L'évolution des espèces biologiques et...le hasard

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izentrop
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Re: L'évolution des espèces biologiques et...le hasard

Message non lupar izentrop » 05/03/26, 20:16

janic a écrit :autre exemple de l'improbabilité, l'impossibilité même, que des systèmes complexes puissent être apparus par hasard et autogénération.
Mais peut être y a -t-il quelques mécaniciens capables d'expliquer une pareille technologie progressive

Dés les premières paroles
on va reprocher aux créationnistes aux gens de l’intelligent design de croire à certaines choses
on vois d'emblée que le but est religieux et pseudo scientifique. Ça m'a suffit pour ne pas avoir envie d'aller plus loin.

On voit bien dans ce commentaire de quelqu'un qui a fait l'effort de les écouter que ce sont des spécialistes du cherry picking comme les aiment nos 2 "spécialistes" :mrgreen:
@denisnadalig9284
il y a 2 ans
J'ai écouté l'intégralité de la vidéo, et même pour certains passages plusieurs fois. Il y a deux grands problèmes dans cette présentation de l'oreille et de l'ID.

Le premier, le plus flagrant, c'est celui du travail de documentation scientifique fait par Jean et Pierre Alexandre sur le sujet. Quand on veut traiter un sujet en profondeur, et c'est nécessairement ce que l'on veut faire si on veut remettre en question le consensus scientifique, il faut clairement se documenter pour connaître le sujet sur le bout des doigts. Ce n'est pas fait ici et c'est décevant.
Ce problème est récurrent, d'une vidéo à l'autre. Rappelez vous sur la vidéo précédente, Jean et Pierre Alexandre nous parlaient d'un insecte, Issus, qui présente un système d'engrenages au niveau des pattes de la larve. Et de nous décrire les difficultés de probabilités liées à l'entraxe ou à la symétrie... Sauf qu'ils ne s'étaient visiblement pas renseignés sur le détail de l'anatomie des pattes de l'insecte sinon ils se seraient aperçus que leur discours ne prenait pas en compte les spécificités du système concerné. Ils s'étaient contentés d'une photo et de notions très générales. En tout ça m'a pris 10 minutes pour réunir suffisamment de renseignements sur Issus pour comprendre leurs erreurs. 10 minutes pour se documenter scientifiquement ce n'est pas une dépense de temps énorme si ça peut éviter un gros raté sur une vidéo...

La vidéo sur les baleines, où Pierre Alexandre fait des erreurs sur Rodhocetus, erreurs liées à une documentation limitée et malheureusement erronée. S'il avait fait une recherche plus poussée dans les publications scientifiques à disposition, il aurait pu se rendre compte des erreurs de sa principale source d'information. Pire, il persiste dans les commentaires, toujours en s'appuyant sur sa source erronée, plutôt qu'en consultant les références scientifiques qu'on lui signale.

Dans la vidéo intitulée « l'impossibilité mathématique pour l'évolution des espèces », où Jean prétend par un calcul invalider la théorie de l'évolution alors qu'en fait il accumule les erreurs de raisonnements, les approximations et les oublis, par manque de documentation scientifique.
Et je ne parle que des points de vidéos que j'ai personnellement relevés, mais il suffit de lire les commentaires pour voir que d'autres intervenants en ont relevés bien d'autres.

Bref il y a constamment un problème de documentation scientifique et cette vidéo n'échappe pas à la règle. Ici les auteurs se contentent de passer une vidéo descriptive de l'anatomie et du fonctionnement de l'oreille. En faisant finalement ce que se contente de faire le mouvement ID (qui n'est pas une théorie scientifique comme le pense Jean) : houla, regardez, ça semble un peu trop compliqué, on ne comprend pas trop comment ça pourrait arriver, c'est donc qu'il y a un créateur...
Une vidéo sur l'anatomie de l'oreille et son fonctionnement pour parler d'évolution, ça semble très juste en terme d'informations scientifiques quand on a tellement de données sur l'origine des os impliqués, sur les étapes évolutives, sur les fossiles documentant des formes intermédiaires, sur la morphogenèse des différents tissus concernés, sur les gènes intervenant... N'aurait-il pas été plus pertinent de nous exposer toutes ces connaissances scientifiques à disposition et de discuter sur celles ci plutôt que de faire juste une description du système actuel en extrapolant sur sa mise en place ? Surtout pour dire que l'on ne comprend pas trop comment ça pourrait marcher alors que parfois on connait déjà la réponse : elle est dans les publications scientifiques que Jean et Pierre Alexandre se sont abstenus de lire.

Juste un petit exemple bien parlant mais il y en a bien d'autres. Jean se pose des questions à un moment donné sur le nombre de gènes impliqués dans la formation de l'oreille. Et il dit qu'il y a peut-être même des gènes qui sont utilisés pour ces systèmes et qui sont utilisés pour autre chose, mais que c'est des réponses qu'on n'a pas et qu'on aura peut-être dans 200 ans...
Bien sûr que des gènes impliqués dans la formation de l'oreille sont aussi utilisés dans la formation d'autre parties du corps. On le sait très bien, ce n'est pas un mystère. Par exemple SIX1 intervient au niveau de l'oreille, mais aussi de l'aorte ou du ganglion trigéminal (entre autres). EYA1 intervient au niveau de la formation de l'oreille, des yeux, des reins... etc... etc...
Donc pas besoin d'attendre 200 ans avant de commencer à se documenter.
Dans le même esprit, Pierre Alexandre souligne que les ligaments qui maintiennent l'enclume et le marteau, important dans le fonctionnement de l'oreille moyenne (parce que le titre de la vidéo parle d'oreille interne mais en fait ça traite d'oreille interne et d'oreille moyenne), doivent apparaître en même temps que les os sinon ça ne marche pas. Pour lui ça relève d'une complexité irréductible. Mais on sait que ces éléments existaient avant leur évolution vers la fonction auditive, donc la question ne se pose même pas, sauf si on ne s'est pas renseigné sur l'histoire évolutive du système auditif mammalien...

Bref vous l'aurez compris, il y a un manque sérieux de documentation en amont de la vidéo, ce qui débouche inévitablement sur des incompréhensions, des extrapolations ou des questionnements qui n'ont pas lieu d'être, sans parler des conclusions hâtives.

Je parlerai dans un autre post du deuxième problème majeur de cette vidéo.
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Re: L'évolution des espèces biologiques et...le hasard

Message non lupar Obamot » 06/03/26, 05:36

Tu confonds (en permanence) éthique, cherry picking et curiosité ...
Et pour un spécialiste du sophisme, tu peux toujours essayer de donner des leçons Image

Mais c'est ça "ne va pas plus loin" Image on s'en doutait diabolo!
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Re: L'évolution des espèces biologiques et...le hasard

Message non lupar janic » 06/03/26, 09:28

zyzy
on vois d'emblée que le but est religieux et pseudo scientifique.
Toujours aussi nul que d’hab’ le zyzy, obsédé par ses propres pseudo sciences qu’il n’est pas capable de mesurer avec des vraies connaissances scientifiques, ce qu’il ne comprend , de toute façon, toujours pas, à l’instar de son gourou de l’AFIS aussi nul que lui-même.
Si jean est effectivement croyant, ce qu’il ne cache pas, Pierre Alexandre ne l’est justement pas , ce que le zozo zyzy aurait pu entendre, mais sa croyance c’est de ne rien entendre pour ne pas douter, ce qui est la base de la zététique pourtant. Or la spécialité de Pierre Alexandre reconnue par sa qualification professionnelle (qui manque au zyzy) consiste à confronter aux règles des probabilités telle ou telle affirmation prétendument scientifique
Ça m'a suffit pour ne pas avoir envie d'aller plus loin.
C'est une habitude chez les AFIS.Tout comme son gourou de l’AFIS (arnaqueurs aux fausses informations scientistes) qui avoue aussi ne pas lire un bouquin qui le dérange dans ses croyances, non scientifiques, car on ne fait pas des chiens avec des chats.
C'est incroyable cette constance chez ces zigotos à ne pas s’informer, mais de croire savoir, pour autant !
On voit bien dans ce commentaire de quelqu'un qui a fait l'effort de les écouter que ce sont des spécialistes du cherry picking comme les aiment nos 2 "spécialistes"
Ah bon? C'est en n'écoutant pas que le zyzy fait l'effort d'écouter.
Là encore qui picore superficiellement seulement, par peur de douter sinon !

Maintenant au tour du commentaire de denis qui là fait , lui, du « cherry picking » en prétendant (peut être à raison ou pas) se référer à des sciences qu’il n’indique surtout pas (comme dirait Pedro) ce qui ne permet pas d’en mesurer la validité. Dont quelques exemples :
Quand on veut traiter un sujet en profondeur, et c'est nécessairement ce que l'on veut faire si on veut remettre en question le consensus scientifique, il faut clairement se documenter pour connaître le sujet sur le bout des doigts.
Déja le gars confond point de vue majoritaire (en Occident surtout) avec un consensus qui, scientifiquement est un non sens.
Donc en principe, mais guère d’individus sont spécialistes en tout, ce qui fait que des points de vue sont généralement partiels inévitablement, ce qui semble être son cas !
Jean et Pierre Alexandre nous parlaient d'un insecte, Issus, qui présente un système d'engrenages au niveau des pattes de la larve. Et de nous décrire les difficultés de probabilités liées à l'entraxe ou à la symétrie... Sauf qu'ils ne s'étaient visiblement pas renseignés sur le détail de l'anatomie des pattes de l'insecte sinon ils se seraient aperçus que leur discours ne prenait pas en compte les spécificités du système concerné.
bla bla vide de sens!
Visiblement ce Denis pèche par ignorance en mécanique générale. En effet n’importe quel technicien en mécanique sait que justement pour fonctionner ce type d’engrenage dépend effectivement de nombreux paramètres techniques précis et où, si l’un manque, l’ensemble ne fonctionne plus et ou se dégrade rapidement. C’est grâce à l’ensemble de ces paramètres réunis que toutes les machines modernes ne tombent pas en panne dès leur démarrage.
Donc dès le départ ce Denis marche à coté de ses pompes.
10 minutes pour se documenter scientifiquement ce n'est pas une dépense de temps énorme si ça peut éviter un gros raté sur une vidéo...
Eh, oui ! Il lui eût suffit de se renseigner auprès de n’importe quel constructeur de machines pour s’apercevoir que ses documents ignoraient la mécanique, « en s'appuyant sur sa source erronée, plutôt qu'en consultant les références scientifiques . »
Dans la vidéo intitulée « l'impossibilité mathématique pour l'évolution des espèces », où Jean prétend par un calcul invalider la théorie de l'évolution
Là aussi le denis ne comprend toujours rien aux calculs de probabilités qui est une branche scientifique largement utilisée dans de nombreux domaines de la vie courante. Ce que ce denis semble ignorer.
houla, regardez, ça semble un peu trop compliqué, on ne comprend pas trop comment ça pourrait arriver, c'est donc qu'il y a un créateur...
De nouveau re-raisonnement à la noix.La notion de créateur ne concerne pas seulement le domaine religieux mais aussi de nombreux secteurs de la vie, où des créateurs innovent en inventant des produits, ce qui les qualifient en tant que tels et particulièrement en technologie ou en arts de toutes sortes.
créateur
Puissance qui crée, qui tire du néant (opposé à créature).
Auteur (d'une chose nouvelle).
La créatrice d'une œuvre artistique.
Qui crée ou invente.

Une vidéo sur l'anatomie de l'oreille et son fonctionnement pour parler d'évolution, ça semble très juste en terme d'informations scientifiques quand on a tellement de données sur l'origine des os impliqués, sur les étapes évolutives, sur les fossiles documentant des formes intermédiaires, sur la morphogenèse des différents tissus concernés, sur les gènes intervenant...
Complètement bidon ! Il confond théorie et suppositions ,avec la réalité. L’évolutionnisme a inventé un assemblage de points communs entre diverses formes de vie pour étayer une théorie (donc non prouvée) qui relève plus de l’antireligionnisme que de sciences .
Ce qui semblait crédible au moment où est inventé cette théorie, mais de plus en plus fragilisée avec le développement des techniques de mesure et contrôle de la réalité, simplifiée a ses débuts et devenant de plus en plus complexe grâce à toutes ces technologies justement !
N'aurait-il pas été plus pertinent de nous exposer toutes ces connaissances scientifiques à disposition et de discuter sur celles ci plutôt que de faire juste une description du système actuel en extrapolant sur sa mise en place ?
Ce que ce personnage ne fait justement pas !
Surtout pour dire que l'on ne comprend pas trop comment ça pourrait marcher alors que parfois on connait déjà la réponse : elle est dans les publications scientifiques que Jean et Pierre Alexandre se sont abstenus de lire.
Ce que là encore il ne fait pas lui-même : où sont celles-ci justement ?
Dans le même esprit, Pierre Alexandre souligne que les ligaments qui maintiennent l'enclume et le marteau, important dans le fonctionnement de l'oreille moyenne doivent apparaître en même temps que les os sinon ça ne marche pas.
Fais un peu de mécanique avant de prétendre le contraire. Beaucoup d’automobilistes (puisque presque tout le monde, en France à une voiture) se plaignent du coût d’entretien et de réparation des véhicules récents équipés de systèmes de plus en plus complexes avec de nombreux capteurs et où, lorsque l’un déconne, c’est l’ensemble du véhicule qui disfonctionne au point que de plus en plus de garagistes, à l’ancienne, s’y perdent avec comme conséquences qu’un garagiste moderne y perd son sens expérimental de reconnaitre pourquoi la bagnole disfonctionne et où il doit en passer par l'OBD.
Et là il ne s’agit QUE d’un tas de ferraille, loin, très loin, de la complexité du vivant.
Et oui, il suffit, en biologie aussi, qu’un seul élément manque pour que la fonction n’existe pas, or le grand principe évolutionniste est de croire que sans ça peut marcher tout de même.
Pour lui ça relève d'une complexité irréductible. Mais on sait que ces éléments existaient avant leur évolution vers la fonction auditive, donc la question ne se pose même pas, sauf si on ne s'est pas renseigné sur l'histoire évolutive du système auditif mammalien..
.Non ON ne sait pas, ON croit savoir, uniquement, car SA science n’a qu’une connaissance très simplifiée et réductrice de « l’évolutionnisme».
Bref vous l'aurez compris, il y a un manque sérieux de documentation en amont de la vidéo, ce qui débouche inévitablement sur des incompréhensions, des extrapolations ou des questionnements qui n'ont pas lieu d'être, sans parler des conclusions hâtives.
Effet miroir donc ! Et prétention d'avoir compris, LUI, et de pouvoir y en déclencher l'adhésion.
Encore un pseudo zététicien de carnaval!
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Re: L'évolution des espèces biologiques et...le hasard

Message non lupar Obamot » 06/03/26, 19:11

Hilarant... En effet, et d'ailleurs je dis zigoto et zozo mais plus zyzx car des fois le sournois sophistix (qui ne vaut pas le Gaulois PanoramiX) :cheesy: va se plaindre... :idea:
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Re: L'évolution des espèces biologiques et...le hasard

Message non lupar janic » 07/03/26, 09:25

obamot
Hilarant... En effet, et d'ailleurs je dis zigoto et zozo mais plus zyzx car des fois le sournois sophistix (qui ne vaut pas le Gaulois PanoramiX) :cheesy: va se plaindre... :idea:
J'espère que ce zozo zyzy ne prend pas celui-ci pour son pénis par zazard! (je n'ai pas trouvé mieux, pour l'instant, en rapport avec le sujet) :roll:
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Re: L'évolution des espèces biologiques et...le hasard

Message non lupar pedrodelavega » 08/03/26, 11:02

janic a écrit :Jusque là c’est d’accord puisque la science des probabilités démontre que l’évolutionnisme est une aberration scientifique sur le plan biologique et de la physique qui imposent une structure…par hasard ? Ce que ta bécane ne peut contester
:arrowd: :arrowd: :arrowd:

Dans la communauté des biologistes et des mathématiciens, la science des probabilités est au contraire un outil fondamental (via la génétique des populations) qui permet de modéliser et de valider les mécanismes de l'évolution.L'idée que les probabilités rendraient l'évolution "impossible" repose généralement sur une compréhension incomplète des processus biologiques.
Voici pourquoi cette thèse est rejetée par la méthode scientifique :

1. L'erreur de la probabilité "en un seul jet"
Les critiques calculent souvent la probabilité qu'une structure complexe (comme une protéine de 150 acides aminés) apparaisse par pur hasard, d'un seul coup. Le chiffre obtenu est effectivement astronomique (proche de zéro).Cependant, l'évolution ne procède pas par un "jet de dés" unique pour créer un organe entier. Elle fonctionne par étapes cumulatives. Chaque petite mutation avantageuse est conservée par la sélection naturelle, ce qui réduit drastiquement le nombre d'essais nécessaires. C'est ce qu'on appelle la sélection cumulative, illustrée par Richard Dawkins avec l'exemple du singe qui finit par taper une phrase de Shakespeare non pas par hasard total, mais parce que chaque lettre correcte est "verrouillée" dès qu'elle apparaît.

2. Le hasard n'est pas le seul moteur
L'affirmation oublie que l'évolution repose sur deux piliers : les mutations (aléatoires) et la sélection naturelle (non aléatoire). La sélection naturelle agit comme un filtre déterministe qui élimine ce qui ne fonctionne pas et favorise ce qui fonctionne. Prétendre que l'évolution n'est que le fruit du hasard, c'est ignorer la moitié de la théorie.

3. Le paradoxe de la main de cartes
En probabilités, calculer la chance qu'un événement complexe se produise après qu'il a eu lieu est un biais classique. Si vous battez un jeu de 52 cartes, la probabilité d'obtenir l'ordre exact que vous avez sous les yeux est de 1 sur 8 X 10^67. Pourtant, vous avez bien cet ordre précis entre les mains. L'évolution n'a pas de "but" final (comme l'humain) ; elle est le résultat d'un parcours parmi des milliards de chemins possibles.

Sources et ressources pour approfondir:
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5686409/
https://www.talkorigins.org/faqs/abioprob/abioprob.html
https://mathscholar.org/2020/01/do-prob ... olution-2/
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Re: L'évolution des espèces biologiques et...le hasard

Message non lupar janic » 08/03/26, 14:49

pedro
Et une fois de plus c’est le blabla habituel évolutionniste de ton IA et en citant Dawkins elle montre les biais de raisonnement de celui-ci confondant deux types de probabilités : A 21mn

En clair ton IA ou tes références semblent ignorer complètement ce que sont les calculs de probabilités enseignées en université.
Ensuite tes sources sont aussi bidon que ton IA car ils inversent le sens des calculs de probabilité comme le signale ton IA d’ailleurs :
3. Le paradoxe de la main de cartes
En probabilités, calculer la chance qu'un événement complexe se produise après qu'il a eu lieu est un biais classique. Si vous battez un jeu de 52 cartes, la probabilité d'obtenir l'ordre exact que vous avez sous les yeux est de 1 sur 8 X 10^67. Pourtant, vous avez bien cet ordre précis entre les mains. L'évolution n'a pas de "but" final (comme l'humain) ; elle est le résultat d'un parcours parmi des milliards de chemins possibles.

C’est l’exemple typique d’un biais de raisonnement en évoquant des milliards de chemins possibles, en apparence, ce qui ne se prouve pas mathématiquement, ni biologiquement,. A partir de là on peut dire n’importe quoi sur ces éléments là. En fait ces supposés chemins se révèlent des impasses(ou échecs) ce qui fait qu’il ne reste plus qu’un chemin possible qu'ils appellent mutation positive vers la prochaine étape. Or on sait qu’un élément biologique aussi « simple » soit-il, s’il ne remplit pas une fonction précise au sein de l’ensemble des autres éléments, il est destiné à disparaitre avant même de pouvoir fonctionner. Donc le biais de tes références c’est de considérer des éléments déjà constitués pour en déduire que cette fonction avait bel et bien sa place pour un usage futur!
Ce qui en mécanique est une absurdité, un contre sens.
Ainsi, si sur un moteur(ensemble déjà constitué), se trouvent des bougies(autre ensemble déja constitué) en bonne place (encore un ensemble constitué,) s’il n’y a aucun fil de bougie, ni de delco-(à l’ancienne) ni de démarreur, ni d’alternateur, ni, ni, ni etc… cet ensemble ne fonctionnera pas et le moteur rouillera dans son coin avec tous ses ensembles constitués mais non fonctionnels. C’est ça le discours évolutif de l’évolutionnisme.
Mais si l’on admet que des tas de cerveaux ont planché pour créer chaque élément fonctionnel avec un but, un objectif précis et prédéterminé, alors ce moteur et tous les autres éléments qui l’entoure, tous fonctionnels en même temps, vont te permettre de t’asseoir tranquillement sur ton siège conducteur et appuyer sur le bouton de démarrage, sans avoir besoin de milliards d’années avant de pouvoir rouler.
Donc l'évolutionnisme n'est qu'un sophisme de plus au milieu de tout le reste.
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Re: L'évolution des espèces biologiques et...le hasard

Message non lupar pedrodelavega » 08/03/26, 15:08

la biologie démontre que le vivant est plastique :
- Les fonctions changent au cours du temps (Exaptation).
- Les systèmes simples sont fonctionnels avant d'être complexes.
- La sélection naturelle n'est pas un "hasard", c'est un moteur de tri qui simule l'intelligence en ne gardant que ce qui marche.

Pour illustrer pourquoi l'analogie d'une "machine" (comme un moteur de voiture) ne s'applique pas au vivant, examinons l'exemple le plus célèbre utilisé dans ce débat : le flagelle bactérien.
C’est un exemple souvent cité par les partisans de la "complexité irréductible" pour tenter de démontrer que certaines structures biologiques nécessiteraient une conception intelligente.

1. L'argument de la "machine impossible"
Le flagelle est un filament rotatif qui permet à certaines bactéries de se propulser. C'est un véritable moteur nanométrique avec un rotor, un stator et un axe de transmission.
L'affirmation : "Si vous enlevez une seule des 40 protéines qui composent ce moteur, il ne fonctionne plus. Comme un moteur de voiture sans bougies ou sans démarreur, il est inutile. Donc, il n'a pas pu évoluer par étapes, car les étapes intermédiaires (avec seulement 10 ou 20 protéines) n'auraient servi à rien et auraient été éliminées par la sélection naturelle."

2. La réalité biologique : Le détournement (Exaptation)
La science a démontré que les "pièces détachées" de ce moteur ne sont pas restées inactives en attendant que le moteur soit complet. Elles remplissaient déjà une fonction vitale sous une autre forme.
Le système de sécrétion de type III (SST3) : On a découvert que les bactéries utilisent un petit appareil pour injecter des toxines dans d'autres cellules. Ce système est composé d'une dizaine de protéines qui sont exactement les mêmes que celles qui forment la base du moteur du flagelle.
La preuve : Ces 10 protéines ne servent pas à la propulsion, mais à la sécrétion (pompage). Elles étaient donc parfaitement fonctionnelles et utiles à la survie de la bactérie bien avant que le flagelle complet n'existe.
Le mécanisme évolutif : Le moteur n'est pas apparu de rien. La nature a utilisé une "pompe" existante, y a ajouté d'autres protéines déjà présentes pour d'autres usages, et cet assemblage hybride a offert un nouvel avantage (la mobilité), qui a ensuite été perfectionné.

3. Pourquoi le calcul de probabilité classique échoue ici ?
Si l'on calcule la probabilité de voir 40 protéines s'assembler par pur hasard pour former un moteur fini, le chiffre est effectivement si proche de zéro qu'il semble impossible. Mais ce calcul est biologiquement erroné pour deux raisons :
La sélection cumulative : On ne passe pas de 0 à 40 protéines. On passe d'un système à 10 protéines (une pompe fonctionnelle) à un système à 11, puis 12, chaque étape apportant un avantage immédiat.
L'absence de cible : Un ingénieur construit un moteur pour faire tourner des roues. La nature, elle, ne "cherche" pas à faire un moteur. Si l'assemblage de protéines finit par faire une ventouse plutôt qu'un moteur, et que cette ventouse aide la bactérie à survivre, la structure est conservée.

4. L'erreur de l'analogie mécanique
L'analogie du moteur de voiture (ensemble constitué de bougies, câbles, alternateur) repose sur l'idée que les pièces sont spécifiques et inertes.
En biologie :
Les pièces sont polyvalentes : Une protéine peut servir de structure, d'enzyme ou de canal de transport selon le contexte.
Le vivant s'auto-organise : Contrairement aux pièces d'un moteur qui doivent être montées par une main extérieure, les molécules biologiques s'assemblent spontanément en raison de leurs propriétés physico-chimiques (affinités, hydrophobie, etc.).

Conclusion
L'idée que la complexité biologique est une "aberration" repose sur une vision de la vie comme un objet fini et statique. Or, la biologie montre que le vivant est un bricolage permanent : elle ne crée pas de nouvelles pièces à partir de rien, elle recycle, détourne et modifie l'existant. La probabilité d'un tel "bricolage" est infiniment plus élevée que celle d'une génération spontanée d'une machine complexe.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4632597/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16953248/
https://journals.plos.org/plosgenetics/ ... en.1002983
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Re: L'évolution des espèces biologiques et...le hasard

Message non lupar janic » 08/03/26, 15:24

ah, si l'IA a dit c'est alors parole d'Evangile', même si ses raisonnements sont boiteux comme d'hab.
En mécanique son discours revient à comparer les composants des divers éléments d'un moteur en soulignant que tels matériaux se retrouvent stockés dans l'usine, ce qui va permettre d'en fabriquer divers éléments. C'est pas faux, mais là encore, si l'usine entièrement , totalement, uniquement automatisée va permettre d'y parvenir, ce qui n'est pas improbable, mais pour autant cette usine aura été au préalable inventée, créée dans ce but, même si plus aucune intervention humaine n'y participe.
C'est ça l'intelligent dessein et on ne peut y échapper sauf par des sophismes enchainés
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Re: L'évolution des espèces biologiques et...le hasard

Message non lupar pedrodelavega » 08/03/26, 15:53

janic a écrit :ah, si l'IA a dit c'est alors parole d'Evangile', même si ses raisonnements sont boiteux comme d'hab.
Ce n'est pas l'IA qui "dit". juste elle synthétise l'état de la science actuellement. Il faut lire les liens.

pour une vision "mécaniste", l'existence d'une structure complexe implique obligatoirement une intention préalable (l'ingénieur, l'inventeur, l'usine programmée).

Voici une analyse scientifique de cet argument pour comprendre pourquoi la biologie s'écarte du modèle de l'usine :

1. L'usine sans architecte : l'auto-organisation
L'argument de l'usine automatisée suppose qu'un programme a été écrit avant la production. En physique et en chimie, il existe pourtant un phénomène appelé l'auto-organisation.
L'exemple du cristal : Un flocon de neige possède une géométrie d'une complexité et d'une symétrie époustouflantes. Pourtant, aucune "usine" n'a été créée pour le dessiner. Ce sont les propriétés intrinsèques de la molécule d'eau (angles de liaison, polarité) qui dictent sa forme.
En biologie : Les molécules du vivant ne sont pas des matériaux inertes dans une usine. Elles sont des agents actifs. Elles s'assemblent seules à cause de forces électromagnétiques et chimiques. La "programmation" n'est pas extérieure, elle est dans la matière elle-même.

2. Le "Dessein Intelligent" est-il une impasse scientifique ?
L'affirmation "on ne peut y échapper" pose un problème de méthode pour la science :
La falsifiabilité : Pour qu'une théorie soit scientifique, elle doit pouvoir être testée. Si l'on dit "c'est un créateur intelligent qui l'a fait", on ne peut ni le prouver, ni l'infirmer. Cela met fin à toute recherche.
Le "Dieu des lacunes" : Historiquement, chaque fois que l'humain ne comprenait pas un mécanisme (la foudre, le mouvement des planètes), il l'attribuait à une intelligence supérieure. La science a progressivement montré que ces phénomènes obéissent à des lois naturelles. Le "Dessein Intelligent" est souvent considéré par les biologistes comme un argument qui comble un manque de connaissances actuel par une explication métaphysique.

3. La différence entre "But" et "Fonction"
C'est le point de friction majeur. Dans une usine, on fabrique une pièce pour un but futur. Dans la nature, une structure est conservée parce qu'elle fonctionne à l'instant T.
L'exemple de l'œil : On a longtemps cru que l'œil était un "moteur" trop complexe pour être apparu par étapes. Pourtant, on trouve dans la nature toutes les étapes intermédiaires fonctionnelles :
Une simple tache de cellules photosensibles (pour distinguer le jour de la nuit).
Une dépression de ces cellules (pour détecter la direction de la lumière).
Un orifice étroit (effet "sténopé" pour une image floue).
Une lentille de mucus (pour focaliser la lumière).
Chaque étape est une amélioration par rapport à la précédente, sans qu'un "but final" (l'œil humain) n'ait été nécessaire dès le départ.

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5686409/
https://royalsocietypublishing.org/rspb ... m=fulltext
https://evolution.berkeley.edu/



En résumé, l'analogie de l'usine est un argument philosophique puissant, mais il ne correspond pas à ce que l'on observe en génétique et en biochimie, où la matière montre une capacité intrinsèque à se complexifier sous la pression de la sélection.
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