Bonjour Louphil,
Quelques modestes remarques sur l’état actuel de la situation (tout est débattable et sans prétention “conclusivistiques”)
louphil a écrit :En attendant, il faut partir de plusieurs constats qui ont très certainement déjà été abordés, mais un petit rappel ne me semble pas superflu :
- 1) le rapport de population entre UE et Russie : 150 MH VS entre 450 et 500 MH pour l'UE
ces données démographiques ont été largement abordées par de très bons analystes — aussi bien neutres qu’avec parti pris — et tous tombent à peu près d’accord sur le fait que la Russie n’aurait pas un “réservoir démographique” suffisant, pour s’attaquer à l’U.E. (si tant est qu’elle le voudrait) parmi eux: Régis de Castelnau (vu du droit) Jacques Baud (anc, colonel du renseignement et collaborateur de l’OTAN et de l’ONU) Emmanuel Todd (anthropologue/historien/ géo-politologue et spécialiste en démographie) Xavier Moreau (STRATPOL, géo-politologue et journaliste à RT, pro-russe affiché) et quelques autres. en revanche…

louphil a écrit : pas besoin d'être sorti de "la cuisse de Jupiter" pour savoir qu'agresser un territoire, seules 2 raisons sont valables : le pillage très court-termiste, ou le pillage long-termiste ( tout autre raison invoquée ( ideologique, religieuse ou autre ne ferait que tenter de justifier le terme "pillage" ) .
Le second necessite une population suffisante, ne serait-ce que pour occuper le terrain et y faire régner sa loi... Aucun pays n'y est jamais parvenu de façon complète, faute de moyens humains, pas même les Romains en leur temps, et certainement pas les US, sauf peut-être en UE, mais pour combien de temps encore ? ...
Ceci est bien vu, et dans ce cas d’espèce, il y a peut-être eu ce type de tentation dans les deux camps (mais plus vraisemblablement du camp Occidental d’abord, sans vouloir trancher définitivement cette question)
Depuis quand la Russie avait compris que “le but de la guerre en Ukraine visait son démantèlement”, on ne le sait pas. Mais il semble que cela vaille le coup d’aborder le sujet, car cela nous ramène à l’origine “des tensions”:
— Au début, il ne s’agissait que d’une riposte interne de citoyens ukrainiens et visant à obtenir une certaine autonomie de la part de ceux, russophones” qui voyaient dans le coup d’état de Maidan (2013/2014), un net moyen de réduire leur autonomie et de les ostraciser. Un triste discours xénophobe de Porochenko (catapulté président par les américains) l’a prouvé.
— puis ensuite s’en est suivi les signes évidents de volonté génocidaire du régime de Kiev, qui avait commencé à bombarder sa propre population de l’est, avec quelque chose s’apparentant au sionisme (chrétien) soit perpétrer des assassinats de familles entières pour coloniser les terres soumises ensuite à une occupation en faisant régner la terreur avec les *
bataillons de représailles“ Azov et dans le même temps, les russophones — qui étaient eux-mêmes engagés dans l’armée comme tout Ukrainien — se sont emparés des arsenaux militaires à l’est pour se défendre, et ont organisé leur propre riposte avec une volonté sécessionniste grandissante au fur et à mesure des exactions commises par le régime se perpétraient en violation des Accords de Minsk à plusieurs reprises. Et sous l’omerta complice des mainstream…
— ce n’est qu’ensuite avec effroi, lorsque le régime a échoué dans son projet d’extermination, après avoir lancé des menaces d‘acquérir des armes nucléaires (jusque devant ã tribune de l’ONU) et que “l’opération militaire spéciale” avait déjà commencé, que le monde s’est aperçu avec effroi, qu’un plan de démantèlement et découpage de la Russie existait préalablement (notamment évoqué par le
ThinkTank de la CIA / Rand Corporation, mais aussi dans l’élite bandériste à Kiev) que la confrontation a pris la forme d’une guerre proxy en conflit/complot OTANO-kiévien contre la Russie, dans la perspective de dissoudre / démanteler la Fédération pour se partager et piller ses ressources.
— ironiquement, la situation s’est inversée ensuite, la Russie ayant invoqué le principe "R2P"
("Responsibility to Protect") => (responsabilité des États de protéger leurs populations contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l'humanité) et également “
Le droit des peuples à s’autodéterminer” (et encore une autre disposition de droit que j’ai oubliée) pour à son tour mettre la main sur les territoires que les autonomistes revendiquaient… ces principes étant que:
—
“si un État n'est pas en mesure de protéger ses populations, ou s'il est lui-même responsable de ces atrocités, la communauté internationale a le droit d'intervenir, y compris par la force, pour protéger les populations menacées.
Du coup faire valoir le point (2) me semble hautement approprié

louphil a écrit :- 2) Dans le cas ou un pillage ( très ) court-termiste serait envisagé, quelques seraient les richesses de l'UE si convoitées par la Russie, puisqu'elle serait forcement "l'agresseur" ???? Pustula Von der La Hyene, peut-être ??? Ouaip, bof: pour ma part j'y crois pas : sa date de péremption est comme la mienne, largement dépassée, sauf éventuellement pour un gerontophile ... Quant à une eventualité "long-termiste", idem : à mon niveau, je n'en vois aucune raison valable, surtout au vu des moyens à déployer ...
ensuite c’est un peu de la prospective

louphil a écrit :-3) Le rapport des modes de gouvernances : Comment qualifier celui de l'UE ( puisque que desormais c'est elle qui dicte sa loi sur ce territoire ),
elle essaye, la G.B. et Ursula VDL bille en tête, mais comment imposer sa loi quand on a “perdu” la guerre?
louphil a écrit : comparé à celui de la Russie, dont le peuple n'a jamais connu "plus démocratique" ( hormis la période des débuts du soviétisme ), ni n'a jamais connu non-plus de période aussi prospère, avec un pouvoir d'achat pour les ménages aussi élévé qu'aujourd'hui, et même, avant conflagration ukrainienne ... Donc, Poutine est peut-être le dictateur tel que brossé dans les médias dominants, il n'en reste pas moins un très bon gestionnaire ...
c’est souvent le “dictateur” le plus “démocratique” que l’on a en Europe qui ne semble plus être que ploutocratique. Le niveau de vie et de satisfaction des citoyens, devant permettre d’ajuster le curseur entre deux modes de gouvernance/ régime!
louphil a écrit : Pour ma part, quand "il" est entré en Ukraine, je me suis dit " Enfin !!!!
Je me suis dit:
— “
wow, seulement maintenant(?) depuis l‘temps qu’on voyait des provocations crescendo de l’Ouest venir… louphil a écrit :... Maintenant, à l'echelle de la "region-France" de l'UE, son mode de gouvernance n'a plus rien à envier à quelque dictature que ce soit, si ce ne sont les méthodes ...
nous en sommes arrivés à une période extrêmement dangereuse de notre époque, avec l’espoir d’en être sorti grâce à l’éclatement de la “bulle deep-state” avec la révélation du scandale USAID aux USA, et sarcastiquement encore avec des visées territoriales minières par les Américains, gros paradoxe alors que USAID était (associé aux actions militaires) devenu “
l’outil hégémonique occulte du deep-state…” trouvant justification dans le “
narratif éculé de prétendue défense des valeurs démocratiques” soit l’alibi idéologique évoqué plus haut à juste titre (auxquels les “normies” semblent croire encore pour se raccrocher à l’alibi de la vertu?)
louphil a écrit :-4) Le rapport de force economique et militaire : les 2 sont intimement liés, à savoir qu'une économie ultra-libérale telles celles des US ou celle de l'UE sont dépendantes du bon vouloir des industriels : si le carnet de commande n'est pas pérenne, l'industriel n'investira pas dans une chaine de production pour fabriquer des obus, drones, ou tout autre artefact militaire que ce soit, alors que la Russie, agressée plus ou moins intensemment, physiquement ou "diplomatiquement" depuis plus d'1 siecle et demi, s'en est donné les moyens ( et ne les a jamais perdus ) en gardant des "parts sociales" significatives dans presque toutes les entreprises capables de produire du matériel militaire à la demande ... Ceci expliquant à lui-seul, et les differentiels de coûts de production, et la déculottée de l'axe US-UE en Ukraine ... Et ce n'est pas fini, loin s'en faut : il suffit simplement à la Russie, la Chine et l'Inde de se débarrasser des bons du trésor US pour ramener le Dollar à sa valeur réelle, à savoir celle du papier-cul sur lequel il est imprimé . Ca aurait des conséquences tout aussi desastreuses qu'un échange nucleaire Russie/US ... Cependant, on a de la chance, les BRICS en sont conscients et ne sont pas dans cette logique-là ...
c’est pourquoi il y a peu de chance que cela vire au cauchemar, le scandale USAID ayant fait retomber le soufflé de la menace WW3 — les propagandistes résistent mais sont plus que gênés aux entournures

— les militaro-industriels ont déjà fait savoir que pour faire les investissements requis, il leur faudrait une volonté et détermination des gouvernements à s’engager dans des contrats de commandes sur du long terme, et les caisses étant aussi vides que la volonté, ils ont déjà fait savoir qu’ils n’iraient pas, c’est cuit… on assiste à un ballet d’effets de manches… Et entre-temps les Russes avancent et démantèlent eux réellement le potentiel militaire OTANO-kiévien (et démilitarisant de facto les fanatiques ukrainiens)
Le tableau ne serait pas complet si on n’y apportait pas au moins une preuve sur l’implication d’USAID en Ukraine, puisque celle-ci remonte à 1992 au moins, selon la presse Ukrainienne pro-régime elle-même:
https://kyivindependent.com/how-us-fore ... the-years/