izentrop a écrit :ABC2019 a écrit :izentrop a écrit :...des carottes de glace et de sédiments marins prélevés à l'endroit le plus froid de la planète révèlent désormais que la barre des 400 ppm a en fait été dépassée pour la dernière fois il y a 3 millions d'années, pendant le Pliocène. Les températures étaient alors 3 à 4°C plus élevées, des arbres poussaient en Antarctique et le niveau des océans était 15 mètres plus haut.
sauf que le raisonnement est erroné, puisque les données d'il y a 3 millions d'années mesuraient la sensibilité du CO2 à la température, alors qu'actuellement il s'agit d'évaluer la sensibilité de la température au CO2 (qui a priori n'est PAS égale à l'inverse de la première !)
Source à fournir, dans ce cas, car des climato sceptiques avaient déjà tenté un truc qui a été démonté
ce que dit skeptical science, c'est que le fait que le CO2 suive la température ne prouve pas qu'il n'a pas d'effet, ce qui est exact. Mais ça ne change rien à ce que je dis, c'est que les observations ne mesurent pas l'effet du CO2 sur la température, mais celui de la température sur le CO2, ce qui n'est pas contradictoire avec le fait qu'il y a un effet inverse aussi (mais il n'est pas mesuré).
Donc reprenons les bases : il y a rétroaction quand la variation d'une grandeur A (par exemple le CO2) , soit ∆A , provoque une variation d'une autre grandeur B, soit ∆B (par exemple la température), mais à l'inverse une rétroaction ∆B provoque aussi ∆A. Prenons une rétroaction linéaire pour simplifier . ∆B = f1 ∆A, où f1 = ∆B/∆A est la sensibilité de B à A . Mais on a aussi une action inverse ∆A = f2 ∆B , où f2 = ∆A /∆B est la sensibilité de A à B.
Que se passe-t-il si un facteur externe fait varier A, ou B ? prenons le cas d'une variation externe de A, par exemple, quand on injecte du CO2 pour des raisons différentes de la température, ce qui est le cas aujourd'hui. Prenons une variation ∆Ao .
∆Ao provoque une variation ∆Bo = f1 ∆Ao
cette variation ∆Bo provoque à son tour une variation ∆A1 = f2 ∆Bo = f1f2 ∆Ao = X ∆Ao où X = f1 f2 est le facteur de rétroaction, le produuit des deux sensibilités.
∆Ao se transforme donc en ∆Ao+∆A1 = (1+X)∆Ao
mais ce n'est pas fini car ∆A1 produit elle meme une variation ∆A2 = X ∆A1 = X
2∆Ao, etc ...
la variation finale de A devient donc ∆A= ∆Ao + ∆A1+∆A2 +... = (1+X+X
2+...) ∆Ao
de même ∆B = ∆Bo + ∆B1+∆B2 +... = (1+X+X
2+...) ∆Bo
les mathématiques élémentaires nous disent que 1+X+X
2+... = 1/(1-X) si X<1 , et diverge à l'infini si X>1. Dans ce cas la rétroaction diverge catastrophiquement vers l'infini et elle ne peut plus etre linéaire, il faut des rétroactions non linéaires pour limiter les variations physiques de A et de B.
Mais restons dans le cas linéaire où X <1. On voit que les deux variations ont été amplifiées par le même facteur 1/(1-X), mais que le rapport ∆B/∆A reste égal à ∆Bo/∆Ao = f1 :
bien que la rétroaction ait amplifié ∆A à cause de B, ça n'a pas changé le rapport ∆B/∆A, car B a aussi été amplifié de la même façon !!
réciproquement si on commence par amplifier B , on arrive à une conclusion similaire mais différente : au début ∆Ao = f2 ∆Bo, mais la rétroaction amplifie les deux par le même facteur 1/(1-X), et à la fin on a toujours ∆A/∆B = f2, comme au début. Cette fois ∆B/∆A = 1/f2 qui n'est pas égal à f1. Et comme la condition de rétroaction linéaire implique X = f1f2 <1 , on a 1/f2 > f1. la sensibilité "apparente" de B à A quand c'est B qui varie en premier est toujours plus grande que celle quand c'est A qui varie en premier, les deux situations ne sont pas équivalentes.
Les variations paléoclimatiques quand c'etait un forçage externe (orbital par exemple) qui faisait varier la température, qui provoquait ensuite une augmentation de CO2, donne donc bien la sensibilité du CO2 à la température , même si les deus sont amplifiés par un facteur 1/(1-X) . Et la situation moderne où c'est le CO2 qui augmente , et qui fait varier T, donne lui la sensibilité de T au CO2, qui n'est pas la même, et qui est même forcément inférieure. Les données paléoclimatiques ne peuvent donner qu'une borne supérieure à la sensibilité de T au CO2, mais ne la mesurent pas directement.
Un petit commentaire sur les déglaciations : la théorie précédente est simplifiée car elle ne tient compte que d'une rétroaction, mais il y en a d'autres, et particulièrement l'effet de l'albedo en particulier de la couverture glacée et de la végétation. Il faut alors additionner toutes les causes de rétroaction. Dans le cas des glaciations/déglaciations, il est probable qu'on a atteint un facteur de rétroaction "catastrophique" où X >1, ce qui explique les variations très importantes de T avec une variation minime du forçage orbital. Mais la rétroaction par la fonte des glaces finit par disparaitre tout simplement quand il n'y a presque plus de glace à fondre et que l'essentiel de la surface est déglacée, ce qui explique que le réchauffement ait fini par saturer sans tendre vers l'infini (heureusement !) , mais ça ne change pas le fait qu'on mesure toujours la sensibilité du CO2 au réchauffement et pas l'inverse. Actuellement il n'y a plus de rétroaction due aux glaces et on est à nouveau avec un facteur d'amplification fini 1/(1-X) , la sensibilité mesurée par les climatologues étant en fait f1/(1-X) (le X ici incluant d'autres rétroactions comme les nuages et la vapeur d'eau, mais il reste <1, sinon on aurait une sensibilité infinie et un système instable).
Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. (Georges COURTELINE)
Mééé nie nui allé a des fetes avec 200 personnes et n'iai meme pas été maladee moiiiiiii (Guignol des bois)