Obamot bonjour
Citation:
De ce qui est mensonge VS vérité. Peut-être que le plus sage est de ne pas trancher."
la vérité c'est comme la mort, on peut essayer de la repousser pour le plus tard possible, mais elle finit par arriver malgré tout. Qui a dit: "La vérité ne triomphe jamais, mais ses adversaires finissent toujours par mourir"? quelqu'un d'autre disait: "la vérité, c'est comme un diamant: plus tu le fais trainer dans la sciure et plus celle-ci le fait éclater de mille feux
Si tu veux, à mon modeste niveau je pense que le dilemme tient dans l'intention, pas dans l'action.
Il n’y a pas l’un sans l’autre. Entre celui qui a l’intention de commettre un acte irréversible comme de tuer, l’intention, en terme juridique, ne suffit pas pour mettre en examen et condamner un transgresseur des lois, c’est l’action qui est condamnable.
Si par exemple tu élèves tes gosses dans ce que tu appelles "la vérité" comment les motiver sans leur parler de notre finalité extrême à tous? Dur, dur... la "réalité"...
la question de la mort est omniprésente dans la vie et donc un passage inévitable qui n'a pas à être caché, ni minimiser, c'est notre sentimentalité qui y met un voile de supposée pudeur (comme pour le sexe)
Donc ce n’est pas dans ce sens que cela doit être envisagé. Il ne s’agit pas d’enseigner de façon dogmatique ou de théoriser sur le sujet, ce que, selon l’âge de l’enfant, celui-ci ne sera peut être pas apte à comprendre. D’où l’exemple que vont donner les parents, l'environnement, et les enfants saisissent intuitivement et rapidement les nuances entre les comportements des adultes et de leurs commentaires dans l’intimité avec les oreilles des bambins qui traine là comme par hasard.
Par contre ils seront très sensibles à l'intention qui sera mise dans ce qui leur sera dit, dans le chemin de leur éducation... L'important c'est qu'ils aient quelque chose de "reconnaissable" sur lequel se baser => c'est à eux de déterminer ce qu'est la vérité, par eux-mêmes, et là Noël peut servir de test. Par rapport à ça, cela peut élever un débat critique en eux. Est-ce une mauvaise chose?
Oui et non ! Nous intellectualisons certains concepts, l’enfant est instinctif avant tout et saisi bien toutes nos contradictions et un débat critique peut déboucher vers un refus de ces critiques. Dire à des adultes que ce sont des menteurs( généralement au moment des crises d’adolescence où ressort tout ce qui avait été refoulé) n’est généralement pas apprécié par ceux-ci. Mais surtout cela se transforme en autojustification de fait : «
tu m’as menti (quel que soit celui-ci) et donc je ne fais que reproduire ton schéma de pensée et de comportement ». C’est le cas de la consommation de tabac ou d’alcool chez certains jeunes : "
pourquoi eux et pas nous ?"
...du moment qu'il est plus important que le "mensonge" VS "vérité" puisqu'il devrait permettre à priori de reconnaître et/ou l'un ou l'autre... Et aussi de voir que l'un est parfois pris pour l'autre et inversément.
Evidemment dans certains cas cela peut paraitre difficile à discerner. En réalité non, dans des cadres bien connus comme le cercle familial (au delà il faudrait maitriser des tas de paramètres hors de notre portée le plus souvent) En effet, on confond souvent se tromper et mentir. Tout le monde peut se tromper c’est presque inévitable, mais il n’y a pas intention de tromper. Le mensonge est conscient, volontaire, et donc discernable sans difficulté par celui qui s’en sert.
janic a écrit:
Obamot a écrit:
De ce qui est mensonge VS vérité. Peut-être que le plus sage est de ne pas trancher !?!
La question est peut-être: où est le besoin?
Justement: où et quand peut-il y avoir besoin de mentir?
Quelle qu’intéressante que soit ta réflexion sur le plan des croyances ou pas ; je ne posais pas la question sur un plan théologique, ni culturel (Noel n’est qu’une toile de fond, sans importance réelle concernant la question, c'est juste dans l'actualité présente) mais:peut-on mentir à ses enfants , sans risquer son retour en pleine figure? c’est juste une question de relation parents enfants en l’occurrence. C'est donc plus une question de psychanalyse!
Oui mais ça n'a pas répondu à la question! (initiale [en vert])
Si ça y répond, alors on peut éventuellement comprendre où est le "besoin" et donc pourquoi certains fanatiques vont jusqu'à se faire péter avec une bombe en guise d'"espoir d'éternité". C'est pas rien... Il y a eu un article je ne sais plus où (faudrait que je le retrouve) qui en expliquait le mécanisme. Peut-être parce qu'ils sont précisément dans une logique binaire, c'est bien là où le bât blesse... Le mensonge pour les uns peut devenir vérité pour d'autres et vice-versa, sans aller jusqu'au dilemme psy, nous sommes dans le subjectif. Ça devient grave quand dans le subjectif, la fin justifie les moyens...
En effet, Noël est une sorte de "toile de fond" (ce que j'appelais allégorie...virtuel...métaphore...subjectif...) qui va puiser ses racines dans l'inconscient collectif (pour le coup l'expression me semble sonner juste.) pour l'aspect "psy" c'est à chacun de déterminer pour lui-même?
Ca c’est du discours philosophique ! Les terroristes ne sont pas dans le mensonge, mais
dans la tromperie de ceux qui leur ont menti. Crédulité, besoin de croire en ces mensonges, probablement. Vois les yeux émerveillés des parents devant les vitrines, les yeux tout aussi émerveillés lorsque les enfants déballent les cadeaux du monde de la consommation. Ces adultes régressent en se rappelant leur enfance et leur joie communiquée par ces mêmes parents, en un cercle continuel ou seule est prise en considération l’émotion en cours.
Tout le monde de ces adultes est bien conscient que ce moment magique va devoir s’arrêter et il faudra bien avouer que tout cela c’est bidon, que papa Noêl c’est la famille qui payait ces produits sans se soucier du choc psychologique que cela peut engendrer (quoique rapidement, grâce aux petits copains (comme pour le sexe !), l’enfant comprend que c’est du cinéma et que ce qui compte c’est le volume des cadeaux sous le sapin ou dans la chaussette qui importe et pourquoi pas avec des exigences augmentées de ce fait)
Mes enfants et petits enfants, se réjouissent autant (depuis le commencement) des cadeaux qu'ils reçoivent de leur famille et remercient chaleureusement celle-ci comme lors d'anniversaires par exemple. Point( d'hypocrisie, point de mensonge à la clé, c'est tout de même plus sain! Non?
« On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres: mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison » Henri Poincaré