... bien que le processus intellectuel ne soit pas "figé" même par grand foid
Voici ce sur quoi je cogite actuellement, s'agissant de la recherche des causes, autour de:
— nos références culturo-religieuses;
— du rapport à l'argent et à l'économie et ce qui en est le moteur par-delà le profit et la mécanique financière;
— du morcellement ...;
— du conditionnement de nos propres réflexions par le
"besoin de sécurité";
etc
Le
point de convergeance autour de ces différents sujets m'est apparu relativement "clair" en voyant l'émission sur France 2, sur le dépistage psychiatrique de plus en plus précoce dans la société américaine (en l'occurence chez les enfants

)
Certes on ne va par rapporter tous les maux de la société à des question de cet ordre, et il faut bien s'en garder, mais c'est relativement symptomatique.
Car que fait la société en agissant de la sorte et face à la montée en puissance de la violence? Somme toute elle cherche vainement à
"se défendre" en dépistant les "sujets" soupçonnés de névroses a fin vraisemblablement de tenter une approche qui se voudrait pragmatique autour de notre sujet de dissertation: ça tombe bien! (...même si je dirais que dans certains cas, cela relève plutôt d'une sorte de maniaquerie de longue date, consistant à étiquetter tout ce qui est "hors-norme" mébon. Le reportage insistait par ailleurs sur la récupération commerciale de cette affaire, poussée par les labos qui y voient de nouveaux débouchés... ce qui n'est pas directement le sujet que j'entendrais aborder ici).
Parce que ça risquerait de prendre longtemps avant de dénouer cette problèmatique, et que durant ce temps je ne posterais pas grand chose... Parce que la recherche des causes dans ce cas précis remue de façon inatendue un point qui me parraît essentiel et source de divisions: l'appartenance de l'homme à sa communauté et la dissociation qu'il s'impose à lui-même ou qu'il impose aux autres contre leur gré... pour résumer:
Cette espèce de "mode" actuelle, qui voudrait fixer le fonctionnement de la société autour de "modèles" évolutifs qui forcément deviennent des "modèles cliniques" moyen pour "recadrer" les individus — i.e. la tendance américaine, que l'on retrouve par exemple:
— dans le "nouveau management";
— dans les exigeances de "prise en charge" et exigeances de responsabilisation que les nouveaux modèles veulent imposer (au lieu de: "la responsabilité" tout court...);
— sous forme de différents "chantages" de type carotte VS bâton (...sous l'alibi selon lequel ce n'est pas aux gouvernements de faire l'éducation de leur population... hors l'école est obligatoire et l'échec scolaire est bien une partie du problème ...il me semble);
— sous forme de rapport de force dans les conflits;
— sous forme de non reconnaissance des "statuts" spécifiques, qui finissent par transformer les plus faibles, les victimes ...en coupables de n'avoir pas su/pu/eût suffisement de temps pour s'adapter à la méthode/norme du "forcing";
A cela on opposera le fait que dans la société:
"il faut pousser les individus à se prendre en charge", mais ce point se reporte par effet miroir sur l'attitude responsable ou non du sujet, voir à terme sur des terrains de défi pour les cas "non résolus"... A titre d'exemple extrême, ce que des journalistes et des politiques veulent bien appeler "terrorisme" (parce que ça en arrange certains) est le "terrain de défi ultime..."
...avec ces effets de zoom saisissant mais hélas bien réels, on apperçoit ce qui va déboucher vers certains travers/côté pervers en fait, sur un discours dont la caractéristique est potentiellement une iatrogénie découlant du processus intrinsèque engagé, qu'il soit initié par un/e maîtr(ess)e, un/e psychiatre, un avocat/e, un politique... ou toute personne ayant une autorité ou un "ascendant" sur une autre (et pourquoi pas aussi les prêtres ici... les talibans ailleurs...) ce à quoi les concernés (en particulier les psychiatres) répondent par la fameuse histoire du serpent qui se mort la queue...: "mais c'est ce que VOUS me dites" mon bon môssieur ...etc) Evidement je ne parlais pas des cas qui se résument à un
"vague inconfort de l'être..."
Et alors on n'a rien résolut.
...je voulais donc juste vous faire part de ce
point qui transparaît aussi dans la conclusion du psychologue (et non psychiatre) à la fin du reportage, et qui rejoint la mienne:
— «une société fondée sur la peur, à un moment donné vient en contradiction avec la vie...»
...même si "vaincre sa peur" n'est pas encore forcément avoir vaincu le problème. Mais c'est déjà un pas.