Santé et prévention. Pollutions, causes et effets des risques environnementauxÉpidémie, inégalités et redistribution des richesses

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Christophe
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Épidémie, inégalités et redistribution des richesses

Message non lupar Christophe » 15/03/20, 18:25

C’est la thèse de cet article de Mediapart...mais n’étant pas abonné je n’ai pas accès à l’intégralité de l’article qui me semble intéressant...

La pandémie de coronavirus peut-elle être le grand niveleur des inégalités?
15 MARS 2020 PAR ROMARIC GODIN

Alors que les Bourses dévissent et que la crise frappe les entreprises, la question peut se poser de savoir si le coronavirus peut indirectement, comme les grandes pandémies du passé, réduire les inégalités. Mais c’est la politique qui aura le dernier mot.

Depuis le 11 mars, l’épidémie de maladie à coronavirus Covid-19 est devenue une pandémie. Cette dernière se répand dans un monde où, sauf rares exceptions, les inégalités se sont formidablement creusées. Avec la question climatique, il s’agit du principal défi de la prochaine décennie. Or, les grandes épidémies sont historiquement des forces puissantes de redistribution des richesses et de réduction des inégalités. D’où cette question : le coronavirus peut-il conduire à un rééquilibrage massif et à la fin de ce que Thomas Piketty appelle l’ère néopropriétaire ?


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GuyGadebois
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Re: Épidémie, inégalités et redistribution des richesses

Message non lupar GuyGadebois » 15/03/20, 19:22

Christophe a écrit :te]
Guy t’es pas abonné par hasard??

Je viens de prendre un abonnement à 1 roro.
La suite:

Les exemples de rééquilibrage des fortunes liés à une pandémie sont empruntés à des périodes précapitalistes. Le plus bel exemple est celui de la peste noire de 1347-1348. Dans son ouvrage The Great Leveler – Violence and the History of Inequality, paru en 2017 aux éditions universitaires de Princeton (et non traduit), l’historien conservateur Walter Scheidel décrit le phénomène.

Cette terrible épidémie a été causée par une bactérie, la Yersinia pestis, qui, originaire des confins du désert de Gobi, s’est répandue par l’intermédiaire des puces de rats dans toute l’Asie. Elle a été transportée en Europe en 1347 par les navires génois faisant le trafic entre l’Italie et la Crimée. En deux ans, l’épidémie va tuer entre 25 et 45 % de la population européenne. La saignée sera tellement forte qu’un pays comme l’Angleterre, dans ses frontières d’alors, ne retrouvera son niveau de population d’avant la peste noire qu’au début du XVIIIe siècle, 450 ans plus tard, donc…

L’effet de cette saignée sur l’économie et les inégalités a été considérable. Pour s’en rendre compte, il faut se souvenir que l’économie d’alors est très largement dominée par l’agriculture. Le capital de l'époque, c’est d’abord la propriété de la terre, et le travail, lui, est également très largement celui de la terre. Au cours des XIIe et XIIIe siècles, ce que Jean Gimpel a appelé « la révolution industrielle du Moyen Âge » (meilleur accès à l’énergie, amélioration de l’attelage du cheval de trait, techniques nouvelles de semailles et de moisson) a permis d’améliorer les techniques agricoles et d’augmenter la productivité du capital-terre. La population a augmenté fortement puisque la terre était alors capable de nourrir plus d’hommes.

Au début du XIVe siècle, il existe donc une situation favorable au capital-terre : le travail est abondant et moins nécessaire, donc très bon marché tandis que la terre offre de généreux rendements. Les inégalités sont donc naturellement élevées. En réalité, la situation a déjà commencé à se dégrader avec une modification du climat qui affecte les rendements et un ralentissement de la productivité. Mais c’est le travail qui ajuste par son coût. Dans la première moitié du XIVe siècle, la situation des masses laborieuses se dégrade et les inégalités se creusent encore en faveur de la noblesse propriétaire. La peste noire va modifier profondément cette situation.

La baisse brutale de la population crée un déséquilibre immédiat en faveur du travail. La peste n’a pas affecté le capital, la terre. Il y a en revanche moins de travail pour la valoriser. Trop de capital, pas assez de travail : le rendement de la terre baisse et le coût du travail augmente. Les salaires explosent. Au point qu’en 1349, la Couronne anglaise doit dans son Ordonnance des Laboureurs ordonner la fixation des salaires à son niveau de 1346. Un gel des salaires qui n’aura guère d’effet. Les calculs des économistes signalent une forte hausse des salaires dans toute l’Europe jusqu’au milieu du XVe siècle.

Ce phénomène a réduit les inégalités. Le coût d’entretien de la terre devient plus lourd, les surplus captés par les propriétaires plus faibles. En Angleterre, Walter Scheidel décrit un phénomène de déclassement des classes propriétaires après la peste noire, alors que le rendement de la terre a été réduit de 30 % à 50 %. Les travaux de Guido Alfani concernant un indice de Gini (indice mesurant l’écart entre les plus hauts et les plus bas revenus, 1 étant le niveau d’inégalités maximal) reconstitué dans le Piémont montre une chute de l’indice de 0,45 à 0,31 entre 1300 et 1450, puis une remontée avec un retour vers 1650 à 0,45. Le phénomène se constate aussi dans d’autres villes italiennes.

Ce mouvement ne se fait pas sans heurts. Les classes dominantes vont utiliser l’ensemble de leurs pouvoirs extra-économiques pour contrer le phénomène. On a évoqué le gel des salaires décidé en Angleterre, mais on pourrait ajouter une augmentation des taxes sur le travail utilisées pour financer les guerres et donc des revenus complémentaires à la noblesse. Cette politique anti-redistributive va conduire à des troubles : révolte d’Étienne Marcel en France en 1356, révolte des paysans anglais en 1381, mouvement hussite de Bohême et en Allemagne au début du XVe siècle avec un discours social égalitaire. Progressivement, pourtant, les élites vont reprendre la main, imposant soit une contre-redistribution grâce à un État absolutiste renforcé, comme en France, soit grâce au développement de la marchandisation de la terre comme en Angleterre.

Les autres exemples avancés par Walter Scheidel, de la peste antonine du IIe siècle aux épidémies qui ont décimé les autochtones du Nouveau monde au XVIe siècle, suivent le même schéma : les ravages sur la main-d’œuvre des épidémies déséquilibrent le capital en faveur du travail. Le capital s’affaiblit et les inégalités se réduisent jusqu’à ce que de nouvelles formes de contrôle du travail puissent redonner l’avantage aux propriétaires. Walter Scheidel utilise ces cas pour imposer son idée : la paix et la prospérité sont des périodes d’inégalités, la guerre et les épidémies, des moments de contraction de ces dernières. Mais en réalité, la réaction des élites n’est pas toujours pacifique, loin de là. Bien plutôt, il semble que les lendemains de tragédie donnent lieu à des luttes intenses entre groupes sociaux et idéologies. Et ce sont ces luttes qui déterminent ensuite le retour des inégalités.

Le dernier mot à la politique

Mais alors, comment l’actuelle pandémie pourrait-elle agir sur les inégalités ? Le système économique actuel est fort différent de celui de la peste noire : le capital est plus diversifié, moins tangible et le travail plus mobile. Le moteur de l’économie est la circulation du capital, pas la simple rente foncière. Dès lors, dans un système capitaliste, l’abondance du capital n’est pas un frein en soi à sa valorisation, il peut être réinvesti ou circuler sur les marchés financiers. À l’inverse, l’époque précédant l’émergence du coronavirus a montré que des taux de chômage faibles pouvaient s’accompagner d’une faible croissance des salaires et d’une croissance des inégalités. Cela a été le cas aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne.

Comme cela a déjà été évoqué, les études économiques ont montré que la grippe espagnole de 1918-1919 avait réduit les revenus du capital, mais n’avait pas eu d’effet déterminant sur ceux du travail. Au reste, l’exemple est difficile à utiliser dans la mesure où cette pandémie s’est encastrée dans les conséquences de la Première Guerre mondiale qui a débouché, pour des raisons politiques, à la fois sur une répression financière par l’inflation et d’élargissement des droits du travail. Cela dit, on constate encore que l’effet direct des pandémies sur les inégalités est souvent dissous dans les politiques qui les suivent.

Essayer d’y voir clair dans les effets de l’actuelle pandémie sur les inégalités est très difficile pour une raison essentielle : on ignore encore l’impact global du Covid-19 sur la population active. Mais cet effet, comme en 1919, risque de n’être pas suffisant. Globalement, le creusement des inégalités depuis les années 1970 s’explique, comme le souligne Thomas Piketty ou, plus récemment, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, par une politique très favorable aux détenteurs de capitaux. La baisse de l’imposition des plus riches, la mobilité du capital, les « réformes structurelles » donnant plus de pouvoir au capital par rapport au travail et, à partir de 2008-2009, le soutien direct des banques centrales aux marchés financiers et immobiliers, sont les éléments clés de ce déséquilibre qui a conduit à la situation actuelle.

Cette pandémie affaiblit certes brutalement le capital et donc réduit d’autant les inégalités. Les marchés financiers dévissent et les chaînes de valeurs internationales sont perturbées. Surtout, le choc de demande va réduire la profitabilité des entreprises. Mais le monde du travail s’ajuste aussi dans la foulée par des licenciements et une compression des salaires. Le choc sur le capital se transmet donc au monde du travail, ce qui compense en partie le recul des inégalités, mais le phénomène est plus diffus.

Une fois ce phénomène de crise passé, tout reste cependant à faire. On pourrait ainsi imaginer que les pouvoirs publics décident de soutenir la demande des ménages par un cadre plus favorable au travail et des filets de sécurité sociaux qui réduiraient le rééquilibrage que l’on vient de décrire. On pourrait alors entrer dans un régime de réduction des inégalités où l’État pourrait organiser les investissements nécessaires pour compenser la dégradation du capital privé.

Mais le précédent de la crise de 2008 invite à se montrer prudent. Si le cadre intellectuel ne se modifie pas, autrement dit si la domination de l’idée selon laquelle le capital seul crée l’activité et les emplois n’est pas remise en cause, alors les politiques publiques auront, comme après la crise des subprimes, pour ambition de réparer les pertes du capital, fût-ce au détriment du travail. C’est de cette façon que les inégalités sont reparties de plus belle à la hausse après 2008, malgré le rude coup de la crise. Les politiques fiscales, l’austérité et les réformes structurelles ont joué ce rôle de contrepoids.

Car, à la différence de l’époque de la peste noire, le capital est aussi dégradé par les conséquences économiques de la pandémie. Là jadis où la terre restait intacte et donc abondante, le capital industriel et, surtout, le capital fictif, financier, sont très fortement touchés. Dès lors, le déséquilibre n’est pas le même. Le travail ne devient donc pas aujourd’hui nécessairement rare et l’action politique peut se concentrer sur la défense des intérêts du capital, la fameuse « politique de l’offre » qui est au cœur des réponses d’urgence. En parallèle, les réformes structurelles, qui affaiblissent le travail, ne sont pas remises en cause au nom précisément de cette politique de l’offre. Bref, les politiques inégalitaires décrites plus haut ne sont guère remises en question, mais au contraire peuvent sortir renforcées de la crise.

La différence avec la période médiévale réside dans les moyens utilisés. En régime féodal, la rente terrienne doit être protégée par le pouvoir politique du jeu du marché favorable au travail. D’où le « salaire maximum » anglais de 1349. En régime capitaliste, les institutions doivent favoriser la marchandisation pour affaiblir le travail. Dans les deux cas, les États jouent en faveur d’un régime inégalitaire. Thomas Piketty dirait que les récits justificatifs sont différents, mais les modes de production le sont aussi. Le résultat, lui, est le même : empêcher le choc externe de devenir un « grand niveleur ». Et la méthode contemporaine semble plus rapide et plus efficace de ce point de vue que la méthode médiévale.

Et c’est bien ici la vraie nouveauté : la pandémie n’est plus un élément déterminant dans le changement du régime d’inégalités dans la durée. Le capitalisme néolibéral sait faire face à de tels chocs pour justifier la poursuite du creusement des inégalités. La situation ne doit donc pas conduire à renoncer, au nom de l’urgence du moment, au besoin de redistribution sociale et de lutte contre les inégalités. D’autant que la crise sanitaire met en lumière le besoin d’investissement public dans la santé et d’un robuste filet de protection sociale pour faire face à ce type d’incertitudes radicales. Cela suppose une politique de redistribution ou, tout au moins, une prise d’indépendance des pouvoirs publics face aux intérêts du capital. Mais le camp du capital, qui réclame le soutien public, ne désarmera pas.

Jeudi 12 mars, le Medef a déjà appelé à prendre des mesures pour « rendre l’outil productif plus compétitif ». Pendant la pandémie, la guerre sociale se fait plus discrète, mais elle demeure plus que jamais d’actualité.
https://www.mediapart.fr/journal/intern ... inegalites?
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Re: Épidémie, inégalités et redistribution des richesses

Message non lupar Christophe » 15/03/20, 19:35

Merci Guy!
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Re: Épidémie, inégalités et redistribution des richesses

Message non lupar GuyGadebois » 15/03/20, 20:06

Christophe a écrit :Merci Guy!

De rien.
Ne trouvez-vous pas que le maintient des élections est une faute grave? Je vois venir gros comme une maison que si les résultats du premier tour sont une cata pour le gouvernement, celui-ci fera en sorte qu'il n'y ait pas de second tour et invalidera l'élection. En attendant, l'infection se sera propagée via les bureaux de vote.
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Re: Épidémie, inégalités et redistribution des richesses

Message non lupar Christophe » 15/03/20, 20:45

Bah de toute façon le système des 2 tours est anti démocratique...

Si le système à 1 tour était en place, la France serait dirigée par l’extrême droite depuis un moment...comme en Belgique... :cry:
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thibr
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Re: Épidémie, inégalités et redistribution des richesses

Message non lupar thibr » 15/03/20, 20:53

je pense qu'il y avait moins de risque dans un bureau de vote que dans les parcs parisiens bondés de monde... :shock:
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Re: Épidémie, inégalités et redistribution des richesses

Message non lupar GuyGadebois » 15/03/20, 21:17

Christophe a écrit :Bah de toute façon le système des 2 tours est anti démocratique...

Si le système à 1 tour était en place, la France serait dirigée par l’extrême droite depuis un moment...comme en Belgique... :cry:

Hors sujet. Je ne discute pas du bien fondé ou pas de notre mode de scrutin, mais du bien fondé du maintient ces élections pendant une épidémie, situation inédite depuis avant ma naissance, en 1961.
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Re: Épidémie, inégalités et redistribution des richesses

Message non lupar Christophe » 15/03/20, 23:30

Oui et non..si les élections ne se faisaient pas sur 2 tours....le débat (et les collusions, corruptions...etc etc) du 2ieme n'existerait pas! :mrgreen:
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Re: Épidémie, inégalités et redistribution des richesses

Message non lupar GuyGadebois » 16/03/20, 00:10

Christophe a écrit :Oui et non..si les élections ne se faisaient pas sur 2 tours....

..... on serait pas en train d'en parler. :cheesy:
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Re: Épidémie, inégalités et redistribution des richesses

Message non lupar Christophe » 16/03/20, 01:33

Hé bien, très bien pour la démocratie le corona aura déjà apporté un peu plus de démocratie à la France!?!?

Pour le reste, le corona cela sera plutôt ça:



ps: cela date de quand cette idée des 2 tours? Pas de Napoléon en tout cas! :mrgreen:
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