Stellantis cède ses usines européennes au Chinois DongFeng, qui pourra y assembler ses totos électriques en contournant les droits de douanes, et en suçant les bonus écologiques...
Au passage le site français de Poissy sera démantelé. Bravo les artistes.
Stellantis sacrifie ses usines pour mieux accueillir DongFeng
Les difficultés perdurent pour l’automobile européenne. Stellantis vient en effet de décider de stopper l'assemblage automobile d'ici 2028 dans l’usine de Poissy. Et, en parallèle, le groupe négocie pour ouvrir ses usines européennes sous-utilisées au Chinois DongFeng. Reconversion d'un côté, porte grande ouverte de l'autre : voilà un scénario qui dit beaucoup sur l'état réel du secteur automobile européen.
Pour DongFeng, l’intérêt est évident. Produire en Europe, c'est la possibilité de contourner les droits de douane que l’Union a imposés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine. Et pour DongFeng, l’enjeu est de taille puisque la facture des droits dépasse les 30% par véhicule, soit 10% de droit standard, auxquels s'ajoutent 20,7% de droits compensateurs antisubventions. Mais si la production est assurée sur le sol européen, cette ardoise s’efface purement et simplement. Certes, les négociations sont toujours en cours, mais on ne voit pas pourquoi DongFeng ne trouverait pas un accord. Leapmotor l’a fait, Chery compte toujours utiliser l’ancienne usine espagnole de Nissan tandis que BYD construit ses propres usines sur le vieux continent.
Source : gocar.be

