Avec ce qualificatif de "molle", j'introduis (ou du moins je tente) un distinguo nécessaire entre les diverses acceptions du terme: écologie scientifique (étude des écosystèmes), écologie politicienne (comme porte d'entrée dans le sérail) et écologie politique (qui fait le lien dialectique entre politique, économie et destruction de la nature); L'écologie "molle" serait la fausse conscience, comme dirait
Marx, de l'écologie politique, i.e. une vision superficielle qui se manifeste plus comme un conservatisme, un attachement au monde tel qu'il existe, avec une dimension critique qui vise de ce fait à le préserver ou à le restaurer par des stratégies de contournement ou de réforme, sans égard aux causes réelles.
Edit: c'est ce que j'avais pensé au premier abord, puis un doute m'est venu du fait du changement de position des guillemets...
Bien sûr, la myopie de cette écologie est la cause de sa "mollesse". Cependant le questionnement initial rend plus compréhensible le contenu de l'article. Par ailleurs, la myopie est un diagnostic conclusif, alors que la mollesse reste un symptôme...
