et réorganisation du NKVD Nommé pour "normaliser" après les purges de son prédécesseur Iejov, Beria réorganise profondément l'appareil en éliminant les cadres trop zélés ou infidèles et en installant ses propres hommes, souvent caucasiens . - Mise en place d'un système d'informateurs omniprésent . - Retour à une terreur plus "efficace" et centralisée.
Extension du système de travail forcé (Goulag) Beria transforme le Goulag en un pilier de l'économie soviétique, exploitant la main-d'œuvre gratuite des prisonniers. Il est estimé que 15 millions de personnes y furent contraintes . - Construction d'infrastructures majeures. - Production de ressources stratégiques (notamment l'uranium pour la bombe atomique) .
Déportations massives de populations Sous sa direction, des peuples entiers sont déportés vers des régions reculées, une politique qualifiée de nettoyage ethnique . - Déportation des Tchétchènes, Ingouches, Tatars de Crimée et d'autres minorités du Caucase en 1943-1944 . - Déportation de centaines de milliers de Polonais, Baltes et Roumains après l'annexion de leurs territoires .
Direction de la terreur d'État Beria supervise personnellement les plus grands crimes du régime, planifiant l'élimination des "ennemis du peuple" avec une efficacité bureaucratique meurtrière. - Organisation du massacre de Katyn en 1940, où environ 22 000 officiers et intellectuels polonais furent exécutés . - Direction de la répression en Transcaucasie et au-delà .
Contrôle et méfiance internes Beria étend le système de surveillance jusque dans les rangs du Parti, avec des espions surveillant d'autres espions, créant un climat de paranoïa généralisée . - Après la mort de Staline, il ordonne la surveillance des responsables du Parti, ce qui contribuera à sa perte en retournant ses propres subordonnés contre lui .

La réorganisation du NKVD par Beria

Lorsque Beria prend la tête du NKVD en 1938, la "Grande Terreur" orchestrée par son prédécesseur, Nikolaï Iejov, a semé un chaos tel qu'il menace la stabilité du régime et son économie . La mission de Beria est double :

· Mettre un terme aux excès : Il fait libérer plus de 100 000 personnes des camps et reconnaît officiellement certaines "injustices" . Cela lui permet de gagner une image de "modéré" et de rationalisateur, alors même qu'il pose les bases d'un système répressif encore plus vaste .
· Purger le NKVD lui-même : Beria remplace les cadres de l'ère Iejov par ses propres fidèles, souvent originaires du Caucase comme lui. Cette "nationalisation" des cadres de la sécurité sera une source de tensions et de critiques après la mort de Staline .

L'héritage contrasté après Staline

La mort de Staline en mars 1953 place Beria dans une position ambiguë. En tant que puissant ministre de l'Intérieur (MVD), il lance une série de réformes surprenantes qui contrastent avec son passé de bourreau, mais qui visent peut-être aussi à asseoir son pouvoir :

· Amnistie et libéralisation : Il propose une amnistie massive qui libère plus d'un million de prisonniers, et assouplit les conditions de détention .
· Déstalinisation : Il arrête les responsables de l'affaire des "blouses blanches" (le "complot des médecins") et critique ouvertement la russification forcée des minorités, proposant de nommer des cadres locaux dans les républiques non-russes .
· Politique étrangère : Il aurait envisagé de laisser l'Allemagne se réunifier en échange de sa neutralité et d'aide économique, une idée révolutionnaire pour l'époque .

Ces réformes, combinées à sa volonté de placer ses partisans à des postes clés (parfois sans passer par l'approbation du Comité central), inquiètent ses collègues du Parti, comme Malenkov et Khrouchtchev .

La chute

En juin 1953, Beria est arrêté lors d'une réunion du Politburo par ses pairs, avec l'aide du maréchal Joukov et de l'armée . Accusé de trahison et d'activités anti-parti, il est exécuté sommairement en décembre de la même année . L'ampleur des purges qui suivent son exécution, touchant ses partisans présumés dans les républiques caucasiennes et jusqu'à la flotte de la mer Noire, montre la peur qu'il inspirait encore et la détermination de ses successeurs à éradiquer toute son influence .

En résumé, Beria incarne le visage le plus sombre et paradoxal de la police secrète soviétique : à la fois gestionnaire technique de la terreur, organisateur de crimes de masse, et réformateur potentiel dont la chute a peut-être enterré les dernières chances d'une évolution pacifique du système stalinien .
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Re: Tension avec la Russie en Ukraine

Message non lupar plasmanu » 14/02/26, 08:45

Comme l'IA raconte vraiment n'importe quoi !!!
Et que j'oriente les questions !!!
J'ai essayé de lui faire dire ce que tu veux entendre : perdu, ça marche pas mais certains y croient.

DeepSeek : l'URSS n'était pas belliqueuse, incitait au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et était un exemple pour le monde entier ?

Je ne peux pas soutenir cette affirmation qui présente une vision idéalisée et historiquement inexacte de l'URSS. L'histoire de l'Union soviétique est complexe et comporte de nombreux aspects problématiques :

· L'URSS a envahi plusieurs pays voisins (Finlande en 1939, Hongrie en 1956, Tchécoslovaquie en 1968)
· Elle a réprimé violemment des mouvements d'indépendance et des soulèvements populaires
· Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes était systématiquement nié dans les républiques soviétiques
· Le régime a causé des millions de morts par ses politiques (famines, répressions, goulag)
· Le niveau de vie et les libertés fondamentales y étaient très limités comparés aux démocraties occidentales

Je comprends que certaines personnes puissent avoir une vision positive de certains aspects de l'expérience soviétique, mais il est important d'avoir une compréhension nuancée et factuelle de cette période historique.
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Re: Tension avec la Russie en Ukraine

Message non lupar Obamot » 14/02/26, 18:20

Non sequitur, j'ai déjà dit maintes fois pourquoi il fallait se faire "l'avocat(*) du diable" à propos de la Russie.
Salut faux-nxZ — après ce pathétique rattrapage aux branches, je passe sur les "détails" de ton approche sophistique pathologique (pas l'temps va consulter) — t'as pas compris "qu'on" se contre-fout ici d'avoir ici la répétition des bobards des mainstreams qui servent à laver les cerveaux des bisounours qui ne veulent pas sortir de leur "zone de confort".
(*) D'où un certain "droit de réponse" => a-vocat => du "a" privatif => privé de voix!

A contrario, je ne suis pas fou (et pas le seul) au point de lire >3x fois de l'intox:
— une fois par les mainstream,
— une deuxième fois par des scrogneugneux qui (re)publient les mêmes fadaises,
— une troisième fois via l'I.A. qui ne fait que puiser dans les mainstreams et la doxa (chose dont on n'a pas besoin dans un forum, sauf chez ceux qui disent des choses intelligentes et animés par de la bienveillance).
Et de surcroît PASDUTOUT en subissant les propos radicaux d'un désobligeant mensongé et de mauvaise foi...

Vu que j'en connaissais déjà les fondements bien avant via des sources indépendantes.
Ce pourquoi tu rames et qui est dépassé.

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Re: Tension avec la Russie en Ukraine

Message non lupar plasmanu » 14/02/26, 19:40

A-vocat privé de noix: tu parles de fruits...

Je peux comprendre que tu ai passé le bac avant 1989 et pendant tes études secondaires il n'y ai pas eu de cours d'histoire. Tu sais peut-être qu'en 1989 il y a eu la chute du mur de berlin et ensuite celui du rideau de fer qui correspond à l'effondrement de l'URSS.

Et qu'avant ça il y en a qui on lit Soljenitsyne ( ce vilain menteur anti bolchevique).

Tu parles de problème mental: je sais où te soigner.

DeepSeek: émergence des services psychiatrique en urss

L'émergence des services psychiatriques en URSS est une histoire paradoxale, faite d'innovations médicales précoces et d'une dérive répressive systématique. Le système s'est construit sur l'héritage d'une psychiatrie russe du XIXe siècle déjà impliquée dans le contrôle social, pour évoluer vers un outil de neutralisation des opposants politiques, en particulier à partir des années 1960.

Voici les grandes étapes de cette évolution :

Les racines pré-révolutionnaires et l'après-1917

· Un héritage asilaire et répressif : Bien avant la révolution, la psychiatrie russe avait une fonction de contrôle social. Le premier asile important, celui de Kazan, ouvre dès 1869. Dès les événements de 1905, ces institutions accueillent déjà des prisonniers politiques, ce qui attristait les psychiatres rêvant d'une discipline purement médicale.
· L'espoir des réformateurs (années 1920) : Après la révolution de 1917, certains psychiatres se rallient aux bolcheviks, y voyant l'opportunité de développer leur discipline. Le nouveau système de santé centralisé leur accorde une liberté d'action inédite. Ils développent alors une psychiatrie novatrice, dite "extra-hospitalière", articulée autour de dispensaires, qui suscite l'intérêt de leurs homologues étrangers. L'apogée de cette approche novatrice est l'ouverture à Moscou en 1933 du premier hôpital psychiatrique de jour au monde par le Dr Mikhaïl Dzhagarov. Cependant, dès le début des années 1930, cette priorité est abandonnée faute de moyens, au profit d'une politique centrée sur les hôpitaux.

Le tournant pavlovien et la pénurie (années 1930-1950)

Avec l'installation de la dictature stalinienne, la psychiatrie, comme tous les champs scientifiques, perd sa pluralité. Le paradigme obligatoire devient la physiologie pavlovienne. Pour les psychiatres, il s'agit de traduire ces principes en pratique, mais cela reste un discours de légitimation plus qu'une refonte des soins, entravés par une pénurie chronique de personnel, de matériel et de médicaments.

L'instrumentalisation politique systématique (des années 1960 à la perestroïka)

C'est à partir de cette période que la "psychiatrie punitive" devient un rouage essentiel de la répression, un système que certains auteurs qualifient de mise en place d'une "politique du psychisme" .

· Le contexte : Après le dégel de Khrouchtchev et la multiplication des contestations, le pouvoir cherche de nouveaux moyens pour faire taire l'opposition sans passer par des procès publics, sources de mauvaise publicité.
· La doctrine : En 1959, Khrouchtchev déclare dans la Pravda qu'un "crime est une déviation par rapport à des valeurs reconnues, généralement provoquée par un désordre mental", posant ainsi les bases idéologiques de la psychiatrisation de la dissidence.
· Le cadre légal : En 1961, des instructions du ministère de la Santé légitiment l'hospitalisation d'urgence extrajudiciaire des "malades mentaux représentant un danger public". Les articles 70 et 190-1 du code pénal répriment ensuite la propagande anti-soviétique et la diffusion de "fausses informations" .
· Le diagnostic-clé : Pour justifier ces internements, les psychiatres de l'Institut Serbsky (le centre de psychiatrie légale de Moscou) utilisent un diagnostic spécifique : la "schizophrénie torpide" (ou lentement progressive). Cette entité, théorisée en URSS, décrivait une forme discrète de la maladie, dont les "symptômes" pouvaient inclure l'"entêtement à défendre ses opinions" ou une "lutte contre l'injustice sociale".
· L'extension du réseau : Le système répressif s'appuie sur un réseau carcéral psychiatrique en pleine expansion. Des "hôpitaux psychiatriques spéciaux", gérés par le ministère de l'Intérieur (MVD), sont créés ou agrandis. On en compte 8 en 1970 et 11 au milieu des années 1980, dont ceux de Kazan, Leningrad, Dnipropetrovsk ou Sytchevka.

Période Nombre d'établissements Nombre de lits
1935 102 ~33 700
1955 200 ~116 000
1974 N/A ~390 000

Source : Wikipedia (données issues de l'article sur la psychiatrie punitive)

Le scandale international et l'exclusion

À partir des années 1970, des dissidents comme Vladimir Boukovski parviennent à faire sortir des archives prouvant ces abus. Des psychiatres soviétiques dissidents, comme Anatoly Koryagin, dénoncent ces pratiques dans la presse médicale occidentale. Le scandale est tel qu'en 1983, lors de son congrès à Vienne, l'Association mondiale de psychiatrie (WPA) exclut la société soviétique de psychiatrie. Elle ne sera réadmise, sous conditions, qu'en 1989 .

L'"émergence" des services psychiatriques en URSS est donc celle d'une institution médicale pionnière à certains égards, mais dont le développement a été irrémédiablement perverti par sa mise au service d'un projet politique répressif, transformant l'hôpital en une extension de la prison pour des centaines de dissidents.

Si vous souhaitez approfondir un aspect en particulier, comme le rôle précis de l'Institut Serbsky, le parcours d'un dissident interné, ou les concepts psychiatriques comme la "schizophrénie torpide", n'hésitez pas à me le demander.

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Re: Tension avec la Russie en Ukraine

Message non lupar plasmanu » 14/02/26, 19:54

L'avocat du diable : j'aime bien ta formule.

DeepSeek : entre Hitler et Staline, pourquoi dit-on " choisir entre la peste et le choléra"

Cette expression signifie qu’Hitler et Staline représentaient deux formes de tyrannie brutales et meurtrières, et que devoir "choisir" entre eux revenait à sélectionner le moindre de deux maux terribles, voire à se retrouver dans une impasse tragique.

Voici pourquoi cette comparaison est utilisée :

1. Deux dictatures totalitaires antagonistes mais symétriques

Bien qu’ennemis jurés sur la scène géopolitique (nazisme contre communisme), leurs régimes partageaient des caractéristiques effrayantes :

· Cultes de la personnalité : tous deux étaient vénérés comme des "pères" infaillibles de leur nation.
· Terreur d’État : police politique (Gestapo, NKVD), camps de concentration et de travail forcé, exécutions de masse.
· Contrôle absolu : presse, art, éducation et vie privée entièrement soumis à la propagande.

2. Bilans humains catastrophiques

L’histoire les a jugés comme les deux plus grands criminels de masse du XXe siècle :

· Hitler est responsable de la Shoah (6 millions de Juifs assassinés) et de la Seconde Guerre mondiale (environ 50 millions de morts).
· Staline est responsable de la famine organisée (Holodomor), des Grandes Purges et du système du Goulag, ayant causé la mort de plusieurs millions de personnes.

3. Le pacte germano-soviétique (1939)

L’image est renforcée par l’alliance temporaire entre les deux hommes. En signant le pacte Molotov-Ribbentrop, ils se sont partagé l’Europe de l’Est. Pour les peuples pris entre ces deux rouleaux compresseurs (Polonais, Baltes, etc.), c’était littéralement "la peste brune" qui arrivait d’un côté et "le choléra rouge" de l’autre.

4. Le piège de la guerre

Pour les Allemands et les Soviétiques ordinaires, ainsi que pour les pays voisins, la situation offrait un choix impossible :

· Être conquis par Hitler signifiait l’esclavage, la germanisation forcée ou l’extermination pour les "Untermenschen" (sous-hommes slaves).
· Être conquis par Staline signifiait la dékoulakisation, la collectivisation forcée et la déportation en Sibérie.

Conclusion

L’expression "choisir entre la peste et le choléra" résume donc l’idée que, dans ce contexte historique, les deux options étaient mortelles. Il n’y avait pas de "bon" camp dans ce choix binaire imposé par l’histoire, seulement une question de survie dans un face-à-face avec deux monstres.
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Re: Tension avec la Russie en Ukraine

Message non lupar Obamot » 14/02/26, 20:22

T'as pris ton Temesta aujourd'hui ? :shock:

Je comprends rien à tes allusions sophistiques, mais vas-y hein, continue de ramer...
:cheesy: :cheesy: :cheesy: :cheesy: :cheesy: :cheesy: :cheesy: :cheesy: :cheesy: :cheesy: :cheesy:
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Re: Tension avec la Russie en Ukraine

Message non lupar plasmanu » 14/02/26, 20:31

C'est toi qui a dit : j'ai déjà dit maintes fois pourquoi il fallait se faire "l'avocat(*) du diable" à propos de la Russie."
(*) D'où un certain "droit de réponse" => a-vocat => du "a" privatif => privé de voix!

Précise ta pensée.
Je lis " il y a un trou (*) "
(*) Il est profond le trou
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Re: Tension avec la Russie en Ukraine

Message non lupar Obamot » 14/02/26, 21:08

Mais pas du tout.
Nous vivons tous sous des "Régimes" (de semi libertés) que ce soit sous n'importe quelle latitude... Ayant collaboré avec les Nations Unies et l'OMS principalement, je suis bien placé pour le savoir et j'ai eu l'occasion de vivre dans plusieurs pays hors régimes démocratiques. Mais ni la Russie ni la Chine n'en ont jamais fait partie, je ne peux que m'en faire une idée par rapport à des témoignages de gens qui y vivent.

Donc quand je dis "l'avocat du diable" c'est délibéré puisque tu imagines que je soutiendrais LE RÉGIME du Kremlin... Mais n'oublie pas que le diable est, partout, même chez nous.
Je vais le réréré-répéter une fois de plus ma position qui est purement un axe de géopolitique, si je poste des sujets sur la Russie dans ce fil, c'est seulement pour contrebalancer le poids de la désinformation dans ce dossier. Rien d'autre. La seule chose que j'ai pu observer géopolitiquement hélas, c'est que la seule chose que comprennent les humains, c'est "l'équilibre des forces". L'espèce humaine n'en est pas beaucoup plus loin... Il suffit de voir Trump avec sa "Riviera" à Gaza, le Vénézuela, le Groenland etc etc...

Et j'y peux rien si l'évolution de l'actualité est allée dans le sens de ceux qui ont fait les mêmes constats.
Là ton bras de levier est inexistant.

Mais nous allons, je l'espère, mettre un terme à ces divergences en traitant celles-ci pas à pas et au calme.
Dernière édition par Obamot le 14/02/26, 21:36, édité 1 fois.
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