Ahmed a écrit :Obamot a écrit :Est-ce la triste réalité, que l'échec du système aurait de facto ruiné tout le monde, même ceux qu'il était censé enrichir?
Pas du tout! C'est au contraire sa trop grande réussite! N'oublions pas qu'il s'agit avant tout d'une utopie et, pire, d'une utopie mécaniste.
Au point de départ, elle promet tout ce que l'on veut puis suit sa propre logique sans plus tenir compte de ses crédules admirateurs.
Si on pense aux mêmes, en effet ils ont tous disparus (début de l'ère industrielle).
Et exactement, à l'époque on ne se souciait pas de ce qu'il y aurait plus loin, les préoccupations environementales par exemple, n'étaient vraiment pas le souci. D'un autre côté, après l'hécatombe de la deuxième guerre mondiale (qui procédait de la même "logique", sauf que bien plus sanguinaire), nous n'arrivons toujours pas à en sortir: plus d'un demi-siècle plus tard!
Donc «
réussite» toute relative (faudrait-il décrire ce qu'on entend par ce mot: il faut se méfier du fond, de la sémantique et de la réthorique simultanément avec toi

)
Ahmed a écrit :Qu'importe pour ceux qu'anime la foi: si les effets attendus ne surviennent pas, c'est qu'il faut un peu de patience ou bien, ce n'est pas à cause d'une application excessive, mais au contraire d'efforts trop mesurés: un peu de capitalisme produit des effets secondaires indésirables que beaucoup de capitalisme suppriment...
— là pour la suite, il est proposé quelques "pas modestes", car tout n'est pas encore très clair dans les esprits (pas totalement dans le mien en tout cas) mais est-ce même clair dans l'esprit des grands argentiers — je ne pourrais dire si c'est par condescendance, complicité ou bienveillance, mais il semble bien y avoir plusieurs "écoles" qui s'affrontent dans le grand bal de la refonte permanente du "modèle"! Un J.-Cl. Trichet par exemple, avait refusé d'entrer en matière sur des questions indiscrètes de journalistes... C'était à propos des pions que G&S avait placé dans des postes politiques clefs en Europe! (Le dernier "coup d'état" en Italie semble donner le ton, de ce qui se trame: fort intéressant, alors qu'au moins 60% de la population n'a pas voté pour cette nouvelle pseudo-coalition de pouvoir: stupéfiant même, comme la démocratie a été confisquée...! Dans un autre contexte: ça me rappelle le tollé du FN au deuxième tour! Et évidemment la situation actuelle, ou la gauche se retrouve à nouveau à prendre des mesures plus "à droite" que la droite ne l'aurait fait.)
Au fond, il résulte à quelque part que l'homme a engendré un système (qui n'est pas seulement capitaliste mais multi-économique et multi-systèmes, car international) dont la particularité est qu'il a relativement échappé à tout contrôle (hors ses crises systèmiques, qui remettent un semblant d'ordre dans le désodre qu'elles instaurent de facto). Bref, un système qui ne supporterait plus d'être remis en question, sous peine d'effondrement: c'est bien la menace ultime que l'on ressort et qui est présentée à chaque fois au peuple pour lui faire peur: n'est-ce pas?
Donc forcément, ensuite rebelotte: crises après lesquelles chaque entreprise se rue avec sa propre "machine de guerre économique" pour tenter grignoter les parts de marchés qu'il peut encore glaner! Perdues par les «victimes» (entendez le gibier ou les perdants du manège...)
On connaissait l'adage:
«l'homme est un loup pour l'homme», on commence seulement à mesurer tout ce que signifie le fait d'être devenu son propre prédateur! En prendre conscience nous fait probablement régresser des mios d'années en arrière! (C'est une sorte de corps à corps, la 3ème guerre mondiale larvée étant tabou.)
Il est dur de commenter ça, parce qu'on ne sait que trop bien où tout ça va aboutir si le système continue sur sa lancée, alors que d'un autre côté, la réaction en chaîne dépassant à chaque fois son seuil de criticité, on ne cesse de construire des enceintes de confinement plus larges pour contenir l'explosion suivante (la prochaîne "remise à plat" systémique) et on ne découvre toujours que trop tard par où le vent soufflera donc plus personne n'est à l'abri! Alors même que dehors gronde la menace de l'épuisement des ressources minières et même alimentaire! (Le poisson d'élevage à titre d'exemple: qui nécessite de prélever des protéines animales sur des espèces en voie d'extinction, alors même que l'élevage devait être la solution pour pallier au recul de la pêche intensive elle-même en voie raréfiction)
Et quand on entend les grands gourous de la finance, on en est toujours au même type de modèle archaique: ils en seraient actuellement à spéculer sur les aliments de base, comme les céréales...! Bref, va falloir être très novateur et surtout vigilants, car — qu'on le veuille ou non — à l'échelle de l'histoire de l'humanité, nous sommes à deux doigts de la fin du système actuel! Faute à terme de quelque chose sur quoi spèculer! Enfin on aimerait bien en être à la fin: mais il se trouve que c'est le système lui-même qui ne donne plus les coudées franches pour en sortir, puisqu'il pousse de lui-même tout en avant! On aboutit de nouveau à une impasse!
Quant à ne pas nuire aux générations futures

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