Did
Pour juger, il faut rapporter à l’occurrence du phénomène : une augmentation de 500 % d'un phénomène rarissime est négligeable (en nombre de personnes concernées, même si le chiffre est affolant), alors qu'une augmentation de 30 % d'un phénomène fréquent est... considérable.
La mortalité, en 2010, des cancers des lèvres/bouches/pharynx est de 5,3 pour 100 000 chez l'homme, en France.
Celle des cancers du colon-rectum de 14,1, du poumon de 38,6 ou de la prostate de 11,2... Celle de tous les cancers est de 141 chez l'homme.
Chez la femme, c'est 1,1 pour 100 000 [le total est de 77,5.
C'est toujours aussi vrai. Mais nettement moins affolant...
C’est plein de bon sens ! Mais là aussi il faut s’attacher à une lecture statistique qui ne se limite pas à des données de l’année passée (c’est comme les chiffres des accidents de la route ou du chômage). Il faut le rapporter à l’explosion des cancers et leur mortalité, des 100 dernières années et les chiffres parlent d’eux-mêmes : passés de 33.000 la première moitié du 20° siècle, à 150.000 la seconde. ( Population française. 1900. 38 000 000. 1910. 42 000 000. 1920. 39 000 000. 1939. 42 000 000. 1946. 40 500 000. 1950. 42 000 000. 1960. 45 000 000.) faire le ratio population, mortalité!
http://www.invs.sante.fr/publications/2 ... te_web.pdf4.2.2 Risque cumulé sur la vie entière Le risque de décès par cancer cumulé sur la vie entière est égal à 35 % chez les hommes et à 23 % chez les femmes. Chez les hommes, les risques les plus élevés sont observés pour le cancer du poumon (~8 %), de la prostate (~5 %), de l’intestin (~4 %), des VADS (~3%), du foie (~2%), de la vessie et du pancréas (1,6 % chacun). Chez les femmes, les risques les plus élevés sont observés pour le cancer du sein (~4%), de l’intestin (~3%), du poumon (~2%), du pancréas (1,6%), et de l’ovaire, de l’utérus et par leucémies (environ 1 % chacun)Et donc en 2006 une mortalité chez les hommes de 88.535, plus celle de femmes de 60.565, donc environ 150.000 par an ! (149.100 pour être exact!)
Plus la cancérisation de populations de plus en plus jeunes. (qui ne se limite pas à 14 ans comme dans leurs statistiques), mais tout de même 250 enfants d’une pathologie inconnue pour ces tranches de population avant.
NOTA : pour ceux qui auront la curiosité de chercher des statistiques, on peut remarquer qu’est en général absent, tout ce qui précède 1950 : il n’y avait donc pas de statistiques avant ? Mais les petits futés que vous êtes peuvent prolonger la courbe en avant de cette date page 11 fig.2-1
DONNÉES ESSENTIELLES
355 000 nouveaux cas estimés de cancer
en 2012 en France métropolitaine
(200 000 hommes et 155 000 femmes).
Taux d’incidence (standardisés monde) estimés
en 2012 en France métropolitaine: 362,6 pour
100 000 hommes et 252,0 pour 100 000 femmes.
Âge médian au diagnostic en 2012
en France métropolitaine: 68 ans chez l’homme
et 67 ans chez la femme.
148 000 décès estimés en 2012
en France métropolitaine (85 000 hommes et
63 000 femmes).
Taux de mortalité (standardisés monde) estimés
en 2012 en France métropolitaine: 133,6 pour
100 000 hommes et 73,2 pour 100 000 femmes.
Âge médian au décès en 2012
en France métropolitaine: 73 ans chez l’homme
et 77 ans chez la femme.
Prévalence totale en France métropolitaine:
le nombre de personnes de 15 ans et plus en vie
en 2008 et ayant eu un cancer au cours de leur vie
est de l’ordre de 3 millions : 1 570 000 hommes
et 1 412 000 femmes.
2 500 nouveaux cas de cancer en moyenne par an
chez les moins de 18 ans en France métropolitaine
(cf. chapitres 1.3 et 1.4).
35 000 nouveaux cas d’hémopathies malignes
estimés en France métropolitaine
en 2012 (cf. Chapitre 1.2).
http://www.unicancer.fr/sites/default/f ... -%20V5.pdfpage 15
Bien des maladies mortelles de 1812 ne le sont plus aujourd'hui. On se soigne mieux, on vit plus vieux et cela a fait remonter dans le classement des causes de la mortalité des pathologies qui se traînaient en queue de peloton. Ainsi, si l'on reprend les deux maladies qui font dorénavant la course en tête dans un pays comme la France, à savoir le cancer et les maladies cardio-vasculaires, celles-ci étaient quasiment absentes à Boston en 1811.
Ainsi, lorsque l'on consulte le document rassemblant, pour l'année 1811, les causes de la mortalité à Boston, ville où le NEJM a été créé, on retrouve certes dans les entrées des maladies bien connues, comme le cancer (5 morts sur 942)*, la diarrhée (15), la syphilis (12), la variole (2) ou le choléra (6).http://passeurdesciences.blog.lemonde.f ... ujourdhui/5 pour 1.000 environ alors que c’est 149.100 pour 526.900 décès en 2006, soit un ratio de 280 pour 1000.
donc de façon concrète sur une famille de 10 personne 3 vont en mourir de façon certaine, alors que le double en sera atteint avec toutes ses souffrances physiques comme psychologiques: parent, frère, sœur, enfant: qui sera le prochain?
Macro
Ne parlons meme pas des complements bourrés de composants de synthese que les VG prennent pour eviter les carances
Personnellement, je suis opposé à la consommation de soja (sauf occasion rarissime) et pour le reste, c'est malheureusement, EN PARTIE, vrai.
J'ai eut des conversations houleuses avec des VG de fraiche date qui sont obnubilés par d'hypothétiques carences, principalement en B12 ou en fer et qui se shootent aux compléments de synthèse. Mais la sagesse et la raison n'ont plus cours lorsque les gens ont peur ou plutôt lorsqu'on (ces évangélistes du VGL anglophone) leur fout la trouille sans raison, ni preuves.
Pour autant tu tombes dans le même travers que beaucoup en écrivant LES, alors qu'il ne s'agit que de DES, pas vraiment représentatifs de la philosophie et la pratique millénaire qui les ont précédés.
« On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres: mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison » Henri Poincaré