Energies fossiles: pétrole, gaz, charbon, nucléaire (fission et fusion)Energie mondiale, projection 2030: rappels pour les rêveurs

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Re: Energie mondiale, projection 2030: rappels pour les rêveurs

Message non lupar moinsdewatt » 26/08/18, 13:55

Les investissements dans les énergies fossiles repartent à la hausse

20 août 2018

Comme chaque année, la publication du World Energy Investment permet de faire un tour d’horizon des investissements mondiaux réalisés dans le secteur de l’énergie.

Ce rapport annuel, publié par l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), s’intéresse en effet aux grandes tendances en matière de fonds investis dans les différents segments du secteur énergétique : renouvelable, nucléaire, énergie fossile mais également électrification de nos économies, amélioration de l’efficacité énergétique, gestion de l’équilibre réseau…

Depuis plusieurs années, ce rapport permet de mettre en exergue les profonds bouleversements qui se sont opérés dans un des secteurs majeurs de l’économie mondiale.

Et notamment la croissance des investissements dans les ressources renouvelables et le déclin des investissements dans les hydrocarbures.

Mais ces tendances historiques ne sont plus forcément valables. Une situation d’autant plus préjudiciable que la transition énergétique mondiale devrait plutôt avoir tendance à s’accentuer pour atteindre les objectifs fixés par la communauté internationale.

Retour sur les principaux points d’enseignement du rapport de l’AIE.

Hausse des investissements dans les hydrocarbures…

2017 n’aura pas été une année particulièrement faste pour l’énergie. Si l’on se fie aux chiffres publiés par l’AIE dans son dernier World Energy Investment, les investissements mondiaux dans l’énergie se sont élevés à quelques 1.800 milliards de dollars, tous secteurs confondus.

Un volume important mais qui marque cependant un léger recul de 2% par rapport à l’année 2016 et une troisième année consécutive de baisse.

Le bras énergétique de l’OCDE déplore une pause dans la redirection des investissements consacrés au développement des ressources énergétiques propres.

La part des combustibles fossiles dans les investissements pour l’approvisionnement énergétique s’est élevée à 59% en 2017 : un chiffre en légère augmentation sur une année, ce qui représente “une première depuis 2014”.

Les investissements dans le segment de la prospection pétrolière et gazière se sont inscrits en légère hausse (2%), signant ainsi la fin du déclin des dépenses entamé avec la chute des prix du brut en 2014.

Aussi modeste soit-elle, cette hausse compense malheureusement les bénéfices environnementaux tirés de la baisse des investissements dans les centrales à charbon.

… au détriment des énergies renouvelables
“Même s’il est trop tôt pour juger,[ces données] suggèrent que les énergies fossiles conserveront un rôle significatif dans les années qui viennent”, prédisent les auteurs du World Energy Investment. Une constatation qui n’est guère optimiste dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

D’autant plus que la progression des investissements dans les énergies fossiles polluantes semble se faire au détriment des ressources décarbonées que sont les filières du nucléaire (-44% d’investissement en 2017) et du renouvelables (-7%).

Une tendance que tempère cependant l’AIE en soulignant que le secteur de l’énergie solaire a battu à nouveau un record en attirant près de 150 milliards de dollars.

De manière plus globale, c’est dans le secteur de l’énergie électrique qu’a été investie la part la plus importante : ce ne sont pas moins de 750 milliards de dollars qui ont en effet été injectés dans le secteur de l’électricité en 2017.

Une tendance qui se dessine pour la seconde année consécutive et qui illustre l’électrification en cours de l’économie mondiale notamment via le déploiement des énergies renouvelables et l’adaptation des réseaux électriques.

L’AIE estime que cette tendance est visible dans les secteurs de la production de chaleur et le transport, dans lesquels l’électrification connait une croissance exponentielle même si la faiblesse des volumes ne permet pas réellement de créer un impact vertueux sur la demande de pétrole.

“Un total de 236 milliards USD a été investi dans l’efficacité énergétique dans les bâtiments, les transports et l’industrie en 2017. Cependant, la croissance des investissements dans l’efficacité énergétique a été forte ces dernières années, elle a ralenti à 3%, dans un contexte où la mise en œuvre de la politique d’efficacité énergétique et les améliorations de l’intensité énergétique ralentissent”, précise l’AIE

https://www.lemondedelenergie.com/inves ... 018/08/20/
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Re: Energie mondiale, projection 2030: rappels pour les rêveurs

Message non lupar moinsdewatt » 13/11/18, 08:15

L'électricité, un boom qui nécessitera des adaptations (AIE)


AFP le 13 nov. 2018

La demande en électricité va exploser, en particulier dans les pays en développement, une tendance positive pour l'environnement grâce à la croissance des énergies renouvelables mais qui demandera de gros efforts d'adaptation, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

"Le secteur de l'électricité est en train de vivre sa transformation la plus spectaculaire depuis sa création il y a plus d'un siècle", souligne l'AIE, qui consacre au sujet une partie de son rapport annuel sur les perspectives énergétiques mondiales, dévoilé mardi.

Dans un scénario qui prend en compte les engagements des différents pays et les évolutions technologiques en cours, l'institution table sur une croissance de plus de 25% de la demande d'énergie totale d'ici à 2040, tirée notamment par l'Inde.

La demande mondiale d'électricité doit en particulier bondir de 60% et atteindre près d'un quart de la demande finale (contre 19% aujourd'hui) d'énergie à cet horizon, aux dépens du charbon et du pétrole.

Près de 90% de la croissance de la demande d'électricité provient des pays en développement, avec l'explosion de la demande pour les voitures électriques en Chine mais aussi pour la climatisation dans les pays chauds. Dans les pays riches, la demande progresse mais modestement, avec en particulier les politiques destinées à encourager l'électrification de la mobilité.

Parmi les sources de production d'électricité, l'éolien et le solaire photovoltaïque doivent connaître la plus forte croissance. L'ensemble des énergies renouvelables (y compris l'hydroélectricité) représentent 70% de l'augmentation des capacité de production.

Cela s'explique par le soutien politique et le développement technologique qui entraîne une forte baisse des coûts. Ces derniers doivent en particulier reculer de plus de 40% dans le solaire d'ici à 2040.

A cet horizon, la part du charbon dans la production d'électricité devrait avoir chuté à un quart environ contre 40% aujourd'hui. Les renouvelables connaîtraient pour leur part un destin exactement inverse en prenant la place du charbon, très polluant.

Les parts respectives du gaz (20%) et du nucléaire (10%) devraient pour leur part rester à peu près stables.

- flexibilité -

L'explosion des renouvelables se traduit par des bénéfices environnementaux mais pose aussi des défis, souligne l'AIE. Ces énergies sont en effet par nature intermittentes car elles dépendent du soleil et du vent.

"Avec une plus grande variabilité de l'offre, les systèmes électriques vont devoir faire de la flexibilité la base des futurs marchés de l'électricité pour que les lumières restent allumées", met en garde l'AIE.

"De nombreux pays en Europe mais aussi le Mexique, l'Inde et la Chine auront besoin d'un niveau de flexibilité qui n'a jamais existé auparavant à une telle échelle", insiste le rapport.

L'AIE avance un série de pistes: réforme des marchés, investissements dans le réseau et les interconnexions, améliorations technologiques avec les compteurs intelligents et le stockage par batteries...

Ce dernier jouera ainsi un rôle de plus en plus important avec la baisse de ses coûts, même si la flexibilité du système devrait toujours être majoritairement assurée par des centrales conventionnelles.

L'AIE énonce aussi un scénario appelé "le futur est électrique" et imaginant un développement beaucoup plus volontariste des usages de l'électricité pour la mobilité et le chauffage, ainsi qu'une progression beaucoup plus rapide de l'accès à travers le monde.

La demande d'électricité augmenterait alors de 90% (au lieu de 60%) d'ici à 2040 , soit un niveau additionnel équivalent à deux fois la demande électrique actuelle des Etats-Unis.

Avec la moitié de la flotte de voitures devenue électrique, les avantages se feraient sentir localement au niveau de la qualité de l'air, indique l'AIE.

"Mais cela aurait un effet négligeable sur les émissions de gaz carbonique sans des efforts plus importants pour augmenter la part des renouvelables et des sources d'électricité faiblement carbonées": sinon le problème risque d'être simplement déplacé en amont, met-elle en garde.

https://www.connaissancedesenergies.org ... aie-181113
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Re: Energie mondiale, projection 2030: rappels pour les rêveurs

Message non lupar moinsdewatt » 15/02/19, 00:56

Des prévisions de BP :

La demande d'énergie va augmenter d'un tiers d'ici à 2040

AFP le 14 févr. 2019

La demande d'énergie va s'envoler, notamment dans les économies émergentes, d'un tiers dans les deux prochaines décennies, prévoit le géant britanniques des hydrocarbures BP qui estime que les renouvelables vont se tailler la part du lion dans cette croissance.

"Le double défi de produire plus d'énergie avec moins d'émissions plante le décor de notre futur", a commenté Bob Dudley, directeur général de BP, jeudi lors de la présentation annuelle des prévisions pour 2040.

L'Inde et la Chine vont représenter à eux deux la moitié de la croissance de la consommation d'énergie sur cette période.

Contrairement aux années précédentes, BP prévoit que la croissance de la demande chinoise va cependant ralentir, et même se faire dépasser par la croissance indienne.

"L'économie chinoise va s'éloigner des secteurs industriels les plus gourmands en énergie, comme l'acier et le ciment, pour se tourner vers le service", explique le rapport de BP.

La croissance mondiale de la consommation d'énergie sera soutenue par les énergies renouvelables (+7,1% par an sur la période 2019-2040) et le gaz naturel (+1,7%), mais le pétrole aussi continuera de croître (+0,3%), tandis que la consommation de charbon va très légèrement reculer (-0,1%).

BP estime que la demande de pétrole, actuellement concentrée dans le secteur des transports, va peu à peu évoluer vers la fabrication de produits chimiques, d'engrais et de plastique.

"Les pressions environnementales de plus en plus fortes, particulièrement sur les emballages plastiques et l'empaquetage, pourraient ralentir la croissance de ce secteur", remarque cependant BP.

Si ce ralentissement de la consommation de plastique est dû à un remplacement par d'autres produits, et non par plus de recyclage, les gains en terme d'émission carbone pourraient être faibles, prévient toutefois le groupe.

Pour répondre à cette demande, les producteurs américains de pétrole de schiste continueront d'augmenter leur production, avant que les producteurs de l'Opep ne prennent le relais au milieu des années 2020, prévoit BP.



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Re: Energie mondiale, projection 2030: rappels pour les rêveurs

Message non lupar moinsdewatt » 26/09/19, 00:13

L'EIA à publié le International Energy Outlook 2019 with projections to 2050, EIA, septembre 2019.

La consommation mondiale d’énergie pourrait quasiment augmenter de moitié d’ici 2050

parue le 25 septembre 2019

L’EIA américaine (Energy Information Administration) a publié le 24 septembre son International Energy Outlook(1) dans lequel elle présente ses prévisions énergétiques mondiales d’ici à 2050.

Une hausse de 70% de la demande dans les pays en voie de développement

Selon le scénario de référence de l’EIA, la consommation mondiale d’énergie primaire pourrait augmenter de 46,9% entre 2018 et 2050. Plus de la moitié de cette demande supplémentaire pourrait provenir des pays asiatiques en voie de développement (hors OCDE(2)) : la consommation énergétique de ce « groupe incluant la Chine et l’Inde » pourrait doubler d’ici le milieu du XXIe siècle selon l’EIA.

La hausse très forte de la demande envisagée dans l'ensemble des pays « hors OCDE » (+ 70% entre 2018 et 2050) s'explique par « une forte croissance économique, un accès accru à l’énergie et une croissance démographique rapide ». Dans les pays de l’OCDE, la consommation mondiale d’énergie pourrait toutefois également croître d’ici le milieu du siècle (+ 15%), cette hausse étant bien plus modérée que dans les pays en voie de développement en raison de « la plus faible croissance économique et démographique et des progrès en matière d’efficacité énergétique ».

Le vecteur électrique occupera une place importante dans la hausse de la consommation mondiale d'énergie, notamment dans le secteur résidentiel des pays en voie de développement (avec la hausse de la population et l’amélioration des conditions de vie). La production d'électricité - injectée sur les réseaux - pourrait ainsi croître au niveau mondial de 79% entre 2018 et 2050 (+ 2,3% par an en moyenne dans les pays hors OCDE, + 1% par an dans les pays de l’OCDE) selon le scénario de référence de l'EIA.

Toutes les sources d’énergie davantage consommées en 2050

Selon le scénario de référence de l’EIA, la demande mondiale va augmenter pour toutes les sources d’énergie, y compris fossiles (même si les énergies renouvelables devraient connaître la plus forte croissance sur la période). En 2050, les énergies fossiles pourraient encore compter pour 69% de la consommation mondiale d'énergie primaire, contre 80% en 2018 d'après les estimations de l'EIA.

Le charbon, fréquemment montré du doigt pour les fortes émissions de CO2 associées à sa combustion, pourrait voir sa consommation mondiale « décliner jusqu’à la décennie 2030 » (avec une transition vers le gaz et les énergies renouvelables dans le secteur électrique). Dans les années 2040, l’EIA estime toutefois que la consommation de charbon pourrait à nouveau augmenter pour satisfaire les besoins industriels mais aussi de production d'électricité dans les pays asiatiques hors Chine.

Selon l’EIA, les émissions mondiales de CO2 relatives à l’énergie pourraient ainsi augmenter de 0,6% par an en moyenne entre 2018 et 2050 (contre + 1,8% en moyenne entre 1990 et 2018), bien loin des ambitions affichées pour lutter contre le réchauffement climatique. Si les progrès d’efficacité énergétique et le remplacement partiel du charbon par des filières moins carbonées pourrait avoir un effet positif à court terme, l’EIA souligne le fort impact sur ces émissions de la croissance démographique et économique à plus long terme.

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Re: Energie mondiale, projection 2030: rappels pour les rêveurs

Message non lupar moinsdewatt » 17/11/19, 10:51

World Energy Outlook 2019 : différents scénarios mais toujours beaucoup d'énergies fossiles

parue le 13 novembre 2019

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié le 13 novembre son World Energy Outlook 2019 qui présente différents scénarios d’évolution du système énergétique mondial d’ici à 2040.
.......................

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