Citation:
Et qui a inventé ça ? Y a-t-il consensus chez les exégètes hébreux quant à pareille affirmation ? Sur quels éléments vérifiables ?etc… (au sujet des pratique monolatre des Hébreux)
J'aime bien cet argument de consensus,a fortiori chez les théologiens Hébreux!
Malgré les apparences, liées au fait que l’hébreux offre une richesse de lecture et de nuances d’interprétations quasi unique, il y a quelques points qui font unanimité comme : il n’y a qu’un seul dieu créateur et législateur de toutes choses.
Cela serait comme d'attendre des défenseurs d'une terre plate un consensus sur sa rotondité!
Ce serait comme tenir pour vrai le discours sur l’évolution ou sur le VIH
Affirmé que le peuple Hébreux étaient monolatres revient à affirmer que la Torah serait fausse...ce qui revient à conduire les défenseurs du dogme tout droit vers le chômage technique.
Reviens au texte en référence ! Les « hébreux » ne pouvaient être monolâtries comme idolâtres du fait qu’ils n’existaient pas encore et ne prennent existence qu’à partir d’Abraham, pas avant !
Citation:
Qui peu dire ce qui s'est passé il y a X milliers d'années, comme ce qu'il pouvait y avoir dans la tête du personnage évoqué
Pas grand monde, raison de plus de douter des textes!...Toutefois l'étude des systèmes de pensée, et notamment des mythes permet d'identifier les différence de structures héritées des récits antérieurs.
C’est bien là que se trouve la confusion. Autant tu as raison de reconnaitre que personne ne peut savoir ce qu’il y avait comme réalité historique et humaine ; autant tu tombes dans le travers d’assimiler mythes et historicité.
Or, et là tu n’as pas entièrement tort, les civilisations successives ont de tout temps utilisé des images pour exprimer une réalité non physiques par des analogies plus ou moins crédibles d’ailleurs. Or la structure des mythes est différente car elle ne se recommande jamais d’être historique et donc les analogies n’ont de valeur que relatives au message que ces cultures ont choisi et répandu.
Comment explique tu les différences entre le récits Judaïque et le récit Musulman dans le cas contraire(dans le cadre du récit Abrahamique)?
Je ne suis pas un spécialiste du Coran, mais je l’ai lu dans le cadre des récits dits du livre.
Ainsi qu’exprimé ailleurs, sa structure est déroutante car elle ne suit pas un déroulement historique, mais se présente sous la forme d’une compilation par importance quantitative en versets des sourates. Donc à quel moment de l’histoire telle sourate, partielle ou totale, se replace-t-elle : mystère. Or la situation avant sa révélation, après, au cours du développement de cette nouvelle structure change et influe sur la teneur des textes et c’est cela qui déroute les bricoleurs qui tirent des bouts de textes ici ou là et leur retire toute signification réelle eut égard au moment de l’histoire où ces enseignements ont été donnés.
Donc je ne vais pas même me faire référence en ce domaine.
Seuls quelques indices historiques et culturels permettent,
un peu, d’analyser la situation que reconnaissent l’ensemble des historiens croyants ou pas.
Donc Muhammad, vit dans un cadre où se côtoient et se confrontent aussi, diverses croyances païennes, juives, chrétiennes et lui, qui se désigne lui-même comme illettré, montre une très bonne mémoire qui va déterminer la forme de sa perception du message inspiré. Or un passage de la bible hébraïque reste au travers de sa gorge puisque le monde arabe est supposé être la résultante du fils qu’Abraham a eut avec sa servante Agar et qui n’est pas considéré comme le fils de l’élection promis par dieu. Donc son discours va se différencier d’avec la culture juive en inversant la situation et se recommandant donc d’être le fils de l’élection promis.
Evidemment cette différence, importante, dans l’interprétation de ces inspirations permet de douter de la validité de ces ouvrages pris en référence et dont des lecteurs superficiels vont s’emparer pour développer un racisme latent inexistant dans les textes eux-mêmes.
Donc sans préjuger de découvertes importantes venant remettre en question le sujet, l’ancienneté historique reste plus sure.[quote
]
Citation:
Une appellation c’est faute de mieux ! Lorsque l’on parle de néant, d’infini, d’absolu, lors même que personne ne sait ce que c’est, des mots sont inventés pour donner une forme concrète à l’innommable en question.
Les termes recouvrent des significations et ses significations modèlent la pensée des utilisateurs.
Le mot Dieu n'est pas un terme "faute de mieux",c'est un masculin qui fait référence à un être créateur du monde auquel il faut se soumettre...pas vraiment neutre! [/quote]
Sauf que ce masculin n’est valable que dans certains types de langue. L’anglais, par exemple, ne distingue pas le masculin et le féminin par le THE en question. Donc dieu n’est ni masculin, ni féminin, par définition, ce ne sont donc que des conventions de langage comme infini, etc…
Sans limites dans le temps ou l'espace : La suite infinie des nombres.
Qui est d'une grandeur, d'une intensité si grande qu'on ne peut le mesurer
Pour rappel, le mot dieu n’est pas un nom mais un qualificatif.
Or cette signification recouvre des besoins et en l’occurrence celle des religions qui les ont érigées,et ses besoins sont d'ordre politique....
Sauf que tu continues dans cette même confusion entre religion et dieu « lui-même » (évidemment dire lui c’est aussi une commodité de langage, pas une vérité) on dirait du Exnihiloest !
Ce qui compte ce n’est pas ce qui en a été fait, mais les raisons qui ont donné lieu à son existence. Pour prendre une image c’est comme comparer une vierge et une prostituée, leurs seuls points communs c’est la féminité et la sexualité mais là s’arrête leur ressemblance. (Suggère à ta femme, si tu en as une, que depuis le nombre de relations sexuelles qu’elle a eut avec toi, cela fait d’elle une prostituée, je doute qu’elle apprécierait la comparaison)
L’étude des religions et de leurs origines démontre que les esprits,dieux,démons etc...sont originellement des représentations des forces de la nature ou des représentation abstraite des besoins des populations.
Bien sûr ! De nombreuses cultures religieuses ont attribué à ce qui concernait leur quotidien des vertus particulières et qui de ce fait liait étroitement l’individu et la matière et donc l’animisme. L’évolution des mentalités, de la culture, des connaissances (dont une partie que certains se sont réservé comme chasse gardée et qui subsiste dans les universités) ont relativisé cette matière en tant que divinités et ont intellectualisé cet aspect sous formes de mythe et autres philosophies. Donc une poule n’y retrouverait pas ses petits d’où toutes ces confusions entre mythe et histoire.
La défense d'un Dieu en tant que tel (au sens littérale)relève de la symbolique de masse,symbolique qui à finit par se dogmatisé sous la forme d'une représentation anthropomorphique.
C’est bien là que le bât blesse ! En effet il est impossible de se représenter ce dieu en question ! Cependant l’anthropomorphisation reste un moyen simple (pas simpliste) pour appréhender certains faits et événements qui traversent la vie de chaque individu et qui pour inexact que cela puisse être, aide à essayer de mieux comprendre ceux-ci. Mais évidemment tous n’interpréteront pas ces événements de la même façon selon leur conditionnement culturel.
Citation:
D’où le rôle de l’exégèse qui est de relativiser ces représentations inexactes pour en montrer le sens, le rôle éducatif, instructif. Encore faut-il que cette imprégnation de l’image, de la représentation, ne soit pas suffisamment profonde pour pouvoir la relativiser et ça c’est le plus difficile !
Bel aveu!
Comme si c’était nouveau ! fais fonctionner ta mémoire, je dis et répètes cela depuis le début.
L'exégèse ne serait relativiser un concept dans sa totalité sous peine de le faire disparaitre.
Non, tu vas faire disparaitre des représentations donc des formes, pas le fond qui lui est étayé par le vécu, l’expérience, l’observation.
Si Dieu n'existe plus en tant que concepts,les religions déistes ne sauraient survivre bien longtemps...
En tant que religion c’est probable et elles seraient remplacées par d’autres ni pires ni meilleures.
La religion c’est comme la politique ! Tu peux changer maintes fois de philosophies, de partis, la politique est et reste indépendamment de tous ces changements, ce ne sont que des changements dans la forme mais le fond reste («
tu leur diras : je suis celui qui est »)
d’où le rôle d'une exégèse historico-critique et d'un travail d'investigation réalisé dans sont intégralité.
Une exégèse faites par qui ? (lis le commentaires de la TOB, à 90% catholique, et la teneur même de ces commentaires « savants » discrédite ce qu’ils se recommandent comme le socle solide de leur foi).C’est comme dans le domaine de la pharmacie, les spécialistes ayant partie prenante avec ceux qui les missionnent et rétribuent ne sont guère fiables. Or c’est inévitable un exégète « croyant » sera de parti pris comme un « non croyant» le sera aussi par conviction préalable du simple fait qu’en dehors de points de références reconnus par tous, tout n’est que subjectif.
« On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres: mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison » Henri Poincaré