pedrodelavega a écrit :VetusLignum a écrit :Si vous croyez qu’un traitement va tuer vos patients, alors inversement, il y a un problème éthique à le leur prescrire.
Au départ, on ne le sait pas, on postule (qu'il va avoir un effet bénéfique). Donc, Si vous ne savez pas si un traitement est bénéfice ou délétère pour les patients, il y a un gros problème éthique à le prescrire sans avoir fait d'essai clinique.
nb: Lorsque qu'un essai clinique est lancé si l'effet bénéfique ou délétère est mesuré de façon évidente avant la fin alors on stop l'essai prématurément (on traite tout le monde si bénéfique, on arrête si délétère)
Il y avait pourtant de bonnes raisons pour penser
a priori que l’HCQ marche, avec un rapport bénéfices/risques très favorable :
- Efficacité in vitro sur le virus (effect anti-viral)
- Efficacité in vivo sur certaines maladies auto-immunes (effet immuno-modulateur)
- Peu d’effets secondaires graves
Le dilemme éthique est le suivant : "
If the clinician knows, or has good reason to believe, that a new therapy (A) is better than another therapy (B), he cannot participate in a comparative trial of Therapy A versus Therapy B. Ethically, the clinician is obligated to give Therapy A to each new patient with a need for one of these therapies."
https://en.wikipedia.org/wiki/Clinical_equipoisepedrodelavega a écrit :VetusLignum a écrit :Pour rappel, les postulats sont les suivants :
- Sur les patients au stade initial, on donne l’HCQ pour ses effets antiviraux. L‘objectif est de réduire les complications de la maladie, et donc, le besoin d’hospitalisation. Mais les effets viraux de l’HCQ seule étant faibles, il faut donner en même temps AZI et/ou Zinc.
- Sur les patients au stade avancé, on donne l’HCQ pour ses effets immuno-modulateurs. L’objectif est d’éviter la mort du patient. Mais réduire l’emballement immunitaire ne suffit pas ; il faut aussi donner des anti-inflammatoires, des anticoagulants, voire des antibiotiques.
Tu aurais une source pour ces postulats? Parce que depuis le début j'ai vu je ne sais combien de version différente.
En voici une, mais on sait depuis Mars-Avril qu’il faut donner HCQ+AZI dès les premiers symptômes, et qu’à un certain stade de gravité, il faut d’autres thérapies.
https://ars.els-cdn.com/content/image/1 ... 17-gr4.jpgpedrodelavega a écrit :2/ "Mauvais dosage": J'ai entendu les explications des promoteurs de ces essais. Elles sont logiques et convaincantes. En plus, D RAOULT a lui même twitté qu'il n'y avait pas eu, dans le cadre stricte de ces essais de pb d'effet secondaire.
Si vous pouvez à la fois dire que l’HCQ est dangereuse à des doses normales, et inoffensive à des doses extrêmement élevées, alors j’en viens à me demander si les autres n’ont pas raison de vous accuser d’être un troll.
pedrodelavega a écrit :VetusLignum a écrit :Donc, oui, j’ai trouvé beaucoup de malhonnêteté dans les études anti-HCQ… Et encore, je ne parle même pas des conflits d’intérêts dans lesquels certains auteurs sont impliqués…
Et tu n'en as pas trouvé dans celles de Raoult ou Perrone?
https://rechercheindependante.blogspot. ... s-sur.html
Je suis d’accord avec les principales critiques qui ont été faites à l’encontre de l’étude de Perronne.
Quant aux critiques de l’étude de Raoult que vous avez postées, je n’en sais rien, il faudrait demander des explications à Raoult.
D’une manière générale, je regrette que les études médicales ne contiennent que des tableaux récapitulatifs, et pas les données complètes dont elles sont issues. Quelquefois, j’aimerais bien disposer de ces données pour les ré-analyser. Mais c’est peut-être aussi pour des raisons légales (confidentialité) qu’elles ne sont pas partagées.