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Société et philosophieLe travail, une arnaque de plus? Doc: Mise à mort du travail

Débats philosophiques et de sociétés.
lejustemilieu
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Message non lupar lejustemilieu » 29/10/09, 17:52

Cela fait des gens qui s'endettent, et qui tavaillent le plus souvent a deux, les enfants a la garderie , juste pour avoir une grosse maison un autos récente , et aller en vacance dans des pays exotiques, ramener plein de photos alors la il s'imagine qu'ils sont (quelqu'un) ..

:cheesy: au boulot, je me fais harceler par mes jeunes collègues, "change de voiture!, elle est laide ta voiture, change de chaussures, tu as toujours les mêmes, change de pantalon, achètes des jeans!"
Et je leur répond..pourquoi faire? :shock:
Ha!, les jeunes :D
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Ahmed
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Message non lupar Ahmed » 29/10/09, 20:33

Did67 a écrit :il nous faut rester conscient que c'est à ce prix que nous avons tous le confort matériel dont nous profitons...

Je ne suis pas du tout d’accord avec cette déduction hâtive : la réduction des employés et leur mise « sous pression » a pour but de générer des bénéfices supplémentaires et non d’augmenter la satisfaction des clients. Avant cette nouvelle et regrettable approche managériale, un nombre plus important et plus disponibles d’employés ne pouvaient être que plus disponibles et plus efficaces pour ce qui est du confort que tu évoques.

Ailleurs tu affirmes que toute valeur provient du travail, cependant ce qui vaut ne peut se chiffrer (d’accord, j’avoue, je fais semblant de ne pas comprendre, mais quel beau sujet de méditation !(à ajouter à celui de Lietseu)).
Dans un monde qui s'adonne à la tyrannie des chiffres, faut-il s'étonner de n'être qu'un numéro et d'être traité comme tel?

Je suis globalement d’accord avec l’analyse de Christine quoique je souhaite l’exprimer sous une forme un peu différente.
Je dois d'abord souligner que le travail manuel* souffre depuis longtemps d’un grand discrédit et, que de ce fait il apparaissait cohérent avec ce jugement que de mauvaises conditions de travail y soient associées.
Le travail non-manuel** qui formait le pôle logiquement antithétique s’exonérait alors de ces contraintes : le fait que la dégradation du travail comme valeur concerne désormais toutes les catégories sociales introduit une confusion majeure dans les repères sociologiques, d’où la violence du ressenti.
Pour l’exprimer autrement, il existait un mode d’emploi simple et donc bien compris du fonctionnement sociétal, beaucoup se sont appliqués à en suivre les règles, avec parfois un certain succès, puis ces règles sont devenues de moins en moins opérantes dès lors qu’elles étaient plus suivies!
Premier désarroi, bientôt suivi d’un second : ces règles sont désormais proclamées officiellement caduques.

*Le travail manuel est jugé dégradant, me semble t’il, parce qu’il renvoie à la nature et à sa propre nature (je recommande la lecture de Terrasson sur « La haine de la nature »). L’attrait morbide exercé par l’économie virtuelle par rapport à l’économie réelle me semble procéder d’un démarche assez analogue.
**Je ne peux me résoudre à qualifier de travail « intellectuel » un travail qui n’est pas manuel mais demandant souvent bien moins de réflexion !
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Message non lupar Lietseu » 29/10/09, 23:06

Voila lejuste au milieu des sarcasmes :cheesy:
Et je leur répond..pourquoi faire? Shocked
Ha!, les jeunes Very Happy



Nous y voilà, les jeunes dont tu parle sont les enfants de la société de consommation...

à 14-15 ans, on as des gosses qui veulent porter de marques, très chères, ...., parce que cela renvoie une image "fashion" ou devrais-je dire Fascinante en constatant le partage de la racine de ses deux mots :evil:


Miaou, je me sent encore plus "alien" (dans le vrais sens-étranger) sur cette terre de fou qui courent derrière la fortunes...
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Message non lupar Aumicron » 30/10/09, 10:46

Christine a écrit :Et en tant que client je me prends pour le roi : j'vais enfin pouvoir compenser mes frustrations sur les caissières/ vendeurs/ personnel du call center/ monteur de chez Carglas ...

Ce comportement existe certainement mais ce que présente ce documentaire c'est bien le processus d'aliénation mise en oeuvre par le management qui est à dissocier des conséquences du "client roi".

Effectivement, la dernière partie reposant sur le cas Fenwick est édifiante. Il est tout à fait révélateur du système où l'homme est définitivement au service de l'économie (et non l'inverse) et du diktat de l'actionnariat sur l'ensemble de l'entreprise, du dirigeant au vendeur.

Ce documentaire a aussi le mérite de mettre en lumière le rôle des consultants. Je recommande tout particulièrement les passages où 2 consultants interviennent auprès des meilleurs vendeurs afin de soi disant faire bénéficier l'ensemble de l'équipe commerciale de leur savoir faire. C'est une pure merveille de précision et de
réalité (de la très bonne télé réalité). Le réalisateur a parfaitement capté la malhonnêteté intellectuelle de la démarche et toute son hypocrisie et celle notamment d'un des 2 consultants. Quand les consultants débarquent dans votre entreprise, faites gaffe les gars!
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Argumentons pour faire.
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Message non lupar Christine » 30/10/09, 15:20

Aumicron a écrit :
Christine a écrit :Et en tant que client je me prends pour le roi : j'vais enfin pouvoir compenser mes frustrations sur les caissières/ vendeurs/ personnel du call center/ monteur de chez Carglas ...

Ce comportement existe certainement mais ce que présente ce documentaire c'est bien le processus d'aliénation mise en oeuvre par le management qui est à dissocier des conséquences du "client roi".


Il faut les dissocier en effet mais j'ai évoqué le "client roi" pour 2 raisons :


1) je crois que ce comportement de la part des clients est la conséquence de cette culture de l'exigence au moindre coût, du rapport de force généralisé etc qui nous vient de ce mode de management. Et il renforce cette culture malsaine, la légitimise.

2) dans notre société où la plupart des repères ont été brisés, l'acte de consommation est dernier moyen de se sentir reconnu. Et même les victimes de ce système, aussitôt qu'elles se sentent détenir une parcelle de pouvoir du fait qu'elles se trouvent en position de consommateur, n'hésitent pas à excercer cette tyranie sur les autres. Cette culture est en train de se généraliser dans l'entreprise mais aussi à l'extérieur de l'entreprise, dans les autres rapports que nous avons en société.
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Ahmed
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Message non lupar Ahmed » 30/10/09, 19:52

Christine a évoqué plus haut le film de Chaplin, "Les temps modernes" qui illustrait l’aliénation des ouvriers par le taylorisme, travail répétitif et parcellisé à l’extrême.

D’une certaine façon, l’aliénation actuelle est plus vicieuse : l’ancienne imposait une cadence et la monotonie, mais ne sollicitait que la physiologie de l’opérateur, simple maillon au service des machines ; la nouvelle suppose que c’est l’employé, lui-même, qui doit déterminer les procédures susceptibles de lui permettre d’atteindre à tout prix les objectifs fixés par la direction ; en outre il lui est demandé d’adhérer intimement à la "philosophie" (sic) de son entreprise, parfois au travers de jeux de rôle ou d’épreuves sportives infantilisantes.
Passer du statut d’esclave-machine à celui d’esclave total , puisque complice, devant abdiquer tout jugement ou valeur personnelle : il me semble difficile de faire pire.
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Message non lupar lejustemilieu » 30/10/09, 20:22

Ahmed,
Je ne sais pas du tout qui tu es, mais j'aime beaucoup ta présence sur éconologie.
j'ai envie de dire, il est trop intelligent pour perdre son temps sur le net... et d'un autre coté, je me dis, il a simplement envie de partager ses conaissances, et de faire évoluer le monde, car la meilleur évolution se passe d'abord dans la tete avant la technologie.
:D tu es une très bonne énigme
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Message non lupar Ahmed » 30/10/09, 22:00

Je te remercie pour ton appréciation élogieuse, mais, rassure toi, je ne suis pas trop intelligent (hélas), j'ai même la compréhension assez laborieuse à mon goût: ayant mis du temps à assimiler un certain nombre de choses je profite du champ citoyen offert par le net pour proposer des interrogations, des analyses et essayer de détourner des plats industriels du prêt-à-penser, puissamment édulcorés mais bien peu roboratifs!

Le dialogue est au cœur du vivre ensemble, c'est ce qu'avaient compris les athéniens bien que leur vision en fût quelque peu restrictive* !

Tu as écrit :
car la meilleur évolution se passe d'abord dans la tête avant la technologie.

La puissance de la technique est toute récente par rapport à l’histoire de l’humanité ; certes, elle influence puissamment notre impact sur la nature et modifie nos façons de vivre, mais peut-être plus grave encore, elle subjugue notre entendement et pervertie nos jugements. Plus grave, puisque par sa prégnance elle nous empêche de prendre cette distance qui , seule, nous permettrait d’avoir une juste mesure** de sa réalité et, in fine de la contrôler au lieu de s’y soumettre.

*Elle excluait les femmes et les esclaves.

**qui n'est pas forcément "un juste milieu"! :lol:
Dernière édition par Ahmed le 02/11/09, 17:44, édité 1 fois.
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Message non lupar Petrus » 31/10/09, 02:41

Je viens de regarder les deux parties d'une traite, je les avais enregistrés.
Christophe, je peux te filer la 1ere partie si tu l'a loupée.

J'ai trouvé ça simplement génial !

J'ai adoré les reportage sur Carglass, ça a du foutre un sacré bordel dans le service com' de la société :)
Sous-éffectif organisé au sacrifice de la qualité des prestations, j'héspère que les téléspéctateurs s'en souviendrons en cas de pare-brise fissuré !

Et le type qui dit texto devant ses employés "je prèferes mettre 1 millon et demi dans le profit plutot que de payer des heures" Ils ne s'en cachent même plus !

Les séminaires pour motiver les "managers" le temps qui se rendent compte qu'il se sont fait baisés (excusez mon langage) c'était bien marrant et flippant aussi.

Et tout ça ne serait pas possible sans l'aval des travailleurs-ésclaves comme ce chef de centre qui bosse 12H/jours en ésperant un retour, il a fini par craquer, surement qu'il n'éttait pas assez combatif...

Et oui, le problême c'est l'éxploitation à outrance des salariés, mais aussi la soumission (organisée) de ces mêmes employés.

Je propose donc quelques solutions que chaqun peut mettre en place individuelement :

- Redefinir son rapport au travail (travailler pour vivre et non pas vivre pour travailler)

- Vivre modestement, échaper au culte de la consommation.

- Se constituer une réserve d'argent assez consequente pour faire face aux imprevus / vivre sans salaire (durée à déterminer) sans avoir recours à un prêt.

Si vous avez d'autres propositions, je suis prenneur.

lejustemilieu a écrit : :cheesy: au boulot, je me fais harceler par mes jeunes collègues, "change de voiture!, elle est laide ta voiture


J'ai vécu la même situation, sauf que c'était mes parents, ce n'est donc pas un problême de génération mais bien de mentalité toutes générations confondues, on est pas sortis de l'auberge les gars !
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Message non lupar Ahmed » 02/11/09, 17:46

Sauf que l'auberge commence à se délabrer quelque peu...
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