Ici quelques exemples bien modestes, pas eu le temps d'en faire un véritable "dossier"!
Il existe plein de domaines qui sont délaissés, faute de motivation, de personnel, ou eu égard aux contraintes économiques insupportables que certains secteurs subissent, et qui pourraient retrouver de l'attractivité, tel que:
— l'agriculture non intensive;
— le tourisme rural;
— tout le secteur écologique, comme l'entretien des forêts et du paysage!
— les énergies renouvelables (celles coûteuses en M.O. et qui par ce fait sont écartées)
— le recyclage;
— l'artisanat;
— le sport amateur;
— le maintien des personnes âgées à domicile.
— le secteur associatif;
— le secteur de la santé en zone rurale;
— l'art, la culture, le théâtre;
— le civisme;
etc
sen-no-sen a écrit :Obamot a écrit :— Le différentiel entre l'offre et la demande ne changera que très peu, puisque ceux qui profiteront vraiment du "revenu universel" ne seront qu'une toute petite frange de la population. Pour tous les autres, donc l'immense majorité de la population, elle touchera aussi le "revenu universel", sauf que celui-ci sera intégré dans le salaire actuel (et non versé en sus), ils ne toucheront donc ni plus, ni moins, d'argent que dans la situation actuelle! Celui qui, avant l'entrée en vigeur du revenu universel, gagnait 4'000 €, touchera après son entrée en application 2'000€ de salaire + 2'000€ de "revenu universel", pour un total inchangé.
Il me semble que c'est là le point qui coince dans l'application du revenu universel.(enfin il y a différents modèles, dont celui qui vise à donner à tout le monde...)
La plupart des Français issus des classes dites "moyennes" en ont marre de payer pour les plus modestes (je l'entend tout les jours..mais bien sur, cela ne se dis pas devant une caméra!).
Beaucoup de gens s'offusqueraient de voir leurs "statuts professionnel" être remis en jeu au profit de gens qui ne travaillent pas.D’où le risque de voir des gens ayant un emploi,le quitter pour ne plus rien faire...
Il est absolument
certain, qu'on est loin de la coupe au lèvres, et qu'il s'agira de trouver "la formule qui va bien". J'ai mis 2000€, mais ce sera vraisemblablement en-dessous de ce qu'on appelait le SMIC.
sen-no-sen a écrit :De plus il existe également --conséquence directe de l'extractivisme-- un flux migratoire très important de gens venus des pays pauvre vers les pays industrialisés.
L'application d'un revenu sans conditions représenterait un nouvel eldorado pour la misère mondiale et il faudrait alors défendre notre pays de façon quasi militaire.
Là il y a un cumul de plusieurs problèmes qu'il faudra traiter:
— il est statistiquement prouvé, que l'immense majorité des gens, souhaite se rendre utile en société. Par ailleurs, il est certain qu'il n'y aura plus jamais le "plein emploi"!
— différentes formules peuvent émerger (quelques pistes avaient déjà été mentionnées plus haut dans le fil), comme la participation volontaire à des travaux d'intérêts publics, civiques, ou d'accompagnement sociaux, qui donneraient droit à terme au RU (ou toute autre mesure faisant en sorte que le RU ne soit pas automatique).
L'immigration est un autre problème, puisque dans certains pays, les réfugiés n'ont PAS LE DROIT même de travailler (comme dans mon coin). Et ce, bien sûr, pour éviter de créer "l'appel d'air" dont tu parles.
Seuls ceux, qui seraient parvenus dans le pays de destination de façon régulière, pourrait y avoir droit, par exemple après une certaine durée (dix ans ?)
Bref, ça reste des pistes. Il faudra faire du "droit comparé", pour que ni les uns ni les autres ne se sentent lésés.
sen-no-sen a écrit :Obamot a écrit :Il faudra alors que certains postes de travail deviennent plus "attractifs", pour qu'ils trouvent preneurs...
C'est effectivement un point intéressant du RU,néanmoins le système trouve des parades qui ne sont souvent pas imaginé à l'origine.
Un exemple avec le secteur de l'entretien.
Il s'agit d'emplois très mal payés (le smic), inintéressants, avec des horaires décalés type matin/soirée brisant littéralement les journées.
Si demain le RU était mis en place, beaucoup de gens --qui pour la plupart occupent ces emplois uniquement pour avoir un revenu nourricier--les déserteraient...
Ce n'est statistiquement pas prouvé. Si il y a un terrain de défi actuellement dans la société, c'est justement parce que la question de 'intégration sociale n'a pas été réglée. Il est vrai que cela prendra du temps pour faire évoluer les mentalités. Mais le RU n'est pas là pour se substituer à un salaire, ça resterait une situation inconfortable, une intégration minimale.
sen-no-sen a écrit :Pour rendre plus attractif ce type d'emplois, que faire???
La solution la meilleurs serait d'augmenter les salaires,mais alors le cout induit serait répercuté plus haut.
Il ne faudrait guère attendre longtemps avant de voir la mise en place de robot nettoyeur remplacé la main d’œuvre trop chère...ou plus simple encore: accordé une prime au employés pour qu'il le fassent eux même! Et en contexte de crise cela pourrait même se faire...gratis!
C'est déjà le cas dans l'administration de ma ville! (Les travaux de fond sont cependant toujours le fait d'entreprise extérieures, mais les travaux d'entretiens des bureaux, le vidage des poubelles etc, sont bel et bien réalisés par les fonctionnaires...). Ce qui est un non sens par rapport au RU. Puisqu'on supprime ici des emplois.
sen-no-sen a écrit :"L'enfer est pavé de bonne intentions!
Si le RU a pour but d'augmenter la pression sur les populations, d'une manière ou d'une autre, alors bien évidemment j'y serai opposé! Idem si le but est d'utiliser ça pour en fait réduire la couverture sociale.
D'un autre côté, si il y a des "profiteurs", ils seront vite débusqués. Et je préfère les voir "profiter" en les astreignant de-ci de-là à des travaux d'utilité publique où ils pourront trouver leur place (comme dans le monde associatif dans des organisations reconnues, ou que sais-je), plutôt que de les voir réduits à devenir dealer ou voleurs patentés, voire meurtriers. Ca ça a aussi un coût en terme de santé publique, d'administration de police, de drames en tous genres, de hausses des primes d'assurances, de nid de terrain de rébellion qui auto-entretien cette coûteuse délinquance ou que sais-je...
Il faut aussi voir le côté positif, celui d'être en mesure de se payer une nouvelle formation à quarante ans, sans le faire face à quelques périls financiers! Et ainsi de suite.
Voire même que redoubler une année scolaire, ne sera plus vécu comme un drame!
d'ailleurs il n'y aura plus du tout de chômage, puisque l'un des buts du "revenu universel" est précisément de le faire disparraître (et la précarité qui va avec cette situation). Preuve en est que tu n'as pas vraiment étudié le truc!
sen-no-sen a écrit :Ne serait il pas plus simple de réduire le temps de travail pour tout le monde?
25heures de travail/semaine suffisent largement à faire tourner un pays.
En France le chômage, à proprement parler est apparut à partir de...1973...bizarrement la loi Pompidou-Giscard sur l'endettement auprès de banque privée date de...1974(bizarre,bizarre,vous avez dit bizarre!).
Le chômage est la résultante directe de la surproduction,pour faire simple on produit trop donc on supprime des emplois.
Ça dépend ce que l'on entend par "travail", on en revient à la définition d'Ahmed sur le «vrai job»!
sen-no-sen a écrit :Dans la situation actuelle la crise énergétique et environnementale ne laisse pas de place à la recherche de croissance sans limite,il faut donc s'orienter sur d'autre valeurs,c'est pour raison que je suis assez hostile au RU dans l’état actuel des choses,car il risquerait bien d'installer une partie de la population dans une "oisiveté consommative".
Je ne suis pas irrévocablement acquis à la cause de la défense du RU (ou de ce qu'on voudra bien mettre en place pour régler le problème). Mais je suis absolument convaincu qu'en sortant de la schizo actuelle, on règlera beaucoup de malaise social. Et alors là je suis convaincu que le RU, tel qu'il est présenté sans mesure d'accompagnement ni probation (avant d'y avoir accès). Serait une grosse erreur. Vu qu'en effet, il faudra bien quelque génération pour arriver à un système "mature".